La catastrophe de Fukushima en passe de ruiner le Japon?

« Personne n’ évoque l’impact économique de la catastrophe de Fukushima sur les finances publiques du Japon, un oubli sans doute » Marc Berniolle . Dans les semaines à venir avec les voyants de l’ économie Japonaise qui passent au rouge nous pourrions assister en plus des problèmes environnementaux  au « double effet Kisscool » d’un accident nucléaire car comme le dit très justement F BOISARD  la banqueroute de la deuxième économie du monde ne serait pas sans conséquences sur l’économie mondiale ! Posted on 4 novembre 2012 | in ACTUALITÉS FUKUSHIMA-INFORMATIONS | by

Fukushima pourrait elle engendrer un Krach comme en 1929

Dans le blog  http://fukushima-informations.fr/?p=4040  n’a encore jamais abordé le coté économique de la catastrophe de Fukushima , pourtant ce dernier est en train de pointer le bout de son nez , et la méthode Coué qui jusqu’à maintenant était censée entraîner l’adhésion des Japonais aux idées positives qu’ elle impose est peut être en train d’arriver à son terme.

En effet la catastrophe de Tchernobyl selon certains économistes  a sans doute participé à la chute de l’ ex Union Soviétique . Le coût financier véritable de la catastrophe de Tchernobyl ne sera sans doute jamais connus dans sa globalité,  selon la documentation Française  les dépenses additionnées des trois pays concernés (Ukraine – Biélorussie – Russie)  excèdent certainement 500 milliards de dollars.

Le versement d’indemnités aux victimes représente la charge la plus lourde pour les trois pays. Sept millions de personnes reçoivent actuellement des allocations liées à Tchernobyl.
L’industrie nucléaire ne trouve pas à s’assurer ( le risque est trop grand ) , et les dommages  nucléaires sont exclus de la majorité des polices d’assurance des particuliers (c’est le moment de lire la votre ) .

En conséquence au Japon suivant le bon vieux principe de nationalisation des pertes et de privatisations des profits,  c’ est l’ Etat et donc les citoyens qui vont payer les conséquences d’une catastrophe engendrée par une société privée , qui pour garantir de gros bénéfices à ses actionnaires , a décidé d’implanter une centrale nucléaire dans une zone qui était  sous la menace d’un éventuel et prévisible tsunami.

Mais cette semaine nous apprenons sous la plume du Figaro qu’ au Japon   le spectre d’une faillite panique les financiers  F Boisard lui dans son blog écrit  »  Je n’aurais pas la muflerie de rappeler aux journalistes du Figaro que le verbe « paniquer » n’existe pas en français : nous sommes désormais habitués à ce que les journalistes écrivent comme des pieds.

Le fond du problème est bien connu.

Charles Gave et Jean-Pierre Petit le répètent à longueur d’années : tant que le taux d’intérêt à dix ans est inférieur à la croissance, on peut s’endetter avec inconscience et irresponsabilité, la sanction ne vient pas.

Mais le jour (qui finit toujours par arriver car la dette incontrôlée sert à financer le clientélisme qui tue la croissance) où le taux d’intérêt devient supérieur à la croissance, c’est la panique.

On notera avec intérêt que les crises de surdendettement étatique, en Europe, aux Etats-Unis, au Japon,  ont toujours la même cause, malgré les différences culturelles : l’étouffement de la démocratie par une oligarchie qui, pour se maintenir au pouvoir malgré son illégitimité, achète des clientèles avec de la dette.

Il y a bien une «solution» : la célébrissime «planche à billets». La banque centrale rachète les dettes étatiques. Mais cela induit une guerre des changes à l’extérieur et une inflation à l’intérieur.

Toutes choses très néfastes pour un pays vieillissant comme le Japon.

L’heure de vérité approche. Et pour tout le monde. Car qui peut croire que la banqueroute de la deuxième économie du monde serait sans conséquences partout ailleurs ? 

Dans un autre article publié cette semaine Jean Marc Berniolle  qui rappelons le est ( spécialiste sécurité nucléaire IRSN Cadarache)

lui conclu  : «  Si l’on s’intéressait vraiment au Japon, on verrait que ce pays lutte avant tout contre des fléaux qui le ravagent en profondeur, la déflation d’abord et l’augmentation de la dette publique qui est d’un tel niveau que pas mal d’économistes s’accordent à penser que cela débouchera inéluctablement sur un défaut de paiement.« 

Il est intéressant de constater qu’aussi bien dans les colonnes du figaro où dans l’article du très pro nucléaire Jean Marc Berniolle , personne n’ évoque l’impact économique de la catastrophe de Fukushima sur les finances publiques du Japon, un oubli sans doute .

Dans les semaines à venir avec les voyants de l’ économie Japonaise qui passent au rouge nous pourrions assister en plus des problèmes environnementaux  au « double effet Kisscool » d’un accident nucléaire car comme le dit très justement F BOISARD  la banqueroute de la deuxième économie du monde ne serait pas sans conséquences sur l’économie mondiale !

Voir aussi

L’industrie nucléaire japonaise a financé des experts gouvernementaux en sécurité

TOKYO – Quatre des six membres d’une cellule gouvernementale japonaise chargée de fixer de nouvelles normes de sécurité pour les réacteurs du pays ont reçu des milliers de dollars de financement de l’industrie nucléaire, révèlent des informations de presse.

Les quatre experts ont reçu entre 3 et 27 millions de yens (29.000-260.000 euros) sous forme de subventions et donations financières diverses au cours des trois ou quatre dernières années, selon l’agence de presse Kyodo, citant l’Autorité de régulation nucléaire (NRA).

Ces experts ont été sélectionnés conformément aux procédures et il ne devrait pas y avoir de problème, a affirmé la NRA, réfutant tout risque de conflit d’intérêt.

La NRA exige des experts qu’ils fassent état de leurs revenus mais n’a pas les moyens de les révoquer sur la base des informations de Kyodo, a-t-elle ajouté.

Akira Yamaguchi, professeur d’université d’Osaka, a reçu au moins 27,14 millions de yens de donations et de bourses de recherche du groupe d’industrie lourde nippon Mitsubishi Heavy Industries (MHI), et d’autres firmes.

Akio Yamamoto, professeur à l’université de Nagoya, a reçu 10,1 millions de yens de Japan Atomic Power Co., constructeur et exploitant de centrales, entre autres bienfaiteurs.

Yutaka Abe, professeur à l’université de Tsukuba, a reçu 5 millions de yens notamment d’un laboratoire de la compagnie gérant la centrale nucléaire de Fukushima, Tokyo Electric Power (Tepco) tandis qu’un chercheur de l’Agence de l’énergie atomique japonaise, Tomoyuki Sugiyama, a reçu un total de 3 millions de yens de Nuclear Fuel Industries, spécialisée dans le combustible nucléaire.

Actuellement, deux réacteurs seulement sont en service sur les 50 installés au Japon, les autres ayant été arrêtés après l’accident nucléaire à la centrale de Fukushima survenu à la suite des séisme et tsunami du 11 mars 2011.

(©AFP / 04 novembre 2012 08h51) 

Fukushima: la compagnie Tepco avoue avoir minimisé le risque de tsunami

La compagnie d’électricité japonaise Tepco, qui opère à la centrale nucléaire de Fukushima, a admis pour la première fois vendredi qu’elle avait minimisé le risque de tsunami par peur d’une fermeture pour améliorer la sécurité.  © 2012 AFP 12/10/2012  

« Il existait une peur latente d’une fermeture jusqu’à ce que des mesures draconiennes de sécurité soient mises en place », indique Tokyo Electric Power (Tepco) dans un rapport intitulé « Politique fondamentale pour la réforme du dispositif nucléaire de Tepco ».

Ce rapport, en forme de confession, indique qu’avant même que le tsunami géant de mars 2011 ne submerge la centrale, la compagnie était au courant que les systèmes de défense et de protection étaient insuffisants, mais qu’elle n’avait toutefois pas agi.

« Il y avait cette inquiétude que si de nouvelles et sévères mesures étaient imposées, la sécurité de toutes les centrales existantes serait devenu un sujet de préoccupation », lit-on encore.

En décembre 2011, Tepco avait rendu public un épais rapport sur les causes de l’accident nucléaire de mars 2011, soulignant l’insuffisance de sa préparation.

En juillet dernier, un nouveau rapport, officiel cette fois, mettait sévèrement en cause le gouvernement japonais et Tepco dans l’accident de Fukushima, fustigeant leur aveuglement face aux risques et leurs erreurs dans la gestion de la catastrophe.

« Le problème principal provient du fait que les compagnies d’électricité, dont Tepco, et le gouvernement, n’ont pas perçu la réalité du danger, car ils croyaient au mythe de la sécurité nucléaire d’après lequel un accident grave ne peut se produire dans notre pays », soulignaient alors les membres de la commission d’enquête.

Malgré ce rapport accablant, Tepco continuait jusque-là de prétendre que la puissance du séisme et l’ampleur du tsunami avaient dépassé toutes les prévisions et n’avaient donc pu être envisagées.

 

Nucléaire: vers une extension du périmètre des PPI à 20 km?

Le conseil municipal de Fumay près de Chooz demande une extension du périmètre PPI. L’union, L’ardennais, Lundi 23 juillet 2012 

Lors de la séance ordinaire du conseil municipal, le maire a mis l’accent sur un courrier de l’association Greenpeace qui interpelle les communes au sujet du périmètre des plans particuliers d’intervention (PPI) lié aux installations nucléaires de base. Documents au travers desquels s’organise la gestion de crise autour des sites nucléaires.

L’accident de Fukushima a mis en lumière l’importance qu’avait la gestion de crise pour protéger les populations en cas d’accident nucléaire. Evacuation, confinement, distribution des pastilles d’iode, ces mesures sont de la plus haute importance pour réduire les risques encourus par les populations en cas d’accident nucléaire.

Les PPI actuels prévoient en cas d’accident nucléaire la mise en place de mesures de protection de la population dans une zone de l0 km autour de l’installation accidentée.

Lors de la catastrophe de Fukushima:

  • une zone de 20 km autour de la centrale a été totalement évacuée,
  • la zone de 20 à 30 km a été confinée
  • et on sait aujourd’hui que la contamination couvre en réalité une zone de plus de 100 km.

Les périmètres des PPI ont été arrêtés à la suite d’une analyse de l’institut de radioprotection et de sûreté nucléaire (IRSN) qui date des années 80 sur les bases d’une étude américaine datant des années 70 et les risques sont malheureusement mieux connus aujourd’hui.

Il semble donc nécessaire de revoir l’organisation de gestion de crise en prenant en compte le risque d’accident grave et d’accident majeur, pouvant engendrer des rejets significatifs à l’extérieur d’un site nucléaire, alors même que tous s’accordent pour dire que ce risque ne peut être écarté en France.
En tant que commune voisine de la centrale de Chooz, située à seulement 14 km de Fumay, le maire propose par conséquent, de demander aux autorités compétentes, à savoir le préfet des Ardennes et le ministre de l’Intérieur une extension des périmètres PPI et que la prise en compte des risques associés à l’industrie nucléaire soit à la hauteur des véritables enjeux pour les populations.

Fukushima un an après : Enquête sur une super catastrophe nucléaire

Par des experts indépendants, la longue suite d’erreurs, de mensonges, d’aveuglement et d’attitudes irresponsables qui a mené à une super catastrophe nucléaire. On comprend mieux à quel point la technologie nucléaire est tout simplement non maitrisable, et ses conséquences à court et à long terme inimaginables. Publiée le 2 avril 2012 par NANCY4672
http://www.youtube.com/watch?v=qwJRBxK7k5Y&feature=

Penly : un accident nucléaire grave évité de peu

Qualifié d’incident de niveau 1, l’accident survenu dans la centrale nucléaire de Penly (Seine-Maritime) le 5 avril pourrait bien être plus grave que prévu. Selon le journal Les Echos , qui a reconstitué le fil des événements.  EDF pourrait devoir attendre 3 mois pour redémarrer le réacteur. 20-04-2012

Pire, le système de sécurité prévu en cas de fuites n’a pas fonctionné correctement : « Deux vannes censées canaliser les fuites du circuit primaire se sont refermées de manière inattendue », souligne le quotidien économique. Si la fuite avait duré plus longtemps, ou si un autre joint avait sauté, des centaines de litres d’eau se serait répandues dans le réacteur. « EDF semble avoir évité de peu un accident nucléaire plus grave », résume Les Echos. EDF devra tenter comprendre cet enchaînement d’événements sans précédent et pourrait attendre trois mois avant de redémarrer le réacteur. Il n’y a pas eu un mais quatre incidents ce jour-là : une fuite d’huile (la plus importante jamais survenue dans le bâtiment réacteur d’une centrale française), un incendie (deux flaques d’huile ont commencé à brûler), puis une fuite d’eau radioactive (suite à la dégradation d’un joint de pompe, l’eau coulait à un débit de 2 300 mètres cubes par heure au sein même du circuit primaire).

- Une information à lire sur le site du quotidien Les Echos.

Le groupe énergétique EDF (EDF.FR) pourrait devoir attendre trois mois avant de redémarrer le réacteur n°2 de la centrale de Penly, en Seine-Maritime, à l’arrêt depuis des départs de feu intervenus le 5 avril et qui ont provoqué une fuite d’eau radioactive, rapporte vendredi Les Echos.

L’Autorité de sûreté nucléaire (ASN) a donné deux mois à EDF pour faire un compte rendu sur cet « événement significatif », selon le journal.

L’ASN a notamment relevé que deux vannes censées canaliser les fuites du circuit primaire se sont refermées de manière inattendue durant l’incident, ajoute-t-il en citant un responsable de l’autorité.

Interrogé par Dow Jones Newswires, un porte-parole d’EDF a relativisé l’information, indiquant que le groupe allait devoir changer la pompe hydraulique et que l’opération prendrait « quelques semaines et pas trois mois ». Il a toutefois refusé de préciser quand l’ASN donnerait son feu vert pour le redémarrage du réacteur.

L’ASN a classé l’incident à Penly 2 au niveau 1 sur l’échelle internationale des événements nucléaires (INES).

Site Internet: http://www.lesechos.fr

http://www.terraeco.net/Penly-un-accident-nucleaire-grave,43281.html

France 5 MARDI 10 AVRIL 2012 À 20.35 LE MONDE EN FACE: NUCLÉAIRE — LA BOMBE HUMAINE

INÉDIT et EN DIRECT: Enquête sur le recours massif à la sous-traitance dans le secteur du nucléaire. ll y a un an, la catastrophe de Fukushima confrontait les autorités françaises à la question du risque nucléaire. Mais l’audit engagé depuis dans les centrales du pays le plus nucléarisé du monde, par rapport au nombre d’habitants, omet un facteur majeur : l’utilisation massive de la sous-traitance.

© Jean-Pierre Clatot / AFP Photos
Ce documentaire met en lumière un phénomène aux conséquences inquiétantes. Le débat sera ouvert par Carole Gaessler, qui accueillera en direct sur son plateau plusieurs invités. « Si, demain, il arrive un accident nucléaire, on va vous dire que c’est nous, les prestataires, qui sommes responsables parce qu’on n’a pas fait notre travail correctement, alerte un sous-traitant. La réalité, c’est qu’on ne nous donne ni le temps ni les moyens de le faire. » 80 % des ouvriers de la maintenance des centrales nucléaires françaises viennent désormais de la sous-traitance. Parmi ces vingt mille nomades du travail, ils sont de plus en plus nombreux à dénoncer la pression croissante sur les équipes et l’exigence de rentabilité au détriment de la qualité et de la sécurité. La leur, mais aussi celle de la population… En marge des stress tests ordonnés dans les centrales françaises au lendemain de la catastrophe japonaise, deux enquêtes officielles — l’une menée par l’Autorité de sûreté nucléaire (ASN), l’autre par une commission parlementaire — ont pour mission d’établir un état des lieux des installations. Quelle place est réservée à l’organisation du travail ? La journaliste Elsa Fayner a enquêté auprès de ces ouvriers du nucléaire et rencontré ceux qui militent contre les dangers de cette sous-traitance à outrance : syndicalistes, avocats, chercheurs… Son documentaire montre les relations souvent délicates entre politique, sûreté nationale et nécessité industrielle… 

Anne-Laure Fournier 

ENTRETIEN AVEC ELSA FAYNER,  JOURNALISTE ET RÉALISATRICE

Ils sont de plus en plus nombreux à dénoncer la pression croissante et l’exigence de rentabilité, au détriment de la qualité et de la sécurité.
© Chasseur d’Etoiles
Pourquoi vous être intéressée à ce sujet ? 
Elsa Fayner : Je suis journaliste, spécialiste des conditions de travail, et cela fait quatre ans que j’enquête sur la sous-traitance dans le nucléaire. C’est un sujet qui m’inquiète depuis un moment, notamment le problème de la dilution de la responsabilité et de la transmission des informations, puisque les travailleurs sont de passage. Après la catastrophe de Fukushima, avec la société de production Chasseur d’étoiles, nous avons voulu savoir comment ce problème humain est pris en compte en France dans l’évaluation du risque nucléaire. Pourquoi les médias français n’en parlent-ils pas davantage ? 
E. F. : D’abord, il est difficile d’obtenir des images. Par ailleurs, même s’il existe une volonté de transparence de la part des centrales, les rapports d’accidents sont très techniques et complexes. On ne peut les comprendre sans se les faire traduire. Enfin, c’est une question de mentalité, car il y a une grande fierté nationale et technologique concernant le nucléaire. Le discours est très rassurant à la tête de ces entreprises : on cultive la certitude plus que le doute. Cependant, avec la dégradation des conditions de travail, certaines personnes sont maintenant prêtes à parler pour défendre leur secteur. 

Quel est l’intérêt du développement de la sous-traitance ? 
E. F. : Il est bien sûr économique, car elle est plus avantageuse que le coût des salariés EDF. Mais il y a aussi l’idée d’externaliser le risque social, comme dans beaucoup d’autres secteurs. Quant à la formation des sous-traitants, elle est souvent excellente. Le problème vient des conditions de travail auxquelles on les soumet. 

Quelles difficultés avez-vous rencontrées pour réaliser ce documentaire ? 
E. F. : Le plus compliqué a été de parler avec les exploitants. Ils m’ont cependant orientée vers les « correspondants facteurs humains », ces nouveaux postes créés pour adapter les machines à l’homme plutôt que le contraire. Mais cela n’a pas été possible. Heureusement, nous avons pu rencontrer des inspecteurs de l’Autorité de sûreté nucléaire et lire leurs rapports. Nous avons également pu poser nos questions aux parlementaires qui mènent leur enquête sur le sujet. Quant à l’Etat, il semble pour le moment plus préoccupé des failles liées aux risques naturels ou terroristes qu’à celles entraînées par les conditions de travail. 

Qu’est-ce qui vous a le plus surprise ? 
E. F. : Ce qui m’a le plus frappée, c’est qu’il y a peu d’attention portée aux voix de plus en plus nombreuses qui alertent. On n’écoute pas les gens qui critiquent, même les membres de syndicats qui, jusqu’à présent, étaient pro-nucléaires. Dans les stress tests, les exploitants se réfèrent aux protocoles signés avec les prestataires, sans envisager les dysfonctionnements spécifiques de chaque centrale en la matière. EDF a réinternalisé certains métiers rares très qualifiés dont les compétences s’étaient perdues. Mais même si elle n’augmente pas, il n’y a visiblement pas de volonté de limiter la sous-traitance. 

Quels sont les véritables risques ? 
E. F. : Un incident, précédé par des problèmes de maintenance, peut prendre de l’ampleur. Un accident, c’est souvent un cumul de défaillances qui peut devenir dramatique. 

Propos recueillis par Anne-Laure Fournier

BIO EXPRESS

Elsa Fayner.
© Chasseur d’Etoiles
Elsa Fayner, 34 ans, est journaliste pour le site d’information Rue89, où elle s’occupe de la rubrique Economie. Elle s’intéresse tout particulièrement au monde du travail. En témoignent son livre Et pourtant, je me suis levée tôt…(Panama, 2008), une immersion dans le quotidien des « travailleurs précaires », ses documentaires pour la télévision, tels que Travailleurs à bas prix (France 2/Capa, 2009), et, depuis janvier 2009, son blog Et voilà le travail. Elle a aussi travaillé sur la condition des femmes (Violences, féminin pluriel,Librio, 2007), l’environnement et le travail social, en collaborant pendant huit ans à Actualités sociales hebdomadaires.
DOCUMENTAIRE
DURÉE 52’
AUTEURE-RÉALISATRICE ELSA FAYNER
PRODUCTION FRANCE TÉLÉVISIONS / CHASSEUR D’ETOILES
ANNÉE 2012

Japon : quand la TV censure l’empereur

L’empereur du Japon a fait un discours pour la cérémonie du 1er anniversaire, les infos TV ont ignoré sa référence à la contamination radioactive. Voilà ce que disent de nombreux tweets au Japon. Ils disent que les chaînes de TV ont coupé le passage où il parle de la contamination. Par Hélios


L’empereur a donc fait son discours au Théâtre National, bien qu’il soit en convalescence après une chirurgie cardiaque. Il a fait un discours abordant les 3 composants de la catastrophe, séisme, tsunami, nucléaire.

Mais sauf pour ceux qui ont assisté à la cérémonie ou l’ont regardé en direct, ou ceux qui ont lu le discours dans le journal, les gens au Japon n’ont pas su en regardant les infos TV que l’empereur a parlé de la contamination et qu’il l’a reconnu comme un difficile problème. 

Extrait du discours où il aborde le problème de la contamination (Asahi Shinbun) :

 »Ensuite, la catastrophe a déclenché un accident nucléaire à la centrale. Des gens ont dû évacuer des zones rendues dangereuses, où ils vivaient et travaillaient depuis de nombreuses années. Pour qu’ils puissent rentrer chez eux vivre en sécurité, nous avons de difficiles problèmes de contamination radioactive à surmonter. »

Centrale de Fukushima : situation explosive au réacteur 2

TEPCO a annoncé hier avoir eu recours à un apport d’acide borique dans le réacteur n°2 pour empêcher une reprise de criticité. Cet événement colle mal avec les communiqués officiels qui avaient annoncé l’arrêt à froid des réacteurs de la centrale en décembre. Il rappelle surtout la gravité de l’accident nucléaire encore en cours à Fukushima. 07/02/1011 Blog.com

Les dirigeants de la compagnie TEPCO, en charge de la centrale nucléaire de Fukushima Daiichi, ont confirmé officiellement que la température du réacteur 2 était passée hier à 71,7°C (elle était de 28,7°C au début du mois de janvier). L’entreprise n’a pu donner d’explication à cette nouvelle hausse de température, car, depuis plusieurs jours, elle n’a cessé d’augmenter la quantité d’eau injectée à l’intérieur du réacteur.
On sait depuis plusieurs jours que les tuyaux qui servent à acheminer l’eau vers les réacteurs subissent de nombreux dommages à cause du gel. La semaine dernière, TEPCO avait même annoncé que plus de 8 tonnes d’eau hautement contaminées avait fui à cause d’un tuyau endommagé sur le système de refroidissement du réacteur 4. Mais il se pourrait aussi que les nombreux tremblements de terre qui ont secoué la région depuis le mois de janvier aient fini par modifier le parcours de l’eau à l’intérieur du réacteur 2, voire même la position du corium (masse de combustible nucléaire fondu). Ainsi, l’eau ne se déverserait plus au bon endroit, et le système de refroidissement provisoire ne permettrait plus de refroidir le réacteur 2.

Réacteur 2 de Fukushima : le risque de la hausse de température
L’information est de taille, car elle apporte un démenti cinglant à tous ceux qui prétendent encore que les réacteurs de la centrale de Fukushima sont en situation d’arrêt à froid. L’opérateur TEPCO a même annoncé avoir injecté de l’acide borique dans le réacteur 2 ce matin (heure japonaise). Or, un apport d’acide borique dans un réacteur nucléaire sert toujours à éviter ou à stopper un épisode de criticité (déclenchement d’une réaction nucléaire incontrôlée). Des hélicoptères auraient d’ailleurs été envoyés pour mesurer une éventuelle hausse des rejets autour de la centrale de Fukushima.
Mais le risque n’est pas seulement celui d’une reprise de criticité. La hausse de température et l’injection d’acide borique dans le réacteur peuvent aussi augmenter la production d’hydrogène à l’intérieur du bâtiment (réaction avec le béton, craquage ou radiolyse de l’eau). Or, l’hydrogène en trop grande quantité présente un très grand risque d’explosion. Une nouvelle qui tombe mal pour le gouvernement japonais, qui souhaitait rouvrir la zone des 20 km autour de la centrale (actuellement interdite) et faire rentrer chez eux les 80.000 personnes qui en avaient été évacuées.

La centrale de Fukushima est hors contrôle

Aujourd’hui, le monde a donc les yeux tournés vers le réacteur 2 de la centrale de Fukushima. Pourtant, c’est toute la centrale qui est encore et toujours un danger pour la vie et la santé des Japonais. Non seulement les rejets radioactifs n’ont jamais cessé, mais on voit bien aujourd’hui que les coriums sont toujours actifs et, par nature, incontrôlés. TEPCO est obligé de recourir à une injection dangereuse d’acide borique pour empêcher une reprise de criticité dans le réacteur 2. La température des réacteurs 3 et 5 a aussi augmenté depuis le début du mois de février. Et que dire du réacteur 4, dont la piscine de combustible usé est en équilibre instable dans une région qui encaisse quasi quotidiennement des séismes d’une magnitude de 4 à 5 ? Cette même piscine, dont on apprenait il y a 3 jours que le système de refroidissement connait actuellement de gros problèmes (lourdes pertes d’eau inexpliquées)… Or, de nombreux adeptes de Twitter remarquaient hier que de la fumée semble s’échapper de ce fameux réacteur 4… Alors que les rejets radioactifs de la centrale de Fukushima ont déjà fait doubler le niveau de radioactivité en France, on imagine à peine l’étendue de la contamination au Japon. Et cela ne fait que commencer…

Le saviez-vous ?
Le réacteur 2 est le seul à n’avoir pas encore explosé.

La quantité de combustible fondu y est donc particulièrement importante.

Source Bloc.com : http://www.bloc.com/article/societe/sujets-d-actualite/centrale-de-fukushima-situation-explosive-2012-02-07.html#ixzz1lhrPgeUV

De Tchernobyl à Fukushima

L’analyse de Jean Claude Zerbib ( Global Chance) ,  mardi, 10 janvier 2012: Une phrase du rapport intérimaire sur la catastrophe de Fukushima publié, le 25 décembre 2011 souligne les graves responsabilités de l’exploitant nucléaire et de l’autorité nucléaire japonaise : « Il est inexcusable qu’un accident nucléaire n’ait pu être géré parce qu’un événement majeur tel qu’un tsunami n’a pas été anticipé»

En avril, à Tchernobyl et dans les forêts alentours, tout refleurissait.

Ce renouveau printanier, haut en couleurs, illuminait la terre, si noire mais aussi, généreuse et nourricière.

 Chacun connaissait un endroit où cueillir les meilleures baies, des fraises des bois, des champignons. Il y a aussi les nombreux petits lacs et cours d’eaux qui alimentent la rivière Pripiat, laquelle traverse la grande étendue forestière. Ce lieu, si calme et si paisible, avait pourtant été le théâtre d’une dramatique catastrophe.

 Un village juif, qui s’appelait “Tchernobyl”, situé dans un lieu calme et paisible, fut incendié et ses habitants exterminés par l’armée allemande, pendant la Seconde Guerre Mondiale. Il ne s’agissait pas, hélas, d’une extermination isolée, tant en Ukraine qu’en Biélorussie, la proche voisine (une dizaine de km), où 619 villages furent incendiés et leurs populations exterminées par les troupes hitlériennes. Plus des deux tiers de ces villages furent reconstruits : 433 localités sont revenues à la vie, mais 186 villages ne furent pas reconstruits et ont définitivement disparu.

 Le 26 avril 1986, avant le lever du soleil, le feu a frappé une seconde fois le site de l’ancien village de Tchernobyl. Un feu nucléaire cette fois. Si le premier holocauste n’est connu que des historiens et des rares rescapés, le second cataclysme, par sa complexité, ses atteintes si particulières, mais aussi par les peurs et les angoisses qu’il a suscitées, a gagné, malgré lui, une triste renommée mondiale.

 Tremblement de terre et tsunami à Fukushima : les conséquences

 Le 11 mars 2011, à 14h 46, 25 ans après ce qui fut la plus grande catastrophe du nucléaire civil, qui a largement dépassé les frontières de l’Ukraine et de la Biélorussie, un nouveau cataclysme nucléaire a frappé ; le Japon, cette fois-ci. Ce n’est plus un seul réacteur qui a explosé (à Tchernobyl, c’était le numéro 4), mais trois réacteurs, à Fukushima : les n° 1, 2 et 3, tandis qu’un quatrième, le 4, dont le cœur, retiré de la cuve et placé dans la piscine de stockage, a été très endommagé [1].

 Un tremblement de terre, de magnitude 8,9 sur l’échelle de Richter, a frappé la côte nord-est de l’île d’Honshu, l’île la plus grande et la plus peuplée du Japon. C’est le tremblement de terre le plus fort enregistré par des sismographes au Japon. Il a duré deux minutes et demi.

 Le déplacement brutal du fond marin [2], à 120 kilomètres de la côte, provoque une énorme vague, qui se propage à très grande vitesse, sur un front de 500 km. Arrivée à la côte en 55 minutes, la vague atteint environ 14 mètres lorsqu’elle parvient au niveau des 4 réacteurs de la 1ère centrale de Fukushima, protégée par une digue de… 5,7 mètres.

 Si les réacteurs nucléaires se sont arrêtés automatiquement, cinq secondes après la mesure de l’onde sismique, les dégâts dus au seul tremblement de terre sont mal connus, notamment ceux relatifs aux diverses tuyauteries. La vague, en pénétrant dans les réacteurs, a détruit et noyé les équipements électriques nécessaires à leur sécurité. Le système d’alimentation électrique de toute la région est interrompu, et 11 générateurs diésels de secours (sur 12 installés en sous-sol), tout comme les pompes qui assurent le refroidissement du cœur des réacteurs, sont noyés et hors d’usage. Le 12ème diésel permettra aux réacteurs n°5 et 6, situés dans la 2ème centrale, de conserver un système de refroidissement.

 Il y avait, dans l’histoire des catastrophes, un “avant” et un “après” Tchernobyl. Aujourd’hui, un nouveau jalon s’impose avec Fukushima.

 Un scénario catastrophe

 Une situation imprévue dans tous les scénarios imaginés dans le monde entier : la perte simultanée de l’alimentation électrique et de la “source froide“ qui permettent de refroidir le combustible nucléaire. “Fukushima a montré que l’improbable est possible”, a déclaré M. Philippe Jamet, un responsable de la sûreté nucléaire en France. Un propos courageux mais aussi un aveu inquiétant.

 Le pire des scénarios catastrophe s’est développé avec la production d’hydrogène, suivie de la fusion du combustible. Cette fusion est survenue seulement 16 heures après le tsunami, comme devait l’admettre, deux mois plus tard – le 15 mai -, TEPCO, (Tokyo Electric Power Co.), l’exploitant de la centrale [3]. Le combustible en fusion [4] a perforé la cuve du réacteur n°1, de 15 à 16 cm d’épaisseur, et attaqué la dalle de béton du bâtiment réacteur, de 7,6 mètres, qui va se détruire progressivement.

 C’est le début d’un scénario de film, imaginé dans les studios d’Hollywood en 1979 : “Le Syndrome chinois”.

 Au contact de l’eau, les gaines en zirconium, portées à plus de 700 degrés Celsius, s’oxydent. En captant l’oxygène de la vapeur d’eau, le zirconium libère de l’hydrogène. A haute température, et sous un rayonnement ionisant intense s’ajoute la radiolyse de l’eau (dégagement d’hydrogène et d’oxygène).

 L’hydrogène ainsi libéré peut s’enflammer ou exploser spontanément, suivant la concentration obtenue dans l’air. Il provoque, le 12 mars à 15h 36, soit 24 heures après l’arrivée de la vague sur la centrale, feu et explosion dans le réacteur n°1 et ses voisins.

 L’écran de protection contre les rayonnements, présenté par l’eau, va diminuer progressivement. A l’extérieur des bâtiments réacteurs, l’intensité des rayonnements émis par le cœur qui a fondu, va atteindre des niveaux très élevés, qui rendent impossible toute intervention humaine.

 TEPCO décide de noyer les enceintes des réacteurs et leurs piscines avec de l’eau de mer

 Selon le rapport de TEPCO, le combustible du réacteur n°3 fusionnera à son tour au bout de 60 heures, et celui du réacteur n°2, quatre jours après le tremblement de terre. Il faudra attendre environ 10 ans avant de commencer le démantèlement des réacteurs accidentés, opération qui devrait durer 30 à 40 ans. Les coûts les plus optimistes pour cette opération s’élèvent à 15 milliards de dollars.

 La production d’hydrogène, qui a provoqué les explosions [5] le 12 mars dans le réacteur n°1 (le 15 mars pour le n°2 et le 21 mars pour le n°3), s’est prolongée par des rejets radioactifs qui ont gravement contaminé habitations, terres (20% de la production nationale de riz) et forêts, à plus de 100 kilomètres de rayon.

 En 15 heures, 51 000 personnes sont évacuées, et un total de 178 000 le seront au cours des 28 premières heures de la catastrophe. Des milliers de personnes vivent encore dans des zones à évacuer. Certaines y sont revenues après leur évacuation, des éleveurs notamment.

 La vague a pénétré par endroits jusqu’à 10 kilomètres à l’intérieur des terres. A fin mars, on avait dénombré [6] plus de 27 000 morts et disparus du fait du séisme et du tsunami associés. Cette nouvelle page de catastrophe naturelle et nucléaire, aux énormes répercussions sociales et économiques, n’est pas prête de se refermer.   

 La catastrophe était-elle imprévisible ? 

 Au cours des 513 dernières années (de 1498 à 2011) il a été recensé, au Japon et dans les iles avoisinantes, 16 tsunamis avec des hauteurs de vagues supérieures à 10 mètres. La moitié de ces évènements ont eu lieu depuis le début du 20ème siècle. Six tsunamis sur seize ont occasionné des vagues de 25 mètres ou plus, dont deux de 30 et 31,7 mètres depuis 1918. Un tsunami de même intensité que celui de 2011 s’est produit sur la côte est du Japon il y a 3000 ans.

 La survenue d’un tsunami provoquant une vague de 14 mètres n’était donc pas invraisemblable.

 En 2008 et en février 2011, TEPCO avait simulé un tsunami de plus de 15 mètres de haut atteignant la 1ère centrale de Fukushima, mais n’avait pris aucune initiative, jugeant sa probabilité quasi nulle.

 Les douze experts de la commission, créée en mai 2011 à l’initiative du 1er Ministre Naoto Kan, ont noté un point plus grave encore : « L’organisme de régulation nucléaire du gouvernement n’a pas demandé à TEPCO de prendre des mesures précises, comme, par exemple, d’effectuer des travaux supplémentaires après avoir reçu les études par simulation de TEPCO en 2008 et début 2011, concernant l’impact des tsunamis sur ses installations ».

 Partage des dégâts entre tremblement de terre et tsunami

 La question de savoir ce qui a été endommagé dès le tremblement de terre, avant l’arrivée du tsunami, n’est pas banale. Pour tirer les leçons de l’accident, il faut pouvoir reconstituer le film des évènements, la chronologie des dégâts. Est-ce que le tremblement de terre, à lui seul, a créé des dommages ayant conduit à la ruine d’un ou plusieurs réacteurs ?

 Si c’est le cas, il faudra définir les consolidations de structures et les modifications des différents appareillages ou des ancrages de tuyauteries à apporter aux réacteurs existants, afin qu’ils puissent résister à un tremblement de terre. Plus de 10 % des 442 réacteurs électronucléaires en fonction dans le monde sont construits sur des zones sismiques. Si ces modifications ne peuvent pas être réalisées, il faudra logiquement arrêter définitivement les réacteurs concernés.

 Quels sont les dégâts attribuables au seul tsunami [7] (et par extension à une inondation provoquée par une autre anomalie grave) ? On peut assurément mettre en cause le positionnement de divers appareillages importants pour la sûreté des réacteurs, comme les diésels de secours par exemple, qui furent noyés sous les masses d’eau. Les réacteurs ont tous une “source froide“, constituée par l’eau d’une rivière ou de la mer, ils sont donc tous hautement concernés par les leçons que l’on tirera de la catastrophe de Fukushima.

 La tentation sera grande, pour les exploitants nucléaires, de tout mettre sur le dos du tsunami, car les dommages provoqués par le tremblement de terre peuvent conduire à une remise en question des installations existantes plus sévères que celles du tsunami, voire à des modifications de structures coûteuses, voire impossibles. Cela ne veut pas dire non plus que seuls les tsunamis et les tremblements de terre posent problème, car, à Three Mile Island, en 1979, comme à Tchernobyl en 1986, le combustible a fondu sans l’action d’aucun de ces deux fléaux naturels.

 La Commission indépendante de dix experts, nommés le 24 mai par le Premier ministre japonais Naoto Kan [8] pour enquêter sur la catastrophe de Fukushima, a publié, le 25 décembre 2011, un rapport intérimaire. Le rapport définitif est attendu pour l’été 2012.

 Une phrase du rapport souligne les graves responsabilités de l’exploitant nucléaire et de l’autorité nucléaire japonaise : « Il est inexcusable qu’un accident nucléaire n’ait pu être géré parce qu’un événement majeur tel qu’un tsunami n’a pas été anticipé ».