OGM. C Lepage : « Tout est organisé pour qu’il n’y ait pas de recherches! »

Après les révélations du « Nouvel Observateur » sur la toxicité des OGM, l’ex ministre de l’Environnement, Corinne Lepage, met les pouvoirs publiques face à leurs responsabilités.Par  Nouvel Obs  19-09-2012

Corinne Lepage s’est intéressée très tôt à la toxicité possible des OGM en fondant en 1999 le Criigen (Comité<br /><br />
de Recherche et d’Information indépendantes sur le génie génétique).<br /><br />
(Capture d'écran)

Corinne Lepage s’est intéressée très tôt à la toxicité possible des OGM en fondant en 1999 le Criigen (Comité de Recherche et d’Information indépendantes sur le génie génétique). (Capture d’écran)


Après la publication des résultats de l’étude sur la toxicité des OGM dans « Le Nouvel Observateur » du 20 septembre, c’est l’heure des comptes pour Corinne Lepage, ministre de l’environnement de 1995 à 1997, député européenne et présidente d’honneur du Criigen (Comité de recherche et d’information indépendantes sur le génie génétique).« C’est une première mondiale, tout simplement parce qu’il n’y a pas d’étude menée sur des rats ayant consommé des OGM pendant deux ans et avec des analyses aussi poussées que celles que nous avons faites. Tout Etat normalement constitué aurait du faire une telle étude! »

Pourquoi ne l’ont-ils pas fait ? « Parce que tout le système est organisé pour qu’il n’y en ait pas, répond Corine Lepage. Ca commence d’abord avec l’impossibilité d’avoir accès aux semences parce que Monsanto interdit que ces semences puissent être utilisées à des fins de recherche. Ça continue avec le fait qu’une majorité d’Etats ont œuvré pour que des études à long terme ne soient pas faites. Quant aux études à court terme sur 90 jours, elles sont très insuffisantes. Et l’Agence européenne de sécurité sanitaire et alimentaire (EFSA) n’a jamais été très curieuse pour aller beaucoup plus loin. »

Aujourd’hui, l’ancienne ministre entend demander des actions aux politiques et aux experts, français et européens : « La première chose à faire c’est qu’une étude similaire soit mise en œuvre avec des fonds publiques et menés par un organe indépendant, qu’il y ait un étiquetage correct permettant à chacun de pouvoir consommer des filières sans aucun OGM. Et il va falloir se poser la question du maïs, du soja, du colza importés des Etats-Unis, pour lesquels nous n’avons pas d’études suffisantes sur l’impact sanitaire. »

> A lire : des extraits du livre de Corinne Lepage, « la Vérité sur les OGM, c’est notre affaire! » et le dossier complet « Oui, les OGM sont des poisons ! » dans « le Nouvel Observateur » en kiosque le 20 septembre.

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