DCNS va produire des hydroliennes à Cherbourg

16/03 | 07:00 | Philippe Legueltel

DCNS vient de choisir le port de Cherbourg (Manche) pour la construction de ses futures machines. Plusieurs centaines d’emplois sont attendus.
Les énergies marines renouvelables (EMR) sont bel et bien désormais un axe fort de la politique nationale en matière d’énergie. En attendant le choix gouvernemental en faveur des consortiums pour les 5 futurs champs d’éoliennes en mer, l’énergie hydrolienne, qui consiste à valoriser l’énergie des courants sous-marins à l’aide de turbines immergées, se met en ordre de marche.
Déjà implanté sur Cherbourg, DCNS vient de signer avec les collectivités locales de Basse-Normandie (région, département de la Manche et communauté urbaine de Cherbourg), à travers le groupement Ports normands associés (PNA), un accord afin de réserver 11 hectares sur le port du Cotentin. Situé à proximité du raz Blanchard, l’un des sites les plus prometteurs au monde pour l’exploitation de cette énergie, le site cherbourgeois devrait accueillir l’unité industrielle du groupe. DCNS pourrait y démarrer son activité dès 2014. L’usine intégrera la fabrication, l’installation et la maintenance des premières hydroliennes. Des centaines d’emplois sont évoqués.
« Notre ambition est qu’elle soit la première usine de ce type en Europe. Notre développement dans l’hydrolien, où nous voulons jouer un rôle de premier plan mondial, constitue un axe majeur dans notre plan de croissance », explique Patrick Boissier, PDG de DCNS.
Premiers tests
L’an passé, le groupe industriel a acquis 11 % de la société irlandaise OpenHydro, leader du secteur de l’hydrolien. Déjà, les deux sociétés réalisent, pour le compte d’EDF, une ferme pilote de quatre hydroliennes à Paimpol-Bréhat (la première machine a été testée en mer à l’autonome dernier). Elles devraient, à partir de 2018, produire une centaine d’hydroliennes par an à Cherbourg.
Les eaux territoriales françaises ne seraient pas les seules en vue. DCNS pourrait également installer des hydroliennes dans la partie britannique du raz Blanchard, autour de l’île d’Aurigny. Le groupe a en effet signé, en février 2012, un protocole d’accord avec Alderney Renewable Energy (ARE), société britannique spécialisée dans l’énergie des courants de marée.
Confronté à une perte d’activités ces dernières années, le port de Cherbourg attend beaucoup du développement des EMR. Déjà, le choix d’Alstom (« Les Echos » du 7 novembre 2011), d’implanter une partie de sa production d’éoliennes offshore, était venu lui redonner de l’espoir.
Il y quelques jours, la capitale du nord du Cotentin avait signé avec cinq autres collectivités de Basse-Normandie et des Pays de la Loire un protocole de partenariat relatif au développement de la filière industrielle des énergies marines renouvelables.
philippe legueltel, Les Echos
CORRESPONDANT À CAEN

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