Le risque d’un nouveau Fukushima plane sur le Japon

Un rapport qui pourrait être lourd de conséquences révèle que les centrales nucléaires japonaises ne sont pas préparées à une nouvelle catastrophe naturelle.  Zegreenweb par Guillaume Pagès, Mardi 24 juillet 2012

Le rapport dresse un état des lieux inquiétant du parc nucléaire japonais

http://www.zegreenweb.com/sinformer/le-risque-dun-nouveau-fukushima-plane-sur-le-japon,57816

Alors que la réouverture récente d’une plage non loin de la centrale accidentée de Fukushima Daiichi devait servir à calmer les esprits chauffés à blanc par la catastrophe nucléaire de mars 2011, qui au demeurant n’a pas fini de faire parler d’elle, les auteurs d’un rapport commandé par le gouvernement japonais de Yoshihiko Noda ont émis de vives réserves quant à la résistance des autres réacteurs du pays à d’éventuelles catastrophes nucléaires. Ils ont d’une façon générale brossé un portrait peu reluisant des organismes de réglementation et des exploitants des centrales nucléaires. Du pain béni pour les militants antinucléaires, qui pourraient retourner cette étude à leur avantage après le redémarrage de deux turbines dans la centrale d’Ohi et avant l’annonce le mois prochain de la stratégie énergétique gouvernementale.

Les auteurs ont en effet estimé que les mesures de sécurité prises pour protéger les centrales nucléaires du pays sont insuffisantes dans le cadre d’une catastrophe « complexe », comme celle qui a frappé l’unité de Fukushima-Daiichi, doublée d’une erreur humaine. « Nous comprenons que les mesures de sécurité immédiates seront plus détaillées et se concrétiseront dans l’avenir. Mais nous exhortons les personnes concernées à poursuivre leurs efforts pour prendre des mesures vraiment efficaces », ont-ils estimé, cités par nos confrères du Guardian et rassemblés en un comité présidé par Hatamura Yotaro, professeur à l’Université de Tokyo.

Une transition attendue vers une énergie durable

 Après l’accident de Fukushima, la cinquantaine de réacteurs qui compose le parcnucléaire japonais a été fermée afin de mener des contrôles de sécurité supplémentaires. Quant aux deux réacteurs d’Ohi, qui ont repris du service il y a quelques semaines, ils ne répondraient pas à des critères de sécurité prévenant des catastrophes naturelles futures pourtant réclamés par le gouvernement en avril dernier.  Cerise sur le gâteau : le rapport reproche à la réglementation nucléaire japonaise de ne pas tenir suffisamment compte de l’amélioration des normes de sûreté nucléaire recommandée par l’Agence internationale de l’énergie atomique (AIEA).

Le salut résiderait par une considération accrue portée au développement durable. La multiplication des projets de centrale solaire laisse quoi qu’il en soit présager d’un avenir énergétique faisant une part plus belle aux énergies renouvelables. A ceux-ci s’ajoutent la bonne volonté de millions de Japonais qui ne sont pas restés les deux pieds dans le même sabot pour économiser l’énergie et démontrer ainsi aux pouvoirs publics qu’une sortie définitive du nucléaire ne serait pas nécessairement synonymes de blackouts à répétition. Pour l’heure, elle n’a cependant pas suffi à convaincre Tokyo de suivre l’exemple de Berlin…

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