Cuves de réacteurs : les fissures Belges peuvent en cacher d’autres

Communiqué de Presse EELV. EELV souhaite rappeler que la France est concernée par le risque de rupture de cuves de réacteurs de centrales nucléaires, aux dires mêmes de l’Institut de Radioprotection et de Sûreté Nucléaire (IRSN).11 août 2012

La décision de l’Autorité Fédérale de Contrôle Nucléaire (AFCN) belge de mettre à l’arrêt temporairement le réacteur n°3 de Doel suite au constat de possibles fissures dans la cuve souligne l’importance de cet élément pour la sureté des centrales nucléaires. Fort heureusement, comme le rappellent facilement certains, des 21 autres cuves potentiellement concernées par des défauts similaires, aucune n’est en France. Pourtant la France est également concernée par un danger de rupture de cuves.

Dans son Avis DSR_2010-153 du 19 mai 2010, sur la tenue en service des cuves des réacteurs de 900 MWe, l’IRSN écrit : « L’IRSN en conclut qu’à VD3+5 ans, [visite décennale des 30 ans + 5 ans, soit 35 ans, ndlr] le risque de rupture brutale n’est pas exclu pour les cuves des réacteurs de Dampierre 4, Cruas 1, Cruas 2, Saint-Laurent B1 et Chinon B2 en cas de situations incidentelles et accidentelles (…) Les marges à la rupture sont également insuffisantes à VD3 + 5 ans pour les cuves de Saint-Laurent B1 et de Bugey 5 qui sont affectées de défauts (…) En conclusion, pour les cuves ne respectant pas les critères réglementaires et par conséquent, ne présentant pas de marges suffisantes à l’égard du risque de rupture, l’IRSN recommande qu’EDF prenne les dispositions nécessaires pour restaurer les marges. »

Par ailleurs, sur son site internet, l’Autorité de Sûreté Nucléaire (ASN) écrit :

« Certaines cuves du parc électronucléaire français présentent des défauts sous leur revêtement qui sont dus au procédé de fabrication : 33 défauts sous revêtement ont été observés sur 9 cuves, dont 20 sur la cuve du réacteur n°1 de Tricastin. Les défauts présents sur les cuves françaises sont contrôlés régulièrement pour s’assurer de leur absence d’évolution en fonctionnement, ce qui est le cas actuellement.«

Cet incident belge met sous pression la Commission européenne, qui a assuré vouloir répondre à toutes les craintes des citoyens sur la sûreté des installations nucléaires et dont un rapport sur le sujet est attendu à l’automne.

EELV demande donc à la Ministre Mme Delphine Batho ainsi qu’à l’ASN de s’exprimer sur l’avis de l’IRSN au regard de la récente décision de l’AFCN.

Jean-Philippe MAGNEN
Porte-Parole

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