Prix Pinocchio 2012 : Areva récompensée dans la catégorie Mains Sales- poches pleines

Les prix Pinocchio 2012, épinglant des entreprises pour des pratiques néfastes à l’environnement, ont été décernés mardi à un producteur d’agrocarburants, à un projet de recherche de lithium en Argentine et au groupe Areva pour l’impact des mines d’uranium en Afrique. From www.romandie.com – 15/11/2012

Prix Pinocchio 2012 : Areva récompensée dans la catégorie Mains Sales / poches pleines | FUKUSHIMA INFORMATIONS | Scoop.it
Plus de 17.000 internautes – soit 4.000 de plus qu’en 2011 et près de trois fois plus qu’en 2010 – ont désigné les lauréats de cette cinquième édition, ont indiqué les collectifs Amis de la Terre, le CRID (Centre de recherche et d’information pour le développement) et Peuples Solidaires.

C’est l’édition qui a eu le plus de votants, ça montre que les Pinocchio commencent à avoir un impact, se réjouit Romain Porcheron, des Amis de la Terre.

Dans la catégorie Mains sales, poches pleines visant l’opacité et le lobbying des entreprises, les internautes ont retenu Areva. L’ONG estime que le groupe refus(e) de reconnaître sa responsabilité dans la dégradation des conditions de vie des populations vivant à proximité de ses mines d’uranium en Afrique.

Une accusation qui a été rejetée par Areva dans un communiqué à l’AFP.

« Areva applique aux mines du Niger les plus hauts standards internationaux de sûreté, de sécurité et de surveillance de l’environnement. Le taux de fréquence d’accidents dans les mines d’Areva au Niger est vingt fois inférieur à celui de l’industrie française », a défendu le groupe, qui exploite deux sites miniers au Niger.

Le groupe a par ailleurs précisé travailler depuis 2007 avec des médecins indépendants, pour assurer le suivi post-professionnel de ses anciens salariés et des populations vivant à proximité des sites miniers.

Au rayon publicité (prix Plus vert que vert), les internautes ont épinglé la marque d’huile Lesieur pour une campagne Aidons l’Afrique. Dans le cadre de cette opération, 70 tonnes d’huile végétale, une denrée d’urgence humanitaire, ont été envoyées dans la Corne de l’Afrique, indique le site du fabricant.

Pourtant, Lesieur, via sa maison mère Sofiprotéol, est l’un des plus importants producteur et promoteur de l’industrie des agrocarburants, dénoncent les Amis de la Terre, avançant le rôle majeur joué par les politiques de soutien aux agrocarburants dans la hausse des prix alimentaires.

Un projet d’exploitation de lithium en Argentine lancé en 2010 par les groupes Bolloré et Eramet a pour sa part reçu le prix Une pour tous, tout pour moi dénonçant la surexploitation des ressources naturelles.

Des communautés indigènes, s’estimant lésées dans leurs droits à être consultées, ont déposé plainte devant la Cour suprême d’Argentine à l’encontre des gouvernements locaux, selon les Amis de la Terre

L’ONG précise néanmoins avoir été contactée par le groupe minier Eramet, qui conteste un certain nombre d’informations et affirme s’être retiré du projet en novembre 2011.

Photo : mine à ciel ouvert d’Arlit (Niger) auteur David FRANCOIS

Voir aussi:

« Qui sème le vent », un téléfilm qui sème enfin le doute sur « l’indépendance énergétique » française

Areva en Afrique: une face cachée du nucléaire français

CRILAN: L’ “ avenir radieux ” de l’EPR américain plus que compromis.

COMMUNIQUÉ du 3 novembre 2012: L’EPR vient de se faire “recaler” aux USA. Cette décision met fin non seulement au projet de Calvert Cliffs mais met aussi en péril les autres projets aux USA.

Le 30 août dernier, une instance de la NRC (Autorité de sûreté nucléaires des USA) chargée d’accorder les licences d’exploitation, refusait la licence demandée par EDF pour construire un réacteur EPR à Calvert Cliffs (Maryland) . L’argument principal retenu par la NRC est qu’ EDF n’avait pas réussi à trouver de partenaire américain pour co-exploiter ses réacteurs nucléaires, comme l’exige la   loi fédérale.

La NRC avait toutefois donné un sursis de 60 jours à EDF  pour trouver un nouveau partenaire américain.

Nous venons d’apprendre qu’EDF/Unistar et son puissant cabinet d’avocats Winston and Strawn,,après avoir saisi la commission de la NRC, afin d’ obtenir un sursis supplémentaire, vient de se faire “recaler” par cette dernière mettant fin non seulement au projet de Calvert Cliffs mais aussi en péril les autres projets aux USA

 Nous félicitons les associations américaines qui ont mené un combat juridique contre ce projet pendant 5 ans et notamment nos amis américains de Beyond Nuclear.

 La vente à l’étranger de l’EPR d’AREVA  qui a fait l’objet de nombreux effets d’annonce gouvernementaux en France aussi bien par Arnaud Montebourg que par Nicolas Sarkosy est aujourd’hui, plus que jamais , en difficulté : sa vitrine commerciale à Flamanville s’est transformée en son contraire : malfaçons, doublement au moins de son coût annoncé, retards d’au moins 4 ans 

Partout dans le Monde, la catastrophe de Fukushima a renforcé l’opposition populaire au nucléaire.

Partout dans le Monde, la production d’électricité par le nucléaire reste plus marginale que jamais, malgré quelques soubresauts, notamment dans des pays où la démocratie est bafouée (Chine, Inde et Russie). Aujourd’hui, le nucléaire ne produit plus que 10% de l’électricité mondiale contre 17% en 2005. Il est urgent de ramener cette part à 0% avant que de nouvelles catastrophes ne se produisent.

CRILAN   http://www.s323409623.onlinehome.fr/crilan/

OBSERVATOIRE DU NUCLÉAIRE http://observ.nucleaire.free.fr 

Informations aux USA : 

BEYOND NUCLEAR 6930 Carroll Avenue, Suite 400, Takoma Park, MD 20912. www.beyondnuclear.org

CRILAN: L’ “ avenir radieux ” de l’EPR américain plus que compromis.

COMMUNIQUÉ du 3 novembre 2012: L’EPR vient de se faire “recaler” aux USA. Cette décision met fin non seulement au projet de Calvert Cliffs mais met aussi en péril les autres projets aux USA.

Le 30 août dernier, une instance de la NRC (Autorité de sûreté nucléaires des USA) chargée d’accorder les licences d’exploitation, refusait la licence demandée par EDF pour construire un réacteur EPR à Calvert Cliffs (Maryland) . L’argument principal retenu par la NRC est qu’ EDF n’avait pas réussi à trouver de partenaire américain pour co-exploiter ses réacteurs nucléaires, comme l’exige la   loi fédérale.

La NRC avait toutefois donné un sursis de 60 jours à EDF  pour trouver un nouveau partenaire américain.

Nous venons d’apprendre qu’EDF/Unistar et son puissant cabinet d’avocats Winston and Strawn,,après avoir saisi la commission de la NRC, afin d’ obtenir un sursis supplémentaire, vient de se faire “recaler” par cette dernière mettant fin non seulement au projet de Calvert Cliffs mais aussi en péril les autres projets aux USA

 Nous félicitons les associations américaines qui ont mené un combat juridique contre ce projet pendant 5 ans et notamment nos amis américains de Beyond Nuclear.

 La vente à l’étranger de l’EPR d’AREVA  qui a fait l’objet de nombreux effets d’annonce gouvernementaux en France aussi bien par Arnaud Montebourg que par Nicolas Sarkosy est aujourd’hui, plus que jamais , en difficulté : sa vitrine commerciale à Flamanville s’est transformée en son contraire : malfaçons, doublement au moins de son coût annoncé, retards d’au moins 4 ans 

Partout dans le Monde, la catastrophe de Fukushima a renforcé l’opposition populaire au nucléaire.

Partout dans le Monde, la production d’électricité par le nucléaire reste plus marginale que jamais, malgré quelques soubresauts, notamment dans des pays où la démocratie est bafouée (Chine, Inde et Russie). Aujourd’hui, le nucléaire ne produit plus que 10% de l’électricité mondiale contre 17% en 2005. Il est urgent de ramener cette part à 0% avant que de nouvelles catastrophes ne se produisent.

CRILAN   http://www.s323409623.onlinehome.fr/crilan/

OBSERVATOIRE DU NUCLÉAIRE http://observ.nucleaire.free.fr 

Informations aux USA : 

BEYOND NUCLEAR 6930 Carroll Avenue, Suite 400, Takoma Park, MD 20912. www.beyondnuclear.org

EON quitte la Finlande et un projet de centrale nucléaire

Le groupe énergétique allemand EON a décidé de vendre ses 34% dans le spécialiste finlandais du nucléaire Fennovoima, monté pour bâtir la troisième centrale nucléaire du pays, ont annoncé mercredi les deux sociétés. Nous avons décidé de concentrer nos ressources en priorité en Suède et au Danemark, a affirmé le directeur d’EON Suède, Jonas Abrahamsson, cité dans un communiqué qui annonce également la vente des 20% d’EON dans le gazier finlandais Gasum. EON n’a pas donné de calendrier pour cette vente des 34% de Fennovoima, ni d’estimation de la valeur de l’entreprise. L’autre actionnaire actuel (à 66%) est un consortium d’entreprises et investisseurs finlandais appelé Voimaosakeyhtiö SF. Ces deux actionnaires ont engagé des discussions sur l’actionnariat futur, a indiqué Fennovoima. L’entreprise a été fondée en 2007 pour bâtir une centrale à Hanhikivi, sur la côte Ouest de la Finlande, dans une région peu densément peuplée à près de 500 km au nord d’Helsinki. Le français Areva, qui propose un réacteur à eau pressurisée (EPR) d’une capacité de 1700 mégawatts, et le japonais Toshiba, qui compte construire un réacteur à eau bouillante (ABWR) de 1600 MW, sont en concurrence. Fennovoima doit choisir entre les deux en 2013. L’annonce du départ d’EON a réjoui les opposants au nucléaire. Ils ont dit espérer qu’une autre centrale projetée par Fennovoima, qui, contrairement à Hanhikivi, n’a pas encore été approuvée par le gouvernement ne soit jamais bâtie. Ce projet devient par là même caduc. L’énergie nucléaire est trop chère et risquée, a estimé sur Twitter la parlementaire verte Anni Sinnemäki. (©AFP / 24 octobre 2012 14h24)

Nouveaux incidents de niveau 1 à La Hague

Un incident, classé de niveau 1 par l’Autorité de Sûreté Nucléaire (ASN), s’est produit  à l’usine de retraitement des déchets nucléaires de La Hague (Manche), a annoncé Areva. Cet incident s’est produit dans le cadre du « rejet en mer d’eaux faiblement radioactives d’un volume de 133,3 m3 », après une analyse « sur l’ensemble de ce volume conformément à la procédure », indique dans un communiqué l’opérateur. 26/10/2012

Mais, précise Areva, « durant le délai d’attente des résultats (des 133 m3), un volume de 1,1 m3 d’effluents de même nature s’est ajouté suite au dysfonctionnement d’une vanne ». « Après obtention des résultats d’analyse (des 133 m3), vérification de l’origine des effluents rajoutés et confirmation de l’absence d’impact, le rejet a été autorisé alors que la procédure d’exploitation aurait nécessité de refaire une analyse sur la totalité du volume, soit 134,4 m3 », explique Areva. « En l’absence de conséquences pour le personnel, l’environnement et l’installation concernée, mais du fait que l’analyse ait été effectuée sur 99% du volume au lieu de 100%, l’Autorité de Sûreté Nucléaire a classé cette anomalie au niveau 1 de l’échelle INES graduée de 0 à 7 », conclut Areva.

Un premier incident, qui devrait également être classé de niveau 1 par l’ARS, s’était déroulée sur le même site dans la journée. Il portait sur des fûts de déchets produits dans les années 1970 et toujours entreposés à la Hague. Un programme prévoit que « chaque fût fasse l’objet de mesures radiologiques ». Sur plus de 3.600 fûts contrôlés, les quantités de matières nucléaires mesurées sur 2 d’entre eux sont légèrement supérieures à la limité définie par les règles d’exploitation, sans présenter de risques en matière de sûreté », avait indiqué Areva dans un précédent communiqué. « Au regard du dépassement d’une valeur règlementaire, il a été proposé à l’Autorité de Sûreté Nucléaire de classer cet évènement au niveau 1 (sur 7, ndlr) de l’échelle INES », avait précisé Areva.

L’Etat somme Areva d’agir contre les suicides à La Hague

6 suicides ont déjà été recensés. L’Etat a mis en demeure l’usine Areva La Hague (Manche) de mettre en place un plan d’action après avoir notamment relevé un fort taux de fréquence de suicide des salariés du site.  JDLE  Le 15 octobre 2012 par Valéry Laramée de Tannenberg

L’AFP a reçu ce lundi 15 octobre une copie de cette mise en demeure révélée par la Presse de la Manche. Le chef de la santé au travail de Areva NC La Hague a souligné, dans le rapport d’activité 2011, un taux de fréquence de suicide au sein de l’établissement trois fois supérieur à la moyenne de la Manche, elle-même supérieure à la moyenne nationale, écrit Christine Lesdos, directrice de l’unité territoriale de la Manche de la Direction régionale des entreprises, de la concurrence, de la consommation, du travail et de l’emploi (Direccte) dans une mise en demeure.

Le texte, qui invoque des risques pour la sûreté des installations, est daté du 18 septembre, et a été transmis le 8 octobre au Comité d’hygiène et sécurité (CHSCT) du site.?? Ces derniers mois, les syndicats avaient averti à plusieurs reprises que l’usine de recyclage des combustibles nucléaires usés, où Areva emploie directement 3.000 personnes, connaissait un nombre préoccupant de suicides de salariés, chez eux dans la plupart des cas.??

L’Etat demande la mise en place d’un plan d’action permettant l’évaluation et la maîtrise de la charge mentale et physique de travail. Areva La Hague doit en outre ramener la durée du travail sur site et hors site du personnel aux limites maximales légales et mettre en place un système d’enregistrement automatique du début et de la fin de chaque période de travail.

L’état de la santé mentale des salariés se dégrade de façon accélérée depuis deux ans, selon le rapport 2011 du chef de la santé du site. Une possible conséquence de sa nouvelle organisation industrielle, dont le déploiement, rappelle l’Autorité de sûreté nucléaire, n’a pas été une franche réussite.

Les éléments présentés démontrent l’importance de la charge mentale et physique pour certains salariés qui génèrent des risques pour leur santé et leur sécurité et des risques pour la sûreté des installations, écrit Christine Lesdos. Un volume d’heures supplémentaires conséquent a été déclaré en 2011 par des salariés non cadres du service dans lequel un salarié non cadre s’est suicidé en janvier, relève encore la Direction du travail.

En juin 2011, la cour d’appel de Caen a validé une demande d’expertise des risques psychosociaux émanant du CHSCT d’Areva NC, suite à six suicides et une tentative [JDLE].

Souffrance croissante au travail à l’usine Areva de la Hague selon la CFDT

Les salariés de l’usine Areva de Beaumont-Hague (Manche) connaissent une souffrance au travail croissante et une dégradation de leur santé mentale, a affirmé mercredi à l’AFP Thierry Mouchel, secrétaire CFDT du CHSCT (comité hygiène et sécurité) du site. (©AFP / 26 septembre 2012 18h53) 

L’usine, où travaillent 5.000 personnes dont 3.000 sont employées directement par Areva, et qui concentre la plus grande quantité de matière radioactive en Europe, continue à connaître un nombre de suicides de salariés, chez eux, supérieurs à la moyenne, a-t-il affirmé.

Selon lui, deux salariés d’Areva se sont suicidés en 2012 et deux autres ont tenté de le faire; un salarié d’un sous-traitant a mis fin à ses jours, tous à leur domicile. En 2011, il y a eu a priori sept suicides, en 2010 quatre, et en 2009 trois, selon la CFDT.

Les syndicats avaient tiré la sonnette d’alarme début 2011 sur la question de ces suicides dont les raisons – personnelles ou professionnelles -, restent floues. La question avait été évoquée en juin 2011 devant la cour d’appel de Caen qui avait partiellement validé une demande d’expertise du CHSCT.

M. Mouchel était interrogé en marge d’une réunion de commission locale d’information du site (qui regroupe direction, syndicats, associations et élus locaux). 

Au cours de cette réunion, le CHSCT a souligné que le rapport du secteur santé au travail 2011 et les différents rapports d’expertise réalisés montrent une dégradation de la santé mentale des salariés et une souffrance au travail croissante.

Interrogée par l’AFP, M. Mouchel a estimé que 2012 allait être un copié-collé de 2011. 

Cette dégradation est attribuée par les syndicats à de fréquentes restructurations opérées dans les services.

Elle n’a pas d’impact direct sur la sûreté du site. Mais il est évident que quelqu’un qui est mal dans sa tête ne peut pas avoir la même vigilance que les autres, selon la CFDT.

Interrogée par l’AFP, la direction de l’usine a affirmé que les salariés étaient au coeur de (ses) priorités et que des structures et équipes médicales étaient prévues pour prendre soin de ceux qui ont des difficultés. 

En cas de drame, on ne fait aucun commentaires sur la vie privée, a déclaré Catherine Argant, directrice de la communication du site, refusant de commenter les chiffres de la CFDT.

Selon l’Insee, la Manche est le troisième département le plus touché par les suicides avec 29,1 pour 100.000 habitants contre 16,3 en France en 2009. 

AREVA

(©AFP / 26 septembre 2012 18h53) 

Areva reporte le démarrage d’une mine d’uranium

Le groupe français a annoncé, jeudi 11 octobre, avoir reporté la mise en production de sa mine d’uranium de Trekkopje en Namibie en attendant une amélioration des conditions de marché. Usine nouvelle le  11 octobre 2012

AREVA APPROVISIONNERA EDF EN URANIUM 

« Etant donnée la baisse des cours de l’uranium, qui s’ajoute aux investissements qui restent à faire sur le site, Areva n’a d’autre option que de reporter le lancement de la mine de Trekkopje », a déclaré le société dans un communiqué.

Les cours de l’uranium sont en baisse depuis la catastrophe nucléaire de Fukushima au Japon en mars 2011, certains pays s’interrogeant sur la sécurité et la viabilité de l’énergie nucléaire et d’autres ayant suspendu leurs projets de construction de nouvelles centrales.

Le cours de l’uranium pour livraison immédiate a touché un plus bas de deux ans la semaine dernière à 45,75 dollars la livre, contre 69,63 dollars en février 2011.

Areva a indiqué que le projet minier n’était viable qu’à un cours de 75 dollars ou plus. Il coûtera à la société 10 millions de dollars par an pour maintenir la mine en état.

Trekkopje devait produire 3.000 tonnes d’oxyde d’uranium par an. Areva s’est engagé à lancer le projet lorsque que les conditions économiques se seront améliorées.

Le groupe français a repris la mine de Trekkopje en 2007 en procédant au rachat controversé de la société minière Uramin pour 2,5 milliards de dollars (1,7 milliard d’euros).

Cette acquisition a contraint le groupe français à inscrire dans ses comptes en 2010 et 2011 des provisions d’un montant total proche de 1,9 milliard d’euros pour tenir compte de la dévalorisation des actifs de la société, consécutive à une baisse des cours de l’uranium et de ses réserves estimées.

Areva avait annoncé fin 2011 que Trekkopje disposait finalement de ressources en uranium 1,7 moins élevées qu’estimé initialement.

Dans son document de référence 2011, le groupe indiquait que le calendrier de la mise en production de la mine dépendrait des résultats d’un pilote industriel et des conditions de marché.

Avec Reuters, par Servaas van den Bosch

FukushiManche en Cotentin

Fukushimanche

c’est le doux pays du ministre des affaires européennes, député AREVA indéfectible, défenseur du lobby nucléaire dans le Cotentin.

Le Cotentin est une des régions les plus nucléarisées du monde : à La Hague, une usine de retraitement qui stocke sous des hangars et retraite le combustible d’une centaine de réacteurs ; à Flamanville, un EPR, étendard mondial et déjà mité des centrales nucléaires françaises ; à Cherbourg, un arsenal militaire consacré à la terreur atomique mondiale et au démantèlement des coeurs de sous marins ; à Digulleville, un centre de stockage de déchets radioactifs qui contaminent la nappe phréatique ; partout autour, ces territoires quadrillés, assujettis et balafrés par ces lignes « très haute tension » (THT) destinées à alimenter le marché concurrentiel et international de l’énergie. La Manche et son cotentin est un Fukushima qui s’ignore…

Si le Cotentin a accueilli Bernard Cazeneuve pour lui offrir Cherbourg, sa communauté urbaine et sa circonscription PS, elle a confié son destin à un nucléocrate indéfectible.

C’est lui qu’AREVA appela en pleine discussion entre les Verts et le PS sur la question de l’EPR et du MOX.

En quelques mois, le nouveau gouvernement socialiste aura nommé Cazeneuve ministre, relancé la recherche sur le surgénérateur Astrid de quatrième génération, acté le maintien du parc nucléaire actuel, annoncé l’ouverture de la plus grande mine d’uranium du monde à Imouraren au Niger, validé le développement de l’EPR en France et à l’international, poursuivi la construction de la ligne THT Cotentin-Maine, etc.

On ne pouvait sacrifier FukushiManche sur l’autel de l’écologie et de l’avenir de l’humanité.

à suivre

Nucléaire : nouveau coup dur pour Areva, éliminé d’un appel d’offres tchèque

Confronté à des problèmes de retard et de surcoût de la construction de son réacteur EPR en Finlande, le groupe public français Areva a subi vendredi un nouveau coup dur avec l’élimination de l’appel d’offres pour la construction de deux nouvelles tranches de la centrale nucléaire tchèque de Temelin. AFP, 5 octobre 2012

Areva « n’a pas satisfait dans son offre aux exigences légales » pour construire ces deux tranches, selon un communiqué de la compagnie d’électricité tchèque CEZ publié à Prague.

Le groupe français était en compétition avec l’américain Westinghouse (contrôlé par le japonais Toshiba) et le consortium des russes Atomstroïexport et Gidropress alliés au tchèque Skoda JS (contrôlé par le russe OMZ).

Westinghouse offre le réacteur AP1000 alors que le consortium chapeauté par Atomstroïexport propose son MIR-1200.

Lors du dépôt des offres, début juillet, les trois candidats avaient assuré que leurs offres remplissaient les critères de sûreté nucléaire passive et active.

La décision finale dans cette commande géante d’une valeur évaluée entre 200 et 300 milliards de couronnes (8 à 12 milliards d’euros) est attendue en 2013. Les nouvelles tranches devraient être opérationnelles vers 2025.

Areva « n’a pas rempli non plus d’autres critères définis », a insisté vendredi CEZ (Ceske Energeticke Zavody), détenu à deux tiers par l’Etat tchèque.

« Il s’agit de raisons commerciales et légales d’un caractère fondamental », selon le géant tchèque qui refuse d’en publier le détail avant de recevoir d’éventuelles objections de la part d’Areva.

Le groupe français qui proposait deux réacteurs EPR d’une puissance totale de 3.300 mégawatts, a aussitôt contesté son élimination en assurant qu’il allait « faire objection de cette décision selon les règles stipulées dans les conditions de l’appel d’offres ».

« Areva croit fermement avoir satisfait tous les critères de l’offre et répondra aux questions soulevées par CEZ », a indiqué le groupe dans un communiqué.

« Nous sommes persuadés que l’offre que nous avons faite à CEZ est la plus compétitive et notre engagement dans le projet d’extension de Temelin reste entier », a-t-il ajouté.

Seuls quatre exemplaires du réacteur EPR ont pour l’heure été vendus: deux sont actuellement en construction en Chine, un en France et un en Finlande.

L’électricien finlandais TVO a indiqué lundi qu’il réclamait environ 1,8 milliard d’euros au consortium Areva/Siemens dans le cadre du contentieux sur les retards et surcoûts de la construction de ce réacteur.

L’EPR en construction depuis 2005 à Olkiluoto (sud-ouest de la Finlande) devait entrer en service en 2009 selon le calendrier initial. Areva et Siemens estiment qu’il ne sera prêt qu’en 2014, tandis que TVO juge ce délai impossible à tenir mais n’a pas d’estimation précise.

Areva espère vendre 10 exemplaires supplémentaires de ces réacteurs d’ici 2016, notamment en Inde et au Royaume-Uni.

Le groupe nucléaire public français a subi en 2011 une perte nette de 2,424 milliard d’euros, la plus élevée depuis sa création en 2001, contre un bénéfice net de 883 millions en 2010.

Cette perte historique a été entre autres due à de lourdes dépréciations liées à la catastrophe de Fukushima, le Japon étant un des principaux clients d’Areva en dehors d’EDF.

La centrale de Temelin (sud-ouest de la République tchèque) est aujourd’hui dotée de deux réacteurs VVER à eau sous pression de conception russe, d’une puissance de 1.000 mégawatts chacun, fabriqués par le tchèque Skoda et munis de systèmes de sûreté et de contrôle de Westinghouse.

Mise en service en 2000, cette centrale est située à une centaine de km au sud de Prague et à 60 km de la frontière de l’Autriche, anti-nucléaire depuis 1978.

La première tranche de Temelin a connu de nombreuses pannes de son circuit secondaire (non-nucléaire) et a dû être fréquemment arrêtée, dans les années qui ont suivi son démarrage.

Les deux centrales nucléaires tchèques, Temelin et Dukovany (sud-est), couvrent actuellement un tiers de la production d’électricité du pays. Cette part devrait augmenter à environ 50% après la construction de nouvelles tranches à Temelin.