THT : la résistance baisse d’un cran

Au Chefresne (Manche), les anti-THT n’occupent plus les arbres menacés d’abattage par peur des débordements. « Je ne veux pas de blessés chez moi », résume Jean-Claude Bossard. Les militants anti-THT, qui occupaient un bois appartenant à l’ancien maire du Chefresne (Manche), ont décidé de changer leur mode d’action. Cette parcelle, située sous la future ligne électrique Cotentin-Maine, était promise à la destruction. Elle avait été transformée, au fil des mois, en véritable camp retranché. Elle ne sera plus occupée que de manière « symbolique ». De fait, hier, les opposants avaient déserté le camp. Ouest-France, le 5/09/2012

« Déni de démocratie »
La décision aurait été prise ce week-end par les militants anti-THT, lors d’une assemblée générale. En clair, ceux-ci veulent éviter tout affrontement avec les forces de l’ordre. S’ils étaient « prêts à rester jour et nuit » pour mener « une guerre des nerfs » voici quelques mois, les opposants craignent dorénavant les débordements. « Ce qui a changé la donne, c’est Montabot », explique Jean-Claude Bossard.
Des heurts avaient opposé en juin, dans cette commune voisine du Chefresne, des manifestants aux forces de l’ordre. Des échauffourées qui s’étaient traduites par des blessés dans les deux camps. À la suite de ces incidents, un homme de 24 ans a d’ailleurs été condamné pour « violence aggravée ». « Une décision incompréhensible » qu’il devrait contester en appel.
Face à ce qu’ils apparentent à « un déni de démocratie », les anti-THT ont choisi de modérer leur stratégie dans ce bois. « Nous serons présents le jour où ils interviendront. Nous prendrons des photos et des vidéos pour témoigner de leurs méthodes », assure le maire démissionnaire. Jean-Claude Bossard estime malgré tout avoir rempli ses objectifs : « Nous souhaitions organiser une opposition symbolique et une pédagogie de la lutte. C’est réussi. »

Voir sous ce lien le  réaction du webmaster de Percy sous Tension:

http://percysoustension.pagesperso-orange.fr/epr_et_tht/archives/tht_107.html

 

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THT: la démocratie disjoncte, pense un maire démissionnaire

Après sept années de combat contre une ligne très haute tension (THT) et la première condamnation mardi de deux militants, Jean-Claude Bossard, maire démissionnaire d’un village de la Manche et fer de lance des anti-THT de la région, dit ne plus croire en la démocratie. AFP 21 08 2012

Le tribunal correctionnel de Coutances (Manche) a condamné mardi un étudiant de 24 ans à trois mois de prison ferme pour « violence aggravée » sur deux gendarmes légèrement blessés lors d’une manifestation anti-THT le 24 juin à Montabot. Un leader de la Confédération paysanne écope lui d’une amende pour avoir dévissé des boulons d’un pylône en construction.

 « Ca confirme ce qu’on savait déjà, la justice en France ne fonctionne plus.  On a déposé 100 recours et on n’a jamais eu l’ombre d’un jugement favorable », a déclaré à l’AFP Jean-Claude Bossard, 60 ans.
M. Bossard est l’ancien maire du village du Chefresne (310 habitants), sur le parcours de la ligne Cotentin-Maine qui doit acheminer l’électricité du réacteur nucléaire EPR en construction à Flamanville (Manche).

Candidat Europe Ecologie-Les Verts aux dernières élections européennes et régionales, l’ancien boulanger-pâtissier fédère depuis sept ans la lutte des élus anti-THT dans la région.
En mars, son bois, dont une partie devra être rasée pour le passage de la ligne, est devenu le quartier général des opposants. Cabane dans les arbres, tentes avec panneaux de bois et tôles de récupération… Une centaine de personnes s’y relaient selon lui, riverains ou militants de toute la France.
Ils ne plieront bagage que devant l’arrivée des pelleteuses. Pacifiquement, assure-t-il. « Nous, on ne veut pas se battre. Je ne veux pas qu’à nouveau un parent m’appelle pour me dire « Mon fils a perdu un oeil » »
Lors des affrontements avec les forces de l’ordre, à l’origine de la condamnation de l’étudiant mardi, les opposants ont dénombré 25 blessés dans leur camp, dont deux atteints à l’oeil.
De guerre lasse, M. Bossard a démissionné avec son conseil municipal en juin, énième étape du conflit entre Le Chefresne et la préfecture de la Manche sur la ligne THT.
« Je ne regrette pas d’avoir démissionné, je ne peux pas jouer au football si l’arbitre est corrompu », soutient-il.
Le football, ici, est une métaphore du jeu démocratique. « La France se permet de donner des leçons de démocratie, mais quand il s’agit de nucléaire, il y a plein de dérogations aux règles », peste-t-il.
Il ajoute : « Naïvement, je croyais en la démocratie, mais depuis j’ai fréquenté des élus qui m’ont dit « Prends l’argent et tais-toi. »
(Publié le 21/08/2012 à 20h11 par AFP )

THT: quand l’UMP de la Manche joue l’arbitre hypocrite…

L’UMP de la Manche « tacle » Jean-Claude Bossard, qui « tacle » à son tour… 27 juin 2012

THT : l’UMP de la Manche joue les arbitres

Dans un communiqué intitulé : « Carton rouge pour Jean-Claude Bossard, Christine Le Coz et Isabelle Attard », l’UMP de la Manche revient sur les événements anti-THT du week-end et tance les élus écologistes et socialistes qui se sont déplacés à Montabot et au Chefresne. « La préfecture de la Manche représente l’État dans le département et prend ses ordres auprès du ministre de l’Intérieur, Manuel Valls, un ami de ces mêmes élus indignés […]. Aujourd’hui ce sont ces élus socialistes, verts et leurs amis qui sont aux manettes. Il leur revient désormais de gérer ces problématiques, de lancer une enquête épidémiologique comme demandée par la Région et le Département ? De lancer une nouvelle concertation ? De stopper le projet ? etc. »
« L’UMP Manche remet donc un carton rouge à J.-C. Bossard, C. Le Coz et leurs amis qui nous ont promis le changement, et s’installent dans une course à la démagogie qui se transforme en fuite devant les responsabilités ! La rupture c’est maintenant ? »

Ouest-France, le 27/06/2012

Réaction immédiate de Jean-Claude Bossard :

Bonjour !

Je découvre ce matin, dans la presse, un communiqué de l’UMP Manche, « Carton rouge à Jean-Claude Bossard ».
Je vous demande de bien vouloir respecter et utiliser mon droit de réponse, ci-dessous.

Cordialement !

Jean-Claude Bossard

Texte :

L’UMP, fidèle à son image, se permet de jouer les arbitres, c’est édifiant d’hypocrisie !

Mon seul parti a toujours été la lutte sur le terrain du respect des lois et de la démocratie. Avec mon conseil municipal et notre pratique de démocratie participative, nous avons toujours été cohérents. Exemple : vote contre l’EPR ; le même jour, résiliation du contrat EDF et achat d’électricité 100% renouvelable ; refus du PAP de 197 000€ (corruption THT) et réalisation du projet photovoltaïque sur l’église qui rapporte beaucoup plus à la commune, etc. Mais voilà, la cohérence des élus locaux, c’est insupportable pour l’UMP…

Quand, en 2008, pour défendre leurs intérêts privés, les agriculteurs font 400 000€ de dégâts à Saint-Lô, l’UMP applaudit… Et quand un élu défend l’intérêt général, la santé des riverains et des agriculteurs en difficulté près des THT, se fait arrêter dans l’exercice de ses fonctions, il reçoit un carton rouge de l’UMP !

Depuis 7 ans, UMP et PS sont noyés dans la pensée unique du dieu nucléaire, ferment les yeux sur des pratiques dignes d’une dictature.

Heureusement, des élus de droite comme P.Méhaignerie, de gauche comme Isabelle Attard, François Dufour, Christine Le Coz, sont des élus responsables malgré leurs appartenances politiques. Des exceptions existent partout sauf à l’UMP de la Manche !

Le rôle du politique honnête, c’est d’arbitrer entre l’intérêt général et l’intérêt commercial des lobbies et non, comme l’UMP de la Manche, de fermer les yeux sur le non-respect des lois, la corruption et encore le mépris de la santé de nos concitoyens.

Je suis fier du carton rouge de l’UMP pour avoir été un lanceur d’alerte dans un département où c’est la politique de l’autruche qui prévaut.

Jean-Claude Bossard, le 27/06/2012

Europe Ecologie Les Verts soutient le rassemblement au Chefresne des 21, 22 et 23 juin

Communiqué de presse du 20 juin 2012 Un rassemblement contre l’EPR et la THT se tiendra le week-end prochain sur la commune de Chefresne, dans la Manche. Ce rassemblement se tient dans un contexte de pression et de poursuites très particuliers.

Le 6 juin, Jean-Claude Bossard, maire du Chefresne, ainsi que 4 autres personnes, étaient interpellés alors qu’ils tentaient pacifiquement de s ‘opposer au démarrage des travaux de construction d’un pylône de la future ligne THT sur la commune. A la suite de ces arrestations, le conseil municipal, pour marquer sa solidarité avec le Maire de la Commune et sa désapprobation avec la répression a refusé symboliquement d’organiser les scrutins des 10 et 17 juin et s’est vu réquisitionné par le Préfet. Depuis cette décision du Préfet, le conseil municipal a démissionné en bloc. Europe Ecologie Les Verts tient également à exprimer sa solidarité avec Michel Houssin, porte-parole de la Confédération Paysanne, qui est poursuivi en justice pour avoir symboliquement « déboulonné » un pylône en construction. Lire la suite

Le Chefresne : aucun des élus démissionnaires ne se représentera au scrutin de septembre

Solidaires, ils ont été, solidaires, ils resteront. Les élus du conseil municipal du Chefresne, qui ont tous démissionné la semaine dernière en réaction à la garde à vue de leur maire Jean-Claude Bossard, le 6 juin, dans le cadre de leur longue lutte contre la THT, ont décidé de ne pas se porter candidat aux élections municipales prévues le 12 septembre. Ouest France Politique vendredi 15 juin 2012

 Une décision individuelle, mais unanime. Le maire invoque une nécessaire « cohérence », certains conseillers municipaux une solidarité sans faille avec lui, d’autres, tout simplement, un « dégoût » : « Je refuse de faire de la figuration au sein d’un conseil dont les délibérations sont automatiquement invalidées par les autorités », justifie ainsi Yohann Leroutier, un des élus qui ne figuraient pas sur la liste de Jean-Claude Bossard. Seul un des onze conseillers n’a pu être joint.

Election mouvementée au Chefresne

Les élections législatives sont décidément bien mouvementées sur la commune du Chefesne.

Après que le Conseil municipal ait décidé de démissionner en bloc après avoir été réquisitionné par la préfecture pour organiser la tenue des élections législatives, des votants, solidaires de leur maire, ont décidé de déchirer leur carte d’électeur.

Nouveau rebondissement au Chefresne: le conseil municipal démissionnaire

Ils avaient décidé de boycotter les élections pour protester contre la mise en garde à vue mercredi de leur maire opposé au passage de la ligne THT. Les conseillers municipaux du Chefresne ont été réquisitionnés par le préfet ce samedi après-midi. Ils tiendront en définitive le bureau de vote demain dimanche. Mais ont remis dès hier leur démission au préfet. Ouest France samedi 09 juin 2012

Ce matin dimanche 10 juin 2012 dans la Manche, des serrures de mairies collées

À l’ouverture des bureaux de vote, ce dimanche 10 juin au matin, plusieurs serrures de mairies manchoises ont été retrouvées collées. C’est le cas de celles du Chefresne, de Carantilly, Dangy, La Colombe, Notre-Dame-de-Cenilly et Maupertuis. Malgré tout, les portes ont pu être ouvertes et les bureaux de vote fonctionnent normalement dans ces communes traversées par la future ligne THT.

La lettre des élus démissionnaires du Chefresne adressée au préfet de la Manche: « Par la réquisition des élus, nous avons confirmation que démocratie, respect des lois, de la justice et de la parole donnée, ne sont plus la règle dans notre pays. La dictature financière s’impose et l’élu ne peut être qu’un pantin à son service »

6 juin 2012: L’arrestation du Maire du Chefresne qui sera libéré quelques heures plus tard sans qu’aucune charge ne soit retenue contre lui…

Témoignage: « J’ai vécu six ans sous une ligne à très haute tension »

Le Monde.fr | 07.03.2012 Par Audrey Garric

Quand il a appris que la ligne à très haute tension (THT) Cotentin-Maine allait passer dans son village, Jacky Chardin a cru défaillir. « Pas une seconde fois », a-t-il soufflé, avant de se précipiter à la mairie du Chefresne, bourg de trois cent dix âmes au centre de la Manche, pour se renseigner sur le tracé exact du futur ouvrage. Finalement, les pylônes et câbles seront dressés à cinq bons kilomètres de sa propriété, une charmante maison toute de pierres, surplombant un terrain où pâturent quelques bêtes. Le caractère valonné de la commune lui épargnera même la vue de la ligne.

Jacky Chardin n’en est pas moins préoccupé. « Je soutiens totalement le combat des habitants qui ont la trouille et refusent que la THT passe sur leur terrain », lâche-t-il, d’un ton assuré. Car cet artisan-peintre de 43 ans a déjà fait les frais, six ans durant, de la proximité d’une ligne de 400 000 volts. Et il ne voudrait pour rien au monde renouveler l’expérience.

Le tracé de la ligne à très haute tension Cotentin-Maine.

À 150 MÈTRES D’UN PYLÔNE

En 2000, l’homme s’installe à Percy, commune voisine du Chefresne, où passe déjà une ligne à très haute tension, qui traverse le département de nord en sud. La maison qu’il vient d’acquérir pour un prix défiant toute concurrence – 50 000 euros pour le corps de ferme et 3,5 hectares – possède une particularité : quatre pylônes dans le champ de vision, dont l’un situé à 150 mètres du bâti.« J’étais persuadé que j’allais m’habituer à la proximité de la ligne, raconte-t-il.Je blaguais même : ‘Il y en a qui ont vue sur la tour Eiffel, moi j’ai le pylône’. »

A l’époque, Jacky Chardin avait vaguement entendu parler d’un débat sur les conséquences des champs magnétiques liés aux lignes de courant électrique, mais sans réellement s’en préoccuper : « Je n’avais pas de preuve scientifique qu’ils pouvaient se révéler dangereux. Je pensais que les problèmes des lignes électriques se résumaient aux nuisances visuelles. » Mais le temps passant, les phénomènes inexpliqués se multiplient et le rendent suspicieux.

NERVOSITÉ ET INSOMNIES

Le bruit, déjà, l’étonne – de forts grésillements par temps de pluie ou de brouillard. Et puis il y a des néons qui s’allument à proximité des pylônes ; la clôture, qui, même non branchée, reste parfois électrifiée. Ses animaux réagissent aussi étrangement : sur ses vingt poules, pas une n’a donné de poussin en six ans. Sa jument, elle non plus, n’est pas parvenue à mettre bas un poulain, malgré le recours à l’insémination – ce qu’elle fera plus tard, sur le terrain du Chefresne.

Quant à l’homme, il se sent de plus en plus fréquemment stressé, nerveux et irritable, et multiplie les insomnies. « J’ai même déplacé plusieurs fois mon lit à l’intérieur de ma maison, mais rien n’y a fait. » Jacky Chardin se renseigne alors sur l’impact des lignes à très haute tension sur la santé et fait des recherches sur son terrain : il découvre, dans son sol, une nappe phréatique joignant sa maison au pylône. « Je suis convaincu que l’eau conduisait le courant jusqu’à mon terrain. »

ABSENCE D’ÉTUDE

A bout, et alors que sa première fille vient de naître, il décide de déménager en 2006, sans attendre de confirmation scientifique. La maison trouve acquéreur (un électricien), avec une fois de plus une décote de 30 %. Et l’artisan s’installe au Chefresne, loin de la ligne.

Dans sa nouvelle maison au Chefresne.

« Depuis que je suis arrivé ici, tout va mieux : je ne me sens plus nerveux et mes animaux se portent mieux, assure-t-il. Je ne peux pas affirmer que la THT est dangereuse, car je n’ai pas de preuve, mais j’ai expérimenté à mes dépens qu’elle pouvait occasionner des problèmes. »

Et alors que l’histoire se renouvelle, Jacky Chardin regrette, une fois de plus, l’absence d’étude épidémiologique démontrant ou infirmant de manière formelle la nocivité des lignes à très haute tension. « Ce qui m’a frappé, depuis dix ans, c’est le refus de savoir, de la part de RTE, mais aussi de certains élus, riverains ou agriculteurs, qui prennent l’argent de l’électricien sans se poser de questions, regrette-t-il. Le fait de ne pas vouloir prouver l’absence de nocivité de la THT ne fait que me confirmer qu’elle est bel et bien dangereuse. »

Audrey Garric

Législatives et THT: les élus du Chefresne refusent d’organiser les élections, le préfet se braque

Après le placement en garde à vue mercredi du maire, Jean-Claude Bossard, qui s’était opposé à la construction d’un pylône de la ligne THT dans sa commune, le conseil municipal s’est réuni, hier soir, vendredi en séance extraordinaire. Les élus ont refusé, à l’unanimité, d’organiser le scrutin des législatives de dimanche. Ce sont donc des fonctionnaires de la préfecture qui devront venir tenir le bureau de vote pour le premier tour des élections législatives. Ouest France samedi 09 juin 2012.

Rappel: Le maire du Chefresne a pris un arrêté le 29 février 2008 interdisant la construction de cette ligne à Très Haute Tension à moins de 500 mètres des habitations et des bâtiments agricoles, ce qui n’a pas empêché RTE de lancer le chantier.  « Il y a pas mal de décisions de justice en suspens. Il y a cinq procédures en cours au Conseil d’Etat, s’indigne Jean-Claude Bossard. On attend indéfiniment. Pendant ce temps-là, les travaux ont lieu« .

Selon le site de La manche Libre du 09/06/2012 Jean-Claude Bossard, le maire de la commune a indiqué: « Je serai là à 8 h et je donnerai les clés aux employés préfectoraux qui assureront le bon déroulement du scrutin ». Le premier magistrat avait déjà fait part de son intention au préfet mais attendait le vote de son conseil.

Jean-Claude Bossard, le maire du Chefresne, a décidé de boycotter l'organisation des élections législatives

Photo Stéphanie Vinot / France 3 Basse-Normandie

Une action qui fait suite au placement en garde à vue du premier magistrat du Chefresne, mercredi dernier à Saint-Lô pour son opposition à la construction d’un pylone THT dans sa commune. Au total, cinq autres personnes ont été interpellées.

« Si l’arrêt des travaux dans la commune n’a pas lieu dans la semaine, notre action sera reconduite pour le scrutin du 17 juin », a-t-il prévenu ».

Ça se corse: Selon le site de La Manche Libre, 11 h30

« De son côté, le préfet de la Manche a rappelé que le maire est obligé d’organiser les élections. Il doit le faire lui-même, ou déléguer un adjoint ou un conseiller municipal. Si aucune de ces personnes ne le fait, le préfet envoie sur place un représentant de l’Etat.

Le préfet de la Manche a rappelé que le maire était passible de sanctions ».

Le rappel des faits:

Communiqué de presse suite aux arrestations du 6 juin au Chefresne.

« Nous avons été victimes d’arrestations complètement arbitraires et politiques !

Dans un pays de droit, nous étions sur la voie publique pour demander le respect de l’arrêté du maire du 29 février 2008, qui n’a jamais été déféré et qui est donc valide et violé par RTE et ses entreprises luxembourgeoises exonérées d’impôts.

Personne n’a mis un pied sur le chantier RTE, n’a commis de violence ou de rébellion. A l’évidence, dès l’arrivée du commandant de gendarmerie il y avait une volonté de trouver des prétextes pour arrêter le maire du Chefresne. La cohérence écologiste dérange !

Nous avons été libéré à 23 h hier soir et aucune charge sérieuse n’a pu être retenue contre nous. Nous ne sommes d’ailleurs pas convoqués à aucun procès.

Contrairement à la déclaration du Préfet de la Manche, le propriétaire du terrain ou étaient réalisés les travaux, n’a jamais signé aucune convention avec RTE.

Je rappelle que mardi, nous avions proposé une rencontre lors de la visite du Président de la République dans le Calvados, avec un conseiller du Président. Le planning ne le permettant pas, le Préfet nous avait proposé un rencontre à 10 h hier 6 juin, à 16 h nous acceptions cette invitation mais à 16h30 le chantier commençait au Chefresne; une provocation ?

Vendredi soir à 20h30 j’ai convoqué une réunion extraordinaire du conseil municipal. Je proposerai au conseil municipal de ne pas tenir le bureau de vote dimanche prochain lors du 1er tour des élections législatives :

  • Pour protester dans un état de droit contre le non respect de l’arrêté du 29 février 2008 et la non prise en compte de cet arrêté valide par les services de gendarmerie.
  • Pour protester contre des arrestations arbitraires et politiques et mon arrestation avec mon écharpe de maire dans l’exercice de mes fonctions.

    Seul un arrêt des travaux de la THT et le respect des lois et de la justice par RTE et l’administration pourraient nous faire surseoir à cette décision. »

    Jean-claude Bossard

    Maire Le Chefresne