Quitter le gouvernement ?

Faut-il quitter le gouvernement ? Telle est la question que certains d’entre nous n’hésitent plus à poser publiquement, comme s’il s’agissait d’anticiper les interpellations de la presse qui nous harcèle sur ce thème en soulignant à l’envi notre « incohérence ». LeMonde 23.11.2012 Par Noël Mamère, député écologiste

Force est de reconnaître que le piège se referme chaque jour un peu plus sur nous : rester en se soumettant serait un suicide politique ; partir signerait l’échec de nos accords passés avec le Parti socialiste en novembre 2011. Même nos plus fervents partisans du compromis prennent aujourd’hui la mesure du danger… A qui la faute ? Faire peser la responsabilité d’une telle situation sur les seuls socialistes et le tandem exécutif est à la fois injuste et lâche, parce que c’est refuser de regarder en face la faiblesse de notre accord programmatique sacrifié sur l’autel de notre accord électoral.

Nous voulions un groupe à l’Assemblée nationale et des ministres. Nous les avons, mais à quel prix ? Le scénario que nous vivons aujourd’hui était déjà écrit sur la liste des désaccords actés entre EELV et le PS. Dans l’euphorie de la victoire, nous avons réussi à dissimuler ce qui ressemble fort à une arnaque politique. Aujourd’hui confrontés au principe de réalité, nous ne pouvons plus nous contenter de langue de bois, d’imprécations ou de contorsions politiciennes… Au prétexte qu’il ne faut pas mettre en difficulté nos ministres.

Comment rester crédible quand on vote le mardi contre le pacte budgétaire européen (TSCG), parce qu’il choisit l’austérité contre la transition écologique, et le mercredi pour la loi organique qui le transpose dans le droit français ? Il faut reconnaître que nous avons contribué à remplir cette coupe que nous trouvons maintenant trop pleine.

Notre faiblesse politique ajoutée à la domination du Parti socialiste nous vaut quelques humiliations : nos ministres ont découvert le texte du « pacte de compétitivité » à l’entrée d’un « séminaire » gouvernemental. Tout était déjà décidé à Matignon, Bercy et l’Elysée. Après la loi de finances qui a gommé l’essentiel des propositions fiscales des écologistes, ledit « pacte » signe la victoire d’un modèle productiviste, à cent lieues de la transition écologique promise par le président de la République.

TROIS CHOIX

Si l’on ajoute à cela la politique d’immigration et de régularisation du ministre de l’intérieur, le recul sur le vote des étrangers dans les élections locales, l’absurdité de Notre-Dame-des-Landes, le doute sur la fermeture de Fessenheim en 2016, la surreprésentation du lobby nucléaire au comité de pilotage du débat sur la transition énergétique, l’exploitation des gaz de schiste qui n’est plus exclue, la liberté de conscience des maires face au mariage pour tous, etc., nos électeurs et sympathisants sont fondés à se demander pourquoi nous avalons autant de couleuvres.

Faut-il, dès lors, quitter le gouvernement ? En 1970, l’économiste et sociologue Albert Hirschman a publié un ouvrage célèbre, Défection et prise de parole(Fayard, 1995). Il explique que trois choix s’offrent aux individus mécontents :

  • la réaction silencieuse,

  • le renoncement à l’action, par fidélité,

  • la protestation et la prise de parole.

Nous devons collectivement faire entendre notre voix, des ministres aux parlementaires et au parti, dire au gouvernement qu’il se fourvoie… Pour autant qu’il soit toujours capable de nous entendre.

Noël Mamère, député écologiste

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Ayraultport: Hollande l’inflexible et la tentation du coup de force

Le projet d’aéroport à Notre-Dame-des-Landes est devenu le bourbier du gouvernement. Le Président est déterminé à soutenir son Premier ministre. Le JDD le 17 nov 2012 + actualisation 

« C’est son bébé et, en même temps, c’est LE dossier sur lequel il ne peut pas parler. Entre Jean-Marc Ayrault et Notre-Dame-des-Landes, l’histoire est ancienne… et passionnelle. … S’il voulait que la manifestation se passe bien, le chef de l’État voudrait surtout tourner rapidement la page et que « cet investissement puisse être fait ».

Quelle porte de sortie dans ce dossier explosif? Juridiquement, il n’y a guère de solution (ah?). Et politiquement, il doit y avoir un vaincu. Soit Ayrault perd la face. Soit ce sont ses ministres écologistes qui la perdent. «  » JDD

Astérix contre César

Curieuse pratique que celle du rapport de forces pour un Président de Gauche adepte (en paroles) du gagnant-gagnant mais qui veut reprendre la main en faisant fi des plaintes au niveau Européen…..
    

Le summum de l’autoritarisme politique revient à Bruno Leroux chef des parlementaires PS qui déclarait dimanche soir à France Inter:  « Je ne comprendrais pas qu’il y ait aujourd’hui continuité dans une guérilla menée contre des décisions démocratiques ». Selon lui, « dans la majorité, il ne peut pas y avoir d’élus qui mènent la guérilla contre un projet tel que celui-ci (…). Je ne souhaite pas que les Verts s’installent dans une stratégie d’empêcher l’exécution de décisions démocratiques. »
En clair, le PS ne peut pas se tromper car ses décisions sont par avance démocratiques même quand il oublie les recours en justice au niveau Européen. Rien ne peut donc remettre en cause ses décisions même si ce sont des erreurs environnementales et commerciales, un gouffre pour les finances publiques… L’obscurantisme n’est pas loin.. C’est où le Goulag?

Jean-Luc Mélenchon a accusé dimanche François Hollande, qui a fait valoir « la force du droit » dans le dossier de l’aéroport de Notre-Dame-des-Landes, d’avoir « tort » et de mentir.

« François Hollande a tort et il ment », a lancé le coprésident du Parti de gauche, invité de « C’Politique » sur France 5.

« Il a tort », a-t-il poursuivi, parce que « juridiquement ce n’est pas fini ». « Il a tort de faire ce genre d’annonces depuis la Pologne », a-t-il aussi reproché au chef de l’Etat.

Mélenchon prévient Hollande d’un désaveu européen plus que probable… mais…

Sur le terrain, les policiers ont repris leurs rondes dans l’attente des « ordres »;  le préfet n’a t il pas dit que les cabanes ont vocation à « disparaître » …

Malgré la forte mobilisation de samedi dernier , on peut donc s’attendre que le gouvernement Ayrault et Valls en tête dirigent les opérations de re militarisation de la Zone.

Une râfle en préparation à l’Ayraultport?

Sur place les militants on a eu un appel d’un avocat  signalant que beaucoup de ses collegues ont eu des appels afin de servir comme avocats de commissariat pour la semaine qui commence.

Valls  se prépare t il à une  râfle de grande ampleur à l’Ayraultport de Notre Dame des landes  en criminalisant les occupants pour mieux les faire juger manu militari, comme lors de la Bataille de Montabot (manif anti THT) du mois de juin dernier ? (La « détermination du gouvernement » à porter le projet d’aéroport à Notre-Dame-des-Landes, près de Nantes, et à « faire respecter la loi », est « totale », a affirmé le ministre de l’Intérieur Manuel Valls ce lundi, après la manifestation de samedi. LEXPRESS.fr, 19/11/2012 )

Ça commence comme ça: Le 22 Novembre, la brigade de Chateaubriant a fait irruption chez un militant de l’ACIPA et a perquisitionné son domicile. Il a ensuite été emmené en garde à vue et auditionné au sujet d’un simple mail écrit au syndicat de l’aéroport. En cause son mail serait menaçant. Il est donc poursuivi et sera jugé à une date ultérieure ( source ZAD Nadir) 

Victimes d’une désaffection grandissante en raison de leur politique incompréhensible, Hollande (41% de satisfaits) et Ayrault (43% de satisfaits) auraient tort de ne pas vouloir admettre que la manifestation qui a réuni 40000 personnes appelle une médiation et non un coup de force.

Depuis la manif, Ayrault ne cesse de répéter en forme de mantra pour mieux se convaincre: ça se fera, ça se fera!

http://bab007-babelouest.blogspot.fr/2012/11/il-se-fera-se-fera-se-fera-nddl.html

La prise de parole du député de Notre Dame des Landes Yves Daniel ( voir ci-dessous) à l’Assemblée le 21 novembre montre une déconsidération affligeante pour  la protestation des 40000 personnes le 17 novembre dernier.

En regardant cette vidéo :  

  • on voit que le député en question préfère souligner une agression (non élucidée d’ailleurs) pour mieux déconsidérer le mouvement…
  • on observe que le sourire entendu du premier ministre en écho aux propos du député  ne traduit pas  l’exigence républicaine qui sied dans  une telle situation. Stéphane Hessel et Mr Varin lui ont  pourtant donné de bon conseils…
  • On se demande combien de temps Duflot pourra t elle rester immobile devant Ayrault ?, elle qui affirmait: « Je le dis les yeux dans les yeux. L’accord de 2012 avec le PS, s’ils ne lâchent pas sur NDDL, ce sera non ! ».

En réalité, « le gouvernement a décidé d’opposer systématiquement un mur à la mobilisation sociale, ce qui n’est pas une bonne manière de faire vivre la démocratie en France (…). Si nous avons une situation de conflit, d’intensification, de radicalisation, c’est directement la conséquence non pas des mesures de fermeté du gouvernement mais probablement d’orgueil du président de la République, qui refuse les négociations », Benoît Hamon porte-parole du Parti socialiste, à propos de la réforme des retraites, en octobre 2010 .

C’était sous Sarko, Où est la différence?

 

Notre-Dame-des-Landes : les écolos encore et en car contre l’aéroport

REPORTAGE – Avant la manifestation de samedi, de nombreux élus, pour la plupart écologistes, sont venus dénoncer sur place la construction d’un nouvel aéroport à Notre-Dame-des-Landes. Le JDD 16 nov 2012.

Départ groupé et en car depuis la gare de Nantes. Direction Grandchamp-des-Fontaines, à quelques kilomètres de Notre-Dame-des-Landes. Avant la manifestation de samedi, les écolos, bottés pour l’occasion, sont venus en nombre pour une journée d’action contre le projet de construction d’un nouvel aéroport voulu par l’ancien maire de Nantes Jean-Marc Ayrault.

Comment appréhendent-t-ils l’accueil sur place ? « Il paraît que les bureaucrates d’EELV ne sont pas les bienvenus, mais ça je pense que c’est pour Jean-Vinecnt Placé », blague François de Rugy, député du coin.

Quelques membres du PG, comme Martine Billard et du Modem comme Jean-Luc Bennahmias, (tous deux anciens verts), sont du déplacement. « Il y a un côté colonie de vacances. La synthèse est là », sourit, le chef d’EELV, Pascal Durand, qui, portable à la main, photographie Martine Billard et Eva Joly assisses côte à côte.

« Avec la résistance massive, j’espère que le gouvernement va céder. La référence, c’est le Larzac », glisse l’ancien candidate à la présidentielle. « Le Premier Ministre ne peut pas maintenir son projet comme cela de façon aussi obstinée », veut croire Jean-Vincent Placé, convaincu que c’est parce que les écolos sont au gouvernement que ce sujet est tant mis à l’affiche. Au fond du car, Noël Mamère pointe du doigt le « problème culturel entre la droite et la gauche qui devient un problème politique ».

Bové en « sous-commandant Marcos »
Fin de matinée, la troupe arrive devant un petit pavillon vide aux portes et fenêtres condamnées. Le happening du jour se prépare. Près d’un tracteur apparaît la silhouette de José Bové, pull rouge et bonnet gris sur la tête. « C’est le sous- commandant Marcos qui le lui a donné », plaisante Yannick Jadot, persuadé qu’Ayrault veut « accélérer » sur ce dossier pour le rendre « irréversible ». Micro à la main, Bové, l’ancien du Larzac dénonce le projet de futur aéroport qui « gaspille l’argent public et détruit l’environnement ».

Et prévient : « Le Premier ministre s’est entêté contre vent et marées. Nous ne pouvons plus simplement rester là à faire des discours. Nous devons poser un acte fort qui sera considéré comme illégal par Monsieur Ayrault », lance José Bové. Puis le voici qui troque le micro contre un pied de biche. Devant lui : une porte à faire céder. Armés de leurs immunités, les élus se relaient avant de pouvoir enfin investir les lieux. »Cela me rappelle Millau et le démontage du Mac Do », souffle l’eurodéputé Jean-Paul Besset.

Entre les pro et les anti aéroport, « il y a deux conceptions du monde et de l’avenir qui s’affrontent. C’est un carrefour où les routes se séparent », tranche-t-il. Michel Tarin, figure du mouvement, est également présent. « Ce n’est plus un projet local mais national et cela gêne Jean-Marc Ayrault. Il s’est mis dans une sale histoire et n’arrive plus à la gérer », diagnostique-t-il.

« Le changement c’est maintenant. L’aéroport, c’est jamais »
Dehors un pique-nique s’organise avant que le cortège, délesté de quelques élus, ne s’engage vers l’actuel aéroport de Nantes. Celui-ci suffit, pas besoin d’en construire un autre : voilà le message martelé tout au long du trajet. A bord du car, Françoise Verchère, élue locale du Parti de gauche, brocarde le « fantasme de la saturation » de l’actuel aéroport. Le cortège passe devant une usine construite là où était une ancienne vigne. « C’est nul », tonne Yves Cochet de sa voix grave et de son humeur badine.

La troupe entame une rapide visite de l’aéroport et enrôle le pilote de ligne Thierry Masson pour une nouvelle visite guidée. « Il n’y a aucune dangerosité liée au survol de Nantes. Cet aéroport est dans le standard de ce qui se fait partout », assure-t-il. Traversant le bocage, le car arrive enfin à Notre-Dame-des-Landes. Passe devant la Vache rit, un des lieux emblématiques de la résistance, mais ne s’arrête pas. Pas de rencontre non plus avec les jeunes militants du coin. Le bon accueil n’est pas assuré. Dans la salle des fêtes du bourg, une rapide réunion se tient avec des élus locaux. Dehors, contre un petit muret une pancarte indique : « Le changement c’est maintenant. L’aéroport, c’est jamais ». C’est tout l’espoir des écolos.

Arthur Nazaret, à Notre-Dame-des-Landes – Le Journal du Dimanche
vendredi 16 novembre 2012

Et si la transition écologique débutait à Notre-Dame-des-Landes?

Alors que le gouvernement prévoit l’abandon de « certains projets d’infrastructures »,quinze élus et responsables d’Europe Ecologie Les Verts demandent « que cessent les opérations policières et les expulsions et que les travaux ne démarrent pas [à Notre-Dame-des-Landes], ce qui rendrait possible l’intervention d’une mission de médiation, confiée à une personnalité indépendante ».  13 novembre 2012 Par Les invités de Mediapart

« Comment admettre la dégradation continue des ressources et du patrimoine naturel du monde, comment ne pas voir les effets du réchauffement climatique qui n’est pas une opinion ou une hypothèse, mais un fait scientifique ? (…) Comment rester impassible face aux atteintes irréversibles à la biodiversité ? Comment laisser croître notre dette écologique envers les autres ? La question se résume finalement ainsi : serons-nous solidaires des générations à venir ou trop cupides, trop avides pour laisser à nos enfants un fardeau encore alourdi du poids de nos égoïsmes ? »Ces questions fort justement posées par le président de la République, François Hollande, dans son discours d’ouverture de la première conférence environnementale, le 14 septembre dernier, attendent désormais des réponses concrètes. Elles traceront le chemin de la transition écologique et du renouveau français.

Un mois et demi après cette conférence, les événements sur le site du projet d’aéroport du Grand Ouest, à Notre-Dame-des-Landes, nous plongent au cœur de la tension entre le discours et le réel. Nous sommes à la croisée des chemins : poursuivrons-nous les voies tracées au siècle dernier pour satisfaire des objectifs de court terme, ou bien déciderons-nous de modifier la trajectoire et d’emprunter des voies plus innovantes et plus économes de nos ressources ? Longtemps différée (rappelons-nous, il y a dix ans, l’évocation au Sommet de Johannesburg, par un autre président de la République, de la « maison qui brûle », discours non suivi d’effet), la réponse à cette question est aujourd’hui d’une brûlante actualité.

C’est du cœur du bocage de Notre-Dame-des-Landes qu’elle s’invite sur l’agenda politique du gouvernement, à l’initiative des pouvoirs publics eux-mêmes. Le projet d’aéroport du Grand Ouest rejoint la cohorte des grands projets controversés en France comme en Europe. Ces grands projets coûteux apparaissent aux yeux des populations comme inutiles, parfois absurdes, et certainement incompatibles avec les impératifs de maitrise des dépenses publiques qui s’imposent plus que jamais aux pouvoirs nationaux comme aux pouvoirs locaux.

Le 11 juillet dernier, Jérôme Cahuzac, ministre du Budget, annonçait, à la suite de la Cour des comptes : « Il ne sera pas possible de réaliser tous les projets d’infrastructures annoncés par le précédent gouvernement et il faudra en abandonner certains », mettant simplement en évidence que les multiples projets rassemblés par le Schéma national des infrastructures de transport (SNIT) n’étaient pas financés, et qu’il ne serait pas possible de les financer tous, donc que le temps des choix était venu. Et choisir ce n’est pas renoncer, mais sortir de la logique du toujours plus pour inventer une économie nouvelle centrée sur les circuits courts, la mutualisation de moyens, la dématérialisation… Plus que des infrastructures lourdes et centralisatrices, il s’agit de donner la priorité à l’équité des territoires par l’amélioration des moyens de communication et de transports de proximité et par le soutien et l’accompagnement du réseau associatif et de l’activité économique.

Le 16 octobre, Frédéric Cuvillier, ministre délégué aux Transports, a présenté la commission chargée de mettre à plat le Snit, qui devra « trier, hiérarchiser, et mettre en perspective les grandes infrastructures. Elle devra réfléchir aux évolutions des services, en donnant la priorité aux transports du quotidien, à la rénovation des réseaux existants et l’amélioration à court terme du service rendu aux usagers ». Elle rendra ses conclusions d’ici fin avril 2013.

Le projet d’aéroport du Grand Ouest, de même que plus d’une dizaine de lignes ferroviaires à grande vitesse, ou encore près de vingt projets autoroutiers, figurent dans ce Snit que le gouvernement a décidé de remettre à plat. Notre-Dame-des-Landes, c’est non seulement un aéroport, mais aussi une liaison 2 fois 2 voies, et une ligne ferroviaire à grande vitesse. Le projet concentre donc plusieurs des types d’infrastructures aujourd’hui à revisiter, avec pour souci prioritaire la rénovation des réseaux existants.

Comment interpréter alors les opérations policières et les expulsions en cours si ce n’est comme une tentative de créer l’irréversible afin de sortir Notre-Dame-des-Landes du périmètre de cette commission ?

En juillet dernier, les responsables socialistes de « la gauche durable » expliquaient qu’il fallait répondre à trois défis : la mutation de notre modèle de croissance, l’égalité des territoires aujourd’hui fracturés, et la nécessité d’associer à ces transformations des formes nouvelles de participation démocratique. Nous avions salué cet engagement qui implique de chercher à mieux utiliser les équipements existants et à développer les coopérations entre les acteurs sur les territoires.

Il y a quelques jours, Jean-Paul Chanteguet, député PS de l’Indre et président de la Commission développement durable et de l’aménagement du territoire de l’Assemblée nationale, tirait la sonnette d’alarme : « J’ai le sentiment que l’ambition du président de la République de faire de la France le pays de l’excellence environnementale est un discours pour rien. Il n’est pas porté par les responsables politiques. Aujourd’hui, personne au gouvernement, à part Delphine Batho, ne parle de transition écologique, d’excellence environnementale, de nouveau modèle de développement. (…) On oppose la compétitivité à l’environnement. On est dans la plus grande frilosité. »

Aujourd’hui, nous sommes tous au pied du mur. Ensemble, nous voulons que la gauche réussisse et dure. Cette réussite passe par la transition écologique, et donc par le symbole que Notre-Dame-des-Landes est en train de devenir.

Ensemble nous devons nous mobiliser pour obtenir que cessent les opérations policières et les expulsions et que les travaux ne démarrent pas, ce qui rendrait possible l’intervention d’une mission de médiation, confiée à une personnalité indépendante.

Ensemble, faisons en sorte que Notre-Dame-des-Landes soit intégré dans la méthode du gouvernement, que nous approuvons, rappelée par le Président de la République le 14 septembre : « Dialoguer pour décider, prendre les sujets les plus difficiles pour chercher des solutions pertinentes, faire participer tous les acteurs. Ils sont là pour porter ensemble un changement durable. Car les défis ne se divisent pas ; ils ne se hiérarchisent pas ; ils doivent être affrontés et surmontés ensemble. »

Elus et responsables EELV signataires

Patricia Andriot, vice-présidente de la région Champagne-Ardenne
Aline Archimbaud, sénatrice
Danielle Auroi, députée 
Marie-Pierre Bresson, maire-adjointe de Lille
Patrick Franjou, conseil fédéral EELV
Serge Guérin, conseiller régional d’Ile-de-France
Saadika Harchi, Conseil d’orientation politique EELV
Agnès Langevine, Secrétaire Régionale Languedoc Roussillon,
Eric Loiselet, conseiller régional de Champagne-Ardenne
Julie Nouvion, conseillère régionale d’Ile-de-France
Sandra Renda, conseillère régionale du Centre
Christophe Rossignol, conseiller régional du Centre
Mounir Satouri, président du groupe EELV région Ile-de-France
Marine Tondelier, conseil fédéral EELV
Dominique Voynet, maire de Montreuil, ancienne ministre.

10 novembre: Manifestation à Rennes contre le projet d’aéroport de Notre-Dame-des-Landes

Plusieurs milliers de personnes, accompagnées de « plusieurs dizaines » de tracteurs, selon la police, ont commencé à manifester samedi à la mi-journée à Rennes contre le projet d’aéroport de Notre-Dame-des-Landes (Loire-Atlantique) à l’appel de collectifs écologistes et de formations de la gauche radicale ainsi que d’Europe Ecologie/les Verts (EELV). NouvelObs 10-11-2012 

Quelque 3.000 à 3.500 personnes, selon les organisateurs, ont manifesté samedi contre le projet de transfert de l’aéroport deNantes sur la commune de Notre-Dame-des-Landes, réclamant le maintien des terres agricoles et dénonçant le bétonnage et un « projet obsolète ». La préfecture d’Ille-et-Vilaine n’a pas communiqué de chiffre.

Cette manifestation se tenait une semaine avant le grand rassemblement prévu samedi 17 à Notre-Dame-des-Landes. Tous les organisateurs ont appelé, lors de leur prise de parole, à une « grande mobilisation » pour cette nouvelle action, alors que sur le terrain se multiplient depuis mi-octobre des heurts entre opposants et forces de l’ordre chargées de les déloger.

Contre « l’Ayraultport »

En début d’après-midi, un cortège de manifestants suivi d’une centaine de tracteurs, a défilé dans le centre de Rennes et rejoint plusieurs centaines de personnes rassemblées sur le parvis de l’Hôtel de ville.

Symboliquement, de la terre y a été déversée. « C’est de la terre qu’on veut, des gens qui peuvent en vivre, c’est pas du bitume, pas des avions », a commenté une oratrice, perchée sur la benne d’un tracteur.

« Halte au saccage du bocage », « La terre aux paysans », « Non à l’Ayraultport » pouvait-on lire notamment sur des banderoles accrochées sur des barrières ou sur des tracteurs.

Porté de longue date par le Premier ministre Jean-Marc Ayrault, ancien maire de Nantes, le projet va couvrir « 1.650 hectares, avec une surface à bitumer de 750 ha dans un premier temps », a assuré un organisateur.

Encourager la disparition « de terres agricoles par la création de cet aéroport est incohérent et irresponsable », a commenté Gaëlle Rougier, conseillère régionale EELV à la région Bretagne, qui a fustigé la « destruction du bocage, de la lande, de la forêt et des zones humides ».

« C’est un projet inacceptable alors qu’il y a déjà un aéroport à Nantes, un à Rennes, un à Angers, un à Saint-Nazaire », a confié Patrick Anne, un porte-parole du Collectif 35 contre Notre-Dame-des-Landes.

« Vinci dégage », ont aussi scandé des manifestants. Le projet, dont la concession a été attribuée au groupe Vinci dans le cadre d’un partenariat public-privé, a vocation à remplacer l’actuel aéroport de Nantes en 2017.

….. »Nous sommes aux côtés de ceux qui mènent le combat, sans états d’âme et sans ambiguïté », a déclaré à Sipa René Louail, conseiller régional EELV de Bretagne. « Notre-Dame-des-Landes n’a pas fait partie de l’accord (électoral) entre Europe Ecologie/Les Verts et le PS car aucun accord n’était possible » sur ce sujet, a-t-il ajouté.

Le Premier ministre Jean-Marc Ayrault, député-maire de Nantes jusqu’à sa nomination à Matignon, était la cible principale des manifestants. « Ayrault atterris! Arrête ton projet! Sauve le climat », proclamait une banderole.

Des échauffourées parfois violentes ont opposé ces dernières semaines les forces de l’ordre et les opposants au projet sur le site du futur aéroport.

xcur/s

Photo: leblogdejeudi

Manifestation à Rennes contre le projet d'aéroport de Notre-Dame-des-Landes - Sciences - TF1 News | ACIPA | Scoop.it
Une manifestation s’est tenue samedi à Paris contre le projet d’aéroport Notre-Dame-des-Landes (Loire-Atlantique), surnommé «  »Ayraultport » ». Le sénateur écologiste Jean-Vincent Placé a renvoyé à l’automne prochain «  »un bilan » » sur la participation d’EELV au gouvernement. / Crédits : LCI

Rennes 19 oct: manifestation contre l’AyraultPort de Nantes

Manifestation contre le projet d’aéroport nantais, Ouest France 20-10-2012 

Pour ses opposants, le projet d’aéroport à Notre-Dame-des-Landes représente un « gaspillage de l’argent public » et un « scandale écologique ».

Les opposants à l’aéroport de Notre Dame-des-Landes ont vivement réagi à l’expulsion des militants qui occupaient le site de construction du projet, au nord de Nantes. Ce vendredi, à Rennes, la place de la mairie a vu se réunir près de deux cent cinquante manifestants, en colère suite à l’arrivée, ces demiers jours, de centaines de gendarmes et CRS, sur le site d’implantation du projet porté par Jean-Marc Ayrault.
Parmi ces opposants, l’eurodé-putée EELV Nicole Kiil-Nielsen a manifesté son soutien à cette manifestation spontanée: « Je suis scandalisée. Des maisons sont détruites alors que l’on s’interroge toujours sur la faisabilité économique de ce projet. »
Une position partagée par Sylviane Rault, conseillère régionale EELV, qui ajoute: « en pleine crise du logement, les autorités viennent de mettre cent cinquante personnes à la rue. » Ce samedi, d’autres manifestations sont prévues notamment à Nantes et à Quimper.

Pour rester informé: 

http://zad.nadir.org/spip.php?article368

THT Cotentin-Maine : violence d’Etat contre vigilance citoyenne

Depuis des années, certains de nos concitoyens font la douloureuse expérience de ce qu’on appelle « la violence légitime » d’Etat en s’opposant à la construction de la ligne THT (très haute tension), dite ligne Cotentin-Maine. Longue de 163 kilomètres, cette ligne de 400 000 volts doit acheminer l’électricité produite par le futur réacteur nucléaire EPR de Flamanville. Tribune Rue 89 18 10 2012

Agriculteurs mis à bas de leur tracteur, menottés puis placés en garde à vue, propriétaires expulsés de leur terrain par la force, survol d’hélicoptères, présence permanente de vigiles de Réseau de transport de l’électricité (RTE), procès en cascade, affrontements entre opposants et forces de l’ordre, contrôles et fouilles systématiques des voitures… : c’est un climat répressif et délétère qui accompagne la construction de cette ligne, réactualisant la peur du gendarme.

Alors que le chantier de l’EPR a pris quatre années de retard, doublant son coût qui s’élève désormais à 7 milliards d’euros et, alors même que les recours contre la déclaration d’utilité publique n’ont pas encore été étudiés, aucune urgence ne fonde l’empressement de RTE.

Au grand dam du collectif d’élus opposés au projet, la filiale d’EDF avance tel un bulldozer, au mépris du droit et de la protection des biens privés et communaux.

Des opposants, pas des terroristes

Dans la Manche, le tribunal de Coutances vient d’ailleurs de donner raison à Yves Larsonneur, agriculteur de Montabot (Manche), en condamnant RTE à quitter sa propriété sous peine de 5 000 euros d’astreinte par jour de retard. Il avait été interpellé et placé en garde à vue pour s’être opposé physiquement aux travaux.

Au Chefresne, le maire a également été interpellé. La démission du conseil municipal, unanime, n’a pas changé la donne. En Ille-et-Vilaine, à Vitré, un projet de pylône à proximité d’un drain alimentant en eau la ville suscite de vives inquiétudes.

Même l’agence régionale de santé, qui avait initialement émis un avis négatif, est bien vite rentrée dans le rang. A Québriac, les habitants ont découvert, presque par inadvertance, un projet de méga-transformateur lié à la ligne THT. Au lendemain d’une réunion publique, l’un d’eux est « sollicité » par la gendarmerie afin de donner le nom des élus présents dans l’assistance.

Les opposants à la THT ne sont pourtant pas des terroristes. Ces citoyens, élus, paysans, militants antinucléaires, défenseurs de l’environnement mènent un combat d’importance. Il concerne les 350 000 personnes vivant à proximité d’une ligne THT sans qu’aucune étude épidémiologique sur les conséquences sanitaires des champs magnétiques n’ait jamais été réalisée.

La nécessité d’un débat serein

Ce harcèlement, cette répression violente n’ont qu’un but : décourager toute opposition. Car derrière la ligne Cotentin-Maine se profile le débat sur l’EPR de Flamanville et sur notre modèle énergétique pour demain.

Au delà de divergences de vue sur la question du nucléaire, cette ligne soulève aussi une question démocratique cruciale : est-il acceptable que l’Etat se mette au service d’intérêts privés au détriment de l’intérêt général et de la santé des citoyens ?

Le changement en France passe aujourd’hui par une rupture claire avec la geste brutale et musclée de l’ère Sarkozy. La production et l’acheminement d’électricité en France nécessitent un débat serein, à l’aune des données objectives dont nous disposons aujourd’hui.

L’action citoyenne, garante de la vitalité démocratique de notre pays, doit être considérée avec respect. Les conséquences des champs électromagnétiques induits par les THT sont une question sanitaire qui mérite l’intérêt du gouvernement et non la répression policière. Nous voulons croire qu’il n’est pas trop tard pour que celui-ci en prenne la mesure.

Yannick Jadot, député européen EELV
Gaëlle Rougier, conseillère régionale EELV Bretagne
François Dufour, conseiller régional EELV Basse Normandie
Michel Perrier, conseiller régional EELV Pays de la Loire

Isabelle Attard, députée EELV sur le front de la THT

THT : la députée Isabelle Attard (EELV) chez le préfet

Interrogée sur les réactions que suscite le chantier de la ligne THT Cotentin-Maine, Delphine Batho, ministre de l’Écologie, l’a rappelé dernièrement à l’Assemblée nationale : « Le dialogue doit reprendre sous l’égide du préfet coordinateur ». En l’occurrence Adolphe Colrat, préfet de la Manche.
Députée EELV du Calvados, Isabelle Attard a relayé ce souhait gouvernemental. Accompagnée de François Dufour, vice-président du conseil régional, elle s’est entretenue hier vendredi pendant trois heures avec le représentant de l’État à Saint-Lô.
« Nous lui avons redit que lors du rassemblement de Montabot, il n’y avait pas que des casseurs, mais des personnes qui voulaient exprimer leur refus de cette ligne. » La députée a par ailleurs réclamé davantage de transparence dans le suivi du chantier, « que l’on puisse obtenir les résultats de tous les tests réalisés. » Le préfet a convenu l’idée d’un nouveau rendez-vous « et s’est engagé à étudier la faisabilité technique et financière d’une étude épidémiologique, insiste Isabelle Attard. Il ne faut plus perdre de temps: elle aurait dû démarrer il y a dix ans. »

Ouest-France, le 13/10/2012  info PercySousTension

http://percysoustension.pagesperso-orange.fr/epr_et_tht/archives/attard_01.html

Courageuse Isabelle Attard !:

Quand la nomenclatura  socialiste de la Manche ( deux députés , un sénateur) reste fidèlement aux abonnés absents, les habitants de la Manche  ne doivent compter que sur la nouvelle députée de la circonscription  d’à coté dans le Calvados pour défendre leurs intérêts vis à vis de la THT.

Dèja fin juin 2012 après la « Bataille de Montabot » Isabelle Attard avait demandé une médiation en urgence: 

https://leblogdejeudi.wordpress.com/2012/06/25/tht-la-deputee-eelv-du-calvados-isabelle-attard-demande-la-mise-en-place-dune-mediation/

 

Etrange paradoxe pour le PS qui nous  promettait en 1981 de « changer la vie » et trente ans plus tard « le changement c’est maintenant ». Nous ne voyons rien venir et pour cause! 

Le gouvernement ressemble plutôt à ceci:

ne rien voir, ne rien entendre, ne rien dire.

Par contre on agit dans la coulisse… par exemple: 

http://www.usinenouvelle.com/article/la-ministre-nicole-bricq-vrp-d-areva-en-pologne.N183886

La ministre Nicole Bricq, VRP d’Areva en Pologne

Le projet de construction de centrales nucléaires en Pologne attise les intérêts d’Areva et de la France. C’est lors de ses visites à l’étranger que la ministre française du Commerce extérieur défend le mieux les intérêts des grandes entreprises françaises.

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13 octobre, journée d’action antinucléaire dans une dizaine de villes françaises

Le réseau Sortir du nucléaire a organisé samedi des manifestations dans une dizaine de villes en France, dont Lyon, Strasbourg, Metz et Laval pour demander l’arrêt de réacteurs et du chantier de l’EPR dans la Manche. Libération 13 10 2012

À Laval, ce samedi, pour le grand rassemblement des antinucléaires du Grand ouest, ils étaient 2300 selon la police et 4000, selon les organisateurs. Joël Le Gall

Photo Ouest France Jooel Le Gall

La plus grosse mobilisation a eu lieu à Laval où entre 2.300 et 4.000 personnes, selon la préfecture et les organisateurs, ont défilé notamment pour réclamer l’arrêt de la construction d’une ligne à très haute tension (THT) destinée à relier le futur réacteur EPR de Flamanville (Manche).

Associations locales et Sortir du nucléaire y ont rassemblé dans une ambiance bon enfant des habitants des Pays de la Loire, de Normandie et de Bretagne, rejoints par le sénateur EELV Jean-Vincent Placé et le secrétaire national d’Europe Ecologie-Les Verts, Pascal Durand.

« Nous demandons l’arrêt de la construction de la THT et de l’EPR, un gouffre à plus de 6 milliards d’euros dont le kilowatt coûtera beaucoup plus cher qu’un kilowatt produit avec de l’éolien », a déclaré Sophie Morel, porte-parole de Sortir du nucléaire.

La ligne THT Cotentin-Maine, qui doit s’étendre sur 163 kilomètres entre Flamanville et la région de Laval, est contestée en raison notamment de doutes concernant son effet sur l’environnement et la santé.

Lancé fin 2007, le chantier du premier EPR en France accuse un retard de quatre ans en raison de malfaçons et a vu son coût quasiment doublé à 6 milliards d’euros, contre 3,3 milliards initialement. Il doit en principe entrer en service en 2016.

http://pays-de-la-loire.france3.fr/2012/10/13/laval-la-mobilisation-contre-la-ligne-tres-haute-tension-de-sortir-du-nucleaire-120203.html

A Strasbourg, environ 500 personnes, dont des ressortissants allemands, se sont rassemblées sur le parvis de la cathédrale. Munies de parapluies jaunes et noirs, elle ont formé les lettres géantes « STOP » avant de parader dans le centre-ville au son de percussions, derrière une banderole proclamant « Fermons Fessenheim et sortons du nucléaire ».

Les militants jugent la centrale de Fessenheim (Haut-Rhin) vétuste et dangereuse et ne se satisfont pas de l’annonce par le président Hollande qu’elle fermera en 2016, une date qu’ils jugent trop tardive.

A Metz, entre 400 et 1.000 personnes, selon la police et les organisateurs, ont défilé pour demander notamment la fermeture de la centrale toute proche de Cattenom, mais également l’arrêt des expérimentations visant à enfouir des déchets nucléaires à Bure, à la lisière de la Lorraine et de la Champagne.

A Lyon, plusieurs centaines de personnes se sont rassemblées dans le centre pour alerter la population sur les dangers de l’atome. Le député européen EELV Yannick Jadot s’est joint à la manifestation.

Ce rassemblement clôturait une « marche des réfugiés du nucléaire » qui avait commencé jeudi devant la centrale nucléaire de Bugey (Ain).

Les manifestants demandent notamment l’arrêt des réacteurs du Bugey et du chantier du site de stockage de déchets radioactifs Iceda.

Habillés en tenue blanche de liquidateurs, masques sur le visage, portant des gilets fluorescents ou des t-shirts estampillés « nucléaire non merci », les manifestants ont simulé une décontamination, subissant une fouille au corps au son d’un compteur geiger crépitant.
A Paris
 

 

 

Ligne THT : les élus d’EELV sous les pylônes

Le secrétaire national d’Europe Ecologie Les Verts (EELV), Pascal Durand, et plusieurs élus du parti écologistes ont rencontré cet après-midi, dans la Manche, des militants anti-THT et des riverains concernés par la future ligne à très haute tension. Ouest France lundi 01 octobre 2012

Pascal Durand, secrétaire national d’EELV, Hélène Lipietz, sénatrice de Seine-et-Marne et Isabelle Attard, député du Calvados évoquent la ligne THT sous ses pylônes.

Pascal Durand, secrétaire national d’EELV, Hélène Lipietz, sénatrice de Seine-et-Marne et Isabelle Attard, député du Calvados évoquent la ligne THT sous ses pylônes.

Les écologistes ont apporté leur soutien aux opposants et réaffirmé leur opposition au projet porté par RTE, filiale d’EDF. Lors d’une conférence de presse organisée sous des pylônes, près de Saint-Germain-sur-Sèves, les militants d’EELV ont assuré « comprendre leur combat ».

« L’État doit entendre ce que les citoyens ont à dire », a expliqué Pascal Durand, le successeur de Cécile Duflot à la tête du parti. « Cela donne l’impression d’un immense gâchis », a jugé Hélène Lipietz, sénatrice de Seine-et-Marne également venue sur place.

Hélène Lipietz s’apprête justement à déposer, avec le groupe parlementaire EELV au Sénat, une proposition de loi visant à instaurer systématiquement l’indépendance des experts mandatés pour réaliser des études sur des sujets majeurs. Une telle étude a toujours été refusée concernant la ligne THT Cotentin-Maine.

Isabelle Attard, député du Calvados, a de son côté appelé à ne pas« commettre à nouveau cette erreur », en évoquant le manque de concertation et l’achèvement prochain de la ligne THT Cotentin-Maine. Elle entend s’appuyer sur son mandat de parlementaire pour faire bouger les lignes. « Il n’est peut-être pas trop tard pour faire comprendre aux gens l’inutilité de l’EPR », avance Isabelle Attard.