Nouveaux recours contre la future ligne à très haute tension THT

Trois communes de la Manche ont saisi le tribunal administratif de Caen pour contester le permis de construire de la ligne à très haute tension (THT), en lien avec le réacteur nucléaire EPR en construction à Flamanville, a-t-on appris vendredi auprès de la juridiction. Sciences et Avenir le 27-01-2012

« Les recours des communes Buais, Chèvreville, Le Chefresne, ont été déposés mardi et celui de Heussé devrait l’être dans les jours qui viennent », a indiqué leur avocat Me Gervais Doutressoulle lors d’une conférence de presse à Saint-Lô.

Et « cinq communes ont dit publiquement qu’elles ne souscriraient pas au plan d’accompagnement du projet (PAP), l’enveloppe de 20 millions d’euros prévue pour les collectivités qui acceptent la THT », sur 64 communes éligibles sur 163 km de ligne, a ajouté Jean-Claude Bossard, maire du Chefresne et coordinateur du collectif d’élus opposés à la THT.

La cinquième commune, Boisyvon, ne peut déposer de recours contre le permis de construire qui date du 24 novembre 2011 car elle n’aura pas de pylône et sera juste surplombée par la THT, a précisé son maire.

Selon M. Bossard, les communes percevront 4.000 euros de taxe professionnelle annuelle par pylône.

En 2008, 38 maires avaient pris des arrêtés municipaux s’opposant à la THT, annulés par les tribunaux administratifs à chaque fois que l’Etat les a saisis.

Les maires entendent faire reconnaître leur droit, selon eux, à s’opposer à la THT en vertu du principe de précaution car certaines études scientifiques laissent penser que ses champs magnétiques pourraient provoquer des cancers lorsque l’on y est exposé quotidiennement. Mais il y a controverse.

« Les juges nous ont rétorqué par le passé qu’il n’y avait pas de danger imminent. Or là les travaux ont démarré », a souligné Gilbert Daniel, maire de Chèvreville, où selon lui 62% des 200 habitants et une école maternelle seront à moins de 350 mètres de la ligne.

« Les champs magnétiques émis par les THT ne sont pas des problèmes de santé publique », a martelé Philippe Rémy le directeur de projet de RTE, la filiale d’EDF chargée de la construction de la ligne, lors d’un point presse organisé en parallèle à la préfecture à Saint-Lô.

Le préfet a souligné qu’un accord à l’amiable avait été trouvé avec les propriétaires des terrains pour 230 des 250 futurs pylônes de Basse-Normandie.

La THT fait parallèlement l’objet de six recours devant le Conseil d’Etat, dont un déposé par l’ancien ministre UMP Pierre Méhaignerie.

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