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Fukushima, réacteur 4: système de refroidissement tombé en panne et réparé: ouf!

Le système de refroidissement du combustible nucléaire usé d’une piscine sur le quatrième réacteur nucléaire de la centrale Fukushima-1 est tombé en panne. Cela a été rapporté par la société TEPCO qui est l’opérateur de centrale nucléaire accidentée. La société a assuré que la situation dans la Fukushima-1 reste sous contrôle. La température dans la piscine du combustible nucléaire usé n’augemente pas, les fuites d’eau radioactive n’ont pas été trouvées. La voix de la Russie 30.06.2012

La Fukushima est tombée en panne à nouveau

Photo: EPA

Le système de refroidissement a été arrêté automatiquement après qu’un défaut de la pompe à eau a été constaté. Les experts de TEPKO arrivent d’essayer de trouver les causes de l’incident.

C’est le deuxième échec du système de refroidissement du quatrième réacteur sur la centrale Fukushima-1 au cours du dernier mois. Au début de juin, deux pompes sont tombées en panne et le système a cessé de fonctionner pendant presque toute la journée.

Infos en direct du Japon  20h samedi: le  système refroidissement ne marche toujours pas piscine du 4 #Fukushima Température monte peu à peu

La progression est linéaire : 9 degrés en 18 h, il reste ???  H pour trouver la solution….

http://fukushima-diary.com/

 OUF : Encore des sueurs froides avec Fukushima. ( info 1 juillet 2012)

Système de refroidissement du Réacteur 4 de Fukushima, mise à jour par TEPCO : L’UPS (Uninterruptable Power Supply = onduleur) hors service

 TEPCO s’est débrouillé pour contourner l’onduleur et a redémarré le système de refroidissement à 15h07 le 1er juillet. Au moment du redémarrage, la température de l’eau à l’intérieur de la piscine était de 42,9°C. TEPCO prévoit de remplacer l’onduleur fautif cette semaine. (d’après les tweets d’un autre journaliste indépendant qui reçoit des emails de TEPCO.)

[Reactor4] Coolant system is still running without proper equipment 2

[Reactor4] Coolant system is still running without proper equipment 3

Le travailleur de Fukushima, Happy11311, a tweeté sur la panne du système de secours du circuit de refroidissement de la piscine (SFP4).

続き2:片側のポンプが停止したらバックアップポンプが起動するはずなんだけど、こっちも同じく電源供給されずに動かなかったみたい。簡単にいうと設計ミスとチェック漏れでし。根本的原因は調べてるみたいだけど湿気とか塩害の可能性もあるのかなぁ…。
— ハッピーさん (@Happy11311) 7月 2, 2012
(Traduction) La pompe de secours était supposée démarrer lorsque l’une des deux pompes s’arrête mais celle-ci n’était pas alimentée non plus, ça ne marchait pas. Pour faire simple, C’était une erreur de conception et un manque de vérification. Ils semblent en rechercher la cause mais je me demande si l’humidité ou les dégâts du sel ne sont pas impliqués… (Fin)

続き3:冷却系は事故の初期段階で突貫で据え付けた物が多いから設計時間もなく結構チェックしきれてないものが多いのかなぁ…。でもあれから一年近くたってるから、あってはいけない事でし。またトラブルが起きてからの対応で「転んでからの杖」になってしまったでし。
— ハッピーさん (@Happy11311) 7月 2, 2012
(Traduction) Plusieurs parties du système de refroidissement ont été construites de façon provisoire, ils n’avaient pas assez de temps pour concevoir et vérifier. C’était il y a un an, on ne peut pas admettre qu’il reste encore aujourd’hui des parties non vérifiées. Maintenant, une fois encore, c’est du "on regarde après que ça saute".(Fin)

In: http://fukushima-diary.com/2012/07/reactor4-actual-fukushima-worker-in-short-it-was-a-design-error/


Appel pour une sortie de crise par l’écologie

Cette tribune est cosignée par Nicolas Bouleau, mathématicien, spécialiste de l’économie financière, diplômé de l’Ecole nationale des Ponts et chaussées, Dominique Bourg, philosophe à l’université de Lausanne et vice-président de la Fondation Nicolas Hulot, Gaël Giraud, économiste, chercheur au CNRS, et Nicolas Hulot. Une série de personnalités se joignent à cet appel à restaurer le primat du politique sur la toute-puissance des marchés (la liste complète est disponible à la fin de cette tribune). huffingtonpost.fr du 23 mai 2012

La débâcle économique et écologique à laquelle nous assistons découle de la perte organisée du contrôle des instances politiques sur les grands choix collectifs. L’idéologie néolibérale qui domine en partie le monde politique est fondée sur la croyance, quasi religieuse, en la toute-puissance des marchés; elle marginalise la sphère démocratique. Or, les conséquences du défaut de régulation, local et global, sont d’ores et déjà dramatiques: les inégalités explosent, les limites des ressources naturelles et la vulnérabilité des grands équilibres qui nous font vivre sont ignorées. 
Nous appelons avec force à un éveil des consciences et de la solidarité mondiale, à un sursaut moral de tous. La solution ne peut passer que par le renouveau du civisme et la réaffirmation de la puissance publique.

Au lendemain de l’élection présidentielle, nous appelons:

    • À la reconnaissance des liens qui unissent les enjeux économiques et écologiques. L’ouverture d’un marché mondial de milliards d’individus, avec pour objectif la réduction des protections et régulations, n’a fait que renforcer les inégalités. Les élites politiques, économiques et financières, en captant la quasi-totalité de la richesse produite ont condamné à la misère les paysans du Sud, et au déclassement nombre des populations du Nord. Si les 30 dernières années ont été caractérisées par une croissance de la richesse produite, elles ont aussi connu un creusement des inégalités sans précédent.
    • Dans le même temps, une seconde catastrophe est en train de condamner l’essentiel de la population mondiale à des conditions d’existence nettement dégradées. L’élévation de 4°C de la température durant ce siècle, scénario hautement probable, excéderait nos capacités d’adaptation dans un grand nombre de régions du monde. Cela se traduirait notamment par une chute de la production agricole et alimentaire mondiale. Plus généralement, des ressources raréfiées, un climat de plus en plus hostile, une montée inexorable du niveau des mers, etc. ne faciliteront certes pas les activités économiques!
    • À contrecarrer la puissance court-termiste de la finance mondialisée. Il est temps de contrecarrer l’approche court-termiste des questions d’environnement et de développement. Il faut pour cela renforcer les capacités de régulation de la communauté internationale et lutter à l’échelle des Etats contre l’impuissance du politique. Force est de constater que sur une planète où le commerce est la fin suprême, c’est toujours le moins-disant social et environnemental qui l’emporte. Les biens circulent et sont consommés sans aucune considération, ni pour les conditions de travail des personnes qui les produisent, ni pour leur impact environnemental global.
    • À la condamnation de toute vision opportuniste des changements climatiques. Les données régionales de plus en plus précises fournies par les modèles climatiques rendent possibles des stratégies d’adaptation et d’investissement cyniques. Un petit nombre d’acteurs croit ainsi pouvoir tirer profit, au moins pour un temps, des changements en cours en déplaçant au fur et à mesure des opportunités nouvelles leurs investissements.
    • À une décroissance des flux physiques et à la fin du pillage des ressources naturelles du Sud. Les rapports Nord-Sud ne peuvent pas se limiter à faire envier aux classes moyennes des pays en développement le train de vie actuel des pays riches. Les limites physiques, que nous atteignons aujourd’hui (terres rares et autres minéraux, pétrole conventionnel, etc.) montrent qu’il faut ouvrir d’autres voies. Il est indispensable d’organiser rapidement, en commençant par les pays du Nord et les modes de vie les plus dispendieux, une décroissance des flux physiques sur lesquels reposent nos économies. Il convient de mettre fin au pillage quasi systématique des ressources naturelles du Sud qui prive la majeure partie de la population des conditions de satisfaction des besoins essentiels (eau, énergie, alimentation).
    • À une réaffirmation de la puissance publique pour sortir de la crise par l’écologie. La décision politique est l’unique voie, à condition d’être respectueuse des règles démocratiques, pour définir un intérêt général qui s’est largement lui aussi mondialisé. Elle permettra de mettre en œuvre une série de mesures indispensables pour réussir la transition vers une économie juste et équitable, sobre et soutenable.

Il est urgent:

    • D’imposer des règles environnementales et sociales à l’OMC, afin de faire du bien-être social et du respect des limites de la biosphère les principes fondateurs de l’économie soutenable.
    • De développer des normes financières nationales et internationales contraignantes pour mettre fin aux dérives du système financier et le réorienter vers le financement de l’économie réelle.
    • De concrétiser l’engagement de solidarité vis-à-vis des victimes des crises écologiques et des populations qui souffrent de l’extrême pauvreté, passant notamment par la mise en place du « Fonds Vert pour le climat » décidé à Copenhague, avec des modalités innovantes de financement et de contrôle de l’allocation des fonds.
    • De mobiliser la création monétaire publique pour financer la transition écologique et l’adaptation à un monde naturel en cours de changement rapide, mais aussi pour en finir avec la crise de la dette et revenir à l’équilibre budgétaire pour les dépenses courantes.
    • De faire basculer la fiscalité du travail et de l’investissement vers le prélèvement des ressources, pour asseoir une vraie fiscalité écologique, incitant au changement de comportement.
    • De réformer l’enseignement de l’économie et de créer au sein des universités des programmes de recherche sur de nouveaux modèles économiques et sociaux compatibles avec une consommation décroissante et équitable des ressources.
    • De transmettre par le système éducatif des valeurs civiques, de respect des êtres humains et de la nature, conditions au bien-vivre ensemble.

Face aux dérives collectives d’une société de plus en plus individualiste, nous appelons à rendre son rôle au pouvoir politique, démocratiquement désigné et exercé.

Liste complète des signataires:

Yohan Ariffin (politiste, Université de Lausanne, Suisse)

Christian Arnsperger (économiste, Université de Louvain, Belgique)

Floran Augagneur (philosophe, Sciences Po. Paris, France)

Guillemette Bolens (angliciste, vice-rectrice de l’Université de Genève, Suisse)

Nicolas Bouleau (mathématicien, spécialiste de l’économie financière, Ecole Nationale des Ponts et Chaussées, France)

Dominique Bourg (philosophe, Université de Lausanne/vice-président Fondation Nicolas Hulot/ Suisse)

Isabelle Cassiers (économiste, FNRS et Université de Louvain, Belgique)

Gauthier Chapelle (biologiste, spécialiste du biomimétisme, directeur scientifique de Greenloop, Belgique)

Eric Duchemin (environnementaliste, directeur de la revue Vertigo, Université du Québec, Montréal, Canada)

Marc Dufumier (agronome, AgroParistech, France)

Benoît Faraco (politiste, Fondation Nicolas Hulot, France)

Augustin Fragnière (environnementaliste, Université de Lausanne, Suisse)

Benoît Frund (géographe, vice-recteur de l’Université de Lausanne, Suisse)

Jean-David Gerber (géographe et politiste, Université de Lausanne, Suisse)

Gaël Giraud (économiste, CNRS, France)

Pierre Henry Gouyon (biologiste, Museum National d’Histoire Naturelle, biologiste de l’évolution, Paris, France)

Marek Hudon (économiste, professeur à la Solvay Business School, Université Libre de Bruxelles, Belgique)

Alain Grandjean (économiste et co-fondateur de Carbone4, FNH, Paris, France)

Gérald Hess (philosophe éthicien, Université de Lausanne, Suisse)

Marek Hudon (économiste, professeur à la Solvay Business School, Université Libre de Bruxelles, Belgique)

Nicolas Hulot (président Fondation Nicolas Hulot, France)

Claire Jaquier (professeure de littérature française, vice-rectrice de l’Université de Neuchâtel, Suisse)

Jean Jouzel (scientifique du climat, IPSL)

Alain Kaufmann (directeur de l’Interface Sciences Société, Université de Lausanne, Suisse)

Etienne Klein (physicien et philosophe, CEA, France)

Pietro Majno (chirurgien, hôpital universitaire de Genève, Suisse)

Jacques Mirenowicz (directeur de La Revue durable, Suisse)

Cécile Ostria (directrice Fondation Nicolas Hulot, France)

Déborah Philippe (sociologue des organisations, Université de Lausanne, Suisse)

Cécile Renouard (philosophe et économiste, Centre Sèvres et ESSEC, Paris, France)

Philippe Roch (ancien directeur de l’Office fédéral de l’environnement, ancien secrétaire d’Etat, Suisse)

Adèle Thorens Goumaz (philosophe, conseillère nationale les Verts /VD, Suisse)

Le marché de l’électricité dans le collimateur de Hollande

Le marché de l’électricité s’est invité ce jeudi 19 avril dans la campagne présidentielle, le favori des sondages François Hollande voulant changer des règles censées développer la concurrence, mais qui, selon son camp, n’auraient qu’attisé la spéculation au détriment des consommateurs.

"A quelques jours d’une élection décisive pour l’avenir de la France, il est urgent de suspendre la mise en application de la loi Nome", adoptée en 2010 et qui a réformé en profondeur le fonctionnement du marché de l’énergie, a lancé dans un communiqué François Brottes, conseiller sur les questions énergétiques du candidat socialiste à l’élection présidentielle.  Le HuffPost/AFP  |  Publication: 19/04/2012 

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Un pylône électrique le 7 mars 2012 à Seclin

"Après des hausses insupportables des tarifs du gaz et de l’électricité et l’échec de l’automatisation des tarifs sociaux de l’énergie, le gouvernement persiste à vouloir passer en force pour imposer la spéculation sur le marché de l’électricité au détriment des consommateurs, y compris contre l’avis de l’Autorité de la concurrence elle-même", a-t-il accusé.

Une allusion à un avis de l’Autorité publié en début de semaine, qui constitue selon lui un "véritable réquisitoire contre la politique d’ouverture du marché français del’électricité" et son incarnation législative, la loi Nome. Le gendarme de la concurrence avait été appelé par le gouvernement à se prononcer sur un projet de décret devant permettre la mise en place d’un des volets de cette loi, le "marché de capacité", un dispositif d’encouragement à la production d’électricité en période de pointe.

Or, l’Autorité a étrillé ce projet, en estimant que sa nécessité n’était pas du tout démontrée, et qu’il pourrait pénaliser les fournisseurs alternatifs, et alourdir les factures des consommateurs de 200 à 500 millions d’euros par an. Au passage, elle a dressé un piètre de bilan du dispositif phare de la loi Nome, l’Arenh, qui oblige EDF à revendre une partie de son électricité nucléaire à ses concurrents à un prix encadré.

Un geste "important"

Malgré cela, "certains fournisseurs alternatifs sont actuellement en train de réduire leur activité et envisagent un retrait total du marché français, ce qui traduit un constat d’échec de l’ouverture du marché français de l’électricité", a constaté l’Autorité. Plus mesuré, le régulateur du secteur, la Commission de régulation de l’énergie (CRE), a estimé jeudi que le marché de capacité pouvait se justifier, mais a prévenu également qu’il risquait de faire monter les factures d’électricité.

La CGT s’est aussitôt félicitée des annonces de l’équipe Hollande, jugeant ce geste "important". "On s’est battus contre cette loi", a indiqué à l’AFP Marie-Claire Cailletaud, porte-parole de la fédération CGT-Mines énergies.

L’avis du gendarme de la concurrence a par ailleurs apporté du grain à moudre aux fournisseurs alternatifs, qui reprochaient déjà au gouvernement de faire le jeu d’EDF en fixant des règles insuffisamment attractives pour qu’ils puissent se développer. L’association AFIEG, qui rassemble le groupe suisse Alpiq, l’italien Enel, l’allemand EON et le suédois Vattenfall), a ainsi estimé que l’Autorité "met en exergue l’absence de conditions concurrentielles dans le secteur électrique".

Derrière ces multiples attaques contre la loi Nome, reste à voir l’ampleur des changements que pourrait apporter un changement de majorité. "On ne sait pas exactement jusqu’où ces déclarations pourraient mener, et quelles parties de la loi Nome seraient réaménagées", a confié à l’AFP un bon connaisseur du secteur, s’exprimant sous le couvert de l’anonymat.

Tout en estimant que "de toute façon, quel que soit le résultat des élections, il ne faisait déjà aucun doute qu’elle serait modifiée", vu le vent de critiques qu’elle suscite.

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Fukushima: les rejets radioactifs sont deux fois supérieurs aux estimations

Les rejets radioactifs dans l’atmosphère après l’accident survenus dans la centrale japonaise de Fukushima le 11 mars 2011 auraient été deux fois supérieurs aux estimations préliminaires des scientifiques, a annoncé mercredi  l’Institut de recherches japonais.

Photo: EPA
Ces données sont basées sur l’analyse des échantillons d’eau de mer prélevés en avril-mai dans 79 endroits.

Une série d’accidents survenus dans la centrale japonaise de Fukushima-1 après le séisme et le tsunami du 11 mars dernier a provoqué plusieurs fuites radioactives sur le site. Des traces de césium et d’iode radioactifs ont été détectées dans le sol et l’eau de mer.

Voix de la Russie 29 02 2012