Archives de Tag: Sarkosy

THT et libertés: Le Parti de Gauche estime que la police de François Hollande est aussi violente que celle de Sarkozy

L’événement est passé presqu’inaperçu, mais une violente répression s’est produite en juin dans un coin reculé de la Manche. Il mérite qu’on s’y arrête : il atteste que, en ce début d’un nouveau quinquennat "de gauche", la police est toujours aussi violente.

http://partidegauche50.blogspot.fr/2012/08/le-chefresne-un-article-de-reporterre.html

Sarkosy: après le Fouquets, le Crillon pour cantine

Une cinquantaine de membres du premier cercle du candidat se sont donné rendez-vous dimanche dans l’hôtel de luxe, pour un lunch. Par Le Nouvel Observateur 17-04-2012

L’information que rapporte le "Canard enchaîné" mardi 17 avril risque de mettre encore un peu plus à mal l’image de "candidat du peuple" revendiquée par Nicolas Sarkozy. Dimanche, le meeting de campagne du président candidat à la Concorde a été précédé d’un lunch à l’Hôtel Crillon, palace situé sur cette même place. 

"Une cinquantaine de membres du Premier Cercle, qui regroupe les donateurs les plus généreux de l’UMP, se sont ainsi retrouvés pour trinquer dans le salon Marie-Antoinette, classé aux monuments historiques", selon l’hebdomadaire satirique.

Patrick et Isabelle Balkany, proches de Nicolas Sarkozy, avaient d’ailleurs, au même moment, loué la suite la plus chère de l’hôtel, officiellement tarifée 9.500 euros par jour, repas non-compris. "il s’agissait de fêter notre 36e anniversaire de mariage", précise Isabelle Balkany. 

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A 24 heures d’intervalle, Sarkozy se contredit sur le nucléaire libyen

Après l’avoir nié hier sur France Inter, Nicolas Sarkozy a reconnu ce matin sur RMC que des discussions avaient été engagées avec Tripoli pour la construction d’un réacteur nucléaire destiné à faire fonctionner une usine de dessalement d’eau de mer. France Info 18 avril 2012 

Le 10 décembre 2007, Mouammar Kadhafi est accueilli à l’Elysée par Nicolas Sarkozy ; il est en visite en France et l’on se souvient qu’il a planté sa tente dans les jardins de l’hôtel Marigny, résidence officielle des hôtes de France.

Le 10 décembre, au cours d’une conférence de presse, le président Sarkozy annonce que "la France signera des contrats de collaboration pour une usine de dessalement de l’eau de mer avec un réacteur nucléaire". Un document distribué à la presse évoque même la fourniture "d’un ou plusieurs réacteurs pour le dessalement d’eau de mer".

Le 21 octobre 2010, quelques mois seulement avant la révolution du peuple libyen, le ministre de l’Industrie Christian Estrosi est en Libye, où il signe avec Tripoli un accord de coopération commerciale. Le texte recouvre les secteurs des transports, de la santé, de la construction, des hydrocarbures, mais également l’énergie nucléaire civile.

"Non" sur France Inter, "oui" sur RMC

Invité de France Inter mardi matin, Nicolas Sarkozy dément qu’il ait "jamais été question de vendre une centrale (nucléaire) à M. Kadhafi", avec lequel il affirme n’avoir pas "frayé".

Il est temps que la campagne se termine et qu’on l’envoie…chez lui

Les documents publics qui prouvent le flirt nucléaire entre Paris et Tripoli

« Il n’a jamais été question de vendre une centrale à M. Kadhafi ! [...] c’est un mensonge éhonté », s’est agacé Nicolas Sarkozy ce mardi sur France Inter, démentant les accusations d’Anne Lauvergeon, ancienne patronne d’Areva, selon laquelle jusqu’à l’été 2010, Paris était prêt à vendre un réacteur au dictateur libyen. Rue 89 Pascal Riché 17/04/2012 

Dans l’entourage du Président, on minimise les contacts qui ont eu lieu. On indique que Kadhafi était certes demandeur, en 2010, d’une « unité de dessalement Areva », dotée d’un « moteur nucléaire ». Mais sa demande serait restée lettre morte :

« Nous n’y avons pas répondu. A ma connaissance, il n’y a eu aucune discussion. »

Tout indique pourtant que des tractations ont eu lieu pour la livraison d’un, ou de plusieurs réacteurs, qui devaient alimenter une ou plusieurs usines de dessalement d’eau de mer, comme en témoigne plusieurs documents publics.

Le mémorendum du 25 juillet 2007

Le 25 juillet 2007, au lendemain de la libération des infirmières bulgares, la France signe avec la Libye un mémorandum d’entente sur la coopération nucléaire.

Le document, cosigné par les ministres des Affaires étrangères Bernard Kouchner et Mohamed Chalgam est consultable en ligne, comme l’a repéré Le Monde.

« Ce texte est destiné à donner un objectif précis à la coopération franco-libyenne : l’installation en Libye d’un réacteur nucléaire destiné à la production d’eau potable par le dessalement d’eau de mer. Un accord en bonne et due forme devra suivre à un stade ultérieur. »

Source : le porte-parole du Quai d’Orsay.

Le discours présidentiel du 3 juillet 2008

 Le 3 juillet 2008, au Creusot (Saône-et-Loire), le chef de l’Etat affirme :

« Je sais qu’il y a des gens et des pays qui se disent “n’est-ce pas un peu dangereux de proposer le nucléaire civil à des pays comme l’Algérie, les Emirats arabes unis, ou la Libye ?” Ce qui serait vraiment dangereux, ce serait de leur refuser. »

Source : site de l’Elysée, discours sur la politique énergétique et industrielle de la France, Le Creusot.


L’accord franco-Libyen du 8 juillet 2008

Le 8 juillet 2008, après l’aval de la Commission européenne, le mémorandum de 2007 est devenu un accord en bonne et due forme, signé par Alain Joyandet, secrétaire d’Etat chargé de la Coopération et de la Francophonie et Abdelaati Ibrahim El Obeidi, ministre libyen des Affaires européennes..

« Parmi les domaines couverts par l’accord, on peut citer notamment [...] la production d’énergie électrique et le dessalement de l’eau à partir de centrales nucléaires. »

Source : secrétariat d’Etat chargé de la coopération et de la Francophonie.

Le partenariat stratégique du 21 octobre 2010

Le 21 octobre 2010, le ministre français de l’Industrie, Christian Estrosi, a signé à Tripoli un partenariat stratégique prévoyant toujours l’ouverture de négociations pour la construction d’une centrale nucléaire. Le ministre déclare, sans donner de détail, à Reuters :

« Cet accord doit conduire à une coopération stratégique avec la Libye dans les domaines du transport, de la santé, de la construction, des hydrocarbures et de l’énergie nucléaire civile. »

Source : Reuters.

Les premières émeutes éclateront moins de quatre mois plus tard, le 15 février, à Benghazi.

Rapports sur le nucléaire français: une synthèse

La polémique sur l’avenir du nucléaire devrait rebondir dans les prochains jours avec la publication de plusieurs rapports importants ! Publié par JF@ le 31 Janvier 2012 

 

Ainsi, la Cour des Comptes doit rendre aujourd’hui son travail sur le coût global de la filière nucléaire en France. Selon des informations de presse, cet audit, demandé au printemps dernier par le gouvernement après la catastrophe de Fukushima, devrait confirmer le caractère compétitif de l’électricité nucléaire par rapport aux autres sources d’énergie. Mais il soulignerait aussi la difficulté à évaluer avec précision les futurs coûts du nucléaire, liés au renforcement de la sécurité, au démantèlement des vieilles centrales et à la gestion des déchets finaux.

Ce son côté, le Commissariat à l’Energie atomique (CEA) estime que le remplacement de l’énergie nucléaire par des énergies renouvelables coûterait entre 352 et 560 Milliards d’Euros de plus qu’un statu quo énergétique en France. L’administrateur général du CEA, Bernard Bigot, commente ce matin cette étude dans un entretien aux ‘Echos’. Selon lui, une sortie totale du nucléaire avec un arrêt progressif des centrales jusqu’en 2025 pourrait être réalisée en faveur " d’un bouquet composé de 40% d’éolien terrestre, 20% d’éolien offshore, 12% de photovoltaïque, 12% d’hydraulique et 16% de cycles combinés au gaz. On aurait dans ce cas un surcoût de l’investissement compris entre 352 et 560 Milliards d’Euros ". Cela correspondrait à un coût de production de 124 Euros par MWh en 2025, contre 62 Euros dans un scénario de statu quo (et environ 40 Euros actuellement), estime M. Bigot.

Le patron du CEA n’exclut pas une baisse progressive de la part du nucléaire à 50% (contre 75% actuellement) de la production électrique, mais " pas de manière précipitée. Ce serait trop rapide de le faire d’ici à 2025 dans le contexte budgétaire et technique ".

Enfin, un troisième rapport sur le nucléaire est en préparation, commandé par le ministre de l’industrie Eric Besson. Attendu pour le 13 février, ce document, dont le site ‘Mediapart’ publie une version provisoire, conclurait que l’extension de la durée de vie des centrales existantes serait la solution la moins coûteuse d’ici à 2035-2040 par rapport à la construction de nouvelles centrales ou leur remplacement par d’autres moyens de production.

A moins de trois mois de l’élection présidentielle, les candidats auront donc à leur disposition une quantité abondante d’avis d’experts pour alimenter leurs points de vue. Alors que Nicolas Sarkozy estime que le recours au nucléaire est dans " l’intérêt supérieur de la France ", son principal adversaire socialiste, François Hollande, prône la fermeture de la centrale de Fessenheim et la réduction de 75% à 50% de la part du nucléaire dans la production d’électricité d’ici à 2025.

SLT

http://crefrance.ning.com/profiles/blogs/nucleaire-pol-mique-fran-aise

 

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