Boudée, l’écologie grande absente de la campagne

Pauvre Eva Joly : d’après un sondage réalisé par TNS-Sofres pour Canal+, seul 1% des Français considère que ses solutions pour réduire le chômage sont crédibles. Thème majeur de la campagne présidentielle en 2007, l’écologie est désormais reléguée au second plan, aussi bien par les candidats que par les électeurs.

Eva Joly à Dimanche + (capture d’écran) Marie Kostrz | Journaliste Rue89

Eva Joly en fait elle-même le constat sur le plateau de Dimanche+, lorsque la journaliste Anne-Sophie Lapix lui demande d’expliquer pourquoi les Français lui font si peu confiance pour améliorer la santé économique du pays :

« Je pense que ça vient du fait que cela fait maintenant 30 ans qu’on explique aux gens que l’écologie est un problème et non pas la solution. »

En cinq ans, la crise économique, devenue préoccupation numéro 1 en France, a donc poussé vers la porte de sortie l’écologie, qui n’a jamais été considérée comme un moyen de relancer la croissance. Après le bouillonnement suscité par le pacte écologique, les promesses de taxe carbone et le grenelle de l’environnement semblent bien loin. Dès 2010, Nicolas Sarkozy avait tranché :

« L’écologie ça commence à bien faire. »

L’Europe ? « Ils en parlent pas beaucoup »

Le 28 janvier, le congrès de France nature environnement (FNE), mouvement influent qui regroupe plus de 3000 associations, a brièvement remis l’écologie sur le devant de la scène. François Hollande, Jean-Luc Mélenchon, François Bayrou, Corinne Lepage, Hervé Morin, Dominique de Villepin et Eva Joly se sont succédés sur l’estrade de l’espace Paris Est de Montreuil (Seine-Saint-Denis) afin de présenter en 15 minutes top chrono leurs solution pour améliorer l’environnement.

L’affirmation de leur vert engagement n’a semble-t-il pas convaincu les militants présents sur place. Interviewé par RFI, l’un d’entre eux, originaire de l’Allier, regrette :

« Moi je suis un indécrottable rural, c’est mes problèmes locaux qui m’intéressent et puis aussi les problèmes européens. Et ils en parlent pas beaucoup, ni de l’Europe, ni de l’environnement au niveau qui me touche. »

Peu de propositions écolos dans les programmes

Les candidats y ont avant tout fait acte de présence, tant l’écologie semble subsidiaire en 2012. Si François Hollande veut « faire de la France une nation de l’excellence environnementale », il a seulement consacré trois de ses 60 propositions à l’écologie.

Elle n’est pas non plus l’un des 14 grands thèmes mis en avant dans le projet 2012de l’UMP.

A Dimanche +, c’est donc avec l’Europe, son deuxième cheval de bataille, qu’Eva Joly a retenu l’attention. Interrogée sur les dérives nationalistes du Premier ministre hongrois, Viktor Orban, la candidate a rappelé que le plus choquant « est que la droite européenne [le Parti populaire européen, ndlr] l’a applaudi » au Parlement européen.

Avant d’ajouter :

« Nous avons des textes et le respect de la démocratie, la liberté d’expression sont nos valeurs commune (…) Nous devons veiller à ce que les institutions ne dérapent pas, à ce que démorcatie soit respectée. »

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