Energie: ce que proposent les candidats

Nicolas Sarkozy (UMP) «défendra avec force notre industrie nucléaire, capitale pour notre indépendance, pour notre compétitivité». Il ne compte pas s’opposer au prolongement de la durée de vie des centrales actuelles. Il achèvera l’EPR de Flamanville et lancera au moins la construction de celui de Penly. Et il poursuivra les recherches sur la quatrième génération et sur Iter (programme mondial de recherche sur la fusion nucléaire basé à Cadarache).

François Hollande (PS) ne propose pas de sortir du nucléaire, mais d’en limiter la part dans la production d’électricité de 75 % à 50 % d’ici à 2025, en fermant d’abord Fessenheim et en favorisant le développement des énergies renouvelables. Il compte finaliser le chantier de l’EPR de Flamanville. Il propose un plan d’isolation thermique d’un million de logements par an pour créer des emplois et rendre du pouvoir d’achat aux ménages.

François Bayrou (MoDem) s’interroge : « Est-ce qu’il existe un interrupteur pour éteindre un réacteur nucléaire en cas d’accident ? Une solution durable pour traiter les déchets nucléaires ? » Le nucléaire est selon lui une énergie de transition mais il se refuse à fixer un objectif de sortie. D’après son conseiller environnement, l’Alsacien Yann Wehrling, il compte «lâcher la bride réglementaire sur le solaire et l’éolien pour rassurer les investisseurs» et proposer un «EADS des énergies renouvelables».

Marine Le Pen (FN) indique dans son programme que «parce que le risque nucléaire ne peut pas être réduit à zéro à long terme, il est souhaitable de pouvoir sortir du nucléaire». Mais pas tout de suite : il n’y a «aucune autre alternative crédible au nucléaire», estime la candidate, qui juge que les énergies dites vertes sont du «bricolage», en particulier l’éolien «moche et qui ne marche pas». Elle préfère «investir massivement» dans la sécurisation des centrales et dans la recherche et le développement, notamment l’hydrogène ou Iter.

Jean-Luc Mélenchon (Front de gauche) est personnellement favorable à la sortie du nucléaire mais l’ancien ministre socialiste doit composer avec ses alliés communistes qui y sont traditionnellement hostiles. Il propose donc un référendum sur ce sujet. Le Front de Gauche défend la «planification écologique» : outre l’abrogation des lois de libéralisation (énergie, transports) il veut créer de grands pôles publics gérant les biens communs (eau, transport, énergie comportant pour ce dernier EDF, GDF, Areva et Total nationalisé).

Eva Joly (EELV) veut sortir du nucléaire en vingt ans et arrêter l’EPR, tout en réduisant de 30 % les émissions de gaz à effet de serre d’ici à 2020. Pour maintenir les emplois dans la filière nucléaire, la candidate écologiste promet un «pôle d’excellence industrielle en matière de gestion des déchets et de démantèlement des centrales». Pour s’y substituer, elle mise sur les énergies renouvelables, avec un objectif de 40 % de l’énergie (hors carburants) produite dès 2020 (contre 23 % promis par le Grenelle). Elle propose de rénover d’ici à 2020 un million de logements par an, en priorité ceux des huit millions de «précaires énergétiques», ou d’investir quatre milliards d’euros par an dans les transports alternatifs à la route.

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