Archives de Tag: EPR

La facture de l’EPR gonfle de deux milliards d’euros

EDF a encore relevé son estimation du coût de la construction du réacteur nucléaire de Flamanville . 03-12-2012 Challenges.fr
EDF a annoncé lundi 3 décembre avoir relevé de 2 milliards d’euros son estimation du coût de la construction du réacteur nucléaire EPR de Flamanville (Manche), portée à 8,5 milliards d’euros inflation comprise, en partie à cause des problèmes et retards subis par le chantier.

Le géant français de l’électricité a en revanche maintenu le calendrier de mise en service de ce réacteur de 3e génération, tablant toujours sur un démarrage de la production en 2016.

Le groupe a expliqué dans un communiqué avoir pris en compte dans cette révision à la hausse l’évolution du design de la chaudière (le coeur du réacteur), des études d’ingénierie supplémentaire, l’intégration de nouvelles exigences réglementaires, ainsi que des enseignements postérieurs à la catastrophe nucléaire de Fukushima intervenue l’an dernier au Japon.

"Aléas industriels"

De plus, il a tendu compte d’"aléas industriels", comme le remplacement des "consoles" (énormes pièces métalliques entourant le bâtiment réacteur, que le groupe a dû remplacer après la détection de défauts) et ses conséquences sur le planning des travaux, qui a dû être réaménagé, ainsi que de "l’impact financier de l’allongement des délais de construction".

Le coût de cet EPR avait déjà été quasiment doublé l’an dernier à 6 milliard d’euros, contre 3,3 milliards annoncés en 2005. Outre les 2 milliards de surcoûts, l’inflation porte le total à 8,5 milliards d’euros en valeur actualisée, selon le groupe.

L’an dernier, la mise en service du réacteur avait été repoussée à 2016, soit 4 ans de retard par rapport au calendrier d’achèvement initial.

(Avec AFP)

CRILAN: L’ “ avenir radieux ” de l’EPR américain plus que compromis.

COMMUNIQUÉ du 3 novembre 2012: L’EPR vient de se faire “recaler” aux USA. Cette décision met fin non seulement au projet de Calvert Cliffs mais met aussi en péril les autres projets aux USA.

Le 30 août dernier, une instance de la NRC (Autorité de sûreté nucléaires des USA) chargée d’accorder les licences d’exploitation, refusait la licence demandée par EDF pour construire un réacteur EPR à Calvert Cliffs (Maryland) . L’argument principal retenu par la NRC est qu’ EDF n’avait pas réussi à trouver de partenaire américain pour co-exploiter ses réacteurs nucléaires, comme l’exige la   loi fédérale.

La NRC avait toutefois donné un sursis de 60 jours à EDF  pour trouver un nouveau partenaire américain.

Nous venons d’apprendre qu’EDF/Unistar et son puissant cabinet d’avocats Winston and Strawn,,après avoir saisi la commission de la NRC, afin d’ obtenir un sursis supplémentaire, vient de se faire “recaler” par cette dernière mettant fin non seulement au projet de Calvert Cliffs mais aussi en péril les autres projets aux USA

 Nous félicitons les associations américaines qui ont mené un combat juridique contre ce projet pendant 5 ans et notamment nos amis américains de Beyond Nuclear.

 La vente à l’étranger de l’EPR d’AREVA  qui a fait l’objet de nombreux effets d’annonce gouvernementaux en France aussi bien par Arnaud Montebourg que par Nicolas Sarkosy est aujourd’hui, plus que jamais , en difficulté : sa vitrine commerciale à Flamanville s’est transformée en son contraire : malfaçons, doublement au moins de son coût annoncé, retards d’au moins 4 ans 

Partout dans le Monde, la catastrophe de Fukushima a renforcé l’opposition populaire au nucléaire.

Partout dans le Monde, la production d’électricité par le nucléaire reste plus marginale que jamais, malgré quelques soubresauts, notamment dans des pays où la démocratie est bafouée (Chine, Inde et Russie). Aujourd’hui, le nucléaire ne produit plus que 10% de l’électricité mondiale contre 17% en 2005. Il est urgent de ramener cette part à 0% avant que de nouvelles catastrophes ne se produisent.

CRILAN   http://www.s323409623.onlinehome.fr/crilan/

OBSERVATOIRE DU NUCLÉAIRE http://observ.nucleaire.free.fr 

Informations aux USA : 

BEYOND NUCLEAR 6930 Carroll Avenue, Suite 400, Takoma Park, MD 20912. www.beyondnuclear.org

CRILAN: L’ “ avenir radieux ” de l’EPR américain plus que compromis.

COMMUNIQUÉ du 3 novembre 2012: L’EPR vient de se faire “recaler” aux USA. Cette décision met fin non seulement au projet de Calvert Cliffs mais met aussi en péril les autres projets aux USA.

Le 30 août dernier, une instance de la NRC (Autorité de sûreté nucléaires des USA) chargée d’accorder les licences d’exploitation, refusait la licence demandée par EDF pour construire un réacteur EPR à Calvert Cliffs (Maryland) . L’argument principal retenu par la NRC est qu’ EDF n’avait pas réussi à trouver de partenaire américain pour co-exploiter ses réacteurs nucléaires, comme l’exige la   loi fédérale.

La NRC avait toutefois donné un sursis de 60 jours à EDF  pour trouver un nouveau partenaire américain.

Nous venons d’apprendre qu’EDF/Unistar et son puissant cabinet d’avocats Winston and Strawn,,après avoir saisi la commission de la NRC, afin d’ obtenir un sursis supplémentaire, vient de se faire “recaler” par cette dernière mettant fin non seulement au projet de Calvert Cliffs mais aussi en péril les autres projets aux USA

 Nous félicitons les associations américaines qui ont mené un combat juridique contre ce projet pendant 5 ans et notamment nos amis américains de Beyond Nuclear.

 La vente à l’étranger de l’EPR d’AREVA  qui a fait l’objet de nombreux effets d’annonce gouvernementaux en France aussi bien par Arnaud Montebourg que par Nicolas Sarkosy est aujourd’hui, plus que jamais , en difficulté : sa vitrine commerciale à Flamanville s’est transformée en son contraire : malfaçons, doublement au moins de son coût annoncé, retards d’au moins 4 ans 

Partout dans le Monde, la catastrophe de Fukushima a renforcé l’opposition populaire au nucléaire.

Partout dans le Monde, la production d’électricité par le nucléaire reste plus marginale que jamais, malgré quelques soubresauts, notamment dans des pays où la démocratie est bafouée (Chine, Inde et Russie). Aujourd’hui, le nucléaire ne produit plus que 10% de l’électricité mondiale contre 17% en 2005. Il est urgent de ramener cette part à 0% avant que de nouvelles catastrophes ne se produisent.

CRILAN   http://www.s323409623.onlinehome.fr/crilan/

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Isabelle Attard, députée EELV sur le front de la THT

THT : la députée Isabelle Attard (EELV) chez le préfet

Interrogée sur les réactions que suscite le chantier de la ligne THT Cotentin-Maine, Delphine Batho, ministre de l’Écologie, l’a rappelé dernièrement à l’Assemblée nationale : « Le dialogue doit reprendre sous l’égide du préfet coordinateur ». En l’occurrence Adolphe Colrat, préfet de la Manche.
Députée EELV du Calvados, Isabelle Attard a relayé ce souhait gouvernemental. Accompagnée de François Dufour, vice-président du conseil régional, elle s’est entretenue hier vendredi pendant trois heures avec le représentant de l’État à Saint-Lô.
« Nous lui avons redit que lors du rassemblement de Montabot, il n’y avait pas que des casseurs, mais des personnes qui voulaient exprimer leur refus de cette ligne. » La députée a par ailleurs réclamé davantage de transparence dans le suivi du chantier, « que l’on puisse obtenir les résultats de tous les tests réalisés. » Le préfet a convenu l’idée d’un nouveau rendez-vous « et s’est engagé à étudier la faisabilité technique et financière d’une étude épidémiologique, insiste Isabelle Attard. Il ne faut plus perdre de temps: elle aurait dû démarrer il y a dix ans. »

Ouest-France, le 13/10/2012  info PercySousTension

http://percysoustension.pagesperso-orange.fr/epr_et_tht/archives/attard_01.html

Courageuse Isabelle Attard !:

Quand la nomenclatura  socialiste de la Manche ( deux députés , un sénateur) reste fidèlement aux abonnés absents, les habitants de la Manche  ne doivent compter que sur la nouvelle députée de la circonscription  d’à coté dans le Calvados pour défendre leurs intérêts vis à vis de la THT.

Dèja fin juin 2012 après la "Bataille de Montabot" Isabelle Attard avait demandé une médiation en urgence: 

http://leblogdejeudi.wordpress.com/2012/06/25/tht-la-deputee-eelv-du-calvados-isabelle-attard-demande-la-mise-en-place-dune-mediation/

 

Etrange paradoxe pour le PS qui nous  promettait en 1981 de "changer la vie" et trente ans plus tard "le changement c’est maintenant". Nous ne voyons rien venir et pour cause! 

Le gouvernement ressemble plutôt à ceci:

ne rien voir, ne rien entendre, ne rien dire.

Par contre on agit dans la coulisse… par exemple: 

http://www.usinenouvelle.com/article/la-ministre-nicole-bricq-vrp-d-areva-en-pologne.N183886

La ministre Nicole Bricq, VRP d’Areva en Pologne

Le projet de construction de centrales nucléaires en Pologne attise les intérêts d’Areva et de la France. C’est lors de ses visites à l’étranger que la ministre française du Commerce extérieur défend le mieux les intérêts des grandes entreprises françaises.

Un commentaire?

Nucléaire : nouveau coup dur pour Areva, éliminé d’un appel d’offres tchèque

Confronté à des problèmes de retard et de surcoût de la construction de son réacteur EPR en Finlande, le groupe public français Areva a subi vendredi un nouveau coup dur avec l’élimination de l’appel d’offres pour la construction de deux nouvelles tranches de la centrale nucléaire tchèque de Temelin. AFP, 5 octobre 2012

Areva "n’a pas satisfait dans son offre aux exigences légales" pour construire ces deux tranches, selon un communiqué de la compagnie d’électricité tchèque CEZ publié à Prague.

Le groupe français était en compétition avec l’américain Westinghouse (contrôlé par le japonais Toshiba) et le consortium des russes Atomstroïexport et Gidropress alliés au tchèque Skoda JS (contrôlé par le russe OMZ).

Westinghouse offre le réacteur AP1000 alors que le consortium chapeauté par Atomstroïexport propose son MIR-1200.

Lors du dépôt des offres, début juillet, les trois candidats avaient assuré que leurs offres remplissaient les critères de sûreté nucléaire passive et active.

La décision finale dans cette commande géante d’une valeur évaluée entre 200 et 300 milliards de couronnes (8 à 12 milliards d’euros) est attendue en 2013. Les nouvelles tranches devraient être opérationnelles vers 2025.

Areva "n’a pas rempli non plus d’autres critères définis", a insisté vendredi CEZ (Ceske Energeticke Zavody), détenu à deux tiers par l’Etat tchèque.

"Il s’agit de raisons commerciales et légales d’un caractère fondamental", selon le géant tchèque qui refuse d’en publier le détail avant de recevoir d’éventuelles objections de la part d’Areva.

Le groupe français qui proposait deux réacteurs EPR d’une puissance totale de 3.300 mégawatts, a aussitôt contesté son élimination en assurant qu’il allait "faire objection de cette décision selon les règles stipulées dans les conditions de l’appel d’offres".

"Areva croit fermement avoir satisfait tous les critères de l’offre et répondra aux questions soulevées par CEZ", a indiqué le groupe dans un communiqué.

"Nous sommes persuadés que l’offre que nous avons faite à CEZ est la plus compétitive et notre engagement dans le projet d’extension de Temelin reste entier", a-t-il ajouté.

Seuls quatre exemplaires du réacteur EPR ont pour l’heure été vendus: deux sont actuellement en construction en Chine, un en France et un en Finlande.

L’électricien finlandais TVO a indiqué lundi qu’il réclamait environ 1,8 milliard d’euros au consortium Areva/Siemens dans le cadre du contentieux sur les retards et surcoûts de la construction de ce réacteur.

L’EPR en construction depuis 2005 à Olkiluoto (sud-ouest de la Finlande) devait entrer en service en 2009 selon le calendrier initial. Areva et Siemens estiment qu’il ne sera prêt qu’en 2014, tandis que TVO juge ce délai impossible à tenir mais n’a pas d’estimation précise.

Areva espère vendre 10 exemplaires supplémentaires de ces réacteurs d’ici 2016, notamment en Inde et au Royaume-Uni.

Le groupe nucléaire public français a subi en 2011 une perte nette de 2,424 milliard d’euros, la plus élevée depuis sa création en 2001, contre un bénéfice net de 883 millions en 2010.

Cette perte historique a été entre autres due à de lourdes dépréciations liées à la catastrophe de Fukushima, le Japon étant un des principaux clients d’Areva en dehors d’EDF.

La centrale de Temelin (sud-ouest de la République tchèque) est aujourd’hui dotée de deux réacteurs VVER à eau sous pression de conception russe, d’une puissance de 1.000 mégawatts chacun, fabriqués par le tchèque Skoda et munis de systèmes de sûreté et de contrôle de Westinghouse.

Mise en service en 2000, cette centrale est située à une centaine de km au sud de Prague et à 60 km de la frontière de l’Autriche, anti-nucléaire depuis 1978.

La première tranche de Temelin a connu de nombreuses pannes de son circuit secondaire (non-nucléaire) et a dû être fréquemment arrêtée, dans les années qui ont suivi son démarrage.

Les deux centrales nucléaires tchèques, Temelin et Dukovany (sud-est), couvrent actuellement un tiers de la production d’électricité du pays. Cette part devrait augmenter à environ 50% après la construction de nouvelles tranches à Temelin.

Les actions de l’ASN sur le contrôle du chantier de construction du réacteur EPR de Flamanville : les points marquants. Lettre d’information n°13 –

Depuis la fin 2011, l’ASN a poursuivi au cours de plusieurs inspections le contrôle du chantier de construction du réacteur EPR Flamanville 3 et des différentes fabrications à destination de celui-ci. Les points marquants de ces derniers mois sont détaillés ci-après. ASN Paris, le 01 Octobre 2012 

Fabrication des consoles du pont polaire

Coopération avec l’Autorité de sûreté finlandaise (STUK) et contrôle des activités de bétonnage complexe

Réparation du couvercle de la cuve

Identification des exigences associées au montage des équipements

Prescriptions complémentaires applicables à Flamanville 3 au vu des conclusions des évaluations complémentaires de sûreté (ECS)

http://www.asn.fr/index.php/S-informer/Actualites/2012/Lettre-d-information-de-l-EPR-n-13

 

Manifestation anti-THT à Avranches samedi 29 septembre

Une marche était organisée à l’appel de l’association écologiste «Changeons d’Ere Sud Manche». La manifestation a rassemblée au total environ 200 personnes.

Dans le cortège, étaient présents les écologistes Didier Anger, membre du CRILAN, et François Dufour vice-président du conseiller régional, mais aussi Gervais Marie-Doutressoulle, l’avocat de la cause anti-THT (photo à droite avec Corinne Harel, présidente du collectif les Plaignants de la THT).

Rassemblée place Carnot, la manifestation s’est transportée dans le centre-ville et sur le marché hebdomadaire avec la place de la mairie pour destination.

Devant l’Hôtel de Ville, deux prises de paroles ont été faites. La première par Serge Provost, vice-président national de l’association «animaux sous tension» (photo à droite), qui a soulevé la problématique sur la santé des personnes et des animaux des champs électomagnétiques des lignes THT. Ensuite c’est "Gérard Bonny", un des trois inculpés après les incidents du train CASTOR à Valognes en novembre 2011 qui est intervenu. Il a rappelé les faits et appelé à les soutenir à leur procès fixé à Cherbourg mardi 9 octobre 2012 (10h00) (3).

actualités anti THT dans les semaines à venir:

Saint-Sébastien-de-Raids (50), lundi 1er octobre 2012, journée anti-nucléaire et anti-THT avec le déplacement de Pascal Durand, secrétaire Nationale d’EE-LV, et de Vincent Placé, sénateur et président du groupe écologiste

Laval (53), samedi 13 octobre 2012, manifestation anti-THT à 14h00 place de la Mairie (4)

renvois :

http://www.cotentin-maine.com
dossier THT par F3 Basse-Normandie : basse-normandie.france3.fr/lignes-tht
valognesstopcastor.noblogs.org
http://www.sortirdunucleaire.org

Source:

http://avranchesinfos.canalblog.com/archives/2012/09/29/25212429.html

EPR et THT : intervention de l’Unesco demandée

L’avocat des opposants à la ligne à très haute tension (THT) liée au futur réacteur nucléaire EPR de Flamanville (Manche) a demandé à l’Unesco "d’intervenir" contre cet ouvrage qui sera selon lui nuisible aux oiseaux de la baie du mont Saint-Michel, a confirmé lundi l’Unesco. Le Figaro AFP Publié le 24/09/2012 Info Percysoustension

 "Pouvez-vous intervenir car cette ligne (en construction, ndlr) est de nature à occasionner des dommages irréversibles pour les oiseaux de passage de la baie du Mont Saint-Michel ?", écrit Me Gervais Marie-Doutressoulle dans un courrier dont il a envoyé une copie à l’AFP.

Le "Mont Saint-Michel et sa baie" sont classés sur la liste du patrimoine mondial des "biens culturels" de l’Organisation des Nations unies pour l’éducation, la science et la culture (Unesco) mais pas sur celle des "biens naturels", selon le site internet de l’Organisation. "Mais pour moi, quoi qu’il en soit cela forme un tout. Peut-on imaginer le Mont sans ses oiseaux?", a commenté Me Doutressoulle interrogé par l’AFP.
Une porte-parole de l’Unesco a indiqué lundi à l’AFP que l’organisation allait se pencher sur ce courrier, qu’elle vient de recevoir, répondre à l’avocat et, le cas échéant, alerter le gouvernement français. "N’y aurait-il pas argument, si cette ligne était construite et mise en oeuvre, à ôter le Mont Saint-Michel et sa baie de la liste des monuments inscrits au patrimoine mondial de l’Unesco ?" écrit l’avocat dans son courrier.

Car, selon Me Marie-Doutressoulle, la ligne et les pylônes vont créer "un écran dévastateur des oiseaux migrateurs de la Baie", à une distance d’une vingtaine de kilomètres de la baie. Et de citer une cinquantaine d’espèces qui y séjournent.

Les pouvoirs publics français ont récemment mis en place un périmètre d’interdiction des éoliennes de 20 à 40 kilomètres autour du mont, l’Unesco menaçant de déclasser le rocher.

L’organisme avait été alerté par des associations qui redoutaient une dégradation du paysage par des projets d’éoliennes. La ligne THT dite Cotentin-Maine qui doit acheminer sur 163 km l’électricité du réacteur EPR en construction à Flamanville fait l’objet de nombreux recours, vains pour l’instant. Le Conseil d’Etat doit encore se prononcer. Elle doit être mise en service en 2013. L’EPR est annoncé pour 2016.

http://www.lefigaro.fr/flash-eco/2012/09/24/97002-20120924FILWWW00550-epr-intervention-de-l-unesco-demandee.php

CRILAN: Après les annonces de F. Hollande lors de la conférence environnementale, la lutte continue…

COMMUNIQUÉ du 15 septembre 2012

Dans son discours d’ouverture de la conférence gouvernementale, F. HOLLANDE n’a en fait avancé rien de nouveau en ce qui concerne le Cotentin nucléaire.

Continuent :

  • L’extraction du plutonium par AREVA NC à la Hague, l’entreposage de l’équivalent de plus d’une centaine de cœurs de réacteurs dans les piscines de l’usine, couvertes comme de simples hangars, vulnérables aux accidents comme aux attentats, le stockage de déchets, vitrifiés ou non.
  • La construction du réacteur prototype EPR, prévu pour durer 60 ans, malgré malfaçons, surcoûts et retard de quatre ans au moins, piètre vitrine commerciale de moins en moins crédible à l’international. L’arrêt des vieux réacteurs de Fessenhem, annoncé pour fin 2016, au moment de la mise en marche prévue  pour l’EPR, ne signifie nullement une sortie du nucléaire même programmée et lointaine…Elle ne mène même pas sur le chemin de la réduction annoncée de 75 à 50% de la part du nucléaire dans la production française d’électricité dans les 15 ans à venir. Certains écologistes, associatifs comme politiques, se sont félicités de cette décision refusant de voir ces évidences et l’envers du décor, laissant accréditer l’idée que leurs dirigeants semblent plus soucieux de leur avenir institutionnel  que de leurs convictions d’origine ou de celles de leurs sympathisants.
  • La construction des couloirs de lignes Cotentin Maine vers les Pays de Loire du Premier Ministre, même si la justice vient de donner gain de cause à des agriculteurs de Montabot, victimes de voie de fait de la part de RTE, même si des militants locaux, socialistes, écologistes, et anti-THT revendiquent toujours une étude épidémiologique quant aux effets électromagnétiques de lignes 400 000 volts.

Dans la Manche nucléarisée, pour le nouveau gouvernement, le changement, ce n’est pas pour maintenant ! S’y perpétue le développement d’un modèle énergétique à hauts risques environnementaux et sanitaires, centralisateur, autoritaire, brutal, que les événements du Chefresne et de Montabot ont malheureusement parfaitement illustré.
Il nous contraint, plus que jamais depuis la catastrophe de Fukushima, toujours en cours, aux actions continuelles de harcèlement et/ou de masse.

C’est pourquoi le CRILAN appelle à la manifestation de

LAVAL, le 13 OCTOBRE, à partir de 14 heures.

Un car est prévu au départ de CHERBOURG, à 10 heures, parking Sernam derrière la gare SNCF. S’inscrire en prenant contact au 02 33 52 45 59.

Didier ANGER  pour le CRILAN
C.R.I.L.A.N
Association loi 1901, agréée au titre de l’article L.141-1 du code de l’Environnement.
Siège social : 10 route d’Etang Val, 50340-Les Pieux-
Tél : 02 33 52 45 59– Fax : 02 33 52 53 26  -www.crilan.fr.
Siret n° 442 001 285 00018, Ass.N° W5000033 ,Code NAF 9499Z

Moins d’électricité nucléaire, plus d’EPR ?

Voici un très intéressant article du site dissident-media qui est un site consacré au nucléaire. Il calcule simplement ce que signifie de faire passer la part du nucléaire à 50% en France pour la production d’électricité. Et au bout du compte, on s’aperçoit que pour « sortir du nucléaire » comme le prétend EELV, il faut… du nucléaire en plus! Il y aura ainsi des centrales construites pour « sortir » du nucléaire, puis finalement plus de sortie du tout! 17 sept, 2012

Question à 1 000 euros : que signifie pour EELV 50% de nucléaire en 2025 ? Aujourd’hui, en fait depuis une quinzaine d’année, la part atomique injectée sur le Réseau de transport d’électricité (RTE) tourne autour de 75% de la production nette d’électricité en France.

François Hollande s’est engagé à faire baisser cette proportion d’un tiers d’ici 2025, soit d’ici 13 ans.

La production annuelle d’électricité atomique (données RTE) s’est stabilisée autour de 420 TWh depuis une dizaine d’années, tandis que la consommation, pertes en ligne comprises, augmente en tendance d’un peu plus de 1,2% par an depuis une douzaine d’années. Durant cette période, le solde export – import a fluctué entre 7 et 15% (moyenne = 12%) de la production nette.

La crise a eu pour effet de tasser offre et demande. Le taux moyen d’augmentation de la consommation de 1,2% durant ces 12 dernières années en a été affecté. On peut donc raisonnablement tabler sur un maintien de ce taux, qui conjuguerait, reprise d’un côté, et effort de maîtrise de l’autre, d’ici 2025. Par ailleurs, le programme de développement des énergies renouvelables devrait, comme cela a été le cas du Danemark, conduire à au moins maintenir le niveau moyen du solde export – import.

À partir de ces hypothèses, la production d’électricité devrait atteindre 675 TWh en 2025, dont 595 TWh pour la consommation intérieure. La part nette de la fission de l’atome dans la production d’électricité s’établirait donc à 337 TWh en 2025.
_ Certains ont pu croire que la réduction d’un tiers de la proportion (de 75% à 50%) signifiait une réduction d’un tiers de la production. La réalité sera différente : moins de 20%

Le plus significatif vient maintenant. D’ici 2025, 31 réacteurs auront dépassé 40 ans d’exploitation). Ils font partie d’un ensemble de 34 réacteurs qui ne satisfait pas des exigences de sûreté considérées depuis longtemps comme élémentaires, notamment celle de disposer d’une enceinte de confinement double.

Sachant que l’ASN ne se montrera pas plus exigeante sur ce point précis qu’elle ne l’a été dans le passé, on suppose que seuls ces 31 réacteurs auront été mis hors service une fois atteinte la limite d’âge de 40 ans. L’expérience montre que le taux de charge tend à diminuer (il était de 66% pour les 19 réacteurs ayant atteint ou dépassé 30 ans de service en 2009) lorsque les centrales vieillissent.

On tablera sur le maintien de ces 66% jusqu’à l’âge de 40 ans. L’arrêt de ces 31 tranches entraînera donc une perte de production annuelle de l’ordre de 160 TWh. Avec en perspective proche le remplacement des 3 dernières tranches de 900 MWh et des 8 tranches de 1300 MWh, une perte de production d’au moins 67 TWh est à prévoir entre 2025 et 2030 (vraiment “au moins” car 9 tranches supplémentaires auront dépassé 40 années d’exploitation en 2030…).

Calendrier de construction des centrales nucléaires françaises (1970-2000)

Deux et deux font quatre, n’est-ce pas ? Si on soustrait 160 de 420 on trouve 260. Puis si on soustrait encore 67 de 260, on trouve 193.
Question : combien d’EPR de 1600 MW électriques faut-il construire pour produire la différence entre 335 et 260 TWh, puis entre plus de 335 et 193 TWh ? On va généreusement leur accorder un taux de charge effectif de 80 % (une performance que les centrales d’EDF n’atteignent pas). Chaque EPR produirait alors 11,2 Twh/an.

L’administration Hollande doit donc engager un programme industriel visant la construction d’au moins 5 EPR avant 2025 (en sus des 2 déjà engagés) et la mise en service d’au moins 6 EPR supplémentaires d’ici 2030.
La construction de ces machines dure au moins 7 ans. Il faudra donc décider le lancement de la construction d’un EPR/an d’ici 2025, compris les deux déjà programmés.
Si l’administration Hollande dure deux mandats, et si aucune catastrophe atomique ne frappe l’Europe d’ici là, elle aura mis à son actif 8 EPR !
Le 4 juillet, le leader du groupe EELV à l’Assemblée nationale a déclaré au nom de ses amis partager avec le gouvernement la « première étape » de « baisse programmée et résolue de la production d’électricité d’origine nucléaire », tout en étant partisan à long terme « de la sortie du nucléaire ».
Les écologistes ont une connaissance des questions d’énergie atomique très supérieure à celle des autres politiciens du pays.
Ils savent donc que les EPR sont conçus pour une durée d’exploitation supérieure au demi siècle. En appuyant solennellement sur ce point la déclaration de politique générale du Premier Ministre, ils se sont donc prononcés pour la stratégie de remplacement du parc existant par des EPR. Ils soutiennent ainsi formellement la poursuite indéfinie de la production d’électricité atomique dans notre pays.
Voilà le prix réel, ou du moins une part certaine du prix à payer, de la présence d’un groupe EELV à l’Assemblée Nationale !
Allez, courage, encore un effort pour ne plus être du tout écologiste !
Comment vont réagir les collègues Verts élus au Parlement Européen ?