13 octobre, journée d’action antinucléaire dans une dizaine de villes françaises

Le réseau Sortir du nucléaire a organisé samedi des manifestations dans une dizaine de villes en France, dont Lyon, Strasbourg, Metz et Laval pour demander l’arrêt de réacteurs et du chantier de l’EPR dans la Manche. Libération 13 10 2012

À Laval, ce samedi, pour le grand rassemblement des antinucléaires du Grand ouest, ils étaient 2300 selon la police et 4000, selon les organisateurs. Joël Le Gall

Photo Ouest France Jooel Le Gall

La plus grosse mobilisation a eu lieu à Laval où entre 2.300 et 4.000 personnes, selon la préfecture et les organisateurs, ont défilé notamment pour réclamer l’arrêt de la construction d’une ligne à très haute tension (THT) destinée à relier le futur réacteur EPR de Flamanville (Manche).

Associations locales et Sortir du nucléaire y ont rassemblé dans une ambiance bon enfant des habitants des Pays de la Loire, de Normandie et de Bretagne, rejoints par le sénateur EELV Jean-Vincent Placé et le secrétaire national d’Europe Ecologie-Les Verts, Pascal Durand.

« Nous demandons l’arrêt de la construction de la THT et de l’EPR, un gouffre à plus de 6 milliards d’euros dont le kilowatt coûtera beaucoup plus cher qu’un kilowatt produit avec de l’éolien », a déclaré Sophie Morel, porte-parole de Sortir du nucléaire.

La ligne THT Cotentin-Maine, qui doit s’étendre sur 163 kilomètres entre Flamanville et la région de Laval, est contestée en raison notamment de doutes concernant son effet sur l’environnement et la santé.

Lancé fin 2007, le chantier du premier EPR en France accuse un retard de quatre ans en raison de malfaçons et a vu son coût quasiment doublé à 6 milliards d’euros, contre 3,3 milliards initialement. Il doit en principe entrer en service en 2016.

http://pays-de-la-loire.france3.fr/2012/10/13/laval-la-mobilisation-contre-la-ligne-tres-haute-tension-de-sortir-du-nucleaire-120203.html

A Strasbourg, environ 500 personnes, dont des ressortissants allemands, se sont rassemblées sur le parvis de la cathédrale. Munies de parapluies jaunes et noirs, elle ont formé les lettres géantes « STOP » avant de parader dans le centre-ville au son de percussions, derrière une banderole proclamant « Fermons Fessenheim et sortons du nucléaire ».

Les militants jugent la centrale de Fessenheim (Haut-Rhin) vétuste et dangereuse et ne se satisfont pas de l’annonce par le président Hollande qu’elle fermera en 2016, une date qu’ils jugent trop tardive.

A Metz, entre 400 et 1.000 personnes, selon la police et les organisateurs, ont défilé pour demander notamment la fermeture de la centrale toute proche de Cattenom, mais également l’arrêt des expérimentations visant à enfouir des déchets nucléaires à Bure, à la lisière de la Lorraine et de la Champagne.

A Lyon, plusieurs centaines de personnes se sont rassemblées dans le centre pour alerter la population sur les dangers de l’atome. Le député européen EELV Yannick Jadot s’est joint à la manifestation.

Ce rassemblement clôturait une « marche des réfugiés du nucléaire » qui avait commencé jeudi devant la centrale nucléaire de Bugey (Ain).

Les manifestants demandent notamment l’arrêt des réacteurs du Bugey et du chantier du site de stockage de déchets radioactifs Iceda.

Habillés en tenue blanche de liquidateurs, masques sur le visage, portant des gilets fluorescents ou des t-shirts estampillés « nucléaire non merci », les manifestants ont simulé une décontamination, subissant une fouille au corps au son d’un compteur geiger crépitant.
A Paris
 

 

 

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