26 ans après l’explosion, la catastrophe de Tchernobyl se poursuit; des familles françaises accueilleront plus de 200 enfants cet été

L’association humanitaire « Les Enfants de Tchernobyl » a accueilli ce 30 juin 2012 à Horbourg-Wihr le 40ème groupe d’enfants invité en France : 120 enfants ukrainiens qui sont hébergés par 101 familles d’accueil volontaires au mois de juillet. Info Association Les enfants de Tchernobyl et Le blog de Fukushima, 1er juillet 2012.

La veille de leur départ, tous les enfants ont bénéficié d’une spectrographie de masse qui permet de mesurer le taux de césium. Cette année, pour certains enfants, la contamination monte jusqu’à 100 Bq/kg. A la fin de leur séjour, le même examen est réalisé. L’année dernière, les enfants avaient réduit leur charge corporelle en césium de 30 % en moyenne, juste en mangeant de la nourriture non contaminée, d’où l’intérêt de cette œuvre humanitaire.

Le combat de l’association « Les Enfants de Tchernobyl » a évidemment un lien avec le combat mené au Japon pour la santé des enfants vivant en zone contaminée. C’est pourquoi l’association était intervenue l’année dernière en juin 2011 auprès de l’ambassadeur du Japon pour défendre les enfants de Fukushima. Thierry Meyer, président fondateur, écrivait à l’époque : « Nous demandons instamment que le gouvernement japonais annule immédiatement la décision autorisant l’exposition des enfants à des doses d’irradiation pouvant atteindre 20 mSv/an, et prenne au contraire toutes les dispositions nécessaires pour les préserver de l’exposition à la radioactivité ».

Communiqué de presse du 30 juin 2012-07-01

Vingt-six ans après l’explosion du réacteur de Tchernobyl, l’association humanitaire alsacienne « Les Enfants de Tchernobyl » continue de présenter les preuves de la poursuite de la catastrophe et de l’intérêt des séjours en France des « Enfants de Tchernobyl ».

Le 26 avril 1986, à 1h24, le réacteur n°4 de la centrale nucléaire Lénine de Tchernobyl explose. L’explosion est 90 fois supérieure à la bombe d’Hiroshima et libère 7000 fois plus de particules radioactives dans l’atmosphère que la bombe lancée sur le Japon en 1945.

Plus d’un quart de siècle plus tard, les habitants du nord de l’Ukraine, du sud de la Russie et du Bélarus sont contraints de vivre dans un environnement radioactif et parce que leur alimentation est contaminée, les radioéléments (et tout particulièrement le césium 137) s’accumulent, jour après jour, dans l’organisme des enfants. Les principaux responsables sont le lait, les produits de la cueillette (baies, champignons…), de la chasse et de la pêche.

L’irradiation permanente de leurs cellules, en particulier celles du cœur, de la thyroïde et du cerveau, provoque d’innombrables lésions qui sont à l’origine de pathologies très graves, liées notamment à l’atteinte des défenses immunitaires et des organes vitaux. Les examens et travaux du professeur Youri Bandajevsky ont démontré une corrélation entre le taux de césium 137 accumulé dans l’organisme des enfants et les anomalies révélées par leurs électrocardiogrammes.

Le césium 137 n’existe pas à l’état naturel. Celui que l’on met en évidence ne peut provenir que des activités humaines : installations nucléaires, essais atmosphériques, pollutions et catastrophes nucléaires.

Lors des mesures réalisées les années précédentes, tous les enfants ukrainiens et russes invités à séjourner en France par l’association « Les Enfants de Tchernobyl » étaient contaminés par du césium 137 dans leur organisme, mis en évidence par les mesures réalisées (aux frais de l’ONG) par l’Académie des Sciences d’Ukraine à Kiev. Certains des enfants mesurés, qui n’étaient pas nés en 1986 au moment de l’explosion du réacteur de Tchernobyl, avaient dans leur corps  autant de césium 137 radioactif que leurs parents en 1986.

Une alimentation « propre » durant quelques semaines permet à ces enfants d’éliminer plus rapidement le césium radioactif contenu dans leurs organismes et donc de réduire les risques sanitaires. Pour cette raison, l’association française « Les Enfants de Tchernobyl », comme d’autres associations occidentales (en Allemagne, Italie, Espagne, Belgique, Irlande, mais aussi au Canada et aux Etats Unis), invite chaque année des enfants qui continuent d’habiter sur des territoires contaminés par les retombées radioactives de Tchernobyl à séjourner en été dans notre pays.

Durant leurs précédentes vacances françaises, les enfants invités par l’association alsacienne « Les Enfants de Tchernobyl » ont réduit leur charge corporelle en césium 137 radioactif de 30% en moyenne, jusqu’à 65% pour les plus contaminés, uniquement par une alimentation « propre ». Ces résultats sont remarquables et prouvent l’intérêt de ces projets.

Grâce au dévouement et à la générosité des familles d’accueil membres de l’association et grâce aux sympathisants, ce sont 137 Ukrainiens et 80 Russes (208 enfants et 9 adultes) qui vivront un été 2012 à l’heure française, soit en juillet, soit en août, soit les deux mois, essentiellement dans les deux départements alsaciens, mais également dans cinq limitrophes.

Fait exceptionnel : le succès de la 20ème édition de l’opération « 10 000 œufs pour les Enfants de Tchernobyl » (26 563 œufs en bois vendus cette année) a permis de financer cette année le transport aérien entre Kiev et l’Allemagne des jeunes invités et de leur encadrement.

Le premier des 3 groupes d’enfants de l’été composé de 101 Ukrainiens est arrivé ce samedi 30 juin en Alsace dans la Salle Alfred Kastler gracieusement mise à disposition par la municipalité d’Horbourg-Wihr, fidèle partenaire depuis 19 années de l’association humanitaire.

Il s’agit du 40ème groupe d’enfants originaires des régions contaminées par les retombées radioactives du printemps 1986 invités en France par l’association « Les Enfants de Tchernobyl » portant par là même à 3390 le nombre de séjours organisés.

Les responsables de l’association humanitaire française réservent à leurs 217 invités ukrainiens et russes un programme de sorties et de visites exceptionnelles pour cet été, en particulier : Grande Fête à Geispolsheim (Bas-Rhin), visite du zoo de Bâle (Suisse), journée de pêche à l’étang de Blodelsheim (Haut-Rhin) et sortie au parc d’attractions de Fraispertuis (Vosges).

 26 ans après l’explosion, la catastrophe de Tchernobyl se poursuit. L’association humanitaire alsacienne lance un appel aux dons pour financer ses nombreux projets d’aide aux populations d’Ukraine, du Bélarus et de Russie qui continuent de survivre sur les territoires contaminés par la radioactivité de Tchernobyl.

Renseignements et dons :

Association LES ENFANTS DE TCHERNOBYL

1A rue de Lorraine  68840 PULVERSHEIM (France)

Contact courriel : lesenfantsdetchernobyl (a) gmail.com

Site internet : www.lesenfantsdetchernobyl.fr

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