Quebec: la centrale de Gentilly-2 va fermer ses portes

Montréal – La victoire des troupes de Pauline Marois a scellé le sort de la centrale nucléaire Gentilly-2 de Bécancour, dans le Centre-du-Québec. Le Parti québécois va procéder à la fermeture et au déclassement de la centrale, même si son gouvernement est minoritaire. L’attaché de presse de Pauline Marois, Éric Gamache, a confirmé les intentions du nouveau gouvernement péquiste. Agence QMI   11/09/2012 14h49  

«Le gouvernement doit d’abord se mettre en place, mais la fermeture de Gentilly est toujours dans nos cartons», a-t-il affirmé, confirmant que cette décision va entraîner des coûts importants.

Le PQ a précisé ses intentions mardi, quelques heures avant la première du documentaire Gentilly or not to be qui doit être projeté au cinéma Beaubien, à Montréal. Le film de Guylaine Maroist et Éric Ruel critique la sécurité de la centrale située dans la région Centre-du-Québec.

L’organisme Nature Québec estime que la fermeture de Gentilly-2 pourrait coûter jusqu’à 1 milliard $ et s’étaler sur une période de sept à dix ans.

«C’est beaucoup moins cher de fermer que de reconstruire», a affirmé Christian Simard, directeur général de l’organisme, précisant que reconstruire pourrait coûter 3 milliards $.

Le bilan financier d’Hydro-Québec, qui possède la centrale Gentilly-2, comprend déjà une provision de 675 millions $ destinée au financement d’un éventuel démantèlement.

En attendant une annonce officielle, le patron de Nature Québec s’est réjoui des intentions du Parti québécois pour des raisons environnementales et économiques.

«Il y a plus de 2500 tonnes de déchets radioactifs dangereux qui se trouvent là-bas, a-t-il expliqué. En plus, l’électricité qui serait produite à Gentilly coûterait 20 cents le kWh après la réfection, le double du prix de l’électricité qui sortira de la Romaine.»

Le Syndicat canadien de la fonction publique (SCFP), qui représente des centaines d’employés de Gentilly-2, s’inquiète pour l’économie de Bécancour et des villes limitrophes.

«L’impact sera majeur, a souligné Maxime Valade, conseiller syndical au sein du SCFP. Il y a près de 700 personnes bien rémunérées qui travaillent à Gentilly.»

Nature Québec ne croit pas que tous ces emplois seront éliminés en marge de la fermeture. «Ce sont pour la plupart des employés permanents d’Hydro. Ils seront reclassés», a analysé M. Simard, précisant qu’au moins 300 emplois seront créés pour démanteler les activités.

Le SCFP voit d’un bon œil la présence d’une centrale nucléaire dans le portefeuille d’Hydro-Québec.

«Ça permet de stabiliser le réseau puisque la majorité des barrages d’Hydro sont éloignés», a dit Maxime Valade.

La production de la centrale de Bécancour représente environ 2% de l’électricité produite par la société d’État, une quantité suffisante pour approvisionner 270 000 foyers.

Hydro-Québec a été contactée pour obtenir le point de vue de la société d’État sur ce dossier, mais aucun porte-parole n’avait retourné nos appels mardi soir.

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https://leblogdejeudi.wordpress.com/2012/03/20/ontario-bruce-power-arrete-son-reacteur-nucleaire/

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