Eva Joly à François Hollande : « nous nous rencontrerons »

Un an jour pour jour après le séisme qui a provoqué la catastrophe de Fukushima, au Japon, la candidate de la sortie du nucléaire, Eva Joly, revient sur son combat dans le Journal du Dimanche. « Faut-il attendre un accident de type Fukushima pour sortir du nucléaire ? », s’interroge la candidate d’Europe Ecologie – les Verts, selon qui cet accident « a démontré une fois encore que le nucléaire sûr n’existe pas ».  ELLE Par S.C. – Le 11/03/2012

Alors que François Hollande, candidat PS, compte poursuivre la construction de l’EPR à Flamanville, Eva Joly admet que « c’est une difficulté » qu’un écologiste entre dans un gouvernement qui devra inaugurer ce réacteur en 2016. « Pour autant, je crois que les Français attendent que les écologistes soient les garants du vrai changement au coeur de la nouvelle majorité : pas seulement un changement de président mais un changement radical de perspective, et des améliorations concrètes de leur vie quotidienne », assure l’ancienne magistrate dans le JDD. Un pont sera-t-il bien construit entre le PS et EELV, malgré les tensions entre les deux formations ? Interrogée sur la phrase de François Hollande dans son livre disant d’Eva Joly qu’elle « paraît implacable dans la dénonciation des faiblesses humaines », la principale intéressée répond dans l’hebdomadaire : « Cher François, lorsque tu me connaîtras mieux, tu ne penseras pas cela. Le temps viendra où nous travaillerons ensemble et nous nous rencontrerons ».

Privilégier les énergies renouvelables

Tandis que les Japonais multiplient les hommages pour les victimes du séisme et du tsunami qui avait endommagé la centrale de Fukushima, Eva Joly revient sur la sortie du nucléaire dans les colonnes du JDD. « Il faut une montée en puissance des énergies renouvelables avec la création d’une filière industrielle qui pourrait créer près de 400 000 emplois. Enfin, on ferme les centrales en fonction de leur état. On garde alors une grande partie des salariés pour assurer la sécurité et le démantèlement et ensuite on accompagne leur reconversion », explique-t-elle. Revenant sur son faible taux d’intentions de vote – elle est créditée de 2 à 4% selon les sondages -, Eva Joly, chantre de la transition énergétique, déplore le fait que « les gens ne voient pas le lien entre la sortie du nucléaire et la solution à la crise ».

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