Archives de Tag: Placé

Notre-Dame-des-Landes : plusieurs ténors d’EELV participent à une occupation symbolique

Notre-Dame-des-Landes : plusieurs ténors d’EELV participent à une occupation symbolique
Le Point.fr – Publié le 16/11/2012 à 12:58 – Modifié le 16/11/2012 à 13:15
Eva Joly, José Bové et Vincent Placé ont pénétré illégalement dans une maison condamnée par le projet d’aéroport.
Plusieurs ténors d’Europe Écologie-Les Verts ont symboliquement réoccupé vendredi une maison à Grandchamp, dans le secteur de Notre-Dame-des-Landes, pour y protester contre le projet d’aéroport qui doit y être construit. Équipés de tournevis et d’un pied-de-biche, l’eurodéputé José Bové et l’ancienne candidate à la présidentielle Eva Joly ont retiré, en présence du sénateur Jean-Vincent Placé, des cloisons obstruant le bâtiment blanc voué à la destruction par le groupe Vinci, maître d’oeuvre du projet. "C’est un acte illégal parce qu’on ouvre un bâtiment qui appartient à Vinci mais c’est un acte légitime parce que nous sommes en plein hiver, qu’il y a des millions de personnes dans la rue, que donc on respecte la loi sur les réquisitions", a commenté José Bové. "C’est un acte de résistance de la part d’élus de la République", a ajouté cet ancien militant du Larzac en promettant "la création de comités de soutien dans toute la France et d’autres actions jusqu’à l’abandon du projet".

EELV avait promis une action "surprise" ce vendredi à Notre-Dame-des-Landes, à la veille de la manifestation de grande ampleur prévue samedi et pour laquelle des militants anticapitalistes ont annoncé être sur le pied de guerre. Une cinquantaine de militants écologistes, dont plusieurs leaders du parti, se sont rendus sur le site vendredi matin pour demander à leurs alliés PS au gouvernement de renoncer au projet d’aéroport qui y est prévu. "Il y a un moment, quand on est Premier ministre, il faut intégrer la question des finances publiques et l’intérêt général du pays", a estimé Vincent Placé.

"Gaspillage financier"

Dénonçant "une erreur économique et écologique", Eva Joly a appelé le Premier ministre Jean-Marc Ayrault, ancien maire de Nantes et promoteur du projet, à "sortir par le haut" et à "comprendre que, le projet qu’il a soutenu comme élu local, il ne doit plus le soutenir comme Premier ministre de la France". "Le Premier ministre se grandirait en acceptant l’abandon du projet", a lui aussi souligné José Bové. "Si le gouvernement s’acharne par le truchement de Manuel Valls à brutaliser ceux qui occupent le terrain, il prend le risque d’ouvrir un nouveau Larzac", a estimé le député Noël Mamère, pointant un "vrai problème politique" au sein de la majorité PS-EELV. Le député européen MoDem Jean-Luc Bennahmias, également présent, a souligné l’opposition de son parti à un projet qui "ne sert à rien : l’aéroport nantais déjà existant est tout à fait suffisant". "Ce projet ne correspond à aucun besoin. C’est un gaspillage financier, ça va être un gouffre pour l’État et les collectivités locales, c’est des milliards d’euros qui vont être gaspillés alors qu’on est en pleine crise", a encore estimé José Bové.

Notre-Dame-des-Landes: Manifestation de réoccupation le 17 novembre, Mélenchon et Placé attendus, 30 000 soutiens, 10 000 personnes espérées.

Manifestation de réoccupation de la ZAD le 17 novembre.

Elle partira de Notre-Dame-des-Landes à 11h

PNG - 407.1 ko

 

Pour toutes les infos sur cette manif : voir ici

Destination secrète

Une marche va être organisée à partir de la commune de Notre-Dame-des-Landes. La destination finale de la marche reste "secrète".

Figure des opposants historiques, Dominique Fresneau indique qu’il espère une affluence comptant "un nombre à quatre zéros".

http://www.youtube.com/watch?feature=player_embedded&v=xulVAHgp1ZQ

 

Près de 30 000 soutiens à ceux de Notre Dame des Landes

 
Pascal Durand. Une affiche. Jean-Luc Mélenchon. Collectif de solidarité Rouen. NeoResistant. Stéphane Hessel. Emmanuelle Cosse. Comité de soutien Ariège. Comité citoyen NDDL Côtes d’Armor. Vigies citoyennes. Une femme, mère et citoyenne. Le Crestois déchaîné. La Parisienne libérée. Des manifestants devant le siège du PS. Minga. Jean-Luc Mélenchon. Utopia. Mille bâbords. La base d’EELV. Noël Mamère. Quelques opposants à Center Parcs. EELV Paris. Cécile Duflot. Amis de la Terre. Greenpeace. Confédération paysanne, Civam, GAB, Terroirs 44, Accueil paysan. EELV Bretagne. Alter Ekolo, Alternative Libertaire, ATTAC, Fédération Anarchiste, Fédération pour une Alternative Sociale et Écologiste, Gauche Anticapitaliste, Ile-de-France Décroissance, Initiative Pour un Autre Monde (IPAM), Les Alternatifs, Les Amis de la Confédération Paysanne, Mouvement des objecteurs de Croissance, Nouveau Parti Anticapitaliste, Parti de Gauche, Parti Pour La Décroissance, Relocalisons, Union Syndicale Solidaires. Greenpeace, Attac, Agir pour l’environnement, Confédération paysanne, Droit au logement, Réseau Action Climat, Amis de la Terre, Générations futures, Solidaires. Parti de gauche. Collectif IDF de lutte contre l’aéroport Notre-Dame des Landes. Via Campesina. Collectif des Irradiés. Deux jeunes paysans. Cap 21. Bretagne-Vivante, FNE Pays de la Loire, LPO 44, SOS Loire-Vivante. Attac France. Collectif havrais d’objecteurs de croissance. Jean-Luc Bennahmias et Patricia Gallerneau (Modem). Nature et Progrès. Parti de gauche. Action des citoyens pour le désarmement nucléaire.

Melenchon et Placé attendus à Notre Dame des Landes

Le chef du Parti de gauche, Jean-Luc Mélenchon, pourrait être samedi 17 novembre à Notre-Dame-des-Landes. C’est ce qu’annonce sur Twitter le Parti de gauche de Loire-Atlantique. L’ex-candidat du Front de gauche à la présidentielle se joindrait à la« grande manifestation de réoccupation » prévue par les opposants au projet d’aéroport porté, notamment, par le Premier ministre Jean-Marc Ayrault. Ouest France Politiquevendredi 09 novembre 2012

Hollande prône la coopération sur l’uranium avec le Niger, Duflot ne moufte pas.

Le changement ne saute décidemment pas aux yeux en matière de nucléaire. A l’issue d’un entretien à Paris lundi avec le président nigérien Mahamadou Issoufou, François Hollande s’est prononcé pour une exploitation au plus tôt par Areva, si possible avant la date prévue de 2014, de la mine géante d’uranium Imouraren au Niger.

"Si ça peut aller plus vite, nous y sommes favorables. Tout ce qui peut être fait pour le développement, pour l’activité économique doit être réalisé dans les meilleurs délais", a déclaré François Hollande devant la presse.

 Pas de changement dans la politique énergétique de la France avec Hollande…. Elle en dit quoi Duflot, il en dit quoi Placé? Ils en disent quoi les militants EELV?

Le Niger, pays d’une extrême pauvreté dont 60 % des exportations reposent sur l’uranium, assure près de 40 % des approvisionnements en uranium d’Areva. Les deux mines actuellement exploitées par le groupe français, dans la région d’Arlit, n’ayant plus que dix à vingt ans de production devant elle, Areva s’est assuré en 2008 les droits de la mine géante d’Imouraren. Le groupe nucléaire français a prévu d’investir 1,2 milliard d’euros pour développer ce qui serait la deuxième plus grande mine d’uranium du monde (5.000 tonnes par an).

Areva a accepté une hausse de 50 % du prix de l’uranium

En faisant cette déclaration, François Hollande se place dans les pas de ses prédécesseurs qui ont tous soutenu les efforts d’Areva pour assurer la sécurité d’approvisionnement en uranium de la France. Une tâche ardue. Avec Niamey, qui tente depuis des années d’obtenir une part plus forte des revenus miniers, les tensions sont récurrentes. En 2007-2008, lors de la renégociation des conventions minières, le Niger avait accusé Areva de soutenir la rébellion touareg et expulsé son directeur local. Tentant de briser le monopole d’Areva, Niamey a attribué depuis 2006 plus d’une centaine de permis de recherche à des compagnies étrangères, chinoises, canadiennes, indiennes, sud-africaines et anglo-australiennes. Areva a dû, début 2008, revoir à la hausse les conditions financières consenties à l’État nigérien, notamment en acceptant une hausse de 50 % du prix de l’uranium payé au gouvernement.

C’est dans ce contexte que François Hollande a manifesté lundi sa volonté de faire en sorte que la relation entre les autorités de Niamey et Areva "soit la meilleure possible pour la mise en valeur et pour la retombée financière en faveur du Niger". "Il y aura des contacts qui seront pris entre les autorités du Niger, le président (Issoufou), et Areva et je souhaite que ce soit dans cet esprit-là que cette relation puisse non seulement être conçue mais même développée", a insisté François Hollande.

Un esprit gagnant-gagnant

"Nous allons poursuivre cette coopération au niveau des deux pays dans l’intérêt des deux peuples et dans l’intérêt des deux Etats, dans un esprit gagnant gagnant", a renchéri Mahamadou Issoufou. "Nos relations sont bonnes. Bien sûr les relations ne doivent pas être figées, elles doivent évoluer (…) vers un partenariat équilibré", a-t-il ajouté. La mise en exploitation d’Imouraren, en portant la production annuelle d’uranium du Niger de 3.000 à 8.000 tonnes, ferait passer le pays du 6ème au 2ème rang mondial des producteurs d’uranium, derrière le Kazakhstan.

Le 25 avril dernier, le personnel nigérien du site d’Imouraren a entamé une grève d’avertissement de sept jours pour protester contre leurs conditions de travail, affirmant travailler 12 heures sur 24. Areva avait fait savoir qu’avec ce genre de grève, il lui serait difficile de tenir le délai de 2014 pour la mise en service de la mine.

Voir aussi