La série continue: En Suisse arrêt d’urgence de la centrale nucléaire de Mühleberg

Un examen périodique a provoqué un arrêt du système d’eau d’alimentation, entraînant l’arrêt automatique du réacteur. Les Forces motrices bernoises assurent qu’aucune radioactivité n’avait été libérée. (Ce réacteur serait un MARK 1 identique à ceux de Fukushima)

Le réacteur de la centrale nucléaire de Mühleberg (BE) a été stoppé automatiquement mercredi à 13h45 à la suite de l’arrêt du système d’alimentation en eau.

«Le réacteur est dans un état sûr», ont souligné les Forces motrices bernoises (FMB) dans un communiqué. L’installation pourra redémarrer dès que l’Inspection fédérale de la sécurité nucléaire (IFSN) – qui a été immédiatement informée – aura donné son accord, ce qui pourrait intervenir en début de soirée. Les FMB assurent qu’aucune radioactivité n’a été libérée.

La centrale nucléaire de Mühleberg apporte une contribution importante au maintien de la sécurité d’approvisionnement en électricité du nord-ouest de la Suisse.

C’est une mesure effectuée dans le cadre d’un examen périodique qui a provoqué un arrêt du système d’eau d’alimentation. Cela a immédiatement entraîné l’arrêt automatique du réacteur.(ats/comm/Newsnet)

Wikipedia:

Son réacteur à eau bouillante d’une puissance électrique de 335 MW, en fait la plus petite centrale en termes de puissance. Depuis le début de son activité la puissance a été augmentée ; 320 MW de sa mise en service jusqu’au 23 mars 1993, 336 MW jusqu’au 11 novembre 1993 et 335MW depuis le 11 novembre 1993.

En 2006, la centrale de Mühleberg a produit 2 867GWh, soit 10.9 % de la production d’électricité nucléaire de la Suisse.

Parmi les quatre centrales nucléaires de Suisse, celle de Mühleberg est la seule à être soumise à une autorisation d’exploitation de durée limitée. Cette autorisation date du 14 décembre 1992 et s’achève le 31 décembre 2012. Le25 janvier 2005, BKW FMB Energie AG a déposé une demande pour obtenir une autorisation illimitée dans le temps. Le dossier a été soumis a enquête publique du 13 juin au 14 juillet 2008, il a fait l’objet de nombreuses oppositions. En effet le manteau du coeur de la centrale est fissuré. D’autres centrales de conception similaire dans le monde et présentant le même défaut ont elles été démantelées. Toutefois BKW FMB Energie AG prétend, tout en se basant sur les conclusions des autorités compétentes, que la centrale ne présente absolument aucun danger1.

En 2009, le département fédéral de l’environnement, des transports, de l’énergie et de la communication (DETEC) a autorisé l’exploitation de cette centrale pour une durée indéterminée.http://www.uvek.admin.ch/dokumentation/00474/00492/index.html?lang=fr&msg-id=30850

Suite aux accidents nucléaires ayant touchés les installations de Fukushima, la cheffe du DETEC (département fédéral ayant notamment en charge l’énergie) Doris Leuthard décide le 15 mars, de la suspension des procédures en cours concernant les demandes d’autorisation pour la construction des 3 nouvelles centrales. Le 25 mai 2011, le conseil fédéral confirme la sortie progressive de l’énergie nucléaire en décidant de ne pas renouveler les centrales nucléaires en service et opte pour leur arrêt définitif une fois que celles-ci auront atteint 50 ans, c’est-à-dire entre 2019 et 2034. Le 28 septembre 2011, le Conseil des Etats a confirmé l’arrêt de la construction de nouvelles centrales nucléaires tout en exigeant la poursuite de la recherche dans le nucléaire.

Incident

La jupe du cœur du réacteur présente des fissures conséquentes Suite à un défaut identique (jupe fissurée) dans des bâtiments de conception similaire, la centrale de Würgassen (Allemagne) et l’unité 1 de la centrale de Millstone (États-Unis) ont été démantelées.

MARK 1  General Electric: la société américaine a dessiné les réacteurs à eau bouillante, dits «Mark 1», équipant Fukushima (mis en service entre 1971 et 1979) et en a livré trois. Leur atout, selon GE: ils étaient bon marché et simples à construire. Mais dès les années 70, écrit le New York Times, des experts dénonçaient les gros risques des «Mark 1» en cas de défaillance du système de refroidissement. Stephen Hanauer, membre de la Commission atomique américaine, demandait en 1972 l’interruption de cette filière générant des risques de sécurité inacceptables. Il envisageait le scénario qui s’est précisément produit à Fukushima: panne des circuits de refroidissement, surchauffe, formation d’hydrogène, pression excessive, explosion.

Voir ci dessous la motion déposée par Wyss Ursula, parlementaire suisse demandant sa fermeture: Le Conseil fédéral du 25.05.2011a rejeté  la motion.

http://www.parlament.ch/e/suche/pages/geschaefte.aspx?gesch_id=20113256

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