Archives Mensuelles: mars 2012

Fukushima : « Tout est fait pour qu’on ne quitte pas les zones contaminées »

Le 13 mars 2011, deux jours après le tremblement de terre du Tohoku, le raz-de-marée et l’accident nucléaire de Fukushima, le compositeur Wataru Iwata abandonne son studio de la banlieue de Tokyo pour se réfugier à Kyoto. Il est parfaitement conscient, comme l’ensemble de la population désormais, qu’une catastrophe sans précédent – dont l’ampleur dépassera même de loin celle de Tchernobyl – vient d’avoir lieu. Après des nuits d’insomnie, Wataru Iwata, qui ne s’est jamais engagé dans aucun groupe activiste, humanitaire ou politique, décide de partir pour le département de Fukushima le 20 mars, dans un élan qu’il n’explique même pas.

ENTRETIEN  Nadine Et Thierry Ribault | Ecrivain et chercheur au CNRS 31/03/2012 

Capture d’écran de Wataru Iwata, lors d’une interview télé (Japan National Press Club)

Durant les trois mois qui suivent, il bâtit « Projet 47 », en référence aux 47 départements du Japon. Des fonds sont réunis pour organiser l’évacuation des sinistrés et acheter des appareils d’évaluation du rayonnement qui permettront de prendre des mesures et de les publier. Car il explique alors :

« La situation au Japon ressemble de plus en plus à celle d’une période de guerre : il est recommandé de porter à la télévision, dans les magazines et sur Internet, les bâillons de la restriction volontaire. »

Les observateurs de « Projet 47 » se rendent dans les fermes, les écoles, chez les gens, avec les radiomètres et les compteurs Geiger, prennent des mesures et les diffusent sur le site internet de l’association. Ils veulent provoquer ce qu’ils appellent « l’auto-évacuation » : les gens doivent décider à titre personnel d’évacuer la zone sinistrée, puisque l’Etat ne les contraint pas à le faire.

Wataru Iwata, « un entêté et un inquiéteur »

Face à l’infinie gestion du désastre, « il faut l’insoumission absolue », dit Wataru Iwata. L’indignation, tellement en vogue ces derniers temps, parce qu’elle est avant tout un aveu d’impuissance, ne suffit pas. En juin 2011, il résilie son bail à Tokyo et prend en location, dans la ville de Fukushima, un une-pièce où il vivra au milieu des instruments de mesure du rayonnement – matérialisant de la sorte et rendant effective, le 1er juillet 2011, l’existence de la première station autonome de mesure des radiations au Japon.

Cette station s’inscrit dans le cadre des actions menées par la nouvelle structure fondée par « Projet 47 » et baptisée « Laboratoire citoyen de mesure de la radioactivité » (CRMS pour « Citizen’s Radioactivity Measuring Station »). « Le jour de la mise en service du Whole Body Counter (WBC, l’appareil permettant d’effectuer des mesures anthropogammamétriques), dit Wataru Iwata, cent demandes ont été déposées en cinq minutes. Nous avons dû fermer. » Peu à peu, d’autres centres sont mis en service : à Kôriyama, Fukagawa, Nihonmatsu, Tamura. Le 14 décembre 2011, la première station citoyenne de mesure de la radioactivité du réseau CRMS ouvre ses portes à Tokyo.

Wataru Iwata n’appartient à aucune organisation hiérarchique et ne dépend de personne. C’est sa propre volonté qui l’a mis en mouvement au lendemain de la catastrophe de Fukushima. C’est un entêté et un inquiéteur.

Le 27 novembre 2011, lors d’un meeting d’information auprès de la population, organisé par le CRMS à Kyoto, il déclare qu’il se méfie du WBC dont l’usage a pour conséquence de déculpabiliser les gens qui ont décidé de ne pas bouger. Les gens de Fukushima ayant fui pour s’installer à Kyoto l’interrogent : comment prouver quoi que ce soir plus tard, en cas de maladie ? Wataru leur conseille de conserver les dents des enfants, leurs cheveux. Après le meeting, il nous avoue songer à changer de direction, qu’il veut mener une lutte plus franche contre les autorités, et contre tous les apathiques.


Wataru Iwata (deuxième à gauche) et l’équipe d’organisation de la Conférence internationale citoyens et scientifiques, à Tokyo le 12 octobre 2011 (Thierry Ribault)

Les mères n’avaient pas confiance

Nous avons rencontré Wataru Iwata le 12 février 2012, à Fukushima lors du symposium « Protéger la vie de l’irradiation ». Entretien.

Nadine et Thierry Ribault : Quel est votre bilan sept mois après la création de CRMS ?

Wataru Iwata : Les résidents de Fukushima se sont rapprochés de nous lorsque nous sommes arrivés avec nos appareils pour mesurer la radioactivité. Notre objectif n’était pas de pousser les gens à fuir, mais de leur donner l’information pour qu’ils soient en mesure de décider par, et pour eux mêmes.

Les gens ne pouvaient pas parler de radiations, ils ne pouvaient pas évoquer la centrale nucléaire. Les autorités centrales et locales ne faisaient aucune proposition pour lutter contre la contamination. En revanche, ils ont augmenté les seuils annuels tolérables de radiation.

Le mot d’ordre était « courage Fukushima ! » Et l’on incitait les gens, y compris les enfants dans les écoles, à consommer la nourriture de Fukushima. Les gens qui s’inquiétaient des risques liés aux radiations ont vite compris qu’il fallait se protéger de l’irradiation interne comme de l’irradiation externe. Les mères, inquiètes du régime alimentaire de leurs enfants, ont tiré la sonnette d’alarme.

Les mères n’avaient donc pas confiance ?


« Gare de Fukushima : le cheval du bonheur », le 25 mars 2012 (Thierry Ribault)

Non, ce qui était légitime. Les gens du gouvernement se souciaient peu de la santé et de la sécurité des gens. Il y avait un manque d’information précise. Les autorités m’ont avoué avoir sélectionné, par exemple, trois échantillons de riz avant de décréter que le riz était consommable puisque contaminé à moins de 5 000 becquerels par kilo. Or c’est beaucoup trop général, quand on sait que la contamination change tous les 100 m.

Un fossé énorme se creusait entre la réalité et la représentation de la réalité par les autorités. Leurs postes de contrôle des débits de dose externe étaient situés à 20 m du sol, conçus pour mesurer la radioactivité en cas de test d’armes nucléaires. Lorsque nous avons ouvert la première station à Fukushima, nous étions censés commencer à 13 heures et les gens faisaient déjà la queue à 11 heures. Je leur ai dit qu’on ne pouvait pas mesurer l’eau, alors que la plupart d’entre eux en apportaient.

Ils voulaient comprendre et savoir, y compris les producteurs. Au début, il y avait beaucoup de gens du monde de l’agriculture biologique. Ils se demandaient s’ls pouvaient cultiver puis vendre à la consommation. Les mesures sont nécessaires pour prendre des décisions.

« Les autorités se sont cyniquement excusées »

Quel type de relation avez-vous avec les autorités ?

Après avoir reçu les WBC, nous avons développé des relations avec les autorités sanitaires qui sont venues voir ce que nous faisions. Les gens leur avaient révélé les résultats obtenus chez nous. Ils se sont montrés amicaux et se sont cyniquement excusés du fait que ce type d’activité ne puisse être réalisé par eux-mêmes.

Les gens ne leur font plus confiance mais il y a, chez certains d’entre eux, une volonté de protéger. Reste qu’ils n’ont pas les appareils pour le faire. Ils ne cherchaient pas à le cacher, mais les gens ne les croyaient pas. A l’université de médecine de Fukushima, par exemple, les WBC étaient contaminés dès le début. Des résidents ont demandé à être mesurés et on le leur a refusé.

Les gens se tournent donc vers nous et nous avons fini par créer des relations de dépendance chez certains, qui ne dépendent plus des autorités… mais du CRMS. Certaines personnes n’ont plus aucune autonomie. Et quoi qu’il en soit, tout est fait, et continuera d’être fait, pour que les gens ne quittent pas les zones contaminées. Il n’est pas réaliste de penser que les gens vont tous partir. Or, tous ces gens qui restent là ont besoin de protection et de suivi médical.

De ce point de vue, nous envisageons de travailler avec les autorités. On ne peut pas toujours se plaindre. Il faut agir en fonction de ce que veulent les résidents. Or, seulement 3% d’entre eux sont partis, seulement 10% des enfants. Les autres sont là. A ces « autres », les autorités qui se sont refusées de conseiller l’« évacuation », conseillent désormais de « partir en voyage de ressourcement », comme on incite les personnes âgées, en temps « normal », à le faire.

Quel type de relations avez-vous avec les scientifiques ?

Les examens médicaux menés dans le cadre de l’enquête de santé publiquedirigée par l’équipe du professeur Yamashita sont gratuits. Mais le département de Fukushima a demandé au gouvernement central de pouvoir assurer la gratuité de l’entièreté des soins médicaux pour les moins de 18 ans. Et officiellement, cette requête a été passée sous silence le 28 janvier par Tatsuo Hirano, ministre d’Etat chargé de la Reconstruction.

Donc certains scientifiques ont une attitude pour le moins étrange. Des conflits se déclarent : ainsi le vice-président Yamashita, de Nagasaki, et le vice-président Kamiya, de Hiroshima, sont en conflit ouvert au sujet de l’enquête. Selon les médecins de Hiroshima, la non-distribution de pastilles d’iode au début du désastre est une faute, alors que pour les autres ce n’est pas le cas.

Bien qu’il soit difficile pour les médecins de faire un travail indépendant, du fait de la domination puissante des associations de médecins qui leur interdisent d’alarmer les gens au sujet des radiations, et bien que certains pédiatres blâment les mères qui s’inquiètent de la santé de leurs enfants, beaucoup d’entre eux, originaires de Fukushima, veulent fournir une protection et une aide à la population. Nous sommes donc en train d’établir des liens de travail avec certains d’entre eux ainsi qu’avec certains chercheurs.

« L’université de médecine est devenue le château de Dracula »

Le CRMS est-il un lieu de vérité ?

Le CRMS doit établir une forme de confiance. Cela se fait peu à peu. Les gens ont été fortement exposés et on ne sait pas ce qui va arriver dans les années à venir. Des histoires circulent : des fœtus morts dans le ventre des mères, des malformations… mais on ne peut affirmer actuellement que ce soit à cause des radiations.

L’enfant du président de la radio de Koriyama vient de naître avec une malformation au cœur, telle qu’en ont présentée les enfants de Tchernobyl. Les journalistes en profitent pour répandre la terreur avec ces histoires, alors qu’aucune conclusion n’est encore possible.

Ce qui est certain, en revanche, c’est que les gens doivent être suivis. Il faut leur faire subir des examens et les traiter sitôt qu’on trouvera des choses à traiter. Il faut les contrôler, car les possibilités de développer une maladie s’accroissent. Or, comme nous venons de le dire, le gouvernement refuse de rendre gratuits les frais médicaux pour les moins de 18 ans dans le département de Fukushima à l’exception de la prise en charge des examens menés dans le cadre de l’enquête de « gestions sanitaire ». Les frais médicaux devraient y être gratuits, mais il faut aussi être conscients que, si une telle loi passait, les gens ne pourraient plus choisir de ne pas fournir leurs données personnelles aux autorités.

Les gens seraient examinés à Fukushima et les résultats des examens resteraient « collés » à leur identité tels des casiers judiciaires. Les gens n’ont d’ailleurs été que 20% à répondre à l’enquête lancée par l’université de médecine de Fukushima.

Pour beaucoup, l’université de médecine de Fukushima est devenue le château de Dracula. C’est pourtant à cette université qu’il revient en priorité de s’occuper des gens, mais pour le faire correctement les responsables doivent changer de politique. Ils doivent discuter avec les résidents et les citoyens, tenir compte de leur opinion et de leurs demandes, dans la manière, par exemple, de mener l’enquête. Il faut être proche des gens. Il faut agir en tenant compte d’une situation précise. On ne sait jamais, une fois prise, si la décision sera la bonne.

Pop Japan: Manga, cinéma, mode… le triomphe de l’autre Japon.

Avec Pop Japan, Courrier international vous invite à vous immerger dans la culture japonaise, celle qui aujourd’hui envahit et influence notre quotidien. Mars 2010 7,90 €

Bien sur, c’était avant Fukushima, raison de plus pour en mesurer les effets sur la société japonaise

JAPON COOL Une machine à rêves incroyable • L’Asie se met à l’heure de Tokyo • La maison consciente gagne du terrrain • Nitendo a fait la révolution • La mode d’Akihabara • “Ma”, ou l’espace tokyoïte • La culture pop selon Kitano • La jeunesse découvre les plaisirs des objets “mingei” • Trop forts ces robots ! • Bien mieux qu’une peluche • Le luxe, c’est pour pour les vieux

JAPON POP Cet univers a tout pour plaire • Le manga, gigantesque miroir de la société • Le dessinateur qui veut changer les règles du jeu • Une thérapie de chocqui passe par l’image • Plus rien n’arrête l’animation nippone • Hayao Miyazaki, le faiseur de rêves • Tora-san ou la quête du Japon éternel • Nouvel âge d’or pour le cinéma • La littérature s’écrit aussi sur son portable • Sur le ring, la poésie fait mouche • Ce rock qui réveille les consciences endormies • Tornade au-dessus du paysage littéraire

NEW JAPON L’entraide fait son grand retour • Vive la croissance tranquille • Oubliez l’individu, souriez aux “dividus” • Quand précarité rime avec solidarité

+ Détails

Après Fukushima – Quelles énergies pour demain?

85 dessins de la presse internationale illustrent des textes courts présentant les enjeux énergétiques planétaires. Normal / 15,90 €

Le 11 mars 2011, un tsunami ravage l’est du Japon et provoque une série d’accidents nucléaires. Un an plus tard, les ingénieurs japonais tentent encore de limiter la diffusion des radiations. Les populations ne savent toujours pas avec précision dans quelle mesure elles sont ou ont été exposées.

Ce drame pose la question de nos choix énergétiques. Car la construction de centrales toujours plus puissantes est aussi la conséquence de notre appétit insatiable d’énergie, au Nord comme au Sud.

Le débat virulent qui oppose "pro" et "anti" nucléaires manque parfois de légèreté et de sérénité. La première est apportée dans cet ouvrage par un choix de dessins des meilleurs caricaturistes de la planète, provenant de l’hebdomadaire Courrier international ; la seconde par des textes qui tentent de dresser un état des lieux le plus objectif possible.

Afin que chacun puisse se forger sa propre opinion.

 La fondation GoodPlanet, créée par Yann Arthus-Bertrand, a pour mission de sensibiliser à l’écologie et au développement durable.

 Coédition Courrier International

 

En savoir plus sur l’ouvrage

Au Chefresne, une vingtaine d’ anti-THT sont mobilisés depuis jeudi 29

Au Chefresne,  une vingtaine d’ anti THT sont mobilisés depuis  jeudi matin dans les arbres pour empêcher qu’on les abatte: les gendarmes et les géomètres s’en vont. Ouest-France jeudi 29 mars 2012

Une course contre la montre est engagée car "C’est écrit dans le code rural : après le 31 mars, on ne coupe pas de bois" 

Les gendarmes n’ont visiblement pas l’intention de déloger les anti-THT de leurs arbres pour le moment, au Chefresne. Après avoir escorté les géomètres pour qu’ils fassent les relevés GPS et plantent des piquets à l’endroit où seront installés deux pylônes, les forces de l’ordre se sont ensuite retirées.

Entre ces deux futurs pylônes se trouve le bois du maire du Chefresne, Jean-Claude Bossard et pour le passage des lignes très haute tension il faudra abattre des arbres. « On est dans la démesure pour imposer le projet, proteste Jean-Claude Bossard. C’est un rouleau-compresseur et il faudra un rapport de force pour que les politiques se saisissent du problème. » En ce début d’après-midi du jeudi 29 mars, la vingtaine de militants anti-THT restait perchée dans les arbres et n’avait pas l’intention d’en bouger.

Un épisode de plus dans la bataille que livrent les anti-THT de la Manche à Réseau de transport électrique (RTE). Une vingtaine de militants anti-THT sont en effet mobilisés depuis cette nuit au Chefresne. Plusieurs d’entre eux se sont perchés dans des arbres, soit dans des cabanes construites pour l’occasion, soit en rappel avec des fils de protection. Les gendarmes mobiles et CRS encerclent le bois où ils se trouvent. Il y est prévu d’abattre des arbres pour construire la ligne 400 000 volts Cotentin-Maine. Sur un terrain proche appartenant à un autre propriétaire, des arbres ont commencé à être abattus.

Mais devant la détermination des militants, aucun abattage d’arbre n’a pu être effectué. Les géomètres sont repartis en début d’après-midi.

Les gendarmes aussi. "Mais on est encore mobilisé" indique le maire, Jean-Claude Bossard. "C’est écrit dans le code rural : après le 31 mars, on ne coupe pas de bois, précise-t-il. Donc on se doute qu’ils vont tenter de revenir, même si on sait que pour RTE (Réseau Transport d’Electricité, ndlr), la loi n’a pas beaucoup d’importance".

Montabot: L’huissier débarque, les anti-THT descendent de l’arbre dans la Manche

Ouest France nucléaire vendredi 30 mars 2012

Les quelques militants anti-THT qui empêchaient depuis ce matin l’abattage d’arbres à Montabot sont partis à l’arrivée d’un huissier. Ce dernier venait constater qu’ils empêchaient le chantier d’avancer. Les militants anti-THT sont repartis dans le bois à 500 mètres, sur la commune du Chefresne, où là ils occupent durablement les arbres. Pour le moment l’entreprise qui enlevait les arbres n’est pas revenue et l’huissier a également quitté les lieux.

Fukushima: Mauvaise nouvelle en ce qui concerne l’unité 2

Fukushima inquiète à nouveau… Des taux de radiation extrêmement importants, en tous cas beaucoup plus importants que prévu, ont été détectés à l’intérieur de l’un des réacteurs de la centrale dévastée par un tsunami il y a un an. Publié le 29 mars 2012 par realinfos

27 mars 2012 les travaux de dosimétrie = a été menée en bateau enquête interne de confinement du réacteur de l'unité 2 de la centrale nucléaire de Fukushima 1, Tokyo Electric Power Company fourni

TEPCO, l’exploitant du site, y a introduit une petite caméra, un dosimètre de radioactivité ainsi qu’une jauge pour analyser l’eau de refroidissement du réacteur numéro Deux.

La Tokyo Electric Power Company le 27 Mars a annoncé qu’elle avait mesuré une dose de rayonnement élevé 72,9 sievert par heure (maximum) dans le confinement de la centrale nucléaire de Fukushima n ° 2 …/…..

La dose a été enregistrée de 31,1 à 72,9 sievert par heure. La dose létale est de 7 à 8 Sv.

Pour décontaminer l’usine, des équipements spéciaux sont donc indispensables, et le processus pourrait prendre plusieurs dizaines d’années.

En outre, le niveau d’eau à l’intérieur du réacteur, que l’on estimait à trois mètres, est en fait tombé à soixante centimètres.

Bref, beaucoup de mauvaises nouvelles pour les ingénieurs chargés du dossier, beaucoup de mauvaises nouvelles aussi pour l’environnement direct de la centrale.

Scoop.it

Nicolas Sarkozy se présente en garant de la filière nucléaire

Le président candidat souhaite faire de la campagne présidentielle un référendum sur l’avenir du nucléaire en France. L’occasion pour Nicolas Sarkozy de se présenter comme le candidat qui défend la filière nucléaire et ses 400.000 emplois. Matiduc Enerzine 30 mars 2012.  Mais sait il ce que disent les élus des sites nucléaires français qui sont allés à Fukushima?

Nicolas Sarkozy se présente en garant de la filière nucléaireSi la question de l’avenir du nucléaire avait agité la pré-campagne, avec notamment l’accord électoral contesté entre les Verts et le parti socialiste, les sujets énergétiques avaient disparu des radars depuis le début de la campagne officielle.Une absence pas du tout au goût de Nicolas Sarkozy, qui a choisi de recentrer les débats sur l’avenir de la filière industrielle que représente le nucléaire à l’occasion d’une visite électorale à la centrale de Saint-Laurent. Une opportunité pour le candidat d’évoquer les thèmes de l’emploi, de la compétitivité de la France et du prix de la facture électrique.Au milieu des employés de la centrale, tout acquis à sa cause, le candidat UMP a lancé un appel à un "mouvement national” pour défendre le nucléaire face à l’accord électoral PS/Verts et aux propositionsde François Hollande de réduire la part du nucléaire.Selon Nicolas Sarkozy, la volonté du candidat socialiste de faire passer de 75% à 50% la part du nucléaire dans le pays menace directement les 400.000 emplois de la filière, risque de provoquer une augmentation importante du prix de l’électricité et fera perdre à la France un important avantage compétitif dans le domaine industriel.L’accord électoral passé entre le parti socialiste et les Verts, qui prévoit la fermeture de 24 réacteurs (sur les 58 que compte la France) à l’horizon 2025, “casserait notre industrie de pointe”, a assuré Nicolas Sarkozy avant d’aller plus loin dans les attaques à l’encontre de François Hollande.Le candidat socialiste joue vos emplois sur le tapis vert des négociations électorales avec ses partenaires Verts”, a poursuivi le chef de l’Etat avant de conclure : “Si vous voulez défendre le nucléaire, c’est maintenant qu’il faut se mobiliser. Après, il sera trop tard”.

http://www.enerzine.com/2/13740+nicolas-sarkozy-se-presente-en-garant-de-la-filiere-nucleaire+.html

Mais sait il ce que disent les élus des sites nucléaires français qui sont allés à Fukushima?

http://leblogdejeudi.wordpress.com/2012/02/12/de-retour-de-fukushima-yves-dauge-veut-un-debat/

http://leblogdejeudi.wordpress.com/2012/02/02/a-fukushima-des-maires-francais-face-a-lennemi-invisible/

Le débat énergétique n’appartient pas à Sarko , ni aux nucléocrates de l’Ecole des Mines, ni aux salariés de l’énergie mais au PEUPLE! 

A. Gundersen, échantillons de sol de Tokyo = déchets nucléaires aux États Unis 25.03.2012

En attendant la suite du Japon, regardez cette courte vidéo d’Arnie Gundersen, sous-titrée en français par Kna, qui nous montre l’état radioactif très grave à Tokyo. Ce qui se trouve à Tokyo serait considéré comme déchets radioactifs aux US et devrait être envoyé pour élimination dans un centre spécialisé.

Lors d’un voyage au Japon en Février 2012 (voir http://dai.ly/zmXX4B), Arnie Gundersen de Fairewinds a pris des échantillons de sol dans des parcs publics, terrains de jeux de Tokyo et un jardin sur un toit. Tous les échantillons seraient considérés comme des déchets nucléaires aux États-Unis. Ce niveau de contamination est en cours de découverte à travers le Japon.
Lors de la Conférence d’Information sur la Régulation de la NRC à Washington D.C. du 13 au 15 Mars, le président de la NRC, le Dr. Gregory Jaczko a souligné sa préoccupation du fait que la NRC et l’industrie nucléaire actuellement ne considèrent pas les coûts des évacuations massives dues à la contamination radioactive dans leur analyse coût-bénéfice utilisées pour autoriser les centrales nucléaires.
En outre, Fairewinds estime que les coûts d’évacuation près d’une centrale nucléaire des États-Unis pourrait facilement dépasser un milliard de dollars et que la terre contaminée serait inhabitable pendant des générations.

Vidéo, descriptif, & tanscript sources : http://fairewinds.com/content/tokyo-soil-samples-would-be-considered-nuclear-…
Traduction & sous-titrage par Kna

Effacer Fukushima en 18 lecons

"Les faits présentés ci-dessous sont réels. Ils ont servi et servent à atténuer l’impact d’informations dramatiques sur l’industrie nucléaire, voire à faire oublier aux hommes qu’une catastrophe de grande ampleur a lieu sur la terre, celle qui a commencé il y a un an à Fukushima.

Toutes les astuces utilisées pour cacher les données, pour minimiser les dangers, pour éviter de reconnaître les responsabilités seront évidemment réutilisables pour la prochaine catastrophe qui ne manquera pas d’arriver bientôt, selon les lois statistiques, à l’un des 440 réacteurs répartis tout autour de la planète. Alors voyons, quelles sont ces astuces ?"  Le blog de Fukushima Vendredi 30 mars 2012

http://fukushima.over-blog.fr/

Manche : les anti-THT risquent une amende de 2 000 € par heure

Sur requête de RTE (Réseau Electricité de France), le président du tribunal de grande instance de Coutances (Manche) a pris une ordonnance ce jeudi pour une durée d’un mois. Quiconque mènera une action d’opposition aux travaux de construction de la ligne haute tension risque désormais une astreinte de 2 000 € par personne et par heure. Ouest-France Christophe Leconte Environnement jeudi 22 mars 2012

Face aux actions qui se multiplient sur le terrain, l’Etat hausse le ton.Dimanche dernier, un militant a été arrêté lors d’un déboulonnage de pylône. Ce jeudi au Lorey, il y avait une cinquantaine de gendarmes pour 28 militants anti-THT lors d’une action restée pacifique.

La ligne haute tension est en construction dans la Manche.

La ligne haute tension est en construction dans la Manche.

Elle est destinée à acheminer l’electricité fournie par l’EPR vers l’Ouest de la France