« Récits de Fukushima » : huit petits films, témoignages poignants

Les leçons de Fukushima

http://www.rue89.com/rue89-planete/2012/03/10/recits-de-fukushima-huit-temoignages-poignants-230020

http://fukushima.arte.tv/#!/4883

Aujourd’hui à Fukushima, les Japonais affrontent au quotidien un ennemi invisible : la radioactivité, qui compromet le futur de cette région et du pays. La population commence à se lever pour dire son désespoir et sa colère. En partant à la rencontre de familles, Alain de Halleux donne la parole à ces Japonais ordinaires confrontés à une situation sidérante : des rencontres qui nous révèlent les angoisses, les espoirs, les bouleversements majeurs vécus par ces parents et ces enfants.

S’éloigner de Fukushima, voire quitter le Japon, mesurer la radioactivité de son environnement et de sa nourriture, tenter d’obtenir des informations fiables à partir desquelles prendre une décision qui engage toute la famille… autant d’interrogations et de défis auxquels sont confrontés Royko et David, Eko, Kento et les autres.

Alain de Halleux, réalisateur belge, poursuit ici son travail documentaire sur les enjeux et les risques du nucléaire commencé avec les films « RAS nucléaire, rien à signaler » (2009) et « Tchernobyl for ever » (2011).

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Fukushima: nouvelle interview d’Arnie Gundersen par Helen Caldicott

Nouvelle interview d’Arnie Gundersen par Helen Caldicott dans son émission « If you love this planet » (Si vous aimez cette planète). Publiée le 16 sept. 2012 par kna60.

Voici les sujets abordés
– Situation de l’unité 4, travaux en cours, transfert du combustible de la SFP
– Situation des autres unités, que faire dans les années et décennies à venir
– Y a-t-il encore des risques de fusion, d’explosion d’hydrogène, de vapeur
– Refroidissement des réacteurs et piscines, que devient l’eau, est-elle
dangereuse
– Pollution aérienne et de l’océan Pacifique par les rejets
– Conséquences sanitaires, dans l’immédiat et les années à venir
– Fukushima vs Tchernobyl
– Que faire de tout le combustible usagé, sur le site et dans tout le pays

The land of hope: la tragédie de Fukushima au programme à Toronto

TORONTO – La tragédie de Fukushima qui a forcé une centaine de milliers de personnes à fuir, après le passage d’un tsunami qui a lui même fait près de 19 000 morts et disparus, est l’objet d’un film de fiction au titre provocateur, The Land of Hope («Le pays de l’espoir»), au programme à Toronto. 09-09-2012

Ce long métrage, du réalisateur japonais Sion Sono, auteurs de nombreux films à succès (notamment Cold Fish en 2010, Guilty of Romance et Himizu en 2011), est présenté en première mondiale au Festival international du film de Toronto, qui se déroule jusqu’au 16 septembre.

http://cinema.nouvelobs.com/articles/20653-festivals-toronto-2012-retour-sur-fukushima-avec-the-land-of-hope

Arte 21 aout: Tchernobyl, une histoire naturelle ?. Alors pourquoi vouloir cacher les effets biologiques?

Et si  l’apparente bonne santé de l’écosystème devait  beaucoup à la disparition de l’homme dans la zone? A voir: Mardi 21 août de 20h50 à 22h25 sur Arte. Télérama.

Ce billet comprend deux articles: un de Télérama sur le film, une controverse du Réseau Sortir du Nucléaire.

Synopsis de l’émission

Vingt-quatre ans après l’explosion du réacteur n°4, le 26 avril 1986, la zone interdite, instaurée dans un rayon d’une trentaine de kilomètres autour de la centrale nucléaire, offre la vision idyllique et paradoxale d’une nature préservée des ravages de la civilisation. Ce territoire où les radionucléides se sont dispersés irrégulièrement, avec l’explosion et l’incendie qui a suivi, est aussi devenu un vaste laboratoire à ciel ouvert, où les scientifiques étudient sur le long terme, en situation réelle, les effets de la radioactivité de faible dose sur les organismes vivants. Pourquoi certains organismes meurent-ils prématurément, pourquoi la croissance des pins est-elle perturbée, alors que mulots et peupliers semblent en pleine santé ?

La critique TV de télérama du 11/08/2012

On aime un peu http://television.telerama.fr/tele/documentaire/tchernobyl-une-histoire-naturelle,4345735,emission15646024.php

Le 26 avril 1986, l’explosion du réacteur numéro 4 de Tchernobyl propulsait dans l’atmosphère des milliards de particules radioactives. Plus de deux décennies après, à quoi ressemble la « zone interdite », cette enclave de 30 kilomètres carrés autour de la centrale ? Etonnamment, la nature, luxuriante, s’y épanouit librement, et de nombreuses espèces animales — dont certaines extrêmement rares — prolifèrent. Comment expliquer que les mulots ne subissent aucune mutation ? Pourquoi certains arbres survivent-ils ? Véritable laboratoire naturel, le site est devenu le terrain d’observation privilégié de scientifiques du monde entier, venus étudier les effets à long terme de la radioactivité.

Nourri de nombreuses expertises en situation, d’images superbes et de schémas en 3D, le film met en lumière les mécanismes de défense naturels développés par certains organismes, attire notre attention sur les fascinantes capacités d’adaptation de la nature, tente, sans toujours y parvenir, d’en percer les mystères. Parfois un tantinet technique, cette épopée, filmée sur près d’un an, a quelque chose d’envoûtant dans sa manière de mettre en scène l’énigme fondamentale du vivant, la beauté post-apocalyptique d’un monde où la nature, abandonnée à son sort, envahit jusqu’aux HLM de la ville fantôme de Pripiat… Le film s’achève d’ailleurs sur ce constat ironique : la bonne santé de l’écosystème doit beaucoup à la disparition de l’homme dans la zone. — 

Hélène Marzolf

Informations détaillées

Genre : Environnement
Durée : 90 mn
Origine : français
Auteur : Antoine Bamas
Réalisateur : Luc Riolon

Pourquoi vouloir cacher les effets biologiques de Tchernobyl?

Par Marc Saint Aroman Membre du réseau Sortir du nucléaire jeudi 03 juin 2010 

En se faisant l’écho d’un documentaire sur la radioactivité à Tchernobyl, le Professeur Jacques Foos en a profité pour « tacler » le réseau Sortir du nucléaire. Voici la réponse des antis.

Voir le papier de Jacques Foos « Que se passe-t-il aujourd’hui autour de Tchernobyl« 

En réponse à la publication du texte de Jacques Foos suite à la diffusion du documentaire d’Antoine Bamas et Luc Riolon «Tchernobyl, une histoire naturelle ?» sur Arte, voici quelques éléments de réponse du Réseau « Sortir du nucléaire« : 

Le documentaire décrit par Jacques Foos montre une équipe de recherche américaine qui, à l’aide d’un appareil sophistiqué, prétend prouver qu’il n’y a pas de mutations chez les souris, mais seulement des croisements d’espèces suite à leur grande mobilité. Il est bien évident, et Sortir du Nucléaire l’affirme également, qu’il n’y a pas de mutations, puisque la mutation est un phénomène qui ne peut se produire qu’à l’échelle de milliers de générations sur les espèces dites « supérieures ». Et pour cause: les phénomènes constatés suite aux expositions aux rayonnements sont exclusivement des malformations. Un phénomène averé, qui n’est pourtant pas mentionné dans le documentaire…

Le professeur Yuri Bandajevsky, ancien recteur de l’Institut de médecine de Gomel (Belarus), a prouvé, pendant des années, que des malformations systématiques sont survenues sur des mulots vivant sur le territoire contaminé de Tchernobyl.  

Parmi les nombreux travaux sur ces questions d’expositions et de contaminations aux radiations, le documentaire passe également sous silence les travaux de la généticienne Rosa Gontcharova, membre de l’Institut de génétique de l’Académie des Sciences du Belarus. Une scientifique qui a étudié les anomalies génétiques des poissons et des rongeurs, et  prouvé qu’elles s’aggravent de génération en génération sur des territoires pourtant relativement peu contaminés par le Césium137, à 200 kilomètres de Tchernobyl.

A ce titre, il existe aussi une étude qui montre le niveau d’atteinte des oiseaux dans les territoires contaminés : http://www.actualites-news-environnement.com/19947-animaux-Tchernobyl.html 

Le documentaire diffusé sur Arte ose également exhumer la théorie fumeuse dite « de l’Hormesis »: cette théorie ancienne qui voudrait que des expositions chroniques à des doses prétendument « faibles » (tout de même 1000 fois le niveau de la radioactivité naturelle, selon le documentaire !) de radiations protègent de l’exposition ultérieure à de fortes doses de radioactivité : ce serait un peu comme un vaccin atomique ! Une théorie qui vise très probablement à démolir les études établissant des constats épidémiologiques sur l’homme, sur la notion d’effets sans seuils. Etonnant lorsque l’on sait qu’il a été démontré internationalement, il y a plus de 20 ans, qu’il n’existait pas de seuil en dessous duquel la radioactivité ne présenterait pas d’effets néfastes sur le vivant. La très officielle Commission Internationale de Protection Radiologique (CIPR) reconnaît elle-même depuis des années que « toute dose de rayonnement comporte un risque cancérigène et génétique ».

Enfin, sur l’impact l’impact du rayonnement sur les êtres humains, le professeur Jean-François Viel notait, suite à son étude sur les leucémies et cancers des enfants autour de La Hague, que les médecins eux-mêmes concevaient mal l’éventualité d’un effet néfaste des faibles doses sur l’individu suite à l’utilisation médicale qu’ils font de la radioactivité. Le médecin suisse Henri Paul Deshusses mentionnait pour sa part, dans son livre « La radioactivité  dans tous ses états » (3) que la toxicité de la radioactivité naturelle n’était plus contestée et qu’il était important de n’y rajouter aucune radioactivité artificielle.

Il existe actuellement une large propagande visant à étouffer la démonstration des terribles effets biologiques liés à l’accident de Tchernobyl ainsi qu’à la soixantaine d’accidents nucléaires survenus à travers le monde. Ne nous laissons pas leurrer : le nucléaire est dangereux, et  nous devons en sortir.

Note : Dans sa conclusion, le professeur Jacques Foos se trompe. En effet il y a eu deux annonces faites sur la liste d’information du Réseau « Sortir du nucléaire » (Rezo-actu), 5 jours avant la diffusion du film sur Arte, puis le jour même. (1) et (2)

La catastrophe de Tchernobyl en chiffres ( source Arte)

 

 

Fukushima: le dernier homme , par Antonio Pagnotta

Pendant plus de neuf mois, le photojournaliste Antonio Pagnotta est régulièrement entré dans la zone interdite autour de la centrale de Fukushima au Japon. Il y a rencontré un homme qui a refusé d’évacuer les lieux. Il vit sans eau, sans électricité. Premier volet d’une série de sept portfolios. Mediapart 

http://www.mediapart.fr/portfolios/fukushima-17-le-dernier-homme

2- Le supermarché abandonné

La zone interdite autour de Fukushima s’étend sur un rayon de vingt kilomètres. A l’intérieur, il y a un supermarché, resté en l’état depuis mars 2011. Ces photos du chaos, signées Antonio Pagnotta, aucun journal n’a voulu les publier au Japon. 

http://www.mediapart.fr/portfolios/fukushima-27-le-supermarche-abandonne

3- la vie sans les hommes

Troisième volet du reportage d’Antonio Pagnotta dans la zone interdite autour de Fukushima. Dans un rayon de vingt kilomètres autour de la centrale, les populations ont été évacuées. Mais des animaux restent.

http://www.mediapart.fr/portfolios/fukushima-37-la-vie-sans-les-hommes

Ces reportages photos nous donnent une image de ce qui pourrait arriver ailleurs en cas d’accident nucléaire….

A chacun d’imaginer sa vie dans ce contexte et d’agir avant que l’irréparable n’arrive.

Dans la Manche ce serait à coup sûr la fin du Cotentin dès la perte de maîtrise d’un seul des trois élément de son triangle du nucléaire: La Hague, Flamanville , l’Arsenal nucléaire de Cherbourg…

Pendant ce temps la la FDSEA 50 (syndicat d’agriculteurs) s’en prend à la confédération Paysanne « coupable » de s’opposer à la THT ( t’es acheté) et de  dénoncer un rapport dissimulé sur les dangers de la THT .

La FDSEA 50 ferait mieux de regarder les photos de ce reportage : voila ce qui arrivera si on laisse faire le lobby nucléaire en France et ailleurs.

Alain de Halleux repart terminer son film sur Fukushima

Sans notre contribution, son projet de film  ne peux se finir. « Or les TV (mise à part la RTBF en Belgique) arrêtent de subventionner des films sur le sujet, car, disent-elles, le sujet n’intéresse plus personne. Cela dit, pour avoir étudié tchenrobyl 25 ans après, je sais que Fukushima ne fait que commencer.

« Je me suis rendu à Minamisoma en Octobre. J’y ai rencontré et écouté les gens. J’y suis retourné en mars. J’ai pu entrer dans la zone et me rendre compte de la situation. Je me sens profondément connecté à mes nouveaux amis japonais et je m’inquiète du fait que la plupart des gens s’imaginent que le problème est réglé alors qu’il ne fait que commencer.Les médias considèrent que le sujet de Fukushima n’est plus d’actualité. Aussi, suis-je obligé de compter sur la conscience et l’investissement personnel des citoyens. »

« Minamisoma est à  20 KMS de la centrale de Fukushima. Depuis 1000 ans, la ville célèbre le festival samouraï du NOMAOI, rappelant ainsi son long passé. Mais la ville est contaminée. Les 4 réacteurs de la centrale menacent encore la ville. Les gens se demandent donc s’il faut rester ou partir. Le film suit 3 familles. L’une donne foi aux directives rassurantes du gouvernement. L’autre a décidé de déménager à Okaido. La troisième cherche à comprendre la situation ».

Voir le site de Alain de Halleux:

http://message.in.a.bottle.over-blog.com/

Alerte des experts contre une nouvelle catastrophe à Fukushima 25.06.2012

Publiée le 29 juin 2012 par kna60
Interview par Marc Willacy d’ABC Australie sur les dangers de la piscine de combustible n°4 de Fukushima.
Les personnes interrogées sont :
– Pr. Hiroaki Koide, expert en réacteurs nucléaires de l’université de Kyoto.
– Robert Alvarez, conseiller en politique énergétique aux Etats-Unis
– Yoshimi Hitosugi, porte-parole de TEPCO
– Tomohiko Suzuki, journaliste et travailleur clandestin à la centrale de Fukushima.
– Misuhei Murata, ancien embassadeur du Japon en Suisse.

Vidéo et transcription originales :
http://www.abc.net.au/7.30/content/2012/s3532725.htm
Traduction & sous-titrage par kna60.

Nouvelle vidéo d’Arnie Gundersen en conférence à Tokyo 19.02.2012

Arnie Gundersen – Fukushima, conférence à Tokyo 19.02.2012 (EN st FR) par kna60
Le 19 févrirer 2012, le Club National de la Presse du Japon accueille Arnie Gundersen. Plus de 80 journalistes étaient présents lorsque des questions ont été posées concernant la catastrophe nucléaire de Fukushima Daiichi et les risques permanents liés aux réacteurs nucléaires BWR Mark 1 General Electric.
Pour raccourcir la vidéo, les parties en langue Japonaise ont été supprimées, seules restent celles en Anglais.

Vidéo originale : http://fairewinds.com/content/arnie-gundersen-japan-national-press-club
Traduction & sous-titrage par mes soins, avec l’autorisation de Fairewinds.

Les « récits de Fukushima » Arte à partir du 6 mars

Les « Récits de Fukushima », 8 films où les enfants et les adultes de Fukushima se racontent . Une web série documentaire d’ARTE (8 x 8 minutes) diffusée sur http://www.arte.tv/ à partir du 6 mars 2012.

Aujourd’hui à Fukushima, les Japonais affrontent au quotidien un ennemi invisible : la radioactivité, qui compromet le futur de cette région et du pays. La population commence à se lever pour dire son désespoir et sa colère. En partant à la rencontre de familles, Alain de Halleux donne la parole à ces Japonais ordinaires confrontés à une situation sidérante : des rencontres qui nous révèlent les angoisses, les espoirs, les bouleversements majeurs vécus par ces parents et ces enfants.
S’éloigner de Fukushima, voire quitter le Japon, mesurer la radioactivité de son environnement et de sa nourriture, tenter d’obtenir des informations fiables à partir desquelles prendre une décision qui engage toute la famille… autant d’interrogations et de défis auxquels sont confrontés Royko et David, Eko, Kento et les autres.Alain de Halleux, réalisateur belge, poursuit ici son travail documentaire sur les enjeux et les risques du nucléaire commencé avec les films « RAS nucléaire, rien à signaler » (2009) et « Tchernobyl for ever » (2011)