Les Etats-Unis autorisent la construction d’un réacteur nucléaire déjà contesté

Franchissant un pas supplémentaire vers leur première construction d’une centrale nucléaire depuis les années 1980, les Etats-Unis ont annoncé jeudi 22 décembre qu’ils autorisaient une nouvelle version d’un réacteur nucléaire du fabricant américain Westinghouse pour quinze ans, estimant qu’elle remplissait ses exigences en matière de sécurité.LEMONDE.FR avec AFP | 22.12.11 

Le réacteur AP1000 a été retenu par deux producteurs d’électricité du sud-est du pays, Southern Company et SCE&G (groupe Scana), qui veulent bâtir des centrales en Caroline du Sud et en Géorgie. Avant d’obtenir un permis deconstruire, ces deux sociétés devaient faire approuver le réacteur de Westinghouse, qui appartient au japonais Toshiba.

 « UNE ÉLECTRICITÉ SÛRE, PROPRE ET FIABLE »

« Nos clients américains sont un peu plus près de la construction de réacteurs AP1000 et de l’embauche de milliers de personnes afin de fournir au final aux générations futures une électricité sûre, propre et fiable », s’est félicité Westinghouse dans un communiqué. Selon le groupe, « la conception innovante de la sûreté passive a été reconnue par la NRC comme apportant une faculté supplémentaire importante qui permet à la centrale d’affronter sans encombre un événement du type Fukushima ».

Cette centrale japonaise, dont les réacteurs ont été conçus par l’américainGeneral Electric, a laissé échapper des radiations après un violent séisme le 11 mars. Les Etats-Unis n’ont pas mis de centrale nucléaire en service depuis celle de River Bend en Louisiane en 1986. L’opinion publique reste marquée par l’incident de la centrale de Three Mile Island en Pennsylvanie en 1979, où l’intérieur d’un réacteur avait fondu.

Un réacteur déjà contesté.

Arnie Gundersen conteste la fiabilité de l’AP 1000 et reproche aux autorités américaines d’avoir fait fi des remarques .

Fairewinds a été retenu par le groupe de supervision “AP1000″ pour évaluer la conception de ce modèle de centrale AP1000, concernant les défauts qui sont maintenant évidents à la suite de l’accident nucléaire de Fukushima.

Le refus de la Commission de Régulation du Nucléaire [NRC] d’examiner en profondeur ces défauts n’est pas sans rappeler le refus de la Commission de l’Energie Atomique en 1972 d’examiner à fond les défauts innés du système de confinement Mark 1 de General Electric qui a échoué à Fukushima.

Le Groupe de supervision AP1000 demande que ces défauts de conception soient réglés avant la certification de la conception, de peur que l’histoire ne se répète.

N’oublions pas que AP1000 est un concurrent de l’EPR moins complexe et moins cher.

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