Tihange : « curieux et préoccupant », le béton s’effrite à nouveau

Mise à l’arrêt pour une révision en profondeur de sa cuve, la centrale nucléaire de Tihange 2 fait face à un nouveau phénomène de dégradation dans le béton de l’enceinte de confinement du réacteur. 01 septembre 2012. Levif.be, avec Belga

D’une épaisseur de 80 centimètres, l’enceinte extérieure du réacteur de Tihange est réalisée en béton fortement armé et renforcé de nombreuses barres en acier. Son rôle est de protéger le réacteur contre des agressions extérieures, comme la chute d’un avion. L’érosion suspectée entraînerait une fragilisation du béton à une profondeur d’une trentaine de centimètres, rapporte samedi Le Soir.

Plusieurs membres de l’Agence fédérale de contrôle nucléaire (AFCN) se sont rendus sur place jeudi pour obtenir des informations. Selon Tihange, « les carottages jusqu’à 30 cm de profondeur sont en cours d’analyse ». Un proche du dossier ajoute que des questions ont été posées à Electrabel et qu’il faut « examiner le processus de dégradation et vérifier que le béton ne devient pas poreux. »

« C’est un peu curieux et préoccupant », indique pour sa part un contrôleur. « Mais à ce stade, on manque d’informations. Electrabel doit en tout cas démontrer que c’est inoffensif et que l’on peut maîtriser le phénomène. Et il faudra vérifier si les autres bâtiments ne sont pas concernés. »

La sécurité n’est toutefois pas mise en danger. Le réacteur est en effet à l’arrêt et a été vidé de son combustible. Par ailleurs, une seconde enceinte se trouve sous l’enceinte touchée par le problème.

Levif.be, avec Belga

Nucléaire : l’Europe se mobilise pour évaluer les risques de fissures dans des réacteurs

Après la découverte de possibles fissures sur la cuve d’un réacteur de GDF Suez en Belgique, les autorités de sécurité nucléaire de plusieurs pays européens se réunissent jeudi à Bruxelles. La Belgique, la Suède, la Suisse et l’Espagne sont en première ligne.Par Renaud Honoré Les Echos 13/08 

Les fissures suspectées sur la cuve d’un réacteur nucléaire en Belgique, près d’Anvers, menacent d’avoir des répercussions importantes en Europe. Des anomalies similaires pourraient exister sur des installations situées dans d’autres pays, entraînant de facto des questions sur leur fonctionnement. Du coup, des représentants des autorités chargées de la sécurité nucléaire de plusieurs pays ont décidé de se réunir ce jeudi à Bruxelles, pour «  un échange d’informations », selon l’Agence fédérale belge de contrôle nucléaire (AFCN).

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La centrale belge de Doel, à 25 kilomètres au nord d\'Anvers. Le réacteur Doel 3 restera fermé au moins jusqu\'au 31 août. Un probable défaut de fabrication de la cuve pourrait provoquer des fissures. - GEORGES GOBET / AFP
La centrale belge de Doel, à 25 kilomètres au nord d’Anvers. Le réacteur Doel 3 restera fermé au moins jusqu’au 31 août. Un probable défaut de fabrication de la cuve pourrait provoquer des fissures. – GEORGES GOBET / AFP

Une partie des données sont déjà sur la place publique. Le réacteur numéro trois de Doel a été fermé et le restera au moins jusqu’au 31 août. En cause, des « milliers de défauts » repérés sur la cuve, selon l’AFCN, qui pourraient provoquer des fissures. En fin de semaine dernière, le quotidien belge « Le Soir » évoquait même une fissure de 20 millimètres. L’origine du problème tiendrait à un défaut dans la production de l’acier de la cuve. En ligne de mire, la société néerlandaise Rotterdamsche Droogdok Maatschappij (RDM) qui a fourni la structure. Or cette entreprise, aujourd’hui disparue, a livré des cuves identiques à 21 autres centrales dans le monde. Parmi elles, le réacteur numéro deux de la centrale de Tihange, près de Liège, où une inspection débutera cette semaine.

  • Mais la Belgique n’est pas seule concernée.
  • En Suède, le groupe Vattenfall s’est dit prêt à faire des tests supplémentaires sur son réacteur de Ringhals 2, qui fait partie des suspects potentiels.
  • La Suisse prévoit également de contrôler Mühleberg, qui a lui aussi été fourni par l’entreprise néerlandaise.
  • Aux Pays-Bas, on indique n’avoir pas encore décidé s’il fallait une inspection du réacteur de Borssele : là-bas, RDM a bien fourni la cuve, mais elle ne l’a pas fabriqué, assure les autorités néerlandaises.
  • En Espagne, les réacteurs d’Iberdrola de Garona et Cofrentes ont également été équipés par la même firme.
  • En revanche, aucun réacteur allemand en activité ne dispose de cuves fournies par RDM, a indiqué le ministère de l’Environnement.
  • La France non plus n’est pas concernée.

Situations tendues

En première ligne, la Belgique se prépare déjà à affronter des situations tendues. «  Je suis assez sceptique pour le moment » sur la possibilité de relancer le réacteur de Doel 3, a expliqué Willy de Roovere, le directeur de l’AFCN. Si ce réacteur ainsi que celui de Tihange 2 devaient rester hors service, la Belgique aurait à faire face à un casse-tête lors des pics de consommation de l’hiver. « Il y a un risque potentiel important de ne pas couvrir la totalité de la demande à cette période », reconnaît-on chez Elia, le gestionnaire du réseau de transport de l’électricité.

Avec près de 2.000 mégawatts de puissance, les deux réacteurs concernés assurent environ un tiers de la production du parc atomique, qui représente lui-même près de la moitié de la production d’électricité consommée au sein du royaume. Selon Elia, le pays privé de ces deux réacteurs pourrait se retrouver« incapable de faire face à la demande pour au moins 50 jours dans l’année », en cas de grand froid prolongé sur l’Europe. Le royaume devrait alors se tourner vers ses voisins, « avec le risque d’être dépendant de capacités en dehors des frontières, qui peuvent elles aussi être indisponibles », souligne-t-on chez Elia. Or, en Allemagne, 8 tranches ont été arrêtées depuis la décision du pays de sortir du nucléaire. « Dans le pire des cas, nous serions obligés de recourir à des coupures sélectives de certaines parties de la clientèle, l’équivalent d’une ville de 500.000 habitants sans électricité pendant une heure en période de pointe », estime-t-on chez Elia. De quoi susciter une certaine nervosité outre-Quiévrain.

BUREAU DE BRUXELLES
Renaud Honoré,

Une réparation quasi impossible

La société néerlandaise Rotterdamsche Droogdok Maatschappij a fourni 22 cuves de réacteur dans le monde. Dix d’entre elles sont installées aux Etats-Unis, une en Argentine et neuf en Europe.
Le remplacement d’une cuve de réacteur n’a jamais eu lieu dans le monde. Considérée comme quasi impossible, la réparation d’une cuve est à éviter parce qu’elle pourrait faire apparaître de nouvelles tensions dans la paroi.
Écrit par Renaud HONORé

Cuves de réacteurs : les fissures Belges peuvent en cacher d’autres

Communiqué de Presse EELV. EELV souhaite rappeler que la France est concernée par le risque de rupture de cuves de réacteurs de centrales nucléaires, aux dires mêmes de l’Institut de Radioprotection et de Sûreté Nucléaire (IRSN).11 août 2012

La décision de l’Autorité Fédérale de Contrôle Nucléaire (AFCN) belge de mettre à l’arrêt temporairement le réacteur n°3 de Doel suite au constat de possibles fissures dans la cuve souligne l’importance de cet élément pour la sureté des centrales nucléaires. Fort heureusement, comme le rappellent facilement certains, des 21 autres cuves potentiellement concernées par des défauts similaires, aucune n’est en France. Pourtant la France est également concernée par un danger de rupture de cuves.

Dans son Avis DSR_2010-153 du 19 mai 2010, sur la tenue en service des cuves des réacteurs de 900 MWe, l’IRSN écrit : « L’IRSN en conclut qu’à VD3+5 ans, [visite décennale des 30 ans + 5 ans, soit 35 ans, ndlr] le risque de rupture brutale n’est pas exclu pour les cuves des réacteurs de Dampierre 4, Cruas 1, Cruas 2, Saint-Laurent B1 et Chinon B2 en cas de situations incidentelles et accidentelles (…) Les marges à la rupture sont également insuffisantes à VD3 + 5 ans pour les cuves de Saint-Laurent B1 et de Bugey 5 qui sont affectées de défauts (…) En conclusion, pour les cuves ne respectant pas les critères réglementaires et par conséquent, ne présentant pas de marges suffisantes à l’égard du risque de rupture, l’IRSN recommande qu’EDF prenne les dispositions nécessaires pour restaurer les marges. »

Par ailleurs, sur son site internet, l’Autorité de Sûreté Nucléaire (ASN) écrit :

« Certaines cuves du parc électronucléaire français présentent des défauts sous leur revêtement qui sont dus au procédé de fabrication : 33 défauts sous revêtement ont été observés sur 9 cuves, dont 20 sur la cuve du réacteur n°1 de Tricastin. Les défauts présents sur les cuves françaises sont contrôlés régulièrement pour s’assurer de leur absence d’évolution en fonctionnement, ce qui est le cas actuellement.«

Cet incident belge met sous pression la Commission européenne, qui a assuré vouloir répondre à toutes les craintes des citoyens sur la sûreté des installations nucléaires et dont un rapport sur le sujet est attendu à l’automne.

EELV demande donc à la Ministre Mme Delphine Batho ainsi qu’à l’ASN de s’exprimer sur l’avis de l’IRSN au regard de la récente décision de l’AFCN.

Jean-Philippe MAGNEN
Porte-Parole

Après Doel, soupçons sur les cuves de 22 réacteurs nucléaires dans le monde

La sûreté de 22 réacteurs nucléaires de huit pays va devoir être revue, après la découverte, en Belgique, de « potentielles fissures » sur la cuve du réacteur numéro 3 de la centrale de Doel, située près d’Anvers. Le Monde 9.08.2012 Par Pierre Le Hir et Intérim (à Bruxelles)

La centrale nucléaire de Tihange, en Belgique.

Un évènement pas banal du tout qui confirme que  l’Europe pourrait connaitre un accident de centrale nucléaire sauf si on arrête …maintenant.

Ces défauts révélés, mardi 7 août, par l’Agence fédérale de contrôle nucléaire (AFCN) belge, pourraient aussi affecter un autre réacteur du pays, celui de Tihange 2, dont la cuve a été fournie par le même fabricant, le groupe néerlandais Rotterdamsche Droogdok Maatschappij, qui a depuis cessé ses activités.

Mais la Belgique n’est pas seule concernée.

Le groupe hollandais a fabriqué les cuves de vingt autres réacteurs, installés:

  • aux Etats-Unis (10)  
  • en Allemagne (2),
  • en Argentine (1),
  • en Espagne (2),
  • aux Pays-Bas (2),
  • en Suède (1)
  • et en Suisse (2).

Il est donc possible que les mêmes défauts soient présents sur ces installations.

C’est lors de la révision décennale débutée le 2 juin, du réacteur de Doel 3, mis en service en 1982, qu’une méthode d’analyse par capteurs ultrasoniques a détecté la présence de « très nombreuses indications qui pourraient s’assimiler à de potentielles fissures », a indiqué l’AFCN. Cet événement a été« temporairement » classé au niveau 1, sur une échelle internationale qui compte 7 degrés de gravité.

Le combustible nucléaire ayant été déchargé pour la révision, « il n’y a aucun danger pour la population, les travailleurs et l’environnement », soulignent l’AFCN et Electrabel, la filiale belge du groupe français GDF-Suez qui exploite l’installation.

DES DÉFAUTS VIEUX DE 30 ANS, MAIS JAMAIS DÉTECTÉS

La nature de ces défauts, probablement présents dès la construction mais qui avaient échappé pendant trente ans aux ingénieurs d’Electrabel, doit être précisée par des tests complémentaires qui vont nécessiter « quelques mois de travail », a expliqué, mercredi 8 août, un porte-parole de l’électricien. « Il faut vérifier si ces anomalies peuvent se transformer en fissures ou s’il y a déjà des fissures », a pour sa part souligné l’AFCN.

Les défauts constatés n’ont pas entraîné de fuites d’éléments radioactifs – qui auraient été nécessairement détectées – durant les phases de fonctionnement du réacteur. Mais, commente François Balestreri, de l’Institut national de radioprotection et de sûreté nucléaire (IRSN) français, ils montrent que « la qualité de fabrication n’est pas au plus haut niveau ».

La cuve d’un réacteur qui en enferme le cœur, c’est-à-dire les barres de combustible et le circuit primaire de refroidissement, mesure 13 m de haut pour un diamètre extérieur de 4,4 m et un poids de plus de 300 tonnes. Elle est composée d’éléments en acier de 20 cm d’épaisseur, soudés entre eux. Les anomalies détectées risquent de produire des fissures verticales, qui fragilisent davantage la structure que si elles étaient horizontales, indique dans un courriel interne le directeur de l’AFCN, Willy De Roovere.

L’agence de contrôle belge ne donnera son feu vert au redémarrage de Doel 3 que si des « arguments convaincants » sont fournis par Electrabel. En attendant, il restera à l’arrêt « au moins jusqu’au 31 août ». Dans sa note diffusée en interne, le patron de l’AFCN n’exclut pas un arrêt définitif dans le « pire des cas ».« Les problèmes paraissent assez graves pour empêcher le réacteur de redémarrer », estime aussi l’IRSN.

Le même sort pourrait être réservé au réacteur numéro 2 de la centrale de Tihange, près de Liège. Mis en service en 1983, et doté d’une cuve elle aussi fabriquée par la firme de Rotterdam, il doit être mis à l’arrêt dans les prochains jours pour révision. Il fera l’objet d’analyses ultrasoniques dont les résultats sont attendus fin septembre. L’AFCN prône l’inspection à terme des cinq autres réacteurs belges, même si leurs cuves ont été fabriquées par le français Creusot ou le japonais Japan Steel.

EN FRANCE, DE MULTIPLES CONTRÔLES

En France, les cuves des 58 réacteurs nucléaires ont toutes été fournies par Creusot-Loire (intégré depuis au groupe Areva). L’Autorité de sûreté française souligne qu’elles sont contrôlées en phase de fabrication et en phase d’exploitation, à l’occasion des visites décennales des centrales. Toutefois, EDF se dit prête à prendre en compte les expertises à venir sur les deux réacteurs belges.

En Belgique, l’arrêt plus long que prévu de Doel 3 et Tihange 2 ne devrait pas poser de problème d’approvisionnement, du moins en cette période estivale, selon le gestionnaire du réseau belge à haute tension, Elia. Mais, en cas d’arrêt définitif, le pays serait en difficulté, car il dépend à 51 % du nucléaire pour sa production d’électricité. Pour Willy De Roovere, le calendrier de sortie du nucléaire progressive qu’a adopté la Belgique « pourrait être revu ».

Le gouvernement de coalition d’Elio Di Rupo avait déjà modifié en juillet ce calendrier adopté dès 2003 sous la pression des écologistes, tout en conservant le principe de fermeture des sept réacteurs belges entre 2016 et 2025. Mais selon ce scénario, les deux réacteurs de Doel et Tihange devaient être parmi les derniers à fermer. Ce plan est contesté par GDF Suez, qui a réclamé, la semaine dernière, des précisions aux autorités belges, sans lesquelles le groupe affirme ne pas pouvoir investir les sommes nécessaires à la prolongation jusqu’en 2025 du réacteur de Tihange 1. L’entreprise a déjà menacé de quitter le pays si l’environnement économique lui était trop défavorable.

L’incident met sous pression la Commission européenne, qui a assuré vouloir répondre à toutes les craintes des citoyens sur la sûreté des installations nucléaires et dont un rapport sur le sujet est attendu à l’automne.

Pierre Le Hir et Intérim (à Bruxelles)

La Commission recommande l’inspection de neuf réacteurs dans l’UELes anomalies découvertes dans la cuve d’un réacteur nucléaire en Belgique devraient conduire au contrôle de toutes les installations similaires dans l’Union européenne, mais cette décision appartient aux Etats et la Commission n’a pas le pouvoir de l’imposer, selon un de ses porte-parole. « Les autorités vont faire ces contrôles, cela semble évident », a déclaré, jeudi 9 août, Marlène Holzner, la porte-parole du commissaire à l’énergie, Gunther Oettinger. « La Commission européenne peut faire des recommandations, mais elle ne peut pas obliger », a-t-elle insisté.

 

Belgique: un réacteur nucléaire arrêté à cause de potentielles fissures

L’Agence de contrôle nucléaire belge (AFCN) a annoncé la mise à l’arrêt de Doel 3, l’un des sept réacteurs exploités par Electrabel, à la suite de la découverte de « potentielles fissures » sur la cuve et n’autorisera la reprise que « si des arguments convaincants sont fournis ». Ouest France mercredi 08 août 2012

Le réacteur était à l’arrêt depuis début juin pour entretien et le combustible nucléaire avait été déchargé. « Le combustible nucléaire a été déchargé. Il n’y a donc aucun danger pour la population, les travailleurs et l’environnement », insiste l’agence dans un communiqué diffusé sur son site internet.

 Des fissures

« Une nouvelle méthode d’analyses de la cuve au moyen de capteurs ultrasoniques a été réalisée lors de la révision planifiée de la centrale nucléaire de Doel 3. Si les résultats de ces analyses ne sont pas encore complètement établis à ce stade, il apparaît déjà que les capteurs ultrasoniques ont détecté sur la cuve la présence de très nombreuses indications qui pourraient s’assimiler à de potentielles fissures », explique l’AFCN. « Le réacteur est maintenu à l’arrêt tant que les résultats complets n’ont pas été fournis.

L’AFCN donnera son opinion après analyse de l’ensemble des informations reçues, sans verser dans la spéculation », précise l’agence.« L’arrêt de Doel 3 sera maintenu (au moins) jusqu’au 31 août 2012 », a ajouté l’AFCN. 

Soumis à un audit international

Mais l’Agence de contrôle nucléaire précise que son « opinion finale se basera sur l’évaluation de sûreté du dossier complet, de même que sur les avis de son Conseil scientifique, et sera soumise à un audit international »« L’AFCN donnera seulement une autorisation de poursuivre l’exploitation si des arguments convaincants sont fournis », conclut le communiqué.

 Sortie du nucléaire

 Electrabel, filiale belge du groupe français GDF Suez, exploite sept réacteurs sur deux sites : quatre dans la centrale de Doel, près d’Anvers, en Flandres et trois à Tihange, près de Liège, en Wallonie.

La Belgique a décidé de sortir progressivement du nucléaire avec la fermeture programmée des unités 1 et 2 de Doel en avril 2016. Doel 3 doit être fermé en 2022 et Doel 4 en 2025. Les trois réacteurs de Tihange seront fermés en 2023 et 2025.

Belgique: à Tihange, deux litres d’eau contaminée s’échappent quotidiennement

Depuis dix ans, une faible quantité d’eau contaminée s’échappe de la piscine de refroidissement dans laquelle est entreposé temporairement le combustible nucléaire usagé issu du réacteur nº1 de la centrale de Tihange. Le Soir Be jeudi 12 juillet 2012

Tihange : deux litres d'eau contaminée s'échappent quotidiennement© Thienpont/Le Soir

Les ingénieurs de la centrale nucléaire de Tihange travaillent depuis dix ans sur une fuite qui touche la piscine de désactivation dans laquelle est entreposé temporairement le combustible nucléaire usagé issu du réacteur Nº1 – le plus ancien – pour y être refroidi, indique La Libre Belgique. Deux litres d’eau contaminée s’échappent quotidiennement de la piscine. La fuite serait due à des microfissures au niveau des soudures des plaques d’acier inoxydable qui recouvrent le bassin.

« Le problème est géré et il n’y a aucune pollution extérieure », assure l’Agence fédérale de contrôle nucléaire (AFCN). Cette eau « légèrement radioactive est traitée sur le site de Tihange comme les autres effluents liquides ».

La fuite est connue de longue date et mentionné dans un courrier daté d’il y a six ans, dans lequel l’Agence précise qu’Electrabel poursuit ses investigations pour la localiser. Six ans plus tard, on en est toujours au même point, indique La Libre.

L’AFCN juge que ce risque n’est pas inacceptable tant qu’il est géré, même dans la perspective de la prolongation du réacteur 1 de Tihange jusqu’en 2025. Un expert en questions d’étanchéité estime en revanche qu’il faut remplacer la cuve. « Avec le temps, des microfissures se transforment inévitablement en fissures, surtout si elles se situent dans le bas de la piscine ou la pression est plus importante ».

Le porte-parole de la centrale de Tihange, contacté par La Libre, souligne que les autorités ont toujours été tenues informées de cette situation.

ClDD

Dormez bonnes gens, on s’occupe de tout!!!!