Toute vérité franchit trois étapes. D'abord, elle est ridiculisée. Ensuite, elle subit une forte opposition. Puis, elle est considérée comme ayant été une évidence. (Arthur Schopenhauer )
Eva Joly (Europe Ecologie-Les Verts) : "Je vous souhaite une année de courage, de justice et de fraternité. (…) L’austérité n’est pas une fatalité, d’autres choix politiques sont possibles. (…) Le mot égalité est inscrit sur le fronton de nos écoles mais dans la réalité, l’égalité et la justice sont délaissées. (…) Nicolas Sarkozy pendant cinq années n’a eu de cesse d’opposer les Français les uns aux autres, créant l’exclusion et la haine. (…) Je formule enfin un voeu pour tous les enfants à naître dans le courant de l’année 2012 je leur souhaite de grandir en paix et en liberté. (…) En 2012, vous pouvez changer de vision, en 2012 avec votre bulletin de vote, vous pouvez changer la France".
"Je préside un groupe de 120 des plus grandes entreprises du monde dans le domaine de l’informatique, des transports, de la logistique, de l’énergie, de la distribution d’électricité, de la construction [...], ces sociétés savent que le nucléaire est mort" dit Jeremy Rifkin.
Essayiste, spécialiste de prospective économique de réputation mondiale, fondateur et président de la Fondation pour les tendances économiques (Foundation on Economic Trends) Jeremy Rifkin explique pourquoi en 5 arguments factuels.
1) il faudrait construire 1500 réacteurs nucléaires dans les 25 ans, à coups de milliers de milliards de dollars pour avoir un effet sur les émissions de gaz à effet de serres.
2) Nous faisons du nucléaire depuis 60 ans et nous ne savons toujours pas quoi faire des déchets ; et il n’existe pas de solutions.
3) Le prix de l’uranium ne cessera d’augmenter pour une ressource de plus en plus rare
4) Il existe bien une nouvelle génération de réacteurs nucléaires pour se passer de l’uranium (les centrales de 4ème génération à neutrons rapides), mais elles fonctionnent au plutonium, "c’est de la folie" dit Rifkin.
5) Sauf à mettre les centrales sur les côtes et à les refroidir à l’eau de mer, il n’y a pas assez d’eau douce. Et s’adressant spécialement aux français : "40% de toute l’eau douce consommée dans toute la France est utilisée par l’industrie nucléaire pour refroidir les réacteurs".
VO. Le gouvernement japonais et l’AIEA protègent ils l’industrie nucléaire au détriment du peuple Japonais en affirmant que Fukushima est stable quand il ne l’est pas?
Arnie Gundersen ingénieur en chef chez Fairewinds expose les incohérences majeures et le double langage de l’AIEA et du gouvernement japonais affirmant que l’accident de Fukushima est sous contrôle.
L’expositions des enfants japonais et des travailleurs du nucléaire à des doses croissantes, le mélange des matières radioactives avec des matériels non-contaminés, la diffusion de ces cendres contaminées à travers le Japon ne sont qu’une petite partie de cette tragédie nucléaire.
Un commentaire de Margie Blake Merci pour la vidéo informative sur ce qui se passe avec les questions nucléaires au Japon. Ce n’est pas une bonne chose que les Japonais pratiquent le dumping de déchets nucléaires dans la baie ( de Tokyo) . Sans votre vidéo, je n’aurais jamais entendu cette information. Notre survie future dépend des choix que les Japonais font aujourd’hui. Mai 2012 ( puisse t il ) être rempli avec Illumination (avec la) poursuite de la vérité de Fairewinds Associates. J’aime les vidéos qui comme vous font un excellent travail pour expliquer la situation pour les gens qui n’ont pas une formation scientifique.
Une "traduction " bénévole appréciable, issue du blog de Michel Servant
version courte:
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Le gouvernement Japonais et l’IAEA protegent t-ils l’industrie nucleaire au lieu de la population?
Pourquoi declarent t-ils la situation comme etant stabilisee alors que ce n’est pas le cas?
L’ingenieur en chef de Fairwinds Arnie Gundersen souligne de nombreuses inconsistances et langue de bois dans le discours des organismes en charge de la crise. (gouvernement, tepco, aiea..)
Arnie Gundersen parle entre autre d’equilibre statique et dynamique, de l’escalade des doses d’exposition pour les citoyens Japonais (et notamment les enfants), des travailleurs du nucleaire, ainsi que les methodes de traitement des dechets par le gouvernement rependant ceux-ci a travers tout le pays; Une fraction des problemes amenes par la tragedie nucleaire prennant actuellement place au japon.
version longue:
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les 3 points de la video sont:
- Les problemes sur le site meme.
- L’exposition du public aux radiations
- Le stockage des dechets
Mais avant d’evoquer ces 3 points,
Arnie Gundersen denonce la declaration d’arret a froid par le gouvernement japonais, ainsi que les pays ayant decide de participer a ce mensonge et cite:
Declaration de l’AIEA
"L’AIEA et son directeur general amano yukiya se declarent, le 16 dec 2011, satisfaits par l’annoncement de l’arret a froid par le gouvernement japonais"
Declaration du gouvernement americain:
"Le gouvernement americain a declare: qu’ils etaient heureux de voir que le gouvernement japonais a fait les bon choix et pris les bonnes decisions en vue d’un retour a la normale"
Ce type de declarations, ainsi que celle faite par le gouvernement sur l’arret a froid des reacteur est comparee avec george bush lorsqu’il avait declare "mission acomplie" depuis un porte avion,
en parlant de la guerre en irak. (un autre mensonge notoire) l’accident est tres loin d’etre contenu souligne t-il.
1) La structure des batiments reacteur(BR) est tres instable.
tepco a calcule que dans le cas d’un autre tremblement de terre majeur, les structures de certains batiment ne resisteraient pas. (BR4 notamment) mais aussi la propos des nombreux circuits de refroidissement mis en place a la hate depuis 3/11 les canalisations etc. ceci etant pour beaucoup de qualitee provisoire et pas aux normes anti-sismiques.. Si un tel evenement devait arriver, il faudrait environs 40heures pour se retrouver a nouveau en etat de fonte des combustibles..
Arnie Gundersen se dit ensuite tres inquiets pour les travailleurs recevant des doses de radiations extremement fortes. (par rapport aux normes internationales ou meme japonaises (y celles revues a la hausse donc).
2) Le deuxieme point developpe est l’exposition du public. les chiffres annonces ne sont pas complet car ils ne tiennent pas compte des particules chaudes, volant dans l’air que l’on respire et sont source de contamination interne. les chiffres public ne tiennent pas compte de toute les facteurs de contaminations mais se focalisent plutot sur l’exposition externe.
Il a ete calcule que le nuage libere lors des premieres semaines de l’accident etait de l’ordre de 1300 bequerels par metre cube.
Sont montre ensuite des filtres a air de voiture provenant de fukushima, completement bombarde de particule chaudes, il est precise que les filtres preleve a tokyo n’etait pas tres loin du meme etat.
Les filtre a air des voitures fournieraient une bonne indication sur ce que les poumons humains ont pu recevoir.
Un poumon de singe comportant 1 particule chaude est montre. la population autour de fukushima doit avoir une grande quantitee de ces particules chaudes dans leurs poumons.
Apres l’incident de three miles island aux etats unis en mars 79, une augmentations des cancers du poumon de 10% dans les 5 annees suivantes a pu etre constate.
Compare a fukushima dont les degats sont bien plus graves quel pourcentage cela va t-il donner?
Le gouvernement japonais veux faire revenir les citoyens dans la zone d’exclusion, ils disent que c’est sans danger tant que la radioactivitee ambiante est inferieure a 20milisieverts. (!)
20mili-sievert = 2000 mili-rem, un travailleur du nucleaire aux US recoit 180mili-rem par an.
Donc la limite japonaise pour les citoyens retournant dans la zone d’exclusion pour y vivre est 10fois superieure a ce que recoit un professionel americain du nucleaire, en 1 an, sur site.
Nous reviendront sur ce point plus bas.
3)
Le stockage des dechets:
Nous avons deja parle a propos de toute l’eau qui s’ecoule depuis la centrale jusque dans l’ocean et qui a d’ors et deja produit plus de polution que n’importe quel incident nuclaire dans l’histoire.
Maintenant, a propos des sols contamines:
Il est calcule que la surface requise pour stocker l’ensemble des dechets generes par la catastrophe sur la seule prefecture de fukushima soit de 33 stades de la taille du super-dome de la nouvelle orleans.
Voici un example sur les mesures prises par le gouvernement japonais pour traiter les sols contamines:
Pendant les 1er mois de la crise (mars-avril), une ecole pres de tokyo a etendu des couvertures sur le terrain de jeux pour proteger les sols d’eventuelles retombees.
Les couvertures ont ensuite ete pliees et stocke dehors le long des batimeents de l’ecole pendant des mois.
Ces couvertures ont ete finalement mesure a 90.000 desintegrations seconde par kilo.
Le ministere de l’environement a declare que:
"Le niveau de cesium radioactif dans les couvertures pouvait etre adequatement dilue en melangeant chaque kilo de couverture avec 1 tonne d’autre dechets normaux, avant de proceder a leur incineration"
Dans le reste du monde de telle pratiques ne seraient pas autorisees,
Les dechets seraient stockes pour minimum 300 ans dans un bunker sous terre.
Le probleme avec l’incineration des dechets radioactifs est que certaines particules seront relachees dans l’air que nous respirons alors certaines autres particules resteront prisonnieres des cendres qu’il conviendra malgres tout de stocker. Que va faire le gouvernement japonais de ces cendres ? Leur reponse est de se servir de la baie de Tokyo comme decharge et d’y deverser le tout.
Cendres et terre contamines.
Est-ce une vraiment bonne idee?
Deja, il faut savoir que ce n’est qu’a peine legal, et que cela va a l’encontre des dispositions prises par la convention de londre contre les rejets de dechets en mer (london dumping convention)
le probleme et que la baie de Tokyo ce n’est pas tout a fait "la mer" a proprement parler, mais encore le japon en tant que pays. ils evitent donc de justesse de tomber sous le coup de cette loi mais bafouent neanmoins l’idee meme a la base de ce traite (dont le Japon figure parmis les pays signataires)
Sur le sujet des inconsistances et autres details troublants dans le discours des organismes en charge, nous voyons que la norme de retour de la population en zone d’exclusion fixee a 2000mili-rem / 20micro-sieverts a ete fixe par l’IAEA dont le directeur general n’est autre que mr amano yukiya.
Or, en regardant l’article 2 de la charte de l’AIEA on peut lire:
"Cette agence a pour but d’accelerer et d’agrandir la contribution de l’energie atomique pour la paix, la sante et la prosperitee a travers le monde"
L’AIEA est souvent decrite dans les medias comme une organisation de surveillance et de regulation de l’industrie nucleaire au service des nation-unies. Ce qui n’est *pas* le cas.
En fait l’AIEA est une organisation etablie par les differentes nations a travers le monde dont le but est de promouvoire l’energie atomique.
Nous, les citoyens, nous devons prendre le controle d’institutions telle que l’AIEA, dans l’annee qui va suivre. Nous ne pouvons vraiment pas attendre plus, et cela parceque fukushima va continuer de polluer activement pendant des annnees et le gouvernement a travers les recommendations de l’AIEA va continuer sa gestion calamiteuse de la crise et de ses retombees tout en cherchant a proteger l’industrie nucleaire y compris au detriment de la population.
Il y’a une expression tres connue disant: suivez l’argent .. (vous saurez a qui profite la situation .. "follow the money").
Et bien je crois que c’est excatement c’est qu’il convient de faire.
Les citoyens de tout les pays a travers le monde, commencant a utiliser l’internet comme source d’information (car les media ne font pas leur travail), doivent forcer nos agences internationale a faire ce qui est juste.
Arnie Gundersen remercie toutes les personnes ayant apporte leur aide depuis 3/11, les traducteurs, les bloggeurs, les programmeurs, donnateurs etc .. espere que nous allons tous redoubler d’efforts.
Le mot de la fin: bonne annnee 2012
Traumatisé par l’accident de Fukushima, le Japon voit son parc de réacteurs nucléaires s’éteindre progressivement. L’arrêt total pourrait être atteint en avril 2012. Le pays perdrait un tiers de sa capacité de production électrique . Une leçon qui fait réfléchir en France. Hervé Nathan, Marianne 28/12/2011
On connait les débats qui opposent les théologiens sur le sexe des anges. Jamais tranché, jusqu’à ce que le réel s’impose : les anges n’existent pas, donc n’ont pas de sexe !
En France la dernière cause qui confine au religieux, c’est le nucléaire civil. Il y a les croyants, qui tonnent « on ne sortira jamais du nucléaire, c’est impossible », et les iconoclastes, qui souhaitent au contraire casser l’idole atomique. Et puis il y a le réel. On le trouve en allant écouter la conférence de presse de l’Office parlementaire d’études des choix scientifiques et technologiques (Opesct ).
Cette commission positiviste bicamérale (Sénat et Assemblée) et transpartisane (PS, PC, UMP et même un Vert s’y cotoient) est plutôt acquise à la cause du nucléaire.
N’empêche qu’elle a les pieds sur terre. Son vice-président, le socialiste Christian Bataille qui a récemment fait un voyage d’études au Japon, confie aux journalistes, que ce grand pays technologique, victime d’un tremblement de terre et d’un tsunami en mars 2011 est en train de sortir du nucléaire.
Pour une raison simple : « 46 réacteurs, sur les 54 que compte le Japon, sont à l’arrêt. Ils sont soumis à des inspections à la suite du séisme de forte magnitude, qui les a secoués et à l’accident de Fukushima ». Et dans le climat politique qui suit le désastre de la centrale de TEPCO, aucune autorité ne serait en mesure de déclarer un réacteur apte à reprendre la production. Pire, « au mois de mars et avril, les huit réacteurs restant seront mis à l’arrêt pour subir les inspections obligatoires ».
A entendre les membres de l’OPESCT, un doute existe sur la possibilité, là encore, de voir un jour ces centrales redémarrer. Les Japonais seraient donc en passe de supprimer, en un an, un tiers de leur production électrique. Ce que les Allemands veulent faire en 10 ans au minimum… « J’ai rencontré les membres du Medef japonais. Ils substituent des économies d’énergies et des importations massives de gaz liquéfié », explique Christian Bataille. Et de plaisanter à moitié : « Les industriels électro-intensifs envisagent de quitter le Japon. Je leur ai suggéré qu’ils recevraient un bon accueil en France… »
Conclusion de Christian Bataille, pourtant farouche partisan de l’atome civil, à l’intention des pouvoirs publics français : « Le nucléaire est fragile et on se rend compte qu’un accident grave peut contraindre à la fermeture de tout le parc, puisque comme au Japon, nous utilisons la même technologie pour nos réacteurs »… Or le nucléaire français, c’est 75% de la prodcution électrique. Son arrêt total et subit serait absolument ingérable.
Du coup l’Opesct, dans le but de réduire les conséquences engendrées par un scénario « à la japonaise » en France, préconise de pousser sur les économies d’énergie et de réduire graduellement la taille du parc électro-nucléaire français, pour qu’il ne représente à terme (en 2050…) que 40% de la production d’électricité.
Ce scénario a un avantage pour les pro nucléaires : permettre de construire quand même une vingtaine de réacteur EPR dans le temps imparti (chaque EPR remplacerait 2 réacteurs plus anciens) et de « boucler » avec la quatrième génération de centrales – dite à neutrons rapides – qui devraient être opérationnelles à cette échéance. Joli scénario.
Et si demain on devait se priver du vin du bordelais?….
A moins qu’une catastrophe vienne tout mettre par terre. Comme celle que, fine mouche, Cécile Duflot, secrétaire générale des Verts, a commencé à agiter sur les plateaux de télévision.« Imaginez qu’une catastrophe ait lieu à la centrale du Blayais. Est-ce que l’on se rend compte du coût économique que représenterait la perte du vignoble du bordelais, au milieu de la laquelle se trouve la centrale ? », interroge-t-elle.C’est plus intelligent que d’agiter le spectre de la mort atomique comme le font d’habitude les écolos béats. Et plus réaliste aussi. Pour l’heure, on estime que TEPCO, l’exploitant de Fukushima, devra verser plus de 42 milliards d’euros d’ici 2013, pour indemniser les dommages extérieurs à la centrale. Ça ferait réfléchir plus d’un politique ?
Jeudi pense que la menace d’une contamination radioactive des vignobles peut devenir rapidement un argument choc pour remettre les idées en place… Que n’y avait il pas pensé avant , lui qui cherche toujours les arguments solides, sanitaires et économiques….
Un parc devrait voir le jour dans le Morbihan, près de Redon, d’ici à septembre 2012. Un projet entièrement porté par les habitants grâce à un montage financier innovant. Une première en France.
Ouest France Mercredi 28 décembre 2011
Derrière ce projet, des hommes et femmes de tous milieux : sage-femme, enseignant, comptable ou sculpteur,comme Michel Leclercq, deuxième en partant de la droite.. Archives Ouest-France
L’initiative
Au lancement du projet, ils ne pensaient pas que le chemin serait aussi sinueux. Que les haies à franchir seraient si nombreuses. Sept ans plus tard, ce collectif d’habitants du pays de Redon touche au but. Leur projet ? Créer à Béganne (Morbihan) le premier parc éolien de France financé par des citoyens.
C’est l’aboutissement d’un travail de fourmi, qui a mobilisé une quarantaine de Cigales, des clubs d’investisseurs locaux, mobilisés pour le développement d’entreprises solidaires. « Environ 450 personnes se sont réunies au sein de ces clubs, soit un investissement d’un million d’euros », souligne le sculpteur Michel Leclercq, devenu spécialiste en éoliennes.
Douze millions d’euros
Une somme considérable, mais insuffisante vu le coût total : 12 millions d’euros.« Notre objectif est de rassembler 3millions d‘euros en fonds propres, 500000€ des collectivités locales et 500000€ auprès des structures de l‘économie solidaire, précise Michel Leclercq. Pour le reste, nous avons contracté un prêt auprès d‘une banque belge, intéressée par notre idée.»
Pour collecter les deux millions en fonds propres restants, les porteurs de projet attendaient le feu vert de l’Autorité des marchés financiers pour collecter de l’argent de citoyens non-réunis en Cigales. Depuis quelques semaines, c’est chose faite, grâce au mouvement associatif Énergie partagée.
Désormais, tout citoyen peut donc investir dans le parc éolien de Béganne, premier chantier à être financé par cette structure. « Ce n’est pas un don, insiste Michel Leclercq. Le citoyen achète une ou plusieurs actions de 100 €. Nous prévoyons un retour sur investissement de 4% en moyenne, sur dix ans. »
La mise en route des quatre éoliennes est prévue pour septembre 2012. Elles devraient produire assez d’électricité pour subvenir aux besoins des 18 000 habitants du canton (hors chauffage électrique).
Injecter de l’eau plus tôt dans les réacteurs aurait permis de limiter la fusion du combustible, les rejets radioactifs et les émissions d’hydrogène qui ont fini par faire sauter les bâtiments, estime le rapport. La libre.be AP 26/12/2011
Impréparation, puis mauvaise gestion de la crise: un rapport d’étape publié lundi par un groupe d’experts japonais met en cause l’exploitant de la centrale de Fukushima, Tokyo Electric Power (Tepco) mais aussi le gouvernement après l’accident nucléaire de mars dernier.
Selon ce rapport intermédiaire de 507 pages, établi après des entretiens avec plus de 400 intervenants, les autorités japonaises avaient largement sous-estimé les risques de tsunami, et tablé sur des vagues ne dépassant pas six mètres de hauteur. Le mur d’eau qui a balayé les côtes nord-est du Japon le 11 mars dernier, après un séisme de magnitude 9, mesurait en fait plus du double par endroits.
D’après les experts de la commission d’enquête présidée par Yotaro Hatamura, le gouvernement japonais a tenté d’échapper à ses responsabilités en affirmant que le raz-de-marée dépassait toutes les prévisions. Cet accident, précisément, "nous a appris une leçon importante, c’est qu’il faut être prêt pour l’inimaginable", soulignent-ils.
Quant aux techniciens de Tepco, ils n’étaient pas formés à faire face à la situation, relèvent les experts. Le tsunami a mis hors service les systèmes de refroidissement de la centrale, provoquant la fonte du combustible dans trois réacteurs, et le plus grave accident nucléaire depuis Tchernobyl en 1986.
Les exploitants, poursuit le rapport, ne s’attendaient pas à une panne complète et simultanée de l’alimentation électrique -les générateurs de secours, noyés, n’ont pas pris le relais. Pendant plusieurs heures, pourtant, les techniciens ont été convaincus du contraire alors que la température grimpait en flèche au sein des réacteurs. D’après les experts, l’ampleur du tsunami rendait l’accident inévitable.
Mais injecter de l’eau plus tôt dans les réacteurs aurait permis de limiter la fusion du combustible, les rejets radioactifs et les émissions d’hydrogène qui ont fini par faire sauter les bâtiments, estime le rapport.
La communication a été de surcroît mauvaise, entre les techniciens eux-mêmes et avec les autorités. Celles-ci ont tardé à révéler la gravité de la situation et évacuer les habitants des zones touchées, déplorent les experts dont le rapport définitif doit être publié d’ici la mi-2012.
Dans le projet d’EELV, trois mesures ont retenu l’attention : la création d’un million d’emplois verts, le passage aux 32 heures et le plafonnement des loyers. Source Terraeco, photo : European Parliament – Pietro Naj-Oleari.
« Vivre mieux : vers une société écologique », c’est le nom caressant du « programme d’action pour les temps qui viennent »d’Europe Ecologie – Les Verts (EELV), présenté samedi 17 décembre par sa candidate Eva Joly. Faisant défaut par son imprécision – EELV a promis de chiffrer les mesures en janvier -, il a le mérite d’être relativement complet et d’aborder une flopée de sujets, significatifs du cheminement de « l’écologie politique » d’EELV vers les questions sociales et économiques.
Si le projet se focalise aussi sur les questions traditionnelles des Verts – l’énergie notamment, avec des objectifs de 40% de renouvelables d’ici 2020 (on en est à15% en 2010), de réduction de 15% de l’énergie consommée d’ici 2020, et de sortie du nucléaire en 2031 – il fait également la part belle à l’enseignement, l’immigration (fermeture des centres de rétention pour migrants…), la justice (indépendance du parquet…), ou encore la crise économique (taxer les transactions financières, réduire la taille des banques, etc).
Mais parmi les 102 pages du projet, trois propositions ont particulièrement suscité le débat :
Créer un million d’emplois verts
« La France est malade du chômage. La seule solution qui n’a pas été essayée est de développer l’économie verte », ce qui aboutirait à « créer un million d’emplois » d’ici 2020, avançait, samedi, la candidate aux lunettes rouges.
Le texte d’EELV est un poil moins ambitieux, promettant « la création d’au moins 600 000 emplois sur la mandature par la transformation écologique de l’économie. » Mais qu’importe ces imprécisions, tempère Denis Baupin, l’un des rédacteurs du projet et adjoint du maire de Paris chargé du développement durable. Ce qui compte, c’est de rechercher des filières « intensives en emploi »plutôt que « intensives en capital ». « A énergie comparable, le nucléaire produit sept fois moins d’emplois que les énergies renouvelables, secteur dans lequel la France est pourtant le seul pays à connaître des plans sociaux », reproche-t-il. Allusion aux pertes d’emploi dues au moratoire dans le secteur photovoltaïque. En effet, selon le dernier bilan de l’agence Trendéo, la filière solaire a créé près de 2 000 emplois directs en 2010, contre moins de 100 en 2011.
Le secteur vert est pourtant globalement assez dynamique, « les écoactivités ont mobilisé, en 2009, 427 100 emplois en équivalent temps plein, en hausse de 0,7% par rapport à 2008 malgré la récession », selon un rapport de mars 2011 de l’Observatoire des métiers verts (ministère de l’Ecologie). Autant dire que la tendance à la hausse est déjà amorcée. Dans un autre rapport de janvier 2010, du ministère de l’Ecologie – qui se tourne, lui, vers le futur -, on retrouve curieusement ce chiffre des 600 000 emplois qui seront créés dans les filières vertes entre 2009 et 2020, grâce aux mesures du Grenelle de l’environnement. 225 000 dans l’électricité, 100 000 dans les transports, 40 000 dans l’eau, l’air et les déchets… Les objectifs d’EELV – bien que tablant sur la période plus courte 2012-2017 – seraient-ils déjà bien entamés par le Grenelle ?
Par ailleurs, il est bien beau de créer des emplois verts, mais comment ? Le programme se montre peu disert sur le problème d’adéquation entre les formations et les emplois de l’économie verte. En 2010, le ministère de l’Ecologie soulignait que 16 000 offres proposées par Pôle emploi dans les métiers verts ne trouvaient pas preneurs – dont 75% demandant des qualifications inférieures ou égales au bac pro.
→ Pour en savoir plus : Hors-série Terra Eco & Ademe« 100 métiers d’avenir – trouver un emploi dans l’économie verte »
Passer aux 32 heures
L’idée : partager le temps de travail non pas entre salariés et chômeurs, mais entre chacun, en travaillant moins. Pour Denis Baupin, la courbe du temps de travail qui suit celle de la croissance de la consommation va dans le mur. Car vient un moment où « on ne peut pas manger deux steaks par repas, dormir dans deux lits ou regarder deux télés en même temps. En plus, on se heurte à deux obstacles : les limites des ressources de la planète, et la dette, des ménages comme de l’Etat, creusée pour relancer une croissance artificielle. »
32 heures ? De quoi faire pâlir tous ceux qui ont déjà mal avalé les 35 heures de Martine Aubry. L’UMP n’a pas tardé à réagir dans un communiqué : cette mesure signera la mort de la compétitivité des entreprises et entraînera des délocalisations. Pire : « il est irresponsable politiquement de vouloir faire croire aux Français que l’on pourra sortir de la crise et retrouver les chemins de la prospérité en travaillant moins, alors que c’est en se remontant les manches et en travaillant plus que nous nous en sortirons », soutient le parti.
L’idée n’est cependant pas nouvelle, défendue de longue date par l’économiste Pierre Larrouturou. Dans une interview à Bastamag , il explique : « La plupart des économistes reconnaissent que les délocalisations ne sont responsables que d’environ 15% des destructions d’emplois. La vraie cause du chômage, ce sont les gains de productivité colossaux enregistrés depuis les années 1970. La productivité a été multipliée "seulement" par 2 entre 1820 et 1960, puis par 5 depuis 1960 grâce à la multiplication des robots et des ordinateurs. Parallèlement, sur les quatre dernières décennies, le temps de travail hebdomadaire a quasiment stagné, alors qu’il avait presque diminué de moitié durant le siècle précédent. » Et de prendre l’exemple de Mamie Nova, chez qui la semaine de 4 jours a aussi permis « une hausse de la qualité de vie au travail ».
Encadrer les loyers
« Maîtriser les loyers en les encadrant à la location, en alignant les premiers loyers au niveau du quartier et en plafonnant les prix au m2 ». Voici une mesure qui a fait jaser. « Il y a même un petit pays où cela fonctionne, un petit pays exotique : l’Allemagne », ironise Eva Joly. « Presque vrai »,répond le blog des Décodeursdu Monde.fr : en Allemagne, un dispositif juridique permet au locataire de se tourner vers la justice s’il juge que son loyer est « supérieur de 20% aux loyers pratiqués pour des logements équivalents » dans le voisinage.
Côté PS, la proposition est reprise par Michel Sapin, chargé du projet présidentiel de François Hollande, lundi 19 décembresur France Inter(115ème minute) : il « sera nécessaire d’encadrer les loyers dans les zones de France où c’est extrêmement tendu », lâche-t-il, soulignant que ce n’est« pas le cas partout ». Proposition « stupide », réplique Benoist Apparu, secrétaire d’Etat au logement, qui craint que les propriétaires ne revendent illico leur appartement, ou du moins, n’entreprennent plus aucun travaux d’entretien.
Pour Denis Baupin, la voix d’Apparu est celle de « la France des propriétaires », défendue par le gouvernement au détriment des droits des locataires. La mesure ne touchant que les zones où les prix de l’immobilier flambent, ces derniers ne seront de toute façon pas à plaindre, estime le blog Avec ou sans toitde Libération.fr : « La rentabilité locative n’a cessé de croître (…) et la valeur des logements a triplé à Paris depuis 1998 et plus que doublé en banlieue. Le retour sur investissement est tout à fait correct. Il y a peu de chances que les propriétaires arrêtent de louer au prétexte que les loyers seraient plafonnés, car ils perdraient dans ce cas tout revenu locatif (souvent entre 10 000 et 15 000 euros par an pour un deux pièces à Paris). De plus, ils seraient soumis à la taxe sur les logements vacants. »
Comment résister aux assauts de la rhétorique des partisans de l’atome, qui se font de plus en plus sentir depuis l’accident de Fukushima ? Rien de plus simple selon Greenpeace, qui vient d’éditer un "Guide de survie à un dîner avec des pro-nucléaires". Tout un programme…
La couverture du petit guide de survie édité par Greenpeace. Publié Le 23 Décembre 2011
Dans un article publié mardi par Mediapart, on apprenait qu’EDF oblige ses cadres à présenter à tous les agents, une " formation " d’une heure avec présentation d’un PowerPoint intitulé "quel débat sur le nucléaire après Fukushima?". Ainsi, selon le journal, qui en été informé par un agent EDF, un représentant de la direction et une personne du service de communication viennent devant chaque équipe "pour expliquer ce que nous devons dire à l’extérieur et dans nos familles." Pour cet agent, pas de doute : "on sert d’ambassadeurs du nucléaire. Ils attendent qu’on en fasse l’apologie".
Du côté des anti-nucléaires, les réactions ne se sont pas faites attendre ! Le parti EELV a publié un communiqué dénonçant, après analyse du contenu, " un plaidoyer sans nuance en faveur du nucléaire, reprenant les arguments habituels du lobby pro-nucléaire ". Qualifiant cette pratique de " détestable ", Pascal Durand, porte-parole EELV, reconnaît avec sarcasme qu’ " elle est moins difficile à mettre en oeuvre que celle consistant à organiser un vrai debat contradictoire sur l’avenir de l’entreprise publique et sur le maintien d’un service public de l’énergie durable et de qualité. "
Opposée à l’énergie atomique depuis sa création, l’organisation écologiste Greenpeace a également bondi en apprenant la nouvelle et s’est empressée d’éditer son " Guide de survie à un dîner avec des pro-nucléaires " (repris par le parti EELV sur la forme). En effet, pendant le repas de Noël, vous vous trouverez peut-être à côté d’un des ambassadeurs d’EDF, justifie Greenpeace. C’est donc " pour lui tenir tête ", qu’elle publie un plaidoyer anti-nucléaire, dont on peut saluer les touches d’humour, à travers une série de dessins très efficaces. Ce court ouvrage – " au format poche ", pour être apporté au réveillon, précise l’ONG – recense tous les clichés et idées reçues fréquemment retrouvés dans le discours des partisans du nucléaire. Le nucléaire comme garantie d’emploi. Le nucléaire, une énergie durable et décarbonnée. Le nucléaire pour une électricité moins chère. Sortir du nucléaire est trop couteux…
Sur ce dernier point, Greenpeace explique qu’il ne sera pas plus cher de sortir du nucléaire que d’y rester. " Beaucoup de nos centrales arrivent en fin de vie et d’énormes investissements vont être nécessaires pour prolonger leur durée de vie ou en construire de nouvelles. En plus,la catastrophe de Fukushimaimpose de renforcer les règles de sécurité, ce qui va coûter encore plus cher. " Pour appuyer son argument, Greenpeace cite le scénario de l’association Global Chance, selon lequel sortir du nucléaire coûterait 60 milliards d’euros de moins (en incluant les économies d’énergie) qu’une poursuite du programme nucléaire.
Et que ceux qui ont peur duretour à la bougie, ou de la propagation des éoliennes sur la surface de la terre se rassurent, le débat sur le nucléaire n’est pas à l’ordre du jour, ni même réellement, à celui de la campagne présidentielle.
L’industrie nucléaire japonaise, qui a toujours ignoré toute opposition, voit maintenant son existence menacée par des femmes manifestant leur colère face à l’opacité officielle concernant la radioactivité de la centrale de Fukushima.
Par Suvendrini Kakuchi, 22 décembre 2011
"Les mères sont au premier plan de divers mouvements populaires qui travaillent main dans la main pour stopper le fonctionnement de toutes les centrales nucléaires au Japon à partir de 2012," a déclaré à IPS (Inter Press Service) Aileen Miyoko Smith, à la tête de Green Action, une organisation non-gouvernementale qui fait la promotion d’énergies renouvelables. Plus de 100 manifestants anti-nucléaires, pour la plupart des femmes, ont rencontré cette semaine des responsables de la commission de sécurité nucléaire et ont transmis une déclaration appelant à une enquête transparente sur l’accident et un arrêt permanent de toutes les centrales nucléaires. A l’heure actuelle six centrales nucléaires sont fermées sur les 56 qui se trouvent au Japon, certaines pour des tests de résistance après que l’accident de Fukushima ait montré de sérieuses failles dans les précautions de sécurité de l’industrie nucléaire. Plus de 150.000 personnes restent incapables de rentrer chez eux à cause de hauts niveaux de radioactivité dans le voisinage de Fukushima. Il y a maintenant la preuve que la contamination s’est étendue au riz et aux légumes cultivés dans les régions agricoles voisines et qu’on en trouve dans les aliments pour bébés dans les rayons des supermarchés.
Les autorités japonaises ont annoncé la semaine dernière que le complexe de Fukushima Daiichi a été ramené à un état d’arrêt à froid. "La première étape pour contrôler le terrible accident est réalisée. Le gouvernement suivra une feuille de route qui rendra Fukushima inoffensive d’ici 30 à 40 ans," a déclaré Goshi Hosono, ministre d’état chargé de la politique et de l’administration du nucléaire. Il a expliqué à la presse que l’activité nucléaire a cessé maintenant dans les réacteurs.
Les entreprises d’électricité et les officiels du gouvernement ont également promis de renforcer strictement les règles de sécurité et d’assurer la transparence. Aileen Smith considère les dernières annonces comme un avertissement. "Nous intensifions notre activisme pour être sûr que le gouvernement et les industries électriques, aujourd’hui pressés de créer une impression de sécurité, ne remettent en service des centrales nucléaires," a-t-elle dit. En effet, des groupes de femmes, bravant la froidure de l’hiver, ont installé des tentes la semaine dernière pour une nouvelle campagne de sit-in devant le ministère des affaires économiques. Les femmes ont promis de continuer leur manifestation pendant 10 mois et 10 jours, considéré traditionnellement au Japon comme le terme d’une grossesse (compté en mois lunaires). "Nos manifestations visent à apporter une renaissance de la société japonaise," dit Chieko Shina, une participante et grand-mère à Fukushima. "Il y a besoin de changer la manière dont les autorités ont fait fonctionner le pays en mettant la croissance économique devant la protection de nos vies." Des experts considèrent les manifestations en cours comme une étape importante dans les mouvements sociaux naissants longtemps cantonnés à la prospérité d’une société travailleuse forcenée qui promeut les réalisations et la réussite. "Les manifestations actuelles symbolisent la détermination de gens ordinaires qui ne veulent pas d’énergie nucléaire parce que c’est dangereux. Il y a aussi un message fort concernant le fait que nous ne faisons plus confiance au gouvernement," a dit Takanobu Kobayashi, qui gère le réseau Matsudo des mouvements citoyens. La méfiance provient d’abord du fait que la fusion des réacteurs de Fukushima n’a pas été annoncé au public immédiatement, entraînant d’énormes risques de santé aux populations locales par les fuites radioactives. Les sites internet ont enregistré des centaines de milliers de commentaires de la part de gens exprimant leur incrédulité face aux assurances données par le gouvernement ou les responsables de TEPCO, opérateur de la centrale de Fukushima, sur la sécurité nucléaire. L’accident a également brisé le mythe de la sécurité des centrales nucléaires maintenu pendant des dizaines d’années par les autorités pour gagner le soutien du public quand le pays s’est embarqué dans des programmes massifs d’énergie nucléaire. Face à la colère du public, le gouvernement et TEPCO ont reconnu une mauvaise gestion et ont promis des réformes majeures. Le Pr Hideo Nakazawa, sociologue à l’université Chuo, décrit les manifestations actuelles comme non seulement un étalage du ressentiment contre les autorités mais aussi l’utilisation même de l’énergie nucléaire. "Les manifestations ont atteint les villes, mettant les questions nucléaires à l’avant-garde des mouvements du Japon," a-t-il déclaré à IPS. Il a ajouté que le manque d’implication des partis politiques dans le mouvement anti-nucléaire contraste avec le vieux schéma d’une forte tendance gauchiste. Le fait que ce soit des femmes qui dirigent des mouvements civiques est également tout à fait nouveau. Les mères ont dirigé les manifestations, de nombreuses parmi elles pour la première fois, afin de gagner sympathie et soutien à leur campagne pour la prévention du danger d’irradiations des enfants. "Les mouvements civiques au Japon sont presque toujours restés en marge en raison du peu de soutien de la société. Ces barrières sont en cours de destruction aujourd’hui," a expliqué Nakazawa. La parlementaire Mizuho Fukushima, l’une des femmes politiques japonaises et participante active dans les manifestations anti-nucléaires, a dit à IPS que les manifestations contre l’énergie nucléaire ne sont pas prêtes de s’arrêter. "Obliger à des changements pour stopper l’énergie nucléaire au Japon est tout à fait réalisable," a dit Fukushima, présidente depuis 2003 du parti social démocrate japonais.