Archives de Catégorie: Santé et nucléaire

Pathologies liées au nucléaire

Japon: mutation des plantes, lapins, papillons

Spectacle affligeant que ce crime contre les espèces vivantes: plantes, animaux et bientôt les humains.

Stop  nucléaire,  maintenant !

Plantes mutantes

http://fukushima-diary.com/2011/10/news-do-you-still-ignore-the-fact/#.TpGIW5-0UZI.facebook

http://fukushima-diary.com/2011/11/seasonal-cycle-of-plants-is-broken/?utm_source=feedburner&utm_medium=feed&utm_campaign=Feed%3A+FukushimaDiary+%28Fukushima+Diary%29

Roses du Japon

http://fukushima-diary.com/2011/10/deformed-rose/#.Tq0qfbmBwTo.facebook

Un lapin mutant

http://www.japonation.com/insolite/insolite-le-lapin-sans-oreille-seme-la-terreur-au-japon-10859

Posted by Mochizuki on July 17th, 2012

Deformed plants are found in a contaminated area of Southern Ibaraki.

Deformed plants in South Ibaraki

↓ Double-headed corn. [Link]

Deformed plants in South Ibaraki

↓ cf. Tokyo metropolitan Government Office building

Metropolitan Government Office building

【茨城南部、高濃度汚染地帯の奇形植物】まずは、普通のビロードモウズイカtwitter.com/KazenoChisoku/…

— 知足さん (@KazenoChisoku) 7月 16, 2012

Deformed plants in South Ibaraki3

<Translate>

[Southern Ibaraki, deformed plant in highly contaminated area] First of all, the normal mullein.

<End>

【茨城南部、高濃度汚染地帯の奇形植物】その隣に近傍に生えていた、花序の先端が二つに割れてハート形になったビロードモウズイカ twitter.com/KazenoChisoku/…

— 知足さん (@KazenoChisoku) 7月 16, 2012

deformed plants south ibaraki

<Translate>

[Southern Ibaraki, deformed plant in highly contaminated area] Beside the normal mullein, a deformed mullein with double-headed flower looking like a heart mark.

<End>

【茨城南部、高濃度汚染地帯の奇形植物】その隣に近傍に生えていた、花序の先端が分岐したビロードモウズイカ twitter.com/KazenoChisoku/…

— 知足さん (@KazenoChisoku) 7月 16, 2012

Deformed plants in South Ibaraki6

<Translate>

Beside the deformed one, another deformed one with separated top of the flower.

<End>

茨城南部汚染地帯。春先モンシロチョウを一回しか見なかった(外に出なかったから?)。サクランボが毎年罹病する灰星病もなかった。今の所アマガエルもあまり見てないなー。ツバメも見なかった。みんなどこへ行っちゃたの?玄関先のタンポポは変だし…twitter.com/KazenoChisoku/…

— 知足さん (@KazenoChisoku) 6月 1, 2012

Deformed plants in South Ibaraki7

<Translate>

I saw cabbage butterfly only once this Spring (Because I didn’t go out so often ?), no brown rot that cherries have every year. have hardly seen a tree frog either. haven’t seen a swallow. Where did they go ? The dandelion beside the porch looks strange too..

<End>

と言われても…。我々東日本の国民はこんな環境で生活しているってことですね。北の丸公園(皇居の北側)ではこんな双頭のタンポポも  @watarihoukou なにこのシュールな写真。。。twitter.com/KazenoChisoku/…

— 知足さん (@KazenoChisoku) 7月 16, 2012

Deformed plants in South Ibaraki8

<Translate>

[Tokyo] We live in such a circumstance of eastern Japan. In Kitanomaru park (North of imperial palace), double-headed dandelion was also found.

Un cerisier à fleurs fleurit à Tokyo : C’est pourtant toujours l’automne.

Le 10 octobre 2012, un cerisier à fleurs (Prunus yedoensis) a fleuri au temple d’Asakusa shrine, Taito ku Tokyo.

Les cerisiers à fleurs fleurissent au printemps. le tronc de ce cerisier fait plus d’un mètre de diamètre. Son âge n’est pas connu.

Les gens du lieu saint disent que c’est la première fois qu’ils voient un cerisier à fleurs fleurir en automne.

Un cerisier à fleurs fleurit à Tokyo : C'est pourtant toujours l'automne

Source

Des papillons mutants autour de Fukushima

LE MONDE   17.08.2012 Par Philippe Pons (Tokyo, correspondant)

Ailes atrophiées, courbées ou en surnombre. Antennes difformes. Yeux bosselés. Couleur altérée. Eclosions avortées. Infertilité… C’est un très inquiétant tableau clinique de papillons de la région de Fukushima, au Japon, que dressent, dans une étude publiée dans Scientific Reports, journal en ligne diffusé par l’éditeur de la revue Nature, des chercheurs japonais de l’Université des Ryukyu (Okinawa).

Ceux-ci ont collecté en mai 2011 (deux mois après la catastrophe de la centrale nucléaire de Fukushima), 144 petits papillons bleus adultes de la famille des lycénidés, de l’espèce Zizeeria maha. Les prélèvements ont été effectués dans une dizaine de localités (Shiroishi, Fukushima, Motomiya, Koriyama, Hirono, Iwaki, Takahagi, Mito, Tsukaba et Tokyo), jusqu’à plus de 200 km de distance de la centrale accidentée. Soit bien au-delà de la zone circulaire d’exclusion de 20 km, d’où 80 000 personnes avaient été évacuées.

Chez 12 % de ces papillons, les chercheurs ont observé des malformations, notamment des ailes, des yeux et des antennes leur servant à explorer leur environnement. Ils ont ensuite élevé ces insectes en laboratoire à des fins de reproduction. A la génération suivante, des anomalies similaires ont été relevées sur 18 % des papillons. Et, à la troisième génération, sur 33,5 % des lépidoptères.

En septembre, six mois après l’accident nucléaire, ils ont capturé à nouveau 238 papillons. Cette fois, le taux de malformation s’élevait à 28 %. Pour grimper, à la génération suivante, à 52 %.

Les auteurs en concluent que la radioactivité libérée par la centrale sinistrée "a causé des dommages physiologiques et génétiques" aux insectes.

EXPÉRIENCE-TEST SUR D’AUTRES PAPILLONS

"Les effets biologiques des radiations sur les organismes vivants pourraient entraîner des transformations de l’écosystème et causer des maladies chroniques", précise l’étude. Le cas du papillon bleu pourrait être un indice. On trouve en effet cette espèce à travers tout l’Archipel – en japonais il porte d’ailleurs le nom de Yamato shijimi, soit "papillon du Yamato", Yamato étant le nom du premier royaume japonais –, ce qui permet des comparaisons.

En outre, la couleur de ses ailes est très sensible aux changements de l’environnement, par exemple au réchauffement climatique. En ce sens, l’examen des papillons attrapés en mai 2011 dans une dizaine d’endroits au Japon et de ceux provenant de localités aux alentours de la centrale est révélateur, fait valoir Joji Otaki, chercheur en sciences naturelles de l’Université Ryukyu, qui a dirigé cette recherche.

Pour en avoir le cœur net, l’équipe de Joji Otaki a réalisé une expérience-test sur des papillons provenant d’autres régions (et donc sans risque d’avoir été irradiés), qu’ils ont exposés en laboratoire à de faibles doses de radioactivité. Ils ont constaté que les insectes présentaient des mêmes anomalies que les papillons de la première génération de la région de Fukushima.

Les papillons capturés en mai 2011 à Fukushima ont été exposés aux radiations alors qu’ils étaient encore sous forme de larves. Mais, s’agissant des générations suivantes, les malformations observées pourraient avoir été transmises génétiquement, avancent les chercheurs. Ils estiment aussi qu’à l’exposition directe aux radioéléments relâchés par la centrale sinistrée, s’est ajoutée la contamination par l’ingestion de feuilles.

"EXPOSITION AUX RADIATIONS"

Interrogé par Le Monde, M. Otaki reste toutefois prudent dans l’établissement d’une corrélation entre les malformations observées sur les papillons de Fukushima et l’accident à la centrale. "Les déformations que j’ai observées dans le passé étaient de nature différente de celles présentées par les papillons provenant de Fukushima, explique-t-il. En science, on ne peut jamais être sûr à cent pour cent, mais je n’avais jamais observé auparavant de déformations comme celles que j’ai constatées sur les ailes des papillons de Fukushima."

Il ajoute : "Sans tirer des conclusions hâtives, il convient d’être attentif aux mutations morphologiques observées. Une corrélation entre ces phénomènes et la proximité de la centrale n’est pas certaine mais elle n’est pas impossible. Ce qui est clair, c’est que les gènes des papillons de Fukushima ont été affectés. Mais il faut étendre notre recherche à d’autres espèces." Le chercheur envisage donc de poursuivre ses investigations sur d’autres insectes et de petits animaux de la région de Fukushima.

"Cette étude est importante en raison de ses implications pour les communautés biologiques de la région de Fukushima et pour les êtres humains", estime le biologiste américain Tim Mousseau, de l’Université de Caroline du Sud. Selon le chercheur qui étudie l’effet des radiations sur la faune et la flore à Tchernobyl et à Fukushima, "ces anomalies morphologiques ne peuvent s’expliquer que par l’exposition aux radiations".

Pour l’instant, personne n’est officiellement décédé en raison des radiations à la suite de l’accident de Fukushima. Mais nombre d’experts (médecins et biologistes) font cependant valoir que les effets d’irradiation n’apparaissent pas immédiatement, comme ce fut le cas des victimes des bombardements atomiques d’Hiroshima et de Nagasaki qui, au lendemain de ces attaques, ne présentaient en apparence aucun symptôme particulier. C’est ce que redoutent les 80 000 habitants de la région qui ont été évacués, ainsi que les ouvriers qui interviennent sur le site de la centrale accidentée.

Philippe Pons (Tokyo, correspondant)

[Tchernobyl] Chez les hirondelles d’Ukraine aussi la proportion de mutations albinos a grimpé à 15 %

Le Fukushima Diary a signalé des observations d’animaux albinos. Posted by Mochizuki on October 19th, 2012

L’étude “Tchernobyl: Conséquences de la Catastrophe pour les gens et l’Environnement” a mentionné les mutations liées à Tchernobyl. (par Alexey V.YABLOKOV, Vassily B. NESTERENKO, Alexey V. NESTERENKO, mutation albinos mentionnée)

Ce livre a été publié en 2009 par les ANNALS OF THE NEW YORK ACADEMY OF SCIENCES.

P.265 ~

[Rapport de Yablokov sur Tchernobyl] l'albinisme est monté en flèche en Ukraine10.3. Changements Génétiques

17. Les populations d’hirondelles d’écurie (Hirundo rustica) nées dans la région ukrainienne de Tchernobyl après la catastrophe présentent un taux de mutation albinos significativement plus important (jusqu’à 15 %) (Figure 10.6). Le taux des mutations dégénératives observé sur les populations de Tchernobyl est significativement supérieur à celui de populations-témoin prises en Ukraine, Italie, Espagne et Danemark (Møller & Mousseau, 2001; Møller et al., 2007).

Le Fukushima Diary a signalé des individus albinos :

[Rapport de Yablokov sur Tchernobyl] l'albinisme est monté en flèche en Ukraine 2Un moineau à ailes blanches à Chiba

[Rapport de Yablokov sur Tchernobyl] l'albinisme est monté en flèche en Ukraine 3Une hirondelle albinos observée à Gunma, à 227 km de Fukushima

[Rapport de Yablokov sur Tchernobyl] l'albinisme est monté en flèche en Ukraine 4Un sanglier blanc dans la préfecture de Saga, “1 sur 100 000 sangliers”[Rapport de Yablokov sur Tchernobyl] l'albinisme est monté en flèche en Ukraine 5Une hirondelle blanche vue à Nagasaki

[Rapport de Yablokov sur Tchernobyl] l'albinisme est monté en flèche en Ukraine 6Une hirondelle blanche à Tokyo aussi

[Rapport de Yablokov sur Tchernobyl] l'albinisme est monté en flèche en Ukraine 7De Une variété blanche d’amaryllis à Ehime

[Rapport de Yablokov sur Tchernobyl] l'albinisme est monté en flèche en Ukraine 8Un blaireau albinos observé à Fukui

[Rapport de Yablokov sur Tchernobyl] l'albinisme est monté en flèche en Ukraine 9Un moineau blanc vu dans Gunma

[Rapport de Yablokov sur Tchernobyl] l'albinisme est monté en flèche en Ukraine 10Encore de l’albinos : Un gros crabe royal du Kamtchatka tout blanc pêché à HokkaidoSource

L’Etat somme Areva d’agir contre les suicides à La Hague

6 suicides ont déjà été recensés. L’Etat a mis en demeure l’usine Areva La Hague (Manche) de mettre en place un plan d’action après avoir notamment relevé un fort taux de fréquence de suicide des salariés du site.  JDLE  Le 15 octobre 2012 par Valéry Laramée de Tannenberg

L’AFP a reçu ce lundi 15 octobre une copie de cette mise en demeure révélée par la Presse de la Manche. Le chef de la santé au travail de Areva NC La Hague a souligné, dans le rapport d’activité 2011, un taux de fréquence de suicide au sein de l’établissement trois fois supérieur à la moyenne de la Manche, elle-même supérieure à la moyenne nationale, écrit Christine Lesdos, directrice de l’unité territoriale de la Manche de la Direction régionale des entreprises, de la concurrence, de la consommation, du travail et de l’emploi (Direccte) dans une mise en demeure.

Le texte, qui invoque des risques pour la sûreté des installations, est daté du 18 septembre, et a été transmis le 8 octobre au Comité d’hygiène et sécurité (CHSCT) du site.?? Ces derniers mois, les syndicats avaient averti à plusieurs reprises que l’usine de recyclage des combustibles nucléaires usés, où Areva emploie directement 3.000 personnes, connaissait un nombre préoccupant de suicides de salariés, chez eux dans la plupart des cas.??

L’Etat demande la mise en place d’un plan d’action permettant l’évaluation et la maîtrise de la charge mentale et physique de travail. Areva La Hague doit en outre ramener la durée du travail sur site et hors site du personnel aux limites maximales légales et mettre en place un système d’enregistrement automatique du début et de la fin de chaque période de travail.

L’état de la santé mentale des salariés se dégrade de façon accélérée depuis deux ans, selon le rapport 2011 du chef de la santé du site. Une possible conséquence de sa nouvelle organisation industrielle, dont le déploiement, rappelle l’Autorité de sûreté nucléaire, n’a pas été une franche réussite.

Les éléments présentés démontrent l’importance de la charge mentale et physique pour certains salariés qui génèrent des risques pour leur santé et leur sécurité et des risques pour la sûreté des installations, écrit Christine Lesdos. Un volume d’heures supplémentaires conséquent a été déclaré en 2011 par des salariés non cadres du service dans lequel un salarié non cadre s’est suicidé en janvier, relève encore la Direction du travail.

En juin 2011, la cour d’appel de Caen a validé une demande d’expertise des risques psychosociaux émanant du CHSCT d’Areva NC, suite à six suicides et une tentative [JDLE].

Souffrance croissante au travail à l’usine Areva de la Hague selon la CFDT

Les salariés de l’usine Areva de Beaumont-Hague (Manche) connaissent une souffrance au travail croissante et une dégradation de leur santé mentale, a affirmé mercredi à l’AFP Thierry Mouchel, secrétaire CFDT du CHSCT (comité hygiène et sécurité) du site. (©AFP / 26 septembre 2012 18h53) 

L’usine, où travaillent 5.000 personnes dont 3.000 sont employées directement par Areva, et qui concentre la plus grande quantité de matière radioactive en Europe, continue à connaître un nombre de suicides de salariés, chez eux, supérieurs à la moyenne, a-t-il affirmé.

Selon lui, deux salariés d’Areva se sont suicidés en 2012 et deux autres ont tenté de le faire; un salarié d’un sous-traitant a mis fin à ses jours, tous à leur domicile. En 2011, il y a eu a priori sept suicides, en 2010 quatre, et en 2009 trois, selon la CFDT.

Les syndicats avaient tiré la sonnette d’alarme début 2011 sur la question de ces suicides dont les raisons – personnelles ou professionnelles -, restent floues. La question avait été évoquée en juin 2011 devant la cour d’appel de Caen qui avait partiellement validé une demande d’expertise du CHSCT.

M. Mouchel était interrogé en marge d’une réunion de commission locale d’information du site (qui regroupe direction, syndicats, associations et élus locaux). 

Au cours de cette réunion, le CHSCT a souligné que le rapport du secteur santé au travail 2011 et les différents rapports d’expertise réalisés montrent une dégradation de la santé mentale des salariés et une souffrance au travail croissante.

Interrogée par l’AFP, M. Mouchel a estimé que 2012 allait être un copié-collé de 2011. 

Cette dégradation est attribuée par les syndicats à de fréquentes restructurations opérées dans les services.

Elle n’a pas d’impact direct sur la sûreté du site. Mais il est évident que quelqu’un qui est mal dans sa tête ne peut pas avoir la même vigilance que les autres, selon la CFDT.

Interrogée par l’AFP, la direction de l’usine a affirmé que les salariés étaient au coeur de (ses) priorités et que des structures et équipes médicales étaient prévues pour prendre soin de ceux qui ont des difficultés. 

En cas de drame, on ne fait aucun commentaires sur la vie privée, a déclaré Catherine Argant, directrice de la communication du site, refusant de commenter les chiffres de la CFDT.

Selon l’Insee, la Manche est le troisième département le plus touché par les suicides avec 29,1 pour 100.000 habitants contre 16,3 en France en 2009. 

AREVA

(©AFP / 26 septembre 2012 18h53) 

Fukushima: 225.000 cancers radio-induits probables

Selon une étude gouvernementale, la catastrophe de Fukushima pourrait provoquer 225.000 cancers radio-induits Publié le 14 octobre 2012 par Gen 4

Loin de Fukushima, le Dr Bradford Weeks est un médecin américain peu conventionnel qui a ouvert en 1993 la clinique Weeks pour la médecine corrective et la psychiatrie sur l’île de Whidbey, dans l’État de Washington. Le Dr Weeks pense qu’une bonne hygiène de vie et une médecine préventive efficace peuvent éviter en grande partie l’apparition des maladies « modernes » comme le cancer au sujet desquelles la médecine allopathique ne sait que traiter tardivement les effets et freiner le développement sans en identifier réellement les causes primaires.

http://gen4.fr/2012/10/selon-une-etude-gouvernementale-la-catastrophe-de-fukushima-pourrait-provoquer-225-000-cancers-radio-induits.html

Selon une étude gouvernementale, la catastrophe de Fukushima provoquera 225.000 cancers radio-induits

225.000 nouveaux cas de cancer liés à la catastrophe de Fukushima-Daiichi ?

Le Dr. Weeks cite, sans toutefois préciser ses sources ni donner de détails (1), « certaines études gouvernementales » qui établiraient un accroissement considérable de la morbidité par cancer directement attribuable à la catastrophe de Fukushima-Daiichi.

De 0 à… 2 millions de cancers supplémentaires

La guerre de chiffres des effets sanitaires radio-induits initiée après la catastrophe nucléaire de Tchernobyl (2) a toutes les chances de se reproduire après celle de Fukushima-Daiichi :

- 0 selon l’ORNL (3) (juillet 2012)

- Une centaine selon la fameuse étude américaine de Stanford avec une incertitude très élevée (de 15 à 1300 décès et de 25 à 2500 maladies déclarées)

- De 100 à 1000 selon l’ANS (p. 27)

- 2 millions selon l’expert indépendant Arnie Gundersen dont la moitié induiront le décès du patient

Des maladies apparaissant de 5 à plus de 50 années après les premières expositions

Une apocalypse au ralenti : voilà ce que pourrait être l’avenir du Japon. Expliquons-nous : si une exposition unique à une dose de radioactivité faible à modérée peut être relativement bien modélisée et les effets sanitaires anticipés, la situation au Japon (et en Ukraine / Biélorussie) se complique du fait que les populations non-évacuées sont soumises constamment à des doses d’irradiation interne (par l’alimentation, la respiration) qui présentent un fort effet d’accumulation dans l’organisme au fil des mois et des années.

Tableau 1 : Après environ 3 mois, une ingestion unique de 1000 Bq de Cs-137 devient moins radio-toxique pour l’organisme qu’une contamination interne équivalent à 10 Bq / jour, soit 900 Bq de Cs-137 incorporés (ICRP, 2011)

 

Ne pas avoir évacué largement les populations n’a en fait simplifié le problème que pour une courte période

Les autorités Japonaises ont choisi l’option d’un zonage minimal, plus restreint comparativement à celui de Tchernobyl. Si l’on ajoute à cette constatation que la densité de population relativement élevée dans toute la zone côtière située à l’Est du Japon (200 habitants / km2 soit 2.5 fois plus qu’en Ukraine et 4 fois plus qu’en Biélorussie), on peut raisonnablement estimer qu’a contamination relativement égale (4) les effets sanitaires de la catastrophe de Fukushima-Daiichi ne pourront à priori qu’être supérieurs à ceux constatés en Ukraine et en Biélorussie.

L’idée de repousser les échéances est inhérente aux élites politiques : si tout va bien, elles s’auto-tresseront des lauriers et si tout va mal, avec un peu de chance, la gestion de la situation sanitaire future incombera aux adversaires politiques et, de toute façon, le temps aura dilué les responsabilités comme l’océan et l’atmosphère « diluent » la radioactivité ‘(5).


(1) L’origine est probablement un rapport secret d’une agence gouvernementale des USA.

(2) Mortalité radio-induite par Tchernobyl : 10.000 décès (ONU/OMS), 40.000 (URSS, 1986), 125.000 (Belbéoch)500.000 (Gofman, Berkeley) à 1 million (Yablokov, Nesterenko) ; morbidité : chiffres sensiblement équivalents (2 maladies radio-induites = 1 décès radio-induit)

(3) Oak Ridge National Laboratory : l’un des « laboratoires » américains consacrés au nucléaire civil et militaire

(4) Un peu moins de noyaux moyens, noyaux lourds équivalents, beaucoup plus de noyaux légers dispersés et un territoire de dispersion 2/3 océan 1/3 terrestre

(5) Raisonnement étroitement lié à une notion de « seuil » extrêmement controversée : si 1 million de particules radioactives contaminent 1000 individus, les effets sanitaires seront relativement identiques à celles induites si elles avaient affecté uniquement 100 individus (hypothèse de la relation linéaire sans seuil et d’une dispersion homogène dans zone de densité de population homogène)


Source : enenews, 13/10/12

Les infirmières évacuent Fukushima pour soustraire leurs enfants au risque radioactif

La préfecture de Fukushima fait face à une pénurie sérieuse en infirmières et personnels hospitaliers.

La principale raison en est que les infirmières sont parties pour soustraire leurs enfants au risque radioactif dû à l’accident de Fukushima. D’un autre côté, le nombre de patients augmente et la période d’évacuation est prolongée.

Selon les autorités de la préfecture de Fukushima, dans les hôpitaux au 1er mars 2011, soit juste avant le 11-3, il y avait 14 556 infirmières et autres personnels hospitaliers mais on est descendu à 14 089 au 1er mars 2012.

En février 2011, l’association des infirmières de Fukushima disait qu’il y avait 216 candidats pour 366 postes, soit un taux de remplissage des offres de 1,69. Toutefois, fin août dernier; il y avait 174 demandes pour 768 postes. Ce taux passe à 4,41, ce qui est une énorme augmentation par rapport à avant le 11 mars 2011.

Le nombre de jeunes gens examinés devrait augmenter dès le 1er octobre 2012 qui met en place un système de gratuité des soins pour les patients de moins de 18 ans et l’association s’inquiète d’une situation qui pourrait entraver les examens de santé, disant qu’un manque en personnel médical pourrait gêner les efforts locaux de remise en état.

Dans les autres régions dévastées, Iwate et Miyagi font aussi face à un manque de personnel médical mais la situation est particulièrement grave à Fukushima à cause de la catastrophe nucléaire et on s’attend à ce qu’il en soit ainsi pour longtemps.

M. Midori Suzuki, directeur principal de l’association des personnels soignants de Fukushima déclare : “Le manque en infirmières et infirmières spécialisées était déjà un problème avant mais depuis la catastrophe nucléaire, la situation est devenue particulièrement grave. Je voudrais que le gouvernement élargisse son attention à ce qui entrave la remise en état.”

La souffrance des agriculteurs du Tohoku, dix-huit mois après Fukushima

Nos algues sont contrôlées tous les jours, et je vous garantis qu’elles sont sûres! Mais nous en vendons deux tiers de moins qu’avant Fukushima. Comme nombre d’agriculteurs de la région du Tohoku, Mayumi Kurasawa peine à écouler ses produits. Les consommateurs se méfient. par Hélios 5 10 2012

Avec une quinzaine d’entreprises agricoles du nord-est du Japon, Mme Kurasawa est descendue à Tokyo pour convaincre de l’innocuité de leurs produits un an et demi après l’accident de Fukushima intervenu dans cette zone.

Par une belle journée d’été indien, wasabi (raifort), champignons, pommes, saumons, céréales et même bouteilles de saké (vin de riz), ont été étalés sous les arbres du jardin de l’Institut français du Japon-Tokyo.

Tout ça vient de tout le Tohoku, une région qui s’étire sur plus de 400 km dans les confins septentrionaux de la grande île de Honshu. La préfecture la plus méridionale de cette large zone s’appelle… Fukushima, où est implantée la centrale nucléaire accidentée.

Une partie des agriculteurs, qui sont venus tenter de convaincre grossistes et restaurateurs de Tokyo, sont des sinistrés du séisme de magnitude 9 et du tsunami géant qui ont ravagé la région juste avant la catastrophe nucléaire.

L’entreprise Kawashu représentée par Mme Kurusawa a ainsi perdu sept usines emportées par le raz-de-marée. Malgré tous ses efforts, cette PME de 200 salariés peine encore à écouler ses algues wakame, pourtant très prisées des Japonais.

Ses sites de production, dans la préfecture d’Iwate, ont beau être à 300 km de la centrale Fukushima Daiichi, rien n’y fait: l’image de la centrale et du Tohoku collent à Kawashu.

De nombreux clients préfèrent acheter des produits de Corée du Sud ou de Chine que de chez nous. Ils pensent que c’est plus sûr, déplore Mayumi Kurasawa.

Contrôles sanitaires réussis 

La chute est brutale: – 60% à – 70% en moyenne par rapport aux ventes d’avant l’accident nucléaire pour les produits du Tohoku.

Depuis le 1er avril, la limite légale de teneur en césium radioactif dans les aliments japonais a pourtant été rabaissée au niveau habituel (100 becquerels de césium radioactif par kilogramme), après avoir été relevée de façon provisoire après Fukushima (à 500 becquerels de césium par kilogramme) comme le prévoient les procédures internationales d’urgence.

Ce retour à la normale aurait dû rassurer les consommateurs mais, dans le même temps, des aliments de divers endroits de la préfecture de Fukushima ont été à un moment ou à un autre interdits à la vente, dont de la viande bovine, du lait, des champignons, certains légumes verts et du riz.

Les clients restent donc méfiants d’autant que des cas de fraude ont été découverts. Un grossiste vient ainsi d’être arrêté pour avoir vendu du riz de Fukushima sous le label de Nagano (centre). Le riz en question n’était pas malsain, mais la tromperie permettait de mieux écouler un produit difficilement vendable.

Et pourtant, à part dans la zone contiguë à la centrale, la majorité des produits de la préfecture de Fukushima sont aujourd’hui contrôlés et mesurés nettement sous la limite légale.(on sait comment ils font les contrôles !)

Les céréales, légumes et plantes cultivés dans les autres préfectures du Tohoku, et a fortiori les animaux qui y sont élevés, passent en très grande majorité avec succès les contrôles.

Tous les produits vendus ici sont contrôlés et sains, souligne Katsuyasu Ito, chef du restaurant de cuisine française L’auréole à Oshu (préfecture d’Iwate).

Ce cuisinier reconnu est à l’origine de cette opération de promotion des produits du Tohoku, au cours de laquelle il fait déguster une gelée de pommes semi-congelée, un canapé de coquilles Saint-Jacques à la plancha ou des lamelles de boeuf tataki (très légèrement cuites).

Solidarité de grands chefs 

Malgré une atmosphère bon enfant et une ambiance marché de produits régionaux, le chef Ito reconnaît toutefois qu’il y a encore un peu d’inquiétude des consommateurs vis-à-vis des produits du Tohoku.

Avec un chiffre d’affaires amputé de 20%, Masahiro Saito, qui élève les réputés poulets fermiers de Kawamata dans la préfecture de Fukushima, s’estime moins malchanceux que ses voisins céréaliers ou maraîchers dont certains ont dû mettre la clé sous la porte.

Dans la ville de Soma, à une quarantaine de km de la centrale de Fukushima Daiichi, le riz cultivé localement est souvent aux normes, mais personne ne veut l’acheter, hormis la population locale. Du coup, les rizières sont abandonnées aux herbes folles.

Lors du pic des radiations en mars 2011, j’ai mesuré 5 becquerels de césium radioactif par kilogramme(! ?) sur mes poulets. Aujourd’hui c’est beaucoup moins, explique M. Saito en montrant fièrement ses volailles.

Comme la plupart de ses confrères, il a toujours nourri ses bêtes avec du maïs américain, (du maïs OGM de Monsanto ?) ce qui explique que les éleveurs du Tohoku souffrent un peu moins que les autres agriculteurs de la région.

Il n’y a pas de grande cuisine sans grands produits, et ceux du Tohoku ont retrouvé le top niveau, assure Thierry Marx, chef étoilé au guide Michelin qui tient le Sur Mesure à Paris.

Comme d’autres chefs français et japonais, M. Marx est venu soutenir ces producteurs par solidarité, car l’outil de travail des cuisiniers a été mis en danger.

Dix-huit mois après l’accident nucléaire, ses retombées sont en effet toujours sensibles sur l’économie, au-delà de l’agriculture, et sur la vie quotidienne de centaines de milliers d’habitants de la région.

Afin de ne jamais revivre au Japon cette expérience traumatisante, le gouvernement vient d’annoncer viser la sortie du nucléaire d’ici une trentaine d’années. (faux ! Voir le revirement de Noda, avec le chantage de l’administration américaine)

Une loi pour protéger les lanceurs d’alerte

Le texte présenté par les sénateurs écologistes propose la création d’une haute Autorité de l’expertise

La présence d’hydrocarbures aromatiques polycycliques dans les particules des gaz d’échappement des moteurs diesel est préoccupante, car elle soumet les travailleurs exposés à ces fumées à des risques de cancer. " Cette mise en garde n’est pas extraite de l’avis publié en juin, avec fracas, par le Centre international de recherche sur le cancer (CIRC) et selon lequel les émanations des moteurs diesel sont désormais classées " cancérogènes pour l’homme ". Cet avertissement est un peu plus ancien : il est énoncé dans une synthèse de la littérature scientifique, publiée dans la revue Journal of Occupational Medicine il y a… trente deux ans.
Le savoir scientifique était présent ; il n’a pas été mobilisé. En conséquence, les véhicules diesel représentent aujourd’hui la majeure part du parc automobile français avec, à la clé, un cul-de-sac industriel et un coût important assumé par le système de santé.
Des mesures de protection des lanceurs d’alerte auraient-elles pu, à l’époque, infléchir le cours des choses ? Les avocats de la proposition de loi relative à la création d’une Haute Autorité de l’expertise scientifique et de l’alerte en matière de santé et d’environnement (HAEA) en sont convaincus.
Déposé fin août par les sénateurs écologistes, le texte doit être examiné dans les prochains jours par la Commission du développement durable du Palais du Luxembourg avant d’être discuté, le 15 octobre, en séance plénière. Il prévoit la mise en place d’une autorité administrative indépendante rattachée aux services du premier ministre. Selon l’exposé des motifs, la HAEA aura pour mission d’" instruire certaines alertes qui tendent aujourd’hui à échapper aux mécanismes "institutionnels" " de veille sanitaire ou environnementale.
Dans le passé récent, la pneumologue Irène Frachon a, par exemple, joué un rôle central dans le retrait du Mediator. De même, Pierre Meneton, chercheur à l’Institut national de la santé et de la recherche médicale (Inserm), a participé à la prise de conscience des méfaits sanitaires de l’excès de sel… au prix de poursuites pour diffamation engagées par le Comité des salines de France – finalement débouté en 2008. Outre la création de la HAEA, le texte prévoit d’instituer une " cellule d’alerte sanitaire et environnementale " dans chaque entreprise de plus de onze salariés et dans les établissements publics.
Tout employé, estimant que " les produits ou les procédés de fabrication " mis en oeuvre par son entreprise font peser des risques pour la santé publique ou l’environnement, sera fondé à saisir cette cellule d’alerte. Qui décidera ensuite de saisir, si besoin, la HAEA. Dans les entreprises de plus de cinquante salariés, la cellule d’alerte pourrait être intégrée au Comité d’hygiène, de sécurité et des conditions de travail (CHSCT). Cependant, un salarié – ou tout chercheur disposant d’informations privilégiées – pourra aussi saisir l’autorité indépendante directement, en demandant la garantie de son anonymat.
Disposition visant à rassurer les entreprises : pour bénéficier de la protection prévue par la loi, le lanceur d’alerte est tenu à une obligation de confidentialité.
" Ce texte va beaucoup plus loin que la seule protection des lanceurs d’alerte, estime le toxicologue André Cicolella (Ineris), porte-parole du Réseau environnement santé (RES) et lui-même licencié en 1994 de l’Institut national de recherche et de sécurité (INRS) pour avoir alerté sur les dangers des éthers de glycol. Il ne se limite pas à augmenter les indemnités de licenciement : il prend en compte les signaux d’alerte mis en évidence et organise leur suivi en veillant à ce qu’ils soient expertisés. "
" La HAEA, ne sera pas une nouvelle agence d’expertise, précise la sénatrice du Nord Marie-Christine Blandin (Europe Ecologie-Les Verts), auteure de la proposition de loi. Mais elle sera garante de la qualité et de l’indépendance de l’expertise. " La HAEA pourra ainsi requérir des avis scientifiques auprès des agences ou d’autres organismes scientifiques, elle pourra aussi les critiquer et demander la conduite des travaux scientifiques qu’elle estimerait nécessaires pour juger du bien-fondé d’une alerte.
Pourtant, depuis le scandale du Mediator, les agences comme l’Anses (Agence nationale de sécurité sanitaire de l’alimentation, de l’environnement et du travail) disposent d’un comité de déontologie et de prévention des conflits d’intérêts. " Il n’est pas satisfaisant de laisser les acteurs de l’expertise organiser, eux-mêmes, la critique de leur propre expertise ", dit Glen Millot, un des responsables de la Fondation Sciences citoyennes, qui milite depuis près d’une décennie pour la protection des lanceurs d’alerte.
Selon Mme Blandin, la proposition fédère contre elle de nombreuses réticences. " L’ambiance n’est pas à la création de nouvelles autorités indépendantes et certains craignent que ce ne soit une nouvelle "usine à gaz", dit la sénatrice. Pourtant, son coût de fonctionnement sera ridicule par rapport à ce que coûte la réparation des scandales sanitaires successifs, que j’évalue à quelque 2 milliards d’euros par an. "
Aujourd’hui, rappelle en substance Ronan Dantec, sénateur de Loire-Atlantique (Europe Ecologie-Les Verts) et rapporteur du texte, le système d’alerte informel repose entièrement sur les médias qui décident de donner de l’écho à telles voix… et non à telles autres. " Si on avait écouté les ouvrières de Condé-sur-Noireau lorsqu’elles disaient qu’elles voyaient leurs collègues mourir à 40 ans, illustre Mme Blandin, on aurait peut-être réglé la question de l’amiante dix ans plus tôt… "
Stéphane Foucart
L’interdiction du bisphénol A reportée à 2015
La commission des affaires sociales du Sénat a repoussé, de 2014 à 2015, l’interdiction du bisphénol A (BPA) dans les contenants alimentaires, prévue dans une proposition de loi PS examinée le 9 octobre au Palais du Luxembourg, a indiqué, mercredi 3 octobre, sa présidente Annie David (PCF).
La commission a toutefois maintenu au 1er janvier 2013 l’interdiction du BPA pour les conditionnements alimentaires destinés aux enfants de moins de 3 ans.
La proposition de loi a déjà été votée par l’Assemblée nationale le 12 octobre 2011. Elle avait reçu à l’époque le soutien du gouvernement de François Fillon mais elle vient seulement d’être inscrite à l’ordre du jour du Sénat. Hasard du calendrier, une nouvelle étude épidémiologique vient d’être publiée dans la revue Environmental Health Perspectives, mettant en évidence une forte corrélation entre niveau d’exposition au BPA et risques d’artériosclérose.

Fukushima, santé-environnement, tous cobayes : Le coup de gueule de Michèle Rivasi

Le 26 septembre 2012 par Yves Leers · Michèle Rivasi est députée européenne (EELV). Fondatrice de la CRIIRAD, ce labo indépendant sur la radioactivité créé juste après la catastrophe de Tchernobyl (1986), elle se bagarre contre toutes sortes de pollutions (radioactives, ondes électromagnétiques…) qui ont de graves conséquences sur la santé. On retrouve cette lanceuse d’alertes qui ne désarme pas dans le film « Tous cobayes » de Jean-Paul Jaud, y compris à Fukushima où elle raconte le désarroi de la population après la catastrophe de 2011.

Pourquoi sommes-nous tous cobayes ? Oui, nous sommes tous cobayes et ça ne s’arrange pas ! Aujourd’hui ce sont les multinationales qui décident de tout ce que nous consommons: du contenu de notre nourriture (OGM, pesticides, additifs alimentaires…), de ce que nous respirons, de nos médicaments, de la course effrénée à la nouvelle molécule aux OGM toxiques, bisphénol A, ondes électromagnétiques, gaz de schiste, nanotechnologies, chimie pas vraiment verte, jouets toxiques, lignes haute tension pour évacuer l’électricité nucléaire au lieu de développer les énergies renouvelables de proximité : la liste est longue des scandales qui éclatent jour après jour sur l’environnement et la santé. Il y a face à nous, consommateurs, de telles collusions d’intérêts qu’on a l’impression de se battre contre des moulins. Et les lanceurs d’alerte crient dans le désert alors qu’il faudrait les protéger légalement (*). Regardez le « marché » de la santé qui pèse des milliards : il n’y a pas si longtemps, on se donnait dix ans de recul avant de mettre un médicament sur le marché. Aujourd’hui, de nouvelles molécules sortent tous les jours sans précaution. On met sur le marché dans l’urgence des médicaments « fast tracks » et on verra bien ce que ça donne. Nous sommes bien des cobayes.  

Résultats : 40% des médicaments inutiles. Et tant mieux s’ils ne sont pas dangereux. Où est la surveillance? Tout va bien pour les labos : les Français sont les premiers consommateurs de médicaments en Europe. A Bruxelles, nous nous sommes battus contre la collusion d’intérêts à l’Agence européenne des médicaments en refusant de  voter ses subventions pour son fonctionnement. Tous cobayes mais aussi sur-consommateurs ? Quelle que soit la technologie – alimentaire, cosmétiques, santé – on ne dit pas tout car le profit passe avant tout. En France, on essaye de ne pas voir jusqu’au jour où la vérité éclate enfin si ce n’est pas trop tard comme cela a été le cas pour l’amiante. Comment expliquer un développement de la consommation presque illimitée de produits fabriqués à l’autre du bout de monde alors qu’on ne parle que de crise : on se jette un nouveau téléphone curieusement « androïde » ou la dernière tablette. On dirait que la crise ne joue pas sur ces objets de surconsommation programmés pour … ne pas durer. Le consommateur est-il roi ou dupe ? Je viens d’entendre une pub dans laquelle un jeune incite un autre « à changer son portable préhistorique »… Jean-Paul Jaud vous a suivie au Japon près de Fukushima. Comment avez-vous vécu cette visite sur le terrain et qu’avez-vous vu ? J’étais très émue et très en colère car je retrouvais ce que j’avais vécu au moment de Tchernobyl : le désarroi d’une population qui n’avait aucun choix de s’alimenter autrement qu’avec les produits locaux dans ce qu’on a appelé la zone d’évacuation volontaire. Une opacité totale, une population pas du tout informée de la dangerosité de la radioactivité voire désinformée, des habitants complètement démunis.  On a maintenu sciemment les gens dans l’ignorance en leur disant que la radioactivité n’était pas plus dangereuse que deux verres de saké. Ce qui m’a frappé aussi, c’est l’incompétence des ‘responsables’. A propos de la nourriture, on leur disait juste: « c’est bon ou pas », sans proposer d’alternative. Les gens étaient perdus  jusqu’au jour où une ONG s’est créée avec l’aide de la CRIIRAD et a pu faire des mesures indépendantes. Les petits agriculteurs ont été les plus touchés, en particulier les bio. Je me souviens d’un paysan dans un petit village qui ne comprenait pas où était le problème : nous étions au printemps et les papillons volaient. Tout semblait si « normal » et c’est bien le problème de la radioactivité. Il y a au Japon une culture de la soumission et Fukushima a fait éclater une rupture entre les hommes qui ne voulaient rien voir ni entendre et les femmes qui s’inquiétaient pour l’avenir de leurs enfants. « Je suis très en colère à l’intérieur », disaient-elles. Le cheminement peut être très lent mais cela peut sortir d’un coup. Il y a eu des ruptures terribles. Que dire cette femme dont le mari s’est suicidé parce qu’il ne voulait pas revivre Hiroshima comme ses parents. Elle, elle reste seule avec son fils pour cultiver sa petite parcelle. »   (*)  Une proposition de loi sur la protection des lanceurs d’alerte doit être déposée le 15 octobre au Sénat. 

Vérité sur la bombe atomique: un médecin survivant témoigne

Ces vidéos de la conférence " Un monde fabriqué par les adultes " ( 19.03.2011) avec la professeur Shuntarô Hida, médecin japonais, survivant du bombardement d’Hiroshima, ont été mises en lignes récemment en Aout 2012.
Ces vidéos sont sous-titrées en français
Merci M. Hida de votre témoignage!!!

partie 1 : Vérité sur la bombe atomique ; un médecin survivant témoigne

partie 2 : Vérité sur la bombe atomique : un médecin survivant témoigne

partie 3: Vérité sur la bombe atomique : les maladies causées par la bombe atomique

partie 4 : Vérité sur la bombe atomique : Fukushima "Danger à partir de 1 msv"

Une précision : il y aurait apparament une 5ème partie.

Etat de santé des enfants du Bélarus après l’accident de la centrale nucléaire de Tchernobyl

Voici les résultats d’une étude épidémiologique réalisée par un pédiatre biélorusse (le Dr Galina Bandajevskaya). Cette étude a été présentée en mai dernier au Forum de Radioprotection à Genève. Elle concerne l’état de santé des enfants après 25 ans de contamination radioactive (essentiellement à la suite de la consommation régulière d’aliments).

http://www.aset.be/etat-de-sante-des-enfants-du-belarus-apres-l-accident-de-la-centrale-nucleaire-de-tchernobyl