Archives de Tag: CEA

L’ASN impose « des travaux massifs » aux exploitants de centrales nucléaires

Fukushima est « en fait, devant nous » : l’Autorité de sûreté nucléaire (ASN) a détaillé jeudi 28 juin le calendrier des « travaux massifs » obligatoires pour sécuriser les centrales françaises. L’ASN a adopté 32 décisions comportant chacune une trentaine de préconisations. Elle portent sur les 19 centrales exploitées par EDF, mais aussi 8 sites d’Areva (liés au combustible) et 5 sites du Commissariat à l’énergie atomique (CEA, pour le volet recherche). AFP 28/06/2012 

Voir plus bas: Un plan secret pour arrêter 20 réacteurs en France

Le "gendarme français du nucléaire", s’appuyant sur les conclusions de son audit post-Fukushima de janvier, impose notamment à EDF la création d’une "force d’action rapide" d’ici 2014 et, à plus long terme, d’un "noyau dur" dans chaque centrale permettant de limiter les conséquences d’un éventuel accident.

"Beaucoup pensent que Fukushima est derrière nous, mais c’est, en fait, devant nous", a résumé le directeur général de l’ASN, Jean-Christophe Niel, en marge d’une conférence de presse au siège de l’instance, à Paris.

L’ASN a adopté 32 décisions comportant chacune une trentaine de préconisations. Elle portent sur les 19 centrales exploitées par EDF, mais aussi 8 sites d’Areva (liés au combustible) et 5 sites du Commissariat à l’énergie atomique (CEA, pour le volet recherche).

Après l’accident de Fukushima, en mars 2011, l’ASN avait analysé le niveau de sûreté des installations françaises et en avait conclu qu’aucune centrale ne devait être fermée mais qu’il fallait en accroître la "robustesse".

Ces "travaux massifs" vont prendre plusieurs années, selon un "échéancier raisonnable", a précisé le président de l’ASN, André-Claude Lacoste.

La "force d’action rapide", un dispositif d’urgence permettant d’envoyer des équipes spécialisées et du matériel sur un site accidenté en moins de 24 heures, devra être capable d’intervenir sur un réacteur fin 2012 et sur tous les réacteurs d’une même centrale fin 2014, souligne l’ASN.

Facture évaluée à 10 milliards d’euros

Le "noyau dur", c’est-à-dire des locaux bunkerisés et des procédures renforcées adaptées à des situations de crise, constituera le coeur de ce renforcement des centrales françaises.

Dans ce cadre, l’ASN exige un système d’alimentation supplémentaire de sécurité par réacteur, au plus tard en 2018. Et un dispositif temporaire, plus léger, doit être installé d’ici un an.

Pour l’ensemble des travaux, EDF a évalué la facture à environ 10 milliards d’euros, a rappelé M. Lacoste, jugeant ce chiffre "pas invraisemblable".

Greenpeace se pose néanmoins la question de "la pertinence de tels investissements" alors que "le nouveau président de la République a promis de faire baisser la part du nucléaire dans le mix électrique d’ici 2025".

"On peut craindre que ces investissements massifs ne gèlent toute possibilité de décision de fermeture d’autres centrales pour les dix années à venir", a regretté Sophia Majnoni, chargée de campagne nucléaire.

Le président de l’ASN, lui, voit un autre "point embarrassant" : le fait qu’il faudra peut-être 10 ans pour avoir le fin mot de la catastrophe de Fukushima.

"Nous avons évidemment le devoir de prendre dès que possible des décisions pour améliorer la sûreté mais nous sommes amenés à les prendre sans être totalement sûrs d’avoir compris ce qui s’est passé", a indiqué M. Lacoste.

Concernant par exemple le fait, admis pour le moment, que seul le tsunami a provoqué la catastrophe alors que les installations ont, elles, bien résisté au séisme, le 11 mars 2011 : "à vérifier" pour le patron de l’ASN.

L’ASN, qui a par ailleurs dressé le bilan de ses inspections de 2011, a qualifié l’année d’"assez satisfaisante" en France. 

Avec toutefois deux mauvais élèves en ce qui concerne les centrales : Chinon (Indre-et-Loire), "en retrait" en matière de radioprotection, surtout Saint-Alban (Isère), en "queue de peloton" depuis plusieurs années en termes de respect des procédures de sécurité. 

Un plan secret pour arrêter 20 réacteurs en France ?! 

Le CEA et Bouygues s’allient pour le réacteur de 4e génération ASTRID

Le commissariat à l’énergie atomique (CEA) et Bouygues annoncent mardi la signature d’un accord de collaboration pour les études de conception du prototype de réacteur de quatrième génération dénommé Astrid. Source : Reuters 26/06/2012.

Cet accord va permettre de croiser les apports de la R&D du CEA avec les compétences de Bouygues Construction dans le domaine du génie civil nucléaire, précisent les deux sociétés dans un communiqué commun.

La conception d’Astrid, qui participe au développement d’une filière de réacteur à neutrons rapides de quatrième génération, a été confiée à la Direction de l’énergie nucléaire du CEA, avec un objectif de mise en service à l’horizon 2020.

La phase d’études se poursuivra jusqu’en 2017.

Les 58 réacteurs nucléaires actuellement en service en France appartiennent aux deux premières générations, tandis que l’EPR en cours de construction à Flamanville et dont la mise en service est programmée pour 2016, appartient à la troisième.

Noëlle Mennella et Gilles Guillaume, édité par Cyril Altmeyer

Voilà qui nous éclaire sur les réelles intentions du Gouvernement en matière de conversion énergétique: c’est continuer comme avant sans que le peuple n’aie son mot à dire. Le gouvernement nous  ENGAGE dans ASTRID pour utiliser le plutonium  comme il poursuit dans ITER . Le débat énergétique promis par Hollande ne discutera que des a cotés de le diversification énergétique mais pas de l’essentiel qui va engloutir tous les crédits au profit du lobby nucléaire.

Quand on connait les ennuis de Bouygues avec la construction de l’EPR qui est arrêtée en raison des problèmes de béton, on imagine de suite les credits à rallonge qu’il faudra injecter.

Astrid c’est la reprise du  mirage de Superphenix qui a dû être abandonné….

Complement Image Wikipedia

ASTRID : Advanced Sodium Technological Reactor for Industrial Demonstration (réacteur technologique avancé au sodium pour démonstration industrielle)

 

Dans le monde, les surgénérateurs continuent de susciter un puissant intérêt, stimulé par la flambée des prix du pétrole et les préoccupations environnementales. 13 pays ainsi que l’Union européenne fonde en 2000 le Forum International Génération IV. 6 filières sont retenues, dont 3 à neutrons rapides. Le SFR (Sodium-cooled Fast Reactor) est l’héritier de Superphénix. Des démonstrateurs sont en construction dans plusieurs pays émergents. En 2010, la France lance le prototype ASTRID (SFR) qui doit entrer en fonctionnement en 2017. La France lance également le démonstrateur ALLEGRO (Gas cooled fast reactor), en collaboration avec le CEA, EDF et Areva.

http://www.enerzine.com/2/14156+un-prototype-de-reacteur-nucleaire-de-4eme-generation-dici-2020+.html

 

Dépots de Plutonium à Cadarache: Le CEA condamné à 15000 euros d’amende

Le Commissariat à l’énergie atomique (CEA) a été condamné mercredi par le tribunal correctionnel d’Aix-en-Provence à 15.000 euros d’amende pour "non déclaration immédiate" d’un incident survenu sur son site de Cadarache (Bouches-du-Rhône). AFP Le 14/03/2012 à 18:08

Une amende moins lourde que les 40.000 euros requis par le représentant du ministère public, pour cet incident classé au niveau 2 par l’Autorité de sûreté nucléaire.

L’audience du 25 janvier avait donné lieu à un bras de fer entre le CEA, dont l’avocat avait plaidé la relaxe, et l’ASN, avec pour enjeu "la transparence", essentielle en la matière, avait affirmé l’avocat des parties civiles, les associations "Sortir du nucléaire" et "Environnement Méditerranée".

Ces deux associations recevront chacune 1 euro symbolique de dommages et intérêts.

Dans un communiqué, "Sortir du nucléaire" s’est félicité mercredi de ce jugement, espérant que "cette décision contraindra les exploitants à une plus grande vigilance dans la gestion des matières radioactives sur leur site".

L’affaire concernait une importante sous-estimation des stocks de plutonium présents dans l’atelier de technologie du plutonium (ATPu) du CEA à Cadarache. De 1964 à 2003, cet atelier avait pour fonction de produire, à partir de poudres d’oxyde d’uranium et de plutonium, du combustible Mox destiné à alimenter certaines centrales nucléaires.

Mais en 2009, au cours du démantèlement de cet atelier qui avait fonctionné pendant 40 ans, l’ASN avait découvert une "sous-évaluation" des quantités de plutonium présentes dans le local sous forme de dépôts et pouvant "donner lieu à une réaction nucléaire" en chaîne "sans aucun signe précurseur", avait indiqué lors du procès Pierre Perdiguier, chef de la division de l’ASN à Marseille.

Mercredi, le "collectif antinucléaire 13" a déclaré dans un communiqué qu’il ne "saurait en aucun cas se satisfaire de ce délibéré". Selon l’association, une "requête au fond pour l’annulation du décret autorisant le démantèlement de l’ATPu", déposée par ses soins auprès du conseil d’Etat, suit son cours.

Rapports sur le nucléaire français: une synthèse

La polémique sur l’avenir du nucléaire devrait rebondir dans les prochains jours avec la publication de plusieurs rapports importants ! Publié par JF@ le 31 Janvier 2012 

 

Ainsi, la Cour des Comptes doit rendre aujourd’hui son travail sur le coût global de la filière nucléaire en France. Selon des informations de presse, cet audit, demandé au printemps dernier par le gouvernement après la catastrophe de Fukushima, devrait confirmer le caractère compétitif de l’électricité nucléaire par rapport aux autres sources d’énergie. Mais il soulignerait aussi la difficulté à évaluer avec précision les futurs coûts du nucléaire, liés au renforcement de la sécurité, au démantèlement des vieilles centrales et à la gestion des déchets finaux.

Ce son côté, le Commissariat à l’Energie atomique (CEA) estime que le remplacement de l’énergie nucléaire par des énergies renouvelables coûterait entre 352 et 560 Milliards d’Euros de plus qu’un statu quo énergétique en France. L’administrateur général du CEA, Bernard Bigot, commente ce matin cette étude dans un entretien aux ‘Echos’. Selon lui, une sortie totale du nucléaire avec un arrêt progressif des centrales jusqu’en 2025 pourrait être réalisée en faveur " d’un bouquet composé de 40% d’éolien terrestre, 20% d’éolien offshore, 12% de photovoltaïque, 12% d’hydraulique et 16% de cycles combinés au gaz. On aurait dans ce cas un surcoût de l’investissement compris entre 352 et 560 Milliards d’Euros ". Cela correspondrait à un coût de production de 124 Euros par MWh en 2025, contre 62 Euros dans un scénario de statu quo (et environ 40 Euros actuellement), estime M. Bigot.

Le patron du CEA n’exclut pas une baisse progressive de la part du nucléaire à 50% (contre 75% actuellement) de la production électrique, mais " pas de manière précipitée. Ce serait trop rapide de le faire d’ici à 2025 dans le contexte budgétaire et technique ".

Enfin, un troisième rapport sur le nucléaire est en préparation, commandé par le ministre de l’industrie Eric Besson. Attendu pour le 13 février, ce document, dont le site ‘Mediapart’ publie une version provisoire, conclurait que l’extension de la durée de vie des centrales existantes serait la solution la moins coûteuse d’ici à 2035-2040 par rapport à la construction de nouvelles centrales ou leur remplacement par d’autres moyens de production.

A moins de trois mois de l’élection présidentielle, les candidats auront donc à leur disposition une quantité abondante d’avis d’experts pour alimenter leurs points de vue. Alors que Nicolas Sarkozy estime que le recours au nucléaire est dans " l’intérêt supérieur de la France ", son principal adversaire socialiste, François Hollande, prône la fermeture de la centrale de Fessenheim et la réduction de 75% à 50% de la part du nucléaire dans la production d’électricité d’ici à 2025.

SLT

http://crefrance.ning.com/profiles/blogs/nucleaire-pol-mique-fran-aise

 

Voir en détail le contenu des rapports dans les billets détaillés sur ce blog