Isabelle Attard, députée EELV sur le front de la THT

THT : la députée Isabelle Attard (EELV) chez le préfet

Interrogée sur les réactions que suscite le chantier de la ligne THT Cotentin-Maine, Delphine Batho, ministre de l’Écologie, l’a rappelé dernièrement à l’Assemblée nationale : « Le dialogue doit reprendre sous l’égide du préfet coordinateur ». En l’occurrence Adolphe Colrat, préfet de la Manche.
Députée EELV du Calvados, Isabelle Attard a relayé ce souhait gouvernemental. Accompagnée de François Dufour, vice-président du conseil régional, elle s’est entretenue hier vendredi pendant trois heures avec le représentant de l’État à Saint-Lô.
« Nous lui avons redit que lors du rassemblement de Montabot, il n’y avait pas que des casseurs, mais des personnes qui voulaient exprimer leur refus de cette ligne. » La députée a par ailleurs réclamé davantage de transparence dans le suivi du chantier, « que l’on puisse obtenir les résultats de tous les tests réalisés. » Le préfet a convenu l’idée d’un nouveau rendez-vous « et s’est engagé à étudier la faisabilité technique et financière d’une étude épidémiologique, insiste Isabelle Attard. Il ne faut plus perdre de temps: elle aurait dû démarrer il y a dix ans. »

Ouest-France, le 13/10/2012  info PercySousTension

http://percysoustension.pagesperso-orange.fr/epr_et_tht/archives/attard_01.html

Courageuse Isabelle Attard !:

Quand la nomenclatura  socialiste de la Manche ( deux députés , un sénateur) reste fidèlement aux abonnés absents, les habitants de la Manche  ne doivent compter que sur la nouvelle députée de la circonscription  d’à coté dans le Calvados pour défendre leurs intérêts vis à vis de la THT.

Dèja fin juin 2012 après la « Bataille de Montabot » Isabelle Attard avait demandé une médiation en urgence: 

https://leblogdejeudi.wordpress.com/2012/06/25/tht-la-deputee-eelv-du-calvados-isabelle-attard-demande-la-mise-en-place-dune-mediation/

 

Etrange paradoxe pour le PS qui nous  promettait en 1981 de « changer la vie » et trente ans plus tard « le changement c’est maintenant ». Nous ne voyons rien venir et pour cause! 

Le gouvernement ressemble plutôt à ceci:

ne rien voir, ne rien entendre, ne rien dire.

Par contre on agit dans la coulisse… par exemple: 

http://www.usinenouvelle.com/article/la-ministre-nicole-bricq-vrp-d-areva-en-pologne.N183886

La ministre Nicole Bricq, VRP d’Areva en Pologne

Le projet de construction de centrales nucléaires en Pologne attise les intérêts d’Areva et de la France. C’est lors de ses visites à l’étranger que la ministre française du Commerce extérieur défend le mieux les intérêts des grandes entreprises françaises.

Un commentaire?

Comment les pronucléaires guident le gouvernement sur l’éolien

La conférence environnementale débute ce vendredi. Batho et Montebourg ont demandé un rapport sur les énergies renouvelables… qui profite à EDF. 13 09 2012 Sophie Verney-Caillat | Journaliste ImprimerRue89


Capture d’écran d’une campagne de pub d’Areva montrant des éoliennes près d’une centrale nucléaire

A la veille de l’ouverture de la conférence environnementale des 14 et 15 septembre, la remise d’un rapport sur les énergies renouvelables allant à l’encontre des demandes de la filière pose question. Delphine Batho, ministre de l’Ecologie et Arnaud Montebourg, son collègue du Redressement productif, n’ont pas fini de se contredire. Après les gaz de schiste, le nucléaire, les renouvelables… la cotutelle sur l’énergie crée des remous.

VOIR LE DOCUMENT

(Fichier PDF)

Dans la lettre de mission que les deux ministres ont remise le 17 juillet au Conseil général de l’environnement et du développement durable (CGEDD) et au Conseil général de l’économie, de l’industrie, de l’énergie et des technologies (CGEIET), et que Rue89 s’est procurée (voir PDF ci-contre), il est demandé « des recommandations opérationnelles de court terme » et « des propositions de réformes structurelles de moyen et long terme ».

Très classique sur le papier : les politiques, novices sur un sujet, demandent conseil à leur administration supposée la plus compétente sur la question.

Sauf que, dans le cas précis, au pays du tout-nucléaire (il compte pour 75% dans notre production électrique), les conseils ont toutes les chances d’être orientés dans un sens plus favorable à EDF qu’aux PME de l’éolien et du photovoltaïque.

Un ancien directeur des routes aux manettes

C’est en tout cas ce que laisse penser la composition des deux conseils généraux, principalement des ingénieurs du corps des Mines et des Ponts.

Déjà, le CGEDD, né du regroupement du Conseil général des ponts et chaussées et de l’Inspection générale de l’environnement, est dirigé parChristian Leyrit, connu comme « l’homme qui a construit le plus de routes en France ». Un ex-haut fonctionnaire du ministère de l’Environnement nous le décrit ainsi :

« Il déteste tellement l’environnement qu’il a même cherché à peser sur l’Elysée pour que l’Energie et les Transports ne soient plus dans le périmètre du ministre de l’Environnement. »

De plus, le coordonnateur du collège Energie et Climat et directeur du rapport remis à Batho et Montebourg est Henri Boyé, un personnage qui se revendique à la fois pronucléaire et prorenouvelable. Ingénieur des Ponts, il a, en quarante ans de carrière dans l’énergie, été successivement contrôleur de l’usine de retraitement nucléaire de La Hague, directeur Afrique d’EDF, puis mené des études et conférences sur le solaire et les énergies marines en Méditerranée, avant d’être nommé au CGEDD à 60 ans.

Favorable aux « énergies décarbonées »

Henri Boyé ne veut pas qu’on parle de lui, mais il a accepté de nous recevoir simplement pour couper court aux soupçons de collusion avec le lobby nucléaire que des prorenouvelables font peser sur lui. S’il ne nous a pas dévoilé le contenu exact de son rapport, de premiers éléments ont filtré. Il semble que Delphine Batho soit sur le point d’annoncer des mesures de « patriotisme écologique », comme il lui a recommandé de le faire.

L’homme à qui le gouvernement a confié cette mission est membre de l’Association des écologistes pour le nucléaire. Revendiquant 10 000 membres à l’international, elle fait la promotion de cette énergie « bien plus propre que le pétrole et le charbon », nous explique son fondateur, Bruno Comby. Ce polytechnicien crudivore vit de ses livres, de formations et de conférences. Il s’est construit une maison passive, où il écrit tout autant sur l’éloge de la sieste que sur la cuisine à base d’insectes et le nucléaire, « avenir de l’écologie ? ».

Henri Boyé nous précise d’emblée qu’à son avis, « ce sera très difficile de tenir la promesse de baisser la part du nucléaire à 50% en 2025, sauf à doubler les prix de l’électricité ». Puis, il nous assure être favorable non au nucléaire, « mais aux énergies décarbonées ». Un concept qu’Arnaud Gossement, avocat en droit de l’environnement, a vu émerger au moment de la conférence de Copenhaguesur le climat, en 2009 :

« C’est la stratégie du “carbo-centrisme” développée par Areva depuis safameuse campagne de pub : en insistant sur la question des émissions de CO2, on donne un avantage au nucléaire, moins émetteur que le pétrole ou le charbon, et on le met dans la même catégorie que les énergies renouvelables. C’est un peu la même logique qui guide Arnaud Montebourg lorsqu’il parle du nucléaire comme d’une énergie “d’avenir”. »

« L’important, ce n’est pas le tarif d’achat »

Ce mélange des genres fait dire à Bernard Laponche, ex-ingénieur nucléaire reconverti dans la dénonciation des risques de cette technologie, qu’il y a décidément en France un problème d’indépendance des experts :

« Il faut faire très attention à qui on confie les rapports car les nucléaristes verrouillent le système, et ces gens connaissent assez mal le contenu de la transition énergétique.

Si on demande aux nucléaristes leur avis, il faudrait aussi demander aux experts non-institutionnels comme NégaWattGlobal Chance [l’association qu’il a fondée, ndlr], ou au Comité de liaison des énergies renouvelables (Cler)… Sinon, on obtient des rapports orientés comme “Energies 2050”, remis à Eric Besson et qui prônait la prolongation des centrales existantes. »

Le CGEDD a depuis juillet auditionné les acteurs des filières renouvelables, qui se plaignent d’entraves juridiques et des tergiversations de l’administration. Mais a-t-il entendu leurs demandes ? Rien n’est moins sûr, à entendre Henri Boyé :

« L’important, si l’on veut relancer la filière éolienne, n’est pas le tarif d’achat [auquel EDF achète l’électricité], mais l’emploi et la balance commerciale. Si l’éolien crée de l’emploi, il sera mieux accepté. »

Les annonces faites par Delphine Batho à l’AFP mercredi laissent augurer des décisions à l’inverse des attentes des acteurs concernés. La ministre veut « intégrer dans les marchés publics et les appels d’offres des clauses liées à la création de valeur ajoutée en France ». Ce qui signifie indirectement accorder une prime à EDF, entreprise suffisamment grosse pour répondre, au détriment des PME. Or, l’électricien national a certes misé sur les renouvelables, mais son cœur de métier reste le nucléaire.

« On pourrait créer 50 000 emplois d’ici 2020 »

Nicolas Wolff, le président de France énergie éoliennes, association représentant les intérêts de la filière, réclame lui l’instauration d’un nouveau tarif d’achat, « urgence absolue ». Il l’explique à Rue89 :

« La France est la deuxième zone en Europe pour le potentiel de vent (après la Grande-Bretagne), et s’est engagée lors du Grenelle de l’Environnement à produire 1 300 MW par an à partir du vent d’ici 2020. Or, nous en produisons à peine la moitié aujourd’hui.

Ce qu’il nous faut, c’est une stabilité de la réglementation, et la suppression des zones de développement éolien (ZDE), de la règle des cinq mâts [minimums par parc] et du classement ICPE (installation classée pour la protection de l’environnement).

En Allemagne, il faut deux ans et demi pour développer un projet ; en France, six ans. On pourrait pourtant créer 50 000 emplois d’ici 2020. »

L’avocat Arnaud Gossement, qui compte ces entreprises parmi ses clients, estime qu’« on ne peut demander à une filière de créer des emplois si les conditions ne sont pas réunies ».

Le dénigrement du photovoltaïque, amorcé par l’affaire des fameux « panneaux solaires chinois », et celui de l’éolien, solidement mené par la Fédération environnement durable, ne semblent pas près de s’arrêter.

Vitré: les opposants à la THT reçus au ministère de l’Écologie

Ce vendredi, des associations opposées au projet de ligne à très haute tension Cotentin-Maine (THT) ont été reçues au ministère de l’Écologie par le directeur de cabinet de Delphine Batho, la ministre. « Nous voulons que les travaux soient suspendus jusqu’à ce que les recours juridiques soient jugés, qu’une enquête sanitaire soit menée afin de mesurer l’impact sur les hommes et les animaux et que ce sujet soit évoqué lors de la conférence environnementale (qui a lieu les 14-15 septembre,NDLR) », résume Stéphane Rozé, représentant l’association Ille-et-Vilaine sous tension et le collectif interrégional opposé au projet. Ouest France vendredi 07 septembre 2012

Deux représentants d’associations d’Ille-et-Vilaine, deux de Mayenne, un agriculteur de la Manche et Me Gervais Marie-Doutressoulle s’y sont rendus. Réclamée depuis longtemps, cette rencontre au ministère « a été rendue possible par l’intermédiaire de la sénatrice Virginie Klès », ajoute Stéphane Rozé. Le directeur de cabinet de Delphine Batho a affirmé« comprendre le cœur de leurs demandes et de leurs inquiétudes ».

A défaut de la médiation demandée notamment depuis les évènement du Chefresne en juin 2012, le Ministère  a daigné recevoir les représentants des anti THT. Depuis tout ce temps, les travaux ont avancé et avancent, des militants ont été condamnés et d’autres attendent leur jugement. La démocratie est bafouée  même si la population  était invitée hier à  élire un nouveau Conseil Municipal au Chefresne . Seules 4 personnes ont été élues, un second tour sera organisé le 16 juin.

A Nantes, la lutte contre le projet d’aéroport continue

Les militants ont été choqués par les propos de ministres déclarant que l’infrastructure  » se fera «  . Les opposants à l’aéroport du Grand Ouest, près de Nantes (Loire-Atlantique), gardent bon moral, malgré l’adversité. La ministre de l’écologie, Delphine Batho, n’a-t-elle pas rappelé le 29 août l’intérêt de la majorité pour le projet ? N’a-t-elle pas immédiatement trouvé l’appui de Najat Vallaud-Belkacem, la porte-parole du gouvernement, pour laquelle l’aéroport  » se fera « , malgré les procédures en cours ? Nantes Correspondant Le Monde 9 sept 2012

 » La ministre de l’écologie est au garde-à-vous devant Jean-Marc Ayrault « , ironise Sylvain Fresneau, président de l’Association de défense des exploitants concernés par l’aéroport (Adeca), qui attend le 11 septembre d’être jugé pour avoir dirigé son tracteur en direction des gendarmes lors d’une manifestation. Le militant souligne le fait que le premier ministre a toujours porté le projet à bout de bras, notamment lorsqu’il était député et maire de Nantes.

 » Mme Batho est en service commandé « , renchérit Michel Tarin, agriculteur retraité, qui a suivi une grève de la faim durant quatre semaines en avril à l’issue de laquelle une trêve a été négociée concernant les expulsions d’habitants. Beaucoup ont vu dans ce geste d’apaisement la main de François Hollande, tout juste élu président, désireux d’enlever une épine du pied de Jean-Marc Ayrault, avant de le nommer à Matignon.

En coulisses, le projet d’aéroport de Notre-Dame-des-Landes trace son sillon. Au niveau foncier, le ciel se dégage progressivement pour Aéroports du Grand Ouest (AGO), filiale de Vinci, promoteur du projet. Sur les 1 250 hectares dédiés à la plate-forme aéroportuaire,  » il manque 200 hectares à acquérir par la voie judiciaire « , indiquait, fin juin, Eric Delobel, directeur du projet.

Cinq enquêtes publiques ont été menées cet été, au grand dam des opposants. Parmi ces dossiers examinés au pas de charge, les enquêtes au titre de la  » loi sur l’eau  » visent notamment à définir les futures compensations écologiques qui accompagneront l’opération d’aménagement prévue sur un site riche en zones humides. Sur ce sujet, AGO veut privilégier  » une approche qualitative plutôt que quantitative « . Insuffisant, aux yeux des antiaéroport.

Les conclusions des commissaires enquêteurs devraient être connues en octobre. Les opposants saisiront le  Conseil d’Etat, puis les instances européennes, en cas de revers. » On ne baissera pas les bras, assène Julien Durand, autre figure emblématique de la contestation. Le gouvernement devra bien respecter in fine la réglementation européenne. «  Les militants ont sollicité un entretien avec Mme Batho et comptent se rappeler à son bon souvenir lors de la conférence environnementale, les 14 et 15 septembre. Ils espèrent aussi que la crise économique ait raison du projet…

Yan Gauchard

Hervé Kempf: Tout va bien

C’est la fin des vacances, il faut reprendre le collier. Mais tout va bien : pendant notre absence, on a pris soin de l’environnement comme jamais, les questions écologiques sont presque résolues. Le Monde 01 09 2012

José Bové a jugé qu’il fallait  » tuer les loups «  – une suggestion suivie par les préfets des Hautes-Alpes, du Var et des Alpes-de-Haute-Provence, qui ont ordonné des  » tirs de prélèvement «  contre le dangereux prédateur. Arnaud Montebourg, le ministre du redressement productif, a jugé que le  » nucléaire est une filière d’avenir « .

Le problème des déchets radioactifs confirme la sagacité du ministre, puisqu’il va falloir s’en occuper pendant des milliers d’années, ce qui assure l’avenir. D’ailleurs, assure la presse japonaise, l’industrie nucléaire du pays du Soleil-Levant dispose maintenant d’un avantage commercial puisqu’elle peut arguer de sa compétence en matière de catastrophe nucléaire – Mitsubishi, Hitachi et Toshiba proposent ainsi la construction de centrales accompagnée d’un service après-vente incluant la  » gestion des dégâts «  et  » l’expérience de la catastrophe « .

La ministre de l’écologie, Delphine Batho, ne voulant pas être en reste, a observé que la France  » a durablement besoin du nucléaire  » le jour même où l’on apprenait que les Etats-Unis recalent le réacteur du futur, l’EPR. Celui-ci est aussi populaire à l’exportation que l’avion Rafale : il semble qu’il n’y ait qu’en France qu’on en ait besoin. La même ministre, réinterprétant l’approche écologique du  » besoin « , a affirmé que le projet d’aéroport de Notre-Dame-des-Landes (à 30 kilomètres au nord de Nantes) est  » une infrastructure dont nous avons besoin « . On murmure qu’elle a un plan secret pour faire pousser le blé sur le ciment et éviter que les avions n’émettent des gaz à effet de serre.

L’été a été marqué aux quatre coins de la planète par diverses sécheresses, tempêtes, retards de mousson, inondations, et l’on a vu les scientifiques se départir de leur légendaire prudence pour dire que oui, cela pouvait être associé au changement climatique. Mais une large majorité des Américains ne les croit pas, et M. Obama s’est félicité qu’il y ait eu plus de forages pétroliers sous sa présidence que jamais.

Ah, il paraît aussi qu’existe un parti écologiste, il s’appellerait EELV, aurait des ministres et des parlementaires. Mais les problèmes écologiques sont si bien pris en charge qu’il ne dit plus mot. On murmure qu’il prépare sa dissolution.

par Hervé Kempf

kempf@lemonde.fr

Le nucléaire français , filière d’avenir pour Sapin, Hayrault, Montebourg

Il ne manque plus que Cazeneuve , le trop voyant député proche d’Areva devenu ministre et Batho la ministre de l’Ecologie plus « sous marin à voile  » du nucléaire qu’écologiste d’ailleurs. Peu a peu à 15 jours de la Conférence Environnementale , les soutiens du lobby nucléaire français se dévoilent…. On remarquera au passage qu’ils n’ont rien à proposer en terme de diversification énergétique….

Commentaire de Jeudi: Si le nucléaire français est une filière d’avenir pour le PS,  le PS est de moins en moins un parti d’avenir pour la France.

Voir aussi:

Eva Joly tance Arnaud Montebourg après ses déclarations sur le nucléaire

https://leblogdejeudi.wordpress.com/2012/08/28/eva-joly-tance-arnaud-montebourg-apres-ses-declarations-sur-le-nucleaire/

Corinne Lepage: M. Montebourg, soyez logique et arrêtez de faire la promotion du nucléaire !

http://blogs.rue89.com/corinne-lepage/2012/08/27/m-montebourg-soyez-logique-et-arretez-de-faire-la-promotion-du-nucleaire-0

Batho: la politique de la France sur le nucléaire est claire, cohérente et solide.

La politique de la France sur le nucléaire est claire, cohérente et solide, a affirmé la ministre de l’Ecologie Delphine Batho mercredi sur RMC Info/BFM TV, regrettant la polémique inutile suscitée par les propos d’Arnaud Montebourg (Redressement productif). AFP PARIS Romandie News 29 08 2012

La politique de la France en matière d’énergie est claire, cohérente, solide. C’est la complémentarité entre les énergies renouvelables que nous voulons massivement développer et le nucléaire dont nous continuerons d’avoir durablement besoin, a-t-elle déclaré.La ministre a assuré que l’Etat allait continuer à investir dans le nucléaire, ne serait-ce que dans le démantèlement.

C’est une filière industrielle qui a un avenir ( sic) , les énergies d’avenir ce sont les énergies renouvelables, a-t-elle ajouté, regrettant une polémique inutile.

Sur le gaz de schiste, Mme Batho a réaffirmé que la fracturation hydraulique demeure et demeurera interdite, rappelant que c’était aujourd’hui la seule technique d’exploitation existante.

Si une autre technique était mise au point, on aurait un débat, a-t-elle précisé.

La ministre de l’Ecologie s’est en outre déclarée favorable au projet de nouvel aéroport à Nantes, sujet de discorde au sein de la majorité, estimant qu’il s’agit d’une infrastructure dont nous aurons besoin. ( La voix de son Maitre ou  une annonce des arbitrages?)

Interrogée sur les divergences entre socialistes et écologistes, Mme Batho a admis qu’il y avait des différences mais a estimé que c’était une richesse.

Je ne crois pas que ce soit un problème. Je pense que la diversité de la majorité est nécessaire dans la mesure où on veille à la cohérence d’ensemble de l’action gouvernementale, a-t-elle ajouté.

Romandie News

Tous les emplois dans le nucléaire seront maintenus, assure Batho

Tous les emplois de la filière seront maintenus a assuré, mecredi 25 juillet, Delphine Batho, la ministre de l’écologie et de l’énergie. Et ce malgré la promesse du candidat Hollande de réduire la part du nucléaire dans la production d’électricité. Le Monde 25 juillet 2012

« Il n’a jamais été question ni de sortir ni d’abandonner le nucléaire », mais de réduire sa part dans la production d’électricité de 75 à 50 % d’ici à 2025, a rappelé la ministre lors de la séance de questions au gouvernement à l’Assemblée. Mme Batho a souligné qu’en matière de démantèlement des installations nucléaires, il y avait « une filière industrielle que nous devons développer »

Le président a martelé, avant et après son élection, qu’il ne fermerait durant son quinquennat qu’une seule centrale, celle de Fessenheim (Haut-Rhin), doyenne du parc nucléaire hexagonal, et qu’il achèverait la construction de l’EPR – réacteur de 3e génération – de Flamanville.  Le gouvernement lancera à la rentrée un grand débat sur la « transition énergétique », dans laquelle s’inscrira cette réduction de la part du nucléaire dans le système électrique.

Moins nucléocrate que moi tu meurs….tel pourrait être le slogan du nouveau, gouvernement:  Batho, Fabius même combat.

Au rythme de ces annonces , le débat énergétique promis à l’automne sera vite « plié ».

Le réacteur EPR à Penly est-il un mirage ?

Le ministre de l’écologie se prononce contre la construction du réacteur de dernière génération près de Dieppe. Par Sylvie Callier France 3

« On ne construit pas l’EPR à Penly ». Par cette réponse tranchée  lors d’une interview à Libération le 6 juillet, Delphine Batho a piqué au vif les élus du Pays de Caux. La construction du réacteur à eau sous pression au sein de la centrale nucléaire de Penly (EPR) est  une nouvelle fois remise en question.

« La maladresse d’une jeune ministre » ; « Un espoir rayé d’un trait de plume »

Le maire  communiste de Dieppe Sébastien Jumel et la députée socialiste Sandrine Hurel ripostent à cette déclaration du ministre. Le sujet est sensible dans le bassin d’emploi de Dieppe.

La contruction de l’EPR représenterait plus de 2000 emplois. Une fois achevé, 300 emplois directs et 2000 emplois indirects en découlent selon le groupe d’entreprises Dieppe Méca Energies.

Les élus Verts sont satisfaits de cette prise de position claire de Delphine Batho.

 

Yannick Jadot : « Sur la taxe carbone, Batho est très légère… »

Le député européen appelle ses collègues parlementaires et militants écologistes à « marquer davantage [leurs] convictions ». Le Nouvel Obs 10-07-2012  par 

Le député européen Yannick Jadot appelle les Verts à la passer à l'offensive. (BALTEL/SIPA)

Le député européen Yannick Jadot appelle les Verts à la passer à l’offensive. (BALTEL/SIPA)

 La nouvelle ministre de l’Ecologie, Delphine Batho, a dressé dans « Libération » ses priorités pour  la conférence environnementale prévue à la rentrée : l’énergie et biodiversité. Vous êtes satisfait ?

– Sur les priorités, rien à dire. Mais le problème c’est que je ne l’entends pas reprendre, pas plus qu’Ayrault dans son discours de politique générale, l’idée d’un grand débat public national et citoyen sur le modèle énergétique en France. C’était pourtant une promesse du candidat Hollande. Est-ce juste un « oubli » ou la volonté de réduire la voile pour s’en tenir à une discussion entre experts et acteurs sociaux comme au Grenelle ?

J’ajoute qu’il ne faudrait pas qu’on ouvre ce débat en en donnant déjà les conclusions. François Hollande a dit qu’il voulait passer de 75% à 50% d’électricité d’origine nucléaire à l’horizon 2025, ce qui, selon l’accord PS-EELV signifie la fermeture de 24 réacteurs. Ça ne peut pas être juste « on ferme Fessenheim » dans ce quinquennat et les 23 restants dans le suivant, y’a un truc qui ne va pas ! Il faut que les Français puissent discuter des scénarios, et qu’on se pose la question de l’option nucléaire en France au-delà de 2025.

Delphine Batho dit clairement son opposition au projet de taxe carbone défendu par Europe Ecologie-les verts…

– C’est le plus grave ! Je trouve qu’elle fait preuve d’une très grande légèreté, à plusieurs niveaux. D’abord sur le plan de la réflexion. Tout le monde perçoit aujourd’hui qu’il faut passer d’une fiscalité du travail à une fiscalité sur l’environnement.

C’est léger aussi par rapport à ce qui marche dans les autres pays européens. L’OCDE vient de rendre un rapport sur l’Allemagne qui montre que cette fiscalité sur l’environnement a permis de faire baisser la consommation d’énergie, les gaz à effet de serre, tout en stimulant l’emploi et en rendant l’économie plus compétitive. Cette contribution-climat-énergie est un projet éminemment social, indolore pour les plus modestes à court terme et qui redonne à moyen et long terme du pouvoir d’achat pour tout le monde.

C’est léger enfin par rapport à l’état de la réflexion politique en France, aux discussions qui ont déjà eu lieu avec les syndicats et les socialistes. Je rappelle que cette contribution-climat-énergie est prévue noir sur blanc dans l’accord signé entre EELV et le PS. Visiblement, elle a besoin de travailler le sujet !

Les écologistes semblent hésiter sur la ligne à tenir vis-à-vis du gouvernement. On les a peu entendus s’inquiéter de la disparition de Nicole Bricq. Etes-vous tenus par le devoir de solidarité ?

– Nos ministres oui ! Sans que cela se transforme en langue de bois. C’est un chemin difficile pour eux. Quant aux parlementaires et au mouvement, il faut qu’on marque davantage nos convictions. Quand on voit François Hollande réaffirmer au président nigérien l’importance des contrats d’uranium, ou Laurent Fabius dire au Japon qu’il veut relancer la coopération sur le nucléaire, on se dit que cela ressemble étrangement à ce qu’était l’attitude de la France il y a quelques mois… Si ce gouvernement continue à vendre le nucléaire au niveau international sans faire les ruptures nécessaires sur la fiscalité écolo, on aura très vite de gros soucis sur le fond !

Daniel Cohn-Bendit se désolait récemment de l’image d’ »arrivistes » des écologistes. C’est aussi votre avis ?

– On a clairement une image brouillée. Quand un petit parti passe un accord avec un gros parti pour être représenté à l’Assemblée, il passe toujours pour opportuniste. Même si cet accord, sur le fond, était bon. Mais dans la dernière période, c’est vrai qu’on a pu donner l’image d’une conquête de postes plus que d’une conquête de la société. A mon avis, le mouvement a trois chantiers devant lui : la participation forte au débat national sur l’énergie, l’organisation d’une grande réflexion sur la France dans l’Europe, et un chantier interne, changer nos pratiques pour retrouver l’élan d’Europe Ecologie.

Propos recueillis par Maël Thierry