Archives de Tag: Cécile Duflot

Hollande prône la coopération sur l’uranium avec le Niger, Duflot ne moufte pas.

Le changement ne saute décidemment pas aux yeux en matière de nucléaire. A l’issue d’un entretien à Paris lundi avec le président nigérien Mahamadou Issoufou, François Hollande s’est prononcé pour une exploitation au plus tôt par Areva, si possible avant la date prévue de 2014, de la mine géante d’uranium Imouraren au Niger.

"Si ça peut aller plus vite, nous y sommes favorables. Tout ce qui peut être fait pour le développement, pour l’activité économique doit être réalisé dans les meilleurs délais", a déclaré François Hollande devant la presse.

 Pas de changement dans la politique énergétique de la France avec Hollande…. Elle en dit quoi Duflot, il en dit quoi Placé? Ils en disent quoi les militants EELV?

Le Niger, pays d’une extrême pauvreté dont 60 % des exportations reposent sur l’uranium, assure près de 40 % des approvisionnements en uranium d’Areva. Les deux mines actuellement exploitées par le groupe français, dans la région d’Arlit, n’ayant plus que dix à vingt ans de production devant elle, Areva s’est assuré en 2008 les droits de la mine géante d’Imouraren. Le groupe nucléaire français a prévu d’investir 1,2 milliard d’euros pour développer ce qui serait la deuxième plus grande mine d’uranium du monde (5.000 tonnes par an).

Areva a accepté une hausse de 50 % du prix de l’uranium

En faisant cette déclaration, François Hollande se place dans les pas de ses prédécesseurs qui ont tous soutenu les efforts d’Areva pour assurer la sécurité d’approvisionnement en uranium de la France. Une tâche ardue. Avec Niamey, qui tente depuis des années d’obtenir une part plus forte des revenus miniers, les tensions sont récurrentes. En 2007-2008, lors de la renégociation des conventions minières, le Niger avait accusé Areva de soutenir la rébellion touareg et expulsé son directeur local. Tentant de briser le monopole d’Areva, Niamey a attribué depuis 2006 plus d’une centaine de permis de recherche à des compagnies étrangères, chinoises, canadiennes, indiennes, sud-africaines et anglo-australiennes. Areva a dû, début 2008, revoir à la hausse les conditions financières consenties à l’État nigérien, notamment en acceptant une hausse de 50 % du prix de l’uranium payé au gouvernement.

C’est dans ce contexte que François Hollande a manifesté lundi sa volonté de faire en sorte que la relation entre les autorités de Niamey et Areva "soit la meilleure possible pour la mise en valeur et pour la retombée financière en faveur du Niger". "Il y aura des contacts qui seront pris entre les autorités du Niger, le président (Issoufou), et Areva et je souhaite que ce soit dans cet esprit-là que cette relation puisse non seulement être conçue mais même développée", a insisté François Hollande.

Un esprit gagnant-gagnant

"Nous allons poursuivre cette coopération au niveau des deux pays dans l’intérêt des deux peuples et dans l’intérêt des deux Etats, dans un esprit gagnant gagnant", a renchéri Mahamadou Issoufou. "Nos relations sont bonnes. Bien sûr les relations ne doivent pas être figées, elles doivent évoluer (…) vers un partenariat équilibré", a-t-il ajouté. La mise en exploitation d’Imouraren, en portant la production annuelle d’uranium du Niger de 3.000 à 8.000 tonnes, ferait passer le pays du 6ème au 2ème rang mondial des producteurs d’uranium, derrière le Kazakhstan.

Le 25 avril dernier, le personnel nigérien du site d’Imouraren a entamé une grève d’avertissement de sept jours pour protester contre leurs conditions de travail, affirmant travailler 12 heures sur 24. Areva avait fait savoir qu’avec ce genre de grève, il lui serait difficile de tenir le délai de 2014 pour la mise en service de la mine.

Voir aussi

Législatives : les négociations tournent au vinaigre à gauche

Le PS, Europe Ecologie et les partis composant le Front de gauche doivent trouver un accord sur les circonscriptions à risque avant vendredi, date limite du dépôt des candidatures. Le Figaro Par Jim Jarrassé  le 16/05/2012

Le temps presse et les négociations s’enlisent. Les partis de gauche ont jusqu’à vendredi, date limite du dépôt des candidatures aux législatives, pour trouver un accord sur une candidature unique dans les circonscriptions où il existe une possibilité d’élimination de la gauche dès le premier tour. Le PS, Europe écologie et les partis composant le Front de gauche – le PCF, le Parti de gauche de Jean-Luc Mélenchon - espéraient trouver une issue dans la journée. «Si chaque partenaire prend sa part d’effort, l’accord est désormais possible à toute heure (…) Tout délai et a fortiori tout échec seraient incompréhensibles», ont prévenu Pierre Laurent et Martine Billard, du PG, dans un communiqué commun. Mais les points de blocage restent nombreux.

• Bataille sur les circonscriptions à risques

La première pierre d’achoppement concerne le nombre de ces «zones à risque», où le FN pourrait se retrouver face à l’UMP au second tour: le PS et le PCF en comptent 55, les écologistes environ 90, le Parti de gauche environ une centaine… Chaque parti a sa propre appréciation, en fonction de ses intérêts et de ses ambitions. Comme si ces circonscriptions à risque n’étaient qu’un prétexte pour négocier des sièges gagnables, centre de toutes les attentions.

Le Front de gauche en veut au moins six, à répartir entre PCF et PG, qui réclame la 3e circonscription du Val-de-Marne, où Marine Le Pen a réalisé un faible score. Refus du PS. Et David Cormand, chargé des négociations à EELV, d’ironiser sur Jean-Luc Mélenchon qui «fait des claquettes à Hénin-Beaumont» face à Marine Le Pen tandis que ses troupes discutent de circonscriptions sans risque FN.

Les écologistes, conscients que l’accord négocié à l’automne dernier avec le PS sur 63 circonscriptions leur est favorable, semblent prêts à lâcher du lest. Ils accepteraient de laisser au PCF la circonscription de Gardanne (Bouches-du-Rhône), où le FN réalise traditionnellement de bons résultats, et celles de Guingamp (Côtes-d’Armor) et Bergerac (Dordogne), où il n’y a pas de risque FN. En échange, les communistes pourraient soutenir EELV à Aubagne, dans les Bouches-du-Rhône, mais le candidat PCF local fait de la résistance.

• Des luttes internes au Front de gauche

Ces négociations mettent à rude épreuve la cohésion du Front de gauche, qui demeure pour l’instant une confédération de circonstance. La présidentielle passée, le PCF, d’où viennent la quasi-totalité des 19 députés sortants du Front de gauche, veut reprendre l’ascendant sur le Parti de gauche de Jean-Luc Mélenchon. Lequel n’avait même été convié lors d’une première réunion de négociation, dimanche après-midi. Après avoir diffusé un communiqué vengeur, le Parti de gauche a été invité à la table des négociations, lundi. Mercredi, les deux formations politiques ont voulu afficher leur unité en publiant un communiqué commun exigeant la signature rapide d’un accord. Mais nul doute que l’épisode laissera des traces au sein d’un Front de gauche déjà divisé sur une éventuelle participation au gouvernement.

• Des dissidences socialistes à prévoir

En marge des accords signés entre les partenaires de la gauche, un certain nombre de candidatures dissidentes peuvent faire leur apparition. À Paris, les écologistes Cécile Duflot et Denis Baupin ont réussi à s’imposer vis-à-vis du PS. Mais à Lyon, Philippe Meirieu aura sur sa route le socialiste Thierry Braillard, soutenu par Gérard Collomb. Dans l’Essonne, la trésorière d’EELV Eva Sas devra faire face à la candidature du maire socialiste d’Athis-Mons, François Garcia. Idem dans la 2e circonscription d’Indre-et-Loire, où la vice-présidente du Conseil régional, Isabelle Gaudron, se présente en dépit de l’investiture de l’écologiste Christophe Rossignol.