Fukushima : une facture d’au moins 80 milliards d’euros

LES ECHOS | LE 27/08/2014
Selon une nouvelle étude, les coûts liés à la catastrophe nucléaire risquent d’être deux fois plus élevés que le chiffrage initial du gouvernement. – AFP1 /

Selon une nouvelle étude, les coûts liés à la catastrophe nucléaire risquent d’être deux fois plus élevés que le chiffrage initial du gouvernement.
L’accident atomique de Fukushima coûtera au bas mot à peu près le double de ce que le gouvernement japonais avait estimé, a affirmé une étude universitaire. Kenichi Oshima, professeur d’économie environnementale à l’Université Ritsumeikan et Masafumi Yokemoto, professeur de politique environnementale à l’Université dOsaka ont chiffré « au minimum à 11.082 milliards de yens » (80 milliards d’euros) les sommes à débourser pour payer les dégâts de cette catastrophe survenue en mars 2011 à la suite d’un gigantesque séisme dans le nord-est de l’archipel.
« C’est le résultat de calculs faisables avec les informations dont nous disposions en juin, mais cela va encore augmenter: de ce fait, 11.000 milliards est le seuil minimal », ont prévenu les deux chercheurs, cités par l’AFP et l’agence japonaise Kyodo.
Le gouvernement japonais avait pour sa part évalué à 5.800 milliards l’argent nécessaire pour couvrir les conséquences de ce sinistre qui a eu un impact considérable sur la région et ses habitants. Selon les chercheur, il faudrait presque y ajouter les 2.200 milliards de yens (près de 15 milliards d’euros) qui seront nécessaires pour mettre en conformité les installations nucléaires du pays à la suite de la révision des normes de sûreté pour éviter un deuxième désastre ailleurs. « Ce sont des coûts indirects, donc ils ne sont pas dans le total », a précisé Kenichi Oshima.
Décontamination
Les sommes prises en compte intègrent l’indemnisation des personnes évacuées et/ou ayant perdu leur travail à cause de l’accident, soit pour le moment quelque 4.980 milliards de yens, fournis à la compagnie gérante Tokyo Electric Power (Tepco) par un fonds spécialement créé auquel contribue l’Etat et les compagnies d’électricité. Ces dommages et intérêts pourraient toutefois encore doubler. Le fonds a d’ailleurs relevé son plafond à 9.000 milliards de yens au lieu de 5.000 milliards.
Ce qui, selon les deux universitaires est une mauvaise nouvelle pour le contribuable puisque Tepco doit rembourser les sommes avancées au cours des prochaines années ce qui devrait avoir un impact sur le prix de l’électricité.
Sont aussi inclus les frais de décontamination des alentours de la centrale et de stockage des déchets résultants, soit 3.540 milliards. S’y ajoutent 2.168 milliards de coûts directement liés à la gestion de la situation au sein du complexe atomique et de démantèlement des réacteurs saccagés. Le reste relève d’autres dépenses administratives relatives à cet accident.
Kenichi Oshima et Masafumi Yokemoto pointent en outre du doigt le fait que ces coûts vont reposer sur les citoyens, en tant que contribuables si l’Etat paye, ou en tant qu’utilisateurs de courant via la facture émise par la compagnie si elle finit par rembourser les sommes avancées. Selon lui, la particularité de ce type d’accident est que le coût pour la société augmente au fil du temps et qu’on ne parvient pas à le prévoir et à l’appréhender dans son intégralité.
I

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Japon 19 nov 2012 : Conférence du Dr Caldicott sur Fukushima

Le Dr Helen Caldicott est médecin pédiatre, militante anti nucléaire, et fondatrice entre autres de l’IPPNW (Association Internationale des Médecins pour la Prévention de la Guerre Nucléaire), qui a été lauréat du prix Nobel de la paix en 1985.

Lors d’une conférence à Tokyo le 19 novembre 2012, le Dr. Caldicott a rappelé que les femmes enceintes et enfants devraient être évacués dès que possible des zones contaminées par la radioactivité de Fukushima, s’agissant du pire accident de l’histoire de l’humanité.

Elle précise que les 40% de cas d’anomalies thyroïdiennes décelées chez les enfants examinés est d’une occurrence extrêmement rare en pédiatrie, et que vu la rapidité de leur apparition, il est probable que ces enfants aient été soumis à des doses de radiations plus fortes qu’à Tchernobyl.

D’autre part, les promesses de décontamination sont illusoires, car scientifiquement impossibles à tenir.
Elle revient sur le comportement irresponsable du gouvernement Japonais qui a préféré protéger TEPCO que la population, ainsi que des médias dont le rôle est d’informer les citoyens de ce qui se passe exactement dans leur pays. Entre autres, le devenir des travailleurs qui ont lutté pour garder le contrôle des réacteurs au péril de leur vie n’a jamais été détaillé.

A priori, seuls une vingtaine de membres de la Chambre des Représentants auraient assisté à cette conférence qui n’aurait pas eu l’audience méritée, à cause des perturbations causées par l’annonce de la dissolution de la Chambre Basse du Parlement. Une autre conférence qui s’est tenue la veille semble avoir connu une bien meilleure affluence et une tout autre ambiance.

Merci à Kna d’avoir encore une fois traduit et sous-titré cette intervention du Dr Caldicott.

Source: Hélios

En 2016, 3.600 cancers thyroïdiens chez des enfants japonais

Une nouvelle étude confirme le nombre élevé de nodules thyroïdiens chez les enfants de la région de Fukushima. En 2016, 3.600 cancers thyroïdiens chez des enfants japonais pour 8 cas en France. lundi 12 /11/ 2012. 

Cette étude porte sur 42.000 enfants. Il a été procédé à des échographies. Chez 43% des enfants, on trouve des « nodules thyroïdiens ».

Dans un article précédent, ici, j‘avais déjà précisé que la présence de nodules thyroïdiens ne devait pas être confondue avec la présence d’un cancer.

Le cancer thyroïdien peut être induit par une radio-activité environnementale. En général, ces cancers n’apparaissent qu’après un délais de 5 ans. On estime qu’ 1/5 des nodules se cancérisent.

Dans une population d’enfants non exposés à de la radio-activité, la présence de tels nodules est extrêmement basse. En France, le pourcentage de cancers thyroïdiens chez l’enfant n’est que de 0,25 cas / million d’enfants. Soit 4 cas pour une population d’enfants de 15 millions environ.

Une étude japonaise réalisée chez des enfants, avant la catastrophe de Fukushima, en l’an 2.000, n’a montré aucun nodule sur 250 enfants testés !

A l’opposé, des recherches effectuées chez des enfants de Biélorussie après Tchernobyl avaient montré un taux de présence de nodules de 1,74%. Près de 8 fois plus que chez nous.

S’il existe un taux anormalement élevé de nodules chez les enfants de Fukushima, cela ne présage rien de bon concernant l’apparition de cancers thyroïdiens chez ces enfants. Ce fut le cas chez les enfants de Biélorussie.

On peut estimer que, en 2016, soit 5 ans après Fukushima, il y aura probablement 3.600 cas de cancers thyroïdiens chez des enfants japonais.

Chez nous, à population équivalente (environ 60 millions de Français contre 120 millions de Japonais), cela ne représenterait que…8 cas !

source : mediapart

Le taux de natalité de la préfecture de Fukushima a chuté rapidement en 2012

Selon la préfecture de Fukushima, la natalité est en diminution rapide. Fukushima Diary 14/11/2012

Quand le nucléaire tue l’avenir..

oct 2008 ~ sept 2009 : 8.06 ‰
oct 2009 ~ sept 2010 : 7.92 ‰ (↓0.14‰)
oct 2010 ~ sept 2011 : 7.75 ‰ (↓0.17‰)
oct 2011 ~ sept 2012 : 6.99 ‰ (↓0.76‰)

Natalité = (naissances d’octobre au septembre suivant ) / (Population en mars) × 1 000

Les dernières statistiques de population publiées par les autorités locales sont toujours celles de septembre 2012, donc c’est compté d’octobre à septembre.

Le taux de natalité de la préfecture de Fukushima a chuté rapidement en 2012

Source

La catastrophe de Fukushima en passe de ruiner le Japon?

« Personne n’ évoque l’impact économique de la catastrophe de Fukushima sur les finances publiques du Japon, un oubli sans doute » Marc Berniolle . Dans les semaines à venir avec les voyants de l’ économie Japonaise qui passent au rouge nous pourrions assister en plus des problèmes environnementaux  au « double effet Kisscool » d’un accident nucléaire car comme le dit très justement F BOISARD  la banqueroute de la deuxième économie du monde ne serait pas sans conséquences sur l’économie mondiale ! Posted on 4 novembre 2012 | in ACTUALITÉS FUKUSHIMA-INFORMATIONS | by

Fukushima pourrait elle engendrer un Krach comme en 1929

Dans le blog  http://fukushima-informations.fr/?p=4040  n’a encore jamais abordé le coté économique de la catastrophe de Fukushima , pourtant ce dernier est en train de pointer le bout de son nez , et la méthode Coué qui jusqu’à maintenant était censée entraîner l’adhésion des Japonais aux idées positives qu’ elle impose est peut être en train d’arriver à son terme.

En effet la catastrophe de Tchernobyl selon certains économistes  a sans doute participé à la chute de l’ ex Union Soviétique . Le coût financier véritable de la catastrophe de Tchernobyl ne sera sans doute jamais connus dans sa globalité,  selon la documentation Française  les dépenses additionnées des trois pays concernés (Ukraine – Biélorussie – Russie)  excèdent certainement 500 milliards de dollars.

Le versement d’indemnités aux victimes représente la charge la plus lourde pour les trois pays. Sept millions de personnes reçoivent actuellement des allocations liées à Tchernobyl.
L’industrie nucléaire ne trouve pas à s’assurer ( le risque est trop grand ) , et les dommages  nucléaires sont exclus de la majorité des polices d’assurance des particuliers (c’est le moment de lire la votre ) .

En conséquence au Japon suivant le bon vieux principe de nationalisation des pertes et de privatisations des profits,  c’ est l’ Etat et donc les citoyens qui vont payer les conséquences d’une catastrophe engendrée par une société privée , qui pour garantir de gros bénéfices à ses actionnaires , a décidé d’implanter une centrale nucléaire dans une zone qui était  sous la menace d’un éventuel et prévisible tsunami.

Mais cette semaine nous apprenons sous la plume du Figaro qu’ au Japon   le spectre d’une faillite panique les financiers  F Boisard lui dans son blog écrit  »  Je n’aurais pas la muflerie de rappeler aux journalistes du Figaro que le verbe « paniquer » n’existe pas en français : nous sommes désormais habitués à ce que les journalistes écrivent comme des pieds.

Le fond du problème est bien connu.

Charles Gave et Jean-Pierre Petit le répètent à longueur d’années : tant que le taux d’intérêt à dix ans est inférieur à la croissance, on peut s’endetter avec inconscience et irresponsabilité, la sanction ne vient pas.

Mais le jour (qui finit toujours par arriver car la dette incontrôlée sert à financer le clientélisme qui tue la croissance) où le taux d’intérêt devient supérieur à la croissance, c’est la panique.

On notera avec intérêt que les crises de surdendettement étatique, en Europe, aux Etats-Unis, au Japon,  ont toujours la même cause, malgré les différences culturelles : l’étouffement de la démocratie par une oligarchie qui, pour se maintenir au pouvoir malgré son illégitimité, achète des clientèles avec de la dette.

Il y a bien une «solution» : la célébrissime «planche à billets». La banque centrale rachète les dettes étatiques. Mais cela induit une guerre des changes à l’extérieur et une inflation à l’intérieur.

Toutes choses très néfastes pour un pays vieillissant comme le Japon.

L’heure de vérité approche. Et pour tout le monde. Car qui peut croire que la banqueroute de la deuxième économie du monde serait sans conséquences partout ailleurs ? 

Dans un autre article publié cette semaine Jean Marc Berniolle  qui rappelons le est ( spécialiste sécurité nucléaire IRSN Cadarache)

lui conclu  : «  Si l’on s’intéressait vraiment au Japon, on verrait que ce pays lutte avant tout contre des fléaux qui le ravagent en profondeur, la déflation d’abord et l’augmentation de la dette publique qui est d’un tel niveau que pas mal d’économistes s’accordent à penser que cela débouchera inéluctablement sur un défaut de paiement.« 

Il est intéressant de constater qu’aussi bien dans les colonnes du figaro où dans l’article du très pro nucléaire Jean Marc Berniolle , personne n’ évoque l’impact économique de la catastrophe de Fukushima sur les finances publiques du Japon, un oubli sans doute .

Dans les semaines à venir avec les voyants de l’ économie Japonaise qui passent au rouge nous pourrions assister en plus des problèmes environnementaux  au « double effet Kisscool » d’un accident nucléaire car comme le dit très justement F BOISARD  la banqueroute de la deuxième économie du monde ne serait pas sans conséquences sur l’économie mondiale !

Voir aussi

L’industrie nucléaire japonaise a financé des experts gouvernementaux en sécurité

TOKYO – Quatre des six membres d’une cellule gouvernementale japonaise chargée de fixer de nouvelles normes de sécurité pour les réacteurs du pays ont reçu des milliers de dollars de financement de l’industrie nucléaire, révèlent des informations de presse.

Les quatre experts ont reçu entre 3 et 27 millions de yens (29.000-260.000 euros) sous forme de subventions et donations financières diverses au cours des trois ou quatre dernières années, selon l’agence de presse Kyodo, citant l’Autorité de régulation nucléaire (NRA).

Ces experts ont été sélectionnés conformément aux procédures et il ne devrait pas y avoir de problème, a affirmé la NRA, réfutant tout risque de conflit d’intérêt.

La NRA exige des experts qu’ils fassent état de leurs revenus mais n’a pas les moyens de les révoquer sur la base des informations de Kyodo, a-t-elle ajouté.

Akira Yamaguchi, professeur d’université d’Osaka, a reçu au moins 27,14 millions de yens de donations et de bourses de recherche du groupe d’industrie lourde nippon Mitsubishi Heavy Industries (MHI), et d’autres firmes.

Akio Yamamoto, professeur à l’université de Nagoya, a reçu 10,1 millions de yens de Japan Atomic Power Co., constructeur et exploitant de centrales, entre autres bienfaiteurs.

Yutaka Abe, professeur à l’université de Tsukuba, a reçu 5 millions de yens notamment d’un laboratoire de la compagnie gérant la centrale nucléaire de Fukushima, Tokyo Electric Power (Tepco) tandis qu’un chercheur de l’Agence de l’énergie atomique japonaise, Tomoyuki Sugiyama, a reçu un total de 3 millions de yens de Nuclear Fuel Industries, spécialisée dans le combustible nucléaire.

Actuellement, deux réacteurs seulement sont en service sur les 50 installés au Japon, les autres ayant été arrêtés après l’accident nucléaire à la centrale de Fukushima survenu à la suite des séisme et tsunami du 11 mars 2011.

(©AFP / 04 novembre 2012 08h51) 

Japon: mutation des plantes, lapins, papillons

Spectacle affligeant que ce crime contre les espèces vivantes: plantes, animaux et bientôt les humains.

Stop  nucléaire,  maintenant !

Plantes mutantes

http://fukushima-diary.com/2011/10/news-do-you-still-ignore-the-fact/#.TpGIW5-0UZI.facebook

http://fukushima-diary.com/2011/11/seasonal-cycle-of-plants-is-broken/?utm_source=feedburner&utm_medium=feed&utm_campaign=Feed%3A+FukushimaDiary+%28Fukushima+Diary%29

Roses du Japon

http://fukushima-diary.com/2011/10/deformed-rose/#.Tq0qfbmBwTo.facebook

Un lapin mutant

http://www.japonation.com/insolite/insolite-le-lapin-sans-oreille-seme-la-terreur-au-japon-10859

Posted by Mochizuki on July 17th, 2012

Deformed plants are found in a contaminated area of Southern Ibaraki.

Deformed plants in South Ibaraki

↓ Double-headed corn. [Link]

Deformed plants in South Ibaraki

↓ cf. Tokyo metropolitan Government Office building

Metropolitan Government Office building

【茨城南部、高濃度汚染地帯の奇形植物】まずは、普通のビロードモウズイカtwitter.com/KazenoChisoku/…

— 知足さん (@KazenoChisoku) 7月 16, 2012

Deformed plants in South Ibaraki3

<Translate>

[Southern Ibaraki, deformed plant in highly contaminated area] First of all, the normal mullein.

<End>

【茨城南部、高濃度汚染地帯の奇形植物】その隣に近傍に生えていた、花序の先端が二つに割れてハート形になったビロードモウズイカ twitter.com/KazenoChisoku/…

— 知足さん (@KazenoChisoku) 7月 16, 2012

deformed plants south ibaraki

<Translate>

[Southern Ibaraki, deformed plant in highly contaminated area] Beside the normal mullein, a deformed mullein with double-headed flower looking like a heart mark.

<End>

【茨城南部、高濃度汚染地帯の奇形植物】その隣に近傍に生えていた、花序の先端が分岐したビロードモウズイカ twitter.com/KazenoChisoku/…

— 知足さん (@KazenoChisoku) 7月 16, 2012

Deformed plants in South Ibaraki6

<Translate>

Beside the deformed one, another deformed one with separated top of the flower.

<End>

茨城南部汚染地帯。春先モンシロチョウを一回しか見なかった(外に出なかったから?)。サクランボが毎年罹病する灰星病もなかった。今の所アマガエルもあまり見てないなー。ツバメも見なかった。みんなどこへ行っちゃたの?玄関先のタンポポは変だし…twitter.com/KazenoChisoku/…

— 知足さん (@KazenoChisoku) 6月 1, 2012

Deformed plants in South Ibaraki7

<Translate>

I saw cabbage butterfly only once this Spring (Because I didn’t go out so often ?), no brown rot that cherries have every year. have hardly seen a tree frog either. haven’t seen a swallow. Where did they go ? The dandelion beside the porch looks strange too..

<End>

と言われても…。我々東日本の国民はこんな環境で生活しているってことですね。北の丸公園(皇居の北側)ではこんな双頭のタンポポも  @watarihoukou なにこのシュールな写真。。。twitter.com/KazenoChisoku/…

— 知足さん (@KazenoChisoku) 7月 16, 2012

Deformed plants in South Ibaraki8

<Translate>

[Tokyo] We live in such a circumstance of eastern Japan. In Kitanomaru park (North of imperial palace), double-headed dandelion was also found.

Un cerisier à fleurs fleurit à Tokyo : C’est pourtant toujours l’automne.

Le 10 octobre 2012, un cerisier à fleurs (Prunus yedoensis) a fleuri au temple d’Asakusa shrine, Taito ku Tokyo.

Les cerisiers à fleurs fleurissent au printemps. le tronc de ce cerisier fait plus d’un mètre de diamètre. Son âge n’est pas connu.

Les gens du lieu saint disent que c’est la première fois qu’ils voient un cerisier à fleurs fleurir en automne.

Un cerisier à fleurs fleurit à Tokyo : C'est pourtant toujours l'automne

Source

Des papillons mutants autour de Fukushima

LE MONDE   17.08.2012 Par Philippe Pons (Tokyo, correspondant)

Ailes atrophiées, courbées ou en surnombre. Antennes difformes. Yeux bosselés. Couleur altérée. Eclosions avortées. Infertilité… C’est un très inquiétant tableau clinique de papillons de la région de Fukushima, au Japon, que dressent, dans une étude publiée dans Scientific Reports, journal en ligne diffusé par l’éditeur de la revue Nature, des chercheurs japonais de l’Université des Ryukyu (Okinawa).

Ceux-ci ont collecté en mai 2011 (deux mois après la catastrophe de la centrale nucléaire de Fukushima), 144 petits papillons bleus adultes de la famille des lycénidés, de l’espèce Zizeeria maha. Les prélèvements ont été effectués dans une dizaine de localités (Shiroishi, Fukushima, Motomiya, Koriyama, Hirono, Iwaki, Takahagi, Mito, Tsukaba et Tokyo), jusqu’à plus de 200 km de distance de la centrale accidentée. Soit bien au-delà de la zone circulaire d’exclusion de 20 km, d’où 80 000 personnes avaient été évacuées.

Chez 12 % de ces papillons, les chercheurs ont observé des malformations, notamment des ailes, des yeux et des antennes leur servant à explorer leur environnement. Ils ont ensuite élevé ces insectes en laboratoire à des fins de reproduction. A la génération suivante, des anomalies similaires ont été relevées sur 18 % des papillons. Et, à la troisième génération, sur 33,5 % des lépidoptères.

En septembre, six mois après l’accident nucléaire, ils ont capturé à nouveau 238 papillons. Cette fois, le taux de malformation s’élevait à 28 %. Pour grimper, à la génération suivante, à 52 %.

Les auteurs en concluent que la radioactivité libérée par la centrale sinistrée « a causé des dommages physiologiques et génétiques » aux insectes.

EXPÉRIENCE-TEST SUR D’AUTRES PAPILLONS

« Les effets biologiques des radiations sur les organismes vivants pourraient entraîner des transformations de l’écosystème et causer des maladies chroniques », précise l’étude. Le cas du papillon bleu pourrait être un indice. On trouve en effet cette espèce à travers tout l’Archipel – en japonais il porte d’ailleurs le nom de Yamato shijimi, soit « papillon du Yamato », Yamato étant le nom du premier royaume japonais –, ce qui permet des comparaisons.

En outre, la couleur de ses ailes est très sensible aux changements de l’environnement, par exemple au réchauffement climatique. En ce sens, l’examen des papillons attrapés en mai 2011 dans une dizaine d’endroits au Japon et de ceux provenant de localités aux alentours de la centrale est révélateur, fait valoir Joji Otaki, chercheur en sciences naturelles de l’Université Ryukyu, qui a dirigé cette recherche.

Pour en avoir le cœur net, l’équipe de Joji Otaki a réalisé une expérience-test sur des papillons provenant d’autres régions (et donc sans risque d’avoir été irradiés), qu’ils ont exposés en laboratoire à de faibles doses de radioactivité. Ils ont constaté que les insectes présentaient des mêmes anomalies que les papillons de la première génération de la région de Fukushima.

Les papillons capturés en mai 2011 à Fukushima ont été exposés aux radiations alors qu’ils étaient encore sous forme de larves. Mais, s’agissant des générations suivantes, les malformations observées pourraient avoir été transmises génétiquement, avancent les chercheurs. Ils estiment aussi qu’à l’exposition directe aux radioéléments relâchés par la centrale sinistrée, s’est ajoutée la contamination par l’ingestion de feuilles.

« EXPOSITION AUX RADIATIONS »

Interrogé par Le Monde, M. Otaki reste toutefois prudent dans l’établissement d’une corrélation entre les malformations observées sur les papillons de Fukushima et l’accident à la centrale. « Les déformations que j’ai observées dans le passé étaient de nature différente de celles présentées par les papillons provenant de Fukushima, explique-t-il. En science, on ne peut jamais être sûr à cent pour cent, mais je n’avais jamais observé auparavant de déformations comme celles que j’ai constatées sur les ailes des papillons de Fukushima. »

Il ajoute : « Sans tirer des conclusions hâtives, il convient d’être attentif aux mutations morphologiques observées. Une corrélation entre ces phénomènes et la proximité de la centrale n’est pas certaine mais elle n’est pas impossible. Ce qui est clair, c’est que les gènes des papillons de Fukushima ont été affectés. Mais il faut étendre notre recherche à d’autres espèces. » Le chercheur envisage donc de poursuivre ses investigations sur d’autres insectes et de petits animaux de la région de Fukushima.

« Cette étude est importante en raison de ses implications pour les communautés biologiques de la région de Fukushima et pour les êtres humains », estime le biologiste américain Tim Mousseau, de l’Université de Caroline du Sud. Selon le chercheur qui étudie l’effet des radiations sur la faune et la flore à Tchernobyl et à Fukushima, « ces anomalies morphologiques ne peuvent s’expliquer que par l’exposition aux radiations ».

Pour l’instant, personne n’est officiellement décédé en raison des radiations à la suite de l’accident de Fukushima. Mais nombre d’experts (médecins et biologistes) font cependant valoir que les effets d’irradiation n’apparaissent pas immédiatement, comme ce fut le cas des victimes des bombardements atomiques d’Hiroshima et de Nagasaki qui, au lendemain de ces attaques, ne présentaient en apparence aucun symptôme particulier. C’est ce que redoutent les 80 000 habitants de la région qui ont été évacués, ainsi que les ouvriers qui interviennent sur le site de la centrale accidentée.

Philippe Pons (Tokyo, correspondant)

[Tchernobyl] Chez les hirondelles d’Ukraine aussi la proportion de mutations albinos a grimpé à 15 %

Le Fukushima Diary a signalé des observations d’animaux albinos. Posted by Mochizuki on October 19th, 2012

L’étude “Tchernobyl: Conséquences de la Catastrophe pour les gens et l’Environnement” a mentionné les mutations liées à Tchernobyl. (par Alexey V.YABLOKOV, Vassily B. NESTERENKO, Alexey V. NESTERENKO, mutation albinos mentionnée)

Ce livre a été publié en 2009 par les ANNALS OF THE NEW YORK ACADEMY OF SCIENCES.

P.265 ~

[Rapport de Yablokov sur Tchernobyl] l'albinisme est monté en flèche en Ukraine10.3. Changements Génétiques

17. Les populations d’hirondelles d’écurie (Hirundo rustica) nées dans la région ukrainienne de Tchernobyl après la catastrophe présentent un taux de mutation albinos significativement plus important (jusqu’à 15 %) (Figure 10.6). Le taux des mutations dégénératives observé sur les populations de Tchernobyl est significativement supérieur à celui de populations-témoin prises en Ukraine, Italie, Espagne et Danemark (Møller & Mousseau, 2001; Møller et al., 2007).

Le Fukushima Diary a signalé des individus albinos :

[Rapport de Yablokov sur Tchernobyl] l'albinisme est monté en flèche en Ukraine 2Un moineau à ailes blanches à Chiba

[Rapport de Yablokov sur Tchernobyl] l'albinisme est monté en flèche en Ukraine 3Une hirondelle albinos observée à Gunma, à 227 km de Fukushima

[Rapport de Yablokov sur Tchernobyl] l'albinisme est monté en flèche en Ukraine 4Un sanglier blanc dans la préfecture de Saga, “1 sur 100 000 sangliers”[Rapport de Yablokov sur Tchernobyl] l'albinisme est monté en flèche en Ukraine 5Une hirondelle blanche vue à Nagasaki

[Rapport de Yablokov sur Tchernobyl] l'albinisme est monté en flèche en Ukraine 6Une hirondelle blanche à Tokyo aussi

[Rapport de Yablokov sur Tchernobyl] l'albinisme est monté en flèche en Ukraine 7De Une variété blanche d’amaryllis à Ehime

[Rapport de Yablokov sur Tchernobyl] l'albinisme est monté en flèche en Ukraine 8Un blaireau albinos observé à Fukui

[Rapport de Yablokov sur Tchernobyl] l'albinisme est monté en flèche en Ukraine 9Un moineau blanc vu dans Gunma

[Rapport de Yablokov sur Tchernobyl] l'albinisme est monté en flèche en Ukraine 10Encore de l’albinos : Un gros crabe royal du Kamtchatka tout blanc pêché à HokkaidoSource

13 octobre 2012: Révolution des hortensias; solidarité avec le Japon

Sur une initiative internationale, avec la collaboration d’antinucléaires de France, des Etats-Unis, de Finlande, d’Allemagne, de Grèce, d’Espagne, d’Italie etc. etc. et des traductions du discours original en anglais dans une multitude de langues.
Cet événement  est le fruit d’une coopération originale entre amis sur Facebook animés par le même sentiment antinucléaire et qui, pour la plupart, ne se sont jamais rencontrés. C’est une première et nous espèrons faire encore mieux la prochaine fois !

Diffusion de la déclaration en japonais/français dans des dizaines de villes en France

à 16h GMT samedi 13 octobre ( 17h France)

et manifestations prévues dans toute la France et de nombreux autres pays à la même heure.


(extrait du texte de la vidéo)

JAPON
Unis ce jour avec le peuple japonais en révolte

nous demandons SOLENNELLEMENT l’ARRET DEFINITIF de toute production d’électricité d’origine nucléaire,

nous EXIGEONS LA FIN DU NUCLEAIRE TOUT DE SUITE !

Notre espoir est que l’ensemble de l’humanité prenne enfin conscience des risques intolérables qui pèsent sur nous à cause de l’énergie nucléaire.

Et nous, citoyens du monde réunis en cette journée du 13 octobre 2012, qui nous exprimons dans une multitude de langues avec le même message disons aux côtés de nos amis Japonais:

NON AU REDEMARRAGE des centrales !

ARRETONS LE NUCLEAIRE, MAINTENANT, et DEFINITIVEMENT !

 

Fukushima: la compagnie Tepco avoue avoir minimisé le risque de tsunami

La compagnie d’électricité japonaise Tepco, qui opère à la centrale nucléaire de Fukushima, a admis pour la première fois vendredi qu’elle avait minimisé le risque de tsunami par peur d’une fermeture pour améliorer la sécurité.  © 2012 AFP 12/10/2012  

« Il existait une peur latente d’une fermeture jusqu’à ce que des mesures draconiennes de sécurité soient mises en place », indique Tokyo Electric Power (Tepco) dans un rapport intitulé « Politique fondamentale pour la réforme du dispositif nucléaire de Tepco ».

Ce rapport, en forme de confession, indique qu’avant même que le tsunami géant de mars 2011 ne submerge la centrale, la compagnie était au courant que les systèmes de défense et de protection étaient insuffisants, mais qu’elle n’avait toutefois pas agi.

« Il y avait cette inquiétude que si de nouvelles et sévères mesures étaient imposées, la sécurité de toutes les centrales existantes serait devenu un sujet de préoccupation », lit-on encore.

En décembre 2011, Tepco avait rendu public un épais rapport sur les causes de l’accident nucléaire de mars 2011, soulignant l’insuffisance de sa préparation.

En juillet dernier, un nouveau rapport, officiel cette fois, mettait sévèrement en cause le gouvernement japonais et Tepco dans l’accident de Fukushima, fustigeant leur aveuglement face aux risques et leurs erreurs dans la gestion de la catastrophe.

« Le problème principal provient du fait que les compagnies d’électricité, dont Tepco, et le gouvernement, n’ont pas perçu la réalité du danger, car ils croyaient au mythe de la sécurité nucléaire d’après lequel un accident grave ne peut se produire dans notre pays », soulignaient alors les membres de la commission d’enquête.

Malgré ce rapport accablant, Tepco continuait jusque-là de prétendre que la puissance du séisme et l’ampleur du tsunami avaient dépassé toutes les prévisions et n’avaient donc pu être envisagées.

 

Les infirmières évacuent Fukushima pour soustraire leurs enfants au risque radioactif

La préfecture de Fukushima fait face à une pénurie sérieuse en infirmières et personnels hospitaliers.

La principale raison en est que les infirmières sont parties pour soustraire leurs enfants au risque radioactif dû à l’accident de Fukushima. D’un autre côté, le nombre de patients augmente et la période d’évacuation est prolongée.

Selon les autorités de la préfecture de Fukushima, dans les hôpitaux au 1er mars 2011, soit juste avant le 11-3, il y avait 14 556 infirmières et autres personnels hospitaliers mais on est descendu à 14 089 au 1er mars 2012.

En février 2011, l’association des infirmières de Fukushima disait qu’il y avait 216 candidats pour 366 postes, soit un taux de remplissage des offres de 1,69. Toutefois, fin août dernier; il y avait 174 demandes pour 768 postes. Ce taux passe à 4,41, ce qui est une énorme augmentation par rapport à avant le 11 mars 2011.

Le nombre de jeunes gens examinés devrait augmenter dès le 1er octobre 2012 qui met en place un système de gratuité des soins pour les patients de moins de 18 ans et l’association s’inquiète d’une situation qui pourrait entraver les examens de santé, disant qu’un manque en personnel médical pourrait gêner les efforts locaux de remise en état.

Dans les autres régions dévastées, Iwate et Miyagi font aussi face à un manque de personnel médical mais la situation est particulièrement grave à Fukushima à cause de la catastrophe nucléaire et on s’attend à ce qu’il en soit ainsi pour longtemps.

M. Midori Suzuki, directeur principal de l’association des personnels soignants de Fukushima déclare : “Le manque en infirmières et infirmières spécialisées était déjà un problème avant mais depuis la catastrophe nucléaire, la situation est devenue particulièrement grave. Je voudrais que le gouvernement élargisse son attention à ce qui entrave la remise en état.”

Fukushima: les batteries qui auraient pu éviter le pire…

Fukushima : l’explosion du réacteur 3, la fusion du cœur du réacteur 2, peut-être parce que TEPCO n’a pu enfreindre les règlements en apportant des batteries à la centrale. Helios 7 10 2012

Ultraman a publié très tard cet article sur les batteries qui auraient pu éviter le pire… Quels règlements, demanderez-vous ? De bons règlements sociaux, comme  »Si vous voulez quelque chose dans un magasin, vous l’achetez avec des sous. » Ou  »Pour transporter des matériaux ou de l’équipement potentiellement dangereux, vous demandez une autorisation du gouvernement et attendez jusqu’à obtention du permis. » Ils sont tous valables et corrects en temps de paix.

TEPCO n’est plus en temps de paix depuis le 11 mars 2011. Mais la compagnie et les ouvriers ne savaient pas clairement comment opérer dans la situation hors du commun où ils se sont retrouvés. Ils se sont donc cantonnés à ce qu’ils connaissaient le mieux – respectueux des règlements et de la loi – en bons citoyens.

D’après la vidéo de la téléconférence que TEPCO a récemment publié, à 7h17 le matin du 13 mars 2011 à la centrale de Fukushima :

Voilà l’équipe des matériaux, désolé de l’interruption. Nous allons sortir pour acheter des batteries et autres choses. Mais, heu, nous sommes un peu juste en argent. Pour ceux parmi vous qui ont de la monnaie sur eux, nous apprécierions que vous puissiez nous en prêter. Nous sommes désolés [et embarassés] mais si vous avez de la monnaie, pourrions-nous vous en emprunter ? Merci d’avance.

Après cette annonce, on entend un responsable haut placé (je pense que c’est M. Komori du quartier général de TEPCO à Tokyo) murmurer,  »Pas d’argent ? C’est lamentable. Il faut faire quelque chose… »
L’Asahi Shinbun a transcrit la totalité des 150 heures de la vidéo de la téléconférence, et a écrit plusieurs articles (pour les abonnés uniquement) sur leurs découvertes. Cet épisode sur les batteries se trouvait dans le troisième épisode de la série d’articles qui ont été publiés début septembre. La suite est mon résumé de la situation, basé sur l’article de l’Asahi du 5 septembre, lui-même basé sur leur propre transcription de la vidéo :

Tôt le matin du 13 mars 2011 (28 heures avant l’explosion du bâtiment du réacteur 3). Les ouvriers de TEPCO ont imaginé qu’en installant des batteries de voiture ils pourraient avoir juste assez de courant pour faire fonctionner la soupape principale de décharge pour relâcher la pression dans la cuve du réacteur 3. Cela ne nécessitait que 10 batteries de 12 volts à ce moment-là, pensaient-ils. Le problème était qu’ils n’en avaient pas dix. Ils ont demandé aux ouvriers avec des voitures de bien vouloir les enlever pour s’en servir.

20 batteries de voiture ont été proposées. Mais ils en avaient besoin de plus. Beaucoup plus, pour surveiller la situation des réacteurs 3 et 2. Les systèmes de surveillance de la salle de contrôle centrale étaient dans le noir, par manque d’électricité. Ils avaient besoin de 50, 100 batteries.

La ville d’Iwaki se trouve à 30 km au sud de la centrale et il y avait des magasins de fournitures pour auto. Donc, des ouvriers de TEPCO décidèrent d’y aller en voiture et d’acheter des batteries au magasin.

Mais ils ne purent trouver que 8 batteries à Iwaki. L’article de l’Asahi Shinbun ne dit pas si c’était par manque d’argent ou manque de stock du magasin.

Ce n’était pas que le quartier général de TEPCO était resté assis sans rien faire. Il avait déjà demandé 1000 batteries à Toshiba le 12 mars et s’était arrangé pour les faire venir immédiatement à la centrale.

Il y avait un problème. Il fallait une autorisation du gouvernement, apparemment, pour transporter ces nombreuses batteries par la grande route, et l’autorisation ne venait pas facilement. Le véhicule chargé des 1000 batteries ne pouvait quitter Tokyo avant que le problème de l’autorisation ne soit résolu.

Finalement 320 batteries sur les 1000 arrivèrent à la centrale dans la soirée du 14 mars, longtemps après l’explosion du réacteur 3. Le cœur du réacteur 2 avait déjà été exposé.

Ce seul épisode, je pense, incarne ce qui fonctionne fondamentalement de travers avec les japonais en situation de crise : ils ne peuvent enfreindre les règles.
Ils n’ont donc pu surveiller les réacteurs, ouvrir la soupape de décharge, mais savaient que s’ils avaient eu des batteries, même des batteries de voitures en grande quantité, ils auraient pu faire ces deux actions. En ne le faisant pas, il y a eu une fusion du cœur et la libération d’une grande quantité de matériaux radioactifs. Ce n’était pas l’heure d’observer les règlements imposés par la société ou le gouvernement.

1. Au lieu de faire de la route pour aller à Iwaki pour acheter des batteries de voiture, ils auraient pu arrêté des voitures et des camions en dehors de la centrale, demandé, supplié, menacé les conducteurs pour qu’ils donnent leur batterie pour éviter de multiples fusions à la centrale.

Qu’auraient fait les conducteurs ? Refuser ? Je pense que non. Ils pouvaient même demander aux habitants de passer le mot que la centrale avait besoin de batteries de voiture pour empêcher une catastrophe nucléaire.

Ils auraient pu demander aux forces d’auto-défense de réunir pour eux des batteries dans le voisinage. Les forces d’auto-défense auraient pu dire  »non », malgré tout, ayant besoin d’une autorisation du premier ministre.

2. En allant à Iwaki, ils auraient pu simplement prendre les batteries, au lieu d’essayer de les acheter, si le manque d’argent était le problème. Cela a été la plus grande urgence dans la vie d’entreprise de TEPCO. Ils auraient pu simplement dire aux gérants de magasin d’apporter toutes les batteries en stock et de les prendre. Ils pouvaient écrire un mot disant combien de batteries et à quel prix et TEPCO aurait payé plus tard, après la réparation des réacteurs.

Qu’auraient fait les gérants de magasin ? Refuser de donner des batteries à TEPCO sans être payés ? Je ne le pense pas.

3. Si le gouvernement faisait des histoires pour l’autorisation du transport des batteries, Toshiba ou TEPCO (je ne sais pas qui était responsable du transport) aurait pu dire au gouvernement d’aller se faire voir et de démarrer.
 Ou de ne rien dire au gouvernement et de partir.

Qu’aurait fait le gouvernement ? Stopper les camions par la force ? Quand des réacteurs étaient sur le point d’exploser ? Je ne le pense pas.

4. De même, si le gouvernement japonais faisait les casse-pieds même dans une telle urgence, TEPCO aurait pu demander l’aide du gouvernement et de l’armée US. Pourriez-vous nous apporter des batteries ? L’armée américaine aurait pu facilement transporter des batteries dans leurs chinooks (hélicoptères?). Le gouvernement et l’armée américaine auraient-ils dit  »Non, nous ne pouvons rien faire, sans une requête de votre gouvernement  » ? Quand le transport de batteries aurait pu sauver les réacteurs d’une fusion ? Je ne le pense pas.

Qu’aurait fait le gouvernement japonais au gouvernement/armée américaine ? Se fâcher parce que les US auraient aidé a stopper les fusions ? Laissez-les se fâcher.

50 ou 100 batteries auraient pu ou non empêché les fusions, mais au moins ils auraient donné aux ouvriers sous la responsabilité du responsable de la centrale Masao Yoshida une chance – une meilleure prise de la situation, un peu plus de contrôle sur les réacteurs, et la capacité de réduire la pression pour pouvoir continuer à injecter de l’eau facilement et empêcher le cœur d’être exposé.

Combattre ou s’enfuir (force extraordinaire de la scène de l’incendie). TEPCO a essayé de combattre, c’est très apparent dans les vidéos de la téléconférence. Mais ils ont tenté de le faire dans les limites des règles et normes socialement acceptable au Japon en temps de paix quand les réacteurs nucléaires fonctionnent normalement.

Quand j’ai lu l’article de l’Asahi pour la première fois, la vérité est qu’il ne m’est pas venu à l’idée que TEPCO aurait pu enfreindre toutes les règles dans une urgence de ce genre. J’ai juste pensé  »Les bureaucrates sont des bureaucrates, peu importe » pour l’autorisation de transporter les batteries de Toshiba sur la grande route. J’en ai parlé à un ami américain, qui m’a dit immédiatement,  »Pourquoi devaient-ils attendre pour une autorisation dans une situation comme ça ? »

Après tout, je suis japonais. J’ai pensé comme TEPCO.

 
par Hélios