Fessenheim: l’Etat est dans une situation schizophrénique

PARIS – Deux associations anti-nucléaires alsaciennes, soutenues par le réseau Sortir du nucléaire, ont défendu jeudi à Paris la fermeture de la centrale de Fessenheim pour des raisons de sûreté, jugeant que l’Etat, actionnaire majoritaire d’EDF, était dans une situation schizophrénique. AFP 22/11/2012

Nous estimons que Fessenheim doit être arrêtée tout de suite au nom de la sécurité des populations, a déclaré lors d’une conférence de presse André Hatz de Stop Fessenheim, après avoir passé en revue les faiblesses de la plus vieille centrale de France.

Fessenheim est située sur une zone sismique et ne serait plus construite aujourd’hui à cet endroit, a expliqué le militant anti-nucléaire.

La centrale est aussi exposée à des inondations car située 9 mètres en dessous du niveau du grand canal d’Alsace qui la jouxte, et le radier (socle de béton soutenant un réacteur) a été jugé trop faible par l’Autorité de sûreté nucléaire, a relevé M. Hatz.

Pour lui, comme pour Jean-Jacques Retig, membre de l’association La sauvegarde Fessenheim et de la Plaine du Rhin, l’Etat est dans une situation schizophrénique car d’un côté, il s’est engagé à fermer Fessenheim et de l’autre, il est actionnaire à 84% d’EDF qui veut dépenser des millions pour pouvoir poursuivre l’activité sur ce site.

Le chef de l’Etat François Hollande s’est engagé à fermer Fessenheim d’ici fin 2016 et à ramener de 75 à 50% la part du nucléaire dans le mix électrique français d’ici 2025.

Mais dans le cadre de l’examen du parc nucléaire français, l’Autorité de sûreté nucléaire (ASN) a demandé un renforcement des installations de Fessenheim (Haut-Rhin), qui coûteraient au moins une vingtaine de millions d’euros.

Le creusement d’un puits pour avoir un deuxième source d’eau froide, en plus du grand canal d’Alsace, doit être effectif d’ici le 31 décembre 2012. Ces travaux ont débuté.

Le deuxième pan de travaux obligatoires pour une poursuite de l’activité est le renforcement du radier, le socle de béton sur lequel repose un réacteur. Cela doit être fait, selon l’ASN, avant le 30 juin 2013.

Nous ne pouvons pas attendre 2016 pour fermer Fessenheim, car le risque de tremblement de terre a été mis en avant par François Hollande pendant la campagne, a renchéri Jean-Jacques Rettig.

Les deux associations, soutenues par le réseau national Sortir du nucléaire auquel elles appartiennent, ainsi qu’Alsace Nature et Stop Transports-Halte au nucléaire ont rendu publique jeudi une lettre adressée à Delphine Batho, la ministre de l’Ecologie et de l’Energie.

Dans ce courrier, elles appellent le gouvernement à utiliser la procédure d’urgence permettant d’arrêter une centrale par décret pour raison de sûreté, indépendamment du démantèlement qui peut avoir lieu plus tard.

Elles soulignent que la procédure classique, plébiscitée par l’ASN, qui consiste à une demande d’arrêt par l’exploitant lui-même et qui prend cinq ans n’est pas la seule existante.

Le gouvernement a annoncé mi-octobre qu’il désignerait une personnalité qualifiée pour préparer la fermeture anticipée de Fessenheim, mise en service en 1977.

EDF

(©AFP / 22 novembre 2012 18h44) 

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Nucléaire: les 19 centrales françaises épinglées par l’UE

INFO LE FIGARO – Les stress tests européens post-Fukushima révèlent des défaillances de sécurité dans toutes les centrales nucléaires françaises. Mais aucune fermeture n’est préconisée par Bruxelles. Par Jean-Jacques MevelFabrice Nodé-LangloisService infographie du Figaro Mis à jour le 02/10/2012.

Chacun des 58 réacteurs nucléaires d’EDF affiche des défaillances, d’incidence variable, à l’issue de contrôles de sécurité systématiques menés par l’Union européenne (UE), selon un bilan encore confidentiel, obtenu par Le Figaro.

Le document de travail qui recense les «tests de résistance» menés depuis un an sur les 134 réacteurs du parc européen doit être validé par la Commission ce mercredi. Les recommandations seront ensuite soumises au sommet des chefs d’État et de gouvernement, probablement en octobre. Aucune fermeture n’est préconisée. «En général, la situation est satisfaisante, mais nous ne devons avoir aucune complaisance», a fait savoir lundi le commissaire à l’ÉnergieGünther Oettinger, sans confirmer ni démentir le contenu du rapport.

Première puissance nucléaire civile de l’UE avec 58 réacteurs, la France avait statistiquement plus de chances d’être épinglée que les autres. Le rapport du régulateur européen, l’Ensreg (qui regroupe en fait les autorités de sûreté nationales), relève des centaines de carences à l’échelle du continent. Il paraît néanmoins concentrer le tir sur l’Hexagone. Les 19 installations ont été testées par les autorités françaises, exercice suivi pour quatre d’entre elles par une visite d’experts européens (Cattenom, Chooz, Fessenheim et Tricastin).

Fessenheim mieux noté que Cattenom

Les 19 centrales françaises épinglées par l'UE

Dix-huit mois après le tremblement de terre et le tsunami de Fukushima, le document confidentiel établit que les 19 centrales manquent d’instruments de mesure sismique adaptés aux exigences post-Fukushima. Sans exception non plus, les équipements de secours en cas d’accident ne sont pas adéquatement protégés des éléments; à la différence des réacteurs allemands, britanniques, espagnols ou suédois. Des carences qui avaient été relevées par l’Autorité de sûreté nucléaire (ASN) française dans son propre rapport, et auxquelles EDF s’est engagé à remédier.

La centrale de Fessenheim, doyenne du parc d’EDF que François Hollande s’est engagé à fermer en 2016, présente moins de mauvais points dans le tableau récapitulatif du document européen. Un exemple: les procédures prévues en cas d’accident grave sont jugées insuffisantes à Chooz et Cattenom mais adéquates à Fessenheim.

Un bon point pour les centrales hexagonales: toutes sont équipées de recombineurs d’hydrogène, un dispositif qui aurait, selon les experts du Commissariat à l’énergie atomique notamment, évité les explosions d’hydrogène à Fukushima si les réacteurs japonais en avaient été pourvus. Ces équipements manquent aux réacteurs espagnols et britanniques, pointe le rapport européen.

Les tests conduits par l’UE relèvent aussi des facteurs de risque propres à la France, dans les scénarios extrêmes envisagés par Bruxelles: tremblement de terre, inondations, résistance par conception à des secousses ou à des impacts comme la chute d’un avion. «Fukushima a démontré que les réacteurs doivent être protégés, mêmes contre des accidents considérés comme hautement improbables», affirment les auteurs.

Pour finir, le document européen évalue entre 10 et 25 milliards d’euros le coût de la nécessaire mise à niveau des 14 pays européens (de 30 à 200 millions par réacteur). La Cour des comptes, dans son rapport publié en janvier dernier, avait évalué cette dépense, pour les réacteurs d’EDF, à 5,6 milliards d’euros sur quatorze ans.

LIRE AUSSI:

» La centrale de Fessenheim sera fermée à la fin 2016

» Fessenheim, une centrale âgée et controversée

» L’Europe se penche sur la sécurité de ses réacteurs 

Nucléaire: Hollande annonce la fermeture de Fessenheim fin 2016

Le président François Hollande a annoncé vendredi, en ouvrant la conférence environnementale à Paris, que la centrale nucléaire de Fessenheim (Haut-Rhin), la plus ancienne du parc nucléaire français, serait fermée fin 2016, mais « tous les emplois » préservés. PARIS, 14 sept 2012 (AFP) – 

« La centrale de Fessenheim, qui est la plus ancienne de notre parc, sera fermée à la fin de l’année 2016 dans des conditions qui garantiront la sécurité des approvisionnements de cette région, la reconversion du site et la préservation de tous les emplois », a-t-il déclaré.

Evoquant la transition énergétique et « la diversification des sources de production et d’approvisionnement » en énergie, le président de la République a rappelé son objectif de réduire la part du nucléaire dans l’électricité produite de 75% actuellement à 50% à l’horizon 2025, ce qui était une de ses promesses de campagne.

Dans le cadre de la rénovation du parc nucléaire il a confirmé la fermeture de la centrale de Fessenheim au cours du quinquennat, mais a donné vendredi une précision de calendrier et souligné que son démantèlement devrait être un « exemple » du savoir-faire français en la matière.

De Fessenheim, a-t-il dit, « nous devons même en faire un exemple de démantèlement réussi, de façon à ce que les centrales qui viendront à expiration dans de nombreux pays du monde et qui appelleront des technologies maîtrisées puissent être là encore une opportunité pour l’industrie nucléaire française ».

Le 7 septembre, la ministre de l’Ecologie et de l’Energie Delphine Batho avait réaffirmé la volonté du gouvernement de fermer cette centrale très critiquée par les écologistes et souligné que le calendrier précis serait discuté lors du débat sur la transition énergétique à partir de cet automne.

Fessenheim tout savoir sur le dangereux récurage de la cocotte minute

Le blog ACTUALITÉS FUKUSHIMA-INFORMATIONS rapporte les propos d’un fidèle lecteur au sujet du  chaudron infernal qu’est Fessenheim et des installations nucléaires en général.

Il développe le rôle exact de l’eau oxygénée et les concentrations employées par le nucléaire « civil » (on emploie la même technique d’eau oxygénée dans les réacteurs militaires). 11 septembre 2012 by in

http://fukushima-informations.fr/?p=3178

 

Fini de jouer!: Pour l’ASN la centrale de Fessenheim doit fermer en juillet 2013 si les travaux ne sont pas finis.

Fini de jouer! Déjà en juillet dernier l’avertissement est tombé. Il résonne en écho depuis  l’accident du 5 septembre et suite aux 23 évènements intervenus depuis mars 2012.

L’Autorité de sûreté nucléaire (ASN) a de nouveau pris ses distances avec la doyenne des centrales nucléaires en activité, Fessenheim. Selon Le Figaro, le président de l’Autorité, André-Claude Lacoste, a affirmé : « Si le radier [la dalle de béton] du réacteur de Fessenheim n’est pas épaissi d’ici juillet 2013, on ferme. » Des propos tenus lors d’une audition par la commission des affaires économiques de l’Assemblée nationale. Le Monde.fr avec AFP  05.07.2012

http://abonnes.lemonde.fr/planete/article/2012/07/05/pour-l-asn-fessenheim-doit-fermer-si-les-travaux-ne-sont-pas-finis_1729974_3244.html

« Ces travaux, évoqués de longue date, font partie des mesures préconisées par l’Autorité de sûreté nucléaire dans le cadre du renforcement de la résistance des centrales aux séismes et aux inondations décidé après la catastrophe de Fukushima de mars 2011 », rappelle le journal. 

En avril en effet, le directeur de la centrale avait indiqué qu’EDF allait investir près de 20 millions d’euros à Fessenheim pour se conformer aux conditions posées par l’ASN au maintien en activité de son réacteur n° 1. Les travaux devaient comprendre notamment le renforcement, pour 15 millions d’euros, du radier de ce réacteur. Un chantier qui doit être achevé d’ici juin 2013, faute de quoi l’ASN n’est pas censée autoriser la poursuite de l’exploitation.

La centrale est déjà vivement critiquée par des écologistes et de nombreux élus, en raison de sa prétendue « vétusté » et de son exposition aux risques sismiques et d’inondation. Le président François Hollande s’est engagé durant sa campagne à fermer la centrale d’ici 2017. L’installation aura alors quarante ans.

Voir aussi:

A la connaissance de Jeudi, le seul radier  consolidé à ce jour est celui de Tchernobyl, afin de sauver la nappe phréatique…Et il a fallu être convainquant pour trouver de la main d’oeuvre….

Retour sur l’accident-incident de Fessenheim

https://leblogdejeudi.wordpress.com/2012/09/05/incident-chimique-a-la-centrale-de-fessenheim-deux-employes-blesses-aux-mains/

Un éclairage sur le rôle de l’eau oxygénée dans une centrale nucléaire

http://fukushima-informations.fr/?p=3178

Accident (ex incident chimique) à la centrale de Fessenheim, deux employés blessés aux mains

Un dégagement de vapeur s’est produit mercredi après-midi 5 septembre à la centrale nucléaire de Fessenheim (Haut-Rhin), blessant deux personnes, a déclaré une porte-parole de l’opérateur EDF. « L’incident a été provoqué par une erreur lors d’une opération de maintenance. Il a entraîné un dégagement de vapeur, et non un incendie, qui n’a pas nécessité l’arrêt de la production. Deux ouvriers de maintenance ont eu les mains brûlées. Il n’y a pas eu de fuite radioactive », selon EDF, interrogée par Le Monde.Le Monde.fr avec AFP et Reuters | 05.09.2012

La préfecture a également indiqué à l’AFP qu’il ne s’agissait pas d’un incendie. « Il y a eu un dégagement de vapeur d’eau oxygénée produit suite à l’injection dans un réservoir de péroxyde d’hydrogène qui a réagi avec de l’eau », a précisé un porte-parole.

CINQUANTAINE DE POMPIERS SUR PLACE

Les pompiers du Haut-Rhin « sont en cours d’intervention, avec une cinquantaine d’hommes sur place, a précisé un officier. D’après les premières informations, il y a des victimes, mais nous n’en savons pas plus pour l’instant. »

La centrale de Fessenheim, la plus ancienne du parc électronucléaire français, doit être fermée d’ici à 2017 selon une promesse faite aux écologistes par François Hollande lors de la campagne présidentielle. Installée au bord du Rhin, elle comprend deux réacteurs de 900 mégawatts qui ont été mis en service en 1977.

Selon François de Rugy, coprésident du groupe écologiste à l’Assemblée nationale« cette nouvelle vient rappeler à tout le monde, à tous ceux qui croyaient qu’avec le nucléaire il n’y avait pas de problème de sécurité, qu’il y a toujours un danger ». L’incident intervient alors que trois associations antinucléaires étaient reçues au ministère de l’écologie ce mercredi pour discuter de l’avenir de Fessenheim.

FR3 Alsace:

Ceci est le 24éme événement comptabilisé depuis la remise en service du réacteur n°2 le 6 mars 2012 : depuis plusieurs années, la centrale alsacienne chiffre trois fois plus de problèmes que les autres unités françaises. Faudra-t-il qu’il y ait un jour des morts, pour que le Gouvernement et le Président de la République aient le courage d’arrêter cette exploitation dont les risques sont connus et dénoncés ? Déjà plus de 130 communes et collectivités d’Alsace, de Franche-Comté, d’Allemagne, de Suisse, ont voté des motions pour obtenir cette fermeture immédiate (et non en 2017, fin du mandat présidentiel).

En savoir plus > Fessenheim

mercredi, 05 septembre 2012

« Pas de contamination radioactive sur le site de Fessenheim » selon l’Irsn. L’ IRSN, Institut de radioprotection et de sûreté nucléaire, a pu préciser vers 18h30  le scénariode l’incident « chimique » de Fessenheim.

Où ? Dans  un « bâtiment annexe du réacteur ».

Comment ?  

Les employés s’apprêtaient à  « traiter  des effluents,  vraisemblablement radioactifs, en provenance du réacteur ».

Ce traitement nécessite  d’utiliser de l’eau oxygénée (Peroxyde d’oxygène) , un corrosif oxydant puissant.

L’opération devait s’effectuer dans une cuve.  

C’est lors de la préparation de cette cuve que l’eau oxygénée  est sans doute rentrée en contact avec de l’eau chargée d’ « impuretés « . Mais sans que les effluents n’aient été versés dans la cuve. 

Une réaction chimique a eu lieu avec dégagement de vapeur.  Des projections de vapeur chargées de ces impuretés ont atteint deux employés dont L’Irsn n’est pas encore en mesure de dire si  ce sont des salariés  EDF ou des intérimaires.

L’Irsn tient à préçiser qu’il ne s’agit pas d’un incendie. Bien qu’une  « fausse alerte incendie »  semble s’être  déclenchée sous l’effet de la chaleur provoquant l’arrivée des pompiers. 

Selon les premiers tests, il n’y aurait pas de contamination radioactive dans le bâtiment et les neuf employés présents dan sle bâtiment ont pu être évacués. 

 Guillaume Malaurie Nouvel OBS 5/09/12

Fumée ou vapeur? par Etienne Servant 

Allez messieurs les ingénieurs d’ EDF expliquez nous ce qu’il s’est passé à Fessenheim !  plus de petits secrets entre nous nous sommes maintenant des centaines analyser vos déclarations et que l’eau oxygénée soit  » utilisé  » dans le cadre de manœuvres d’exploitation courantes, c’est pas très convaincant …

http://fukushima-informations.fr/?p=3108

Voir aussi

http://planete.blogs.nouvelobs.com/archive/2012/09/05/une-centrale-nucleaire-est-aussi-une-usine-chimique.html

Sur le site de SDN:

En bordure du grand canal d’Alsace, dans une zone d’activité sismique, la centrale de Fessenheim a été construite avec les normes anti-sismiques des années 60 qui sont très éloignées des normes actuelles. En 2000, un rapport de l’Autorité de sûreté nucléaire indiquait que certaines fonctions de sauvegarde assurant le refroidissement du réacteur pourraient ne plus être assurées en cas de séisme. Malgré la vétusté des installations et les risques sismiques, EDF a demandé à prolonger l’exploitation de la centrale. Après Fukushima, il n’est plus possible de tergiverser : la centrale de Fessenheim doit être arrêtée sans délai.
Revue de presse
Articles de la Revue « Sortir du nucléaire »

Source:  http://www.sortirdunucleaire.org/index.php?menu=sinformer&sousmenu=themas&soussousmenu=plus&page=fessenheim

Le mot de la fin:

Pour l’ASN, Fessenheim doit fermer si les travaux ne sont pas finis Le Monde.fr avec AFP  05.07.2012

Vue de la centrale de Fessenheim (Haut-Rhin), le 14 mars 2011. Fessenheim est la plus ancienne de France, elle a été mise en service en 1977.

L’Autorité de sûreté nucléaire (ASN) a de nouveau pris ses distances avec la doyenne des centrales nucléaires en activité, Fessenheim. Selon Le Figaro, le président de l’Autorité, André-Claude Lacoste, a affirmé : « Si le radier [la dalle de béton] du réacteur de Fessenheim n’est pas épaissi d’ici juillet 2013, on ferme. » Des propos tenus lors d’une audition par la commission des affaires économiques de l’Assemblée nationale. 

Allez François, tu vas bien finir par nous  faire  péter une centrale , puisqu’on te le dit:….

Nucléaire : un Fukushima à Fessenheim

Un accident nucléaire grave à la centrale de Fessenheim ? Impossible ! Il n’y a pas de tsunamis en Alsace. Et pourtant… Qui aurait pronostiqué la catastrophe japonaise, il y a seulement deux ans ? En nous appuyant sur des études et des rapports d’experts, voici un enchaînement qui mène à la catastrophe dans la plus vieille centrale de France (1977).
Par Jade Lindgaard et Michel de Pracontal 16 07 2012
Cet eBook est disponible dans les formats suivants : eBook pour smartphone et tablettes (iPhone, iPad et Android – format ePub), eBook pour Kindle (format Mobi). Prix : 3.00 € TTC

L’ASN menace Fessenheim de fermeture en cas de retard des travaux

Si la dalle de béton n’est pas épaissie d’ici à juillet 2013, la centrale sera fermée, assure le directeur du gendarme du nucléaire…05/07/2012 N Beu 20 Minutes

Fessenheim fermée dans un an? André-Claude Lacoste, le patron de l’Autorité de sûreté nucléaire (ASN), en a brandi la menace lors de son audition jeudi matin par la commission des affaires économiques de l’Assemblée nationale, rapporte Le Figaro. «Si le radier (dalle de béton) du réacteur de Fessenheim n’est pas épaissi d’ici à juillet 2013, on ferme», a-t-il déclaré.

Un accident à Fessenheim aurait un coût «gigantesque»

Les travaux en question, qui font partie des mesures préconisées par l’ASN après la catastrophe de Fukushima en mars 2011, doivent être effectués par EDF, qui s’y est engagé en juin. Toutefois, précise Le Figaro, EDF sait bien que l’Etat peut décider in fine de fermer la centrale. Lors de la campagne présidentielle, François Hollande avait d’ailleurs promis de fermer les deux réacteurs de la centrale alsacienne avant la fin du quinquennat.

Egalement auditionné, Jacques Repussard, le directeur général de l’IRSN (Institut de radioprotection et de sûreté nucléaire), a quant à lui expliqué que «si une pollution du Rhin survenait à la suite d’un accident à Fessenheim», sans même parler de catastrophe avec des conséquences humaines, «le coût serait gigantesque pour le pays». Un argument qui devrait sans nul doute peser dans la balance au moment de la décision finale.

PS: La centrale à été mise en service en 1977.

Tchernobyl a signé la fin de l’URSS, Fukushima menace toute la vie au Japon, Qu’en serait-t-il si Fessenheim « pétait »?. On n’ose y penser..Alors fermons Fessenheim au plus vite!!

EDF déclare deux incidents à Fessenheim, sans conséquence pour la sûreté…

Deux incidents mineurs ont été déclarés depuis début juin à la centrale nucléaire de Fessenheim (Haut-Rhin), a annoncé jeudi EDF qui écarte toute conséquence pour la sûreté des installations ou l’environnement. Afp 14 06 12

Le dernier en date, constaté le 5 juin, concernait un réglage inadapté sur une vanne dans le bâtiment du réacteur numéro deux. Cette vanne située sur un circuit de prélèvement d’eau du circuit primaire permet de réaliser des analyses chimiques, précise EDF dans sa lettre hebdomadaire d’information.

Le mauvais réglage a été immédiatement corrigé, mais l’Autorité de sûreté nucléaire a classé cet incident au niveau 1 de l’échelle INES, qui en compte 7, car le délai imposé par nos règles d’exploitation pour corriger cet écart avait été dépassé.

Selon l’édition en ligne des Dernières nouvelles d’Alsace, citant un porte-parole de la centrale, la vanne n’avait pas été correctement fermée lors d’opérations de maintenance, en février.

L’autre incident évoqué jeudi par EDF était un écart à nos règles de maintenance, constaté sur des connecteurs de câbles électriques situés en zone nucléaire, et qui a été corrigé. L’incident a été classé au niveau 0 de l’échelle INES.

Ces deux anomalies surviennent après un précédent incident de niveau 1, survenu le 28 mai: il s’agissait d’une anomalie sur une partie des outils de régulation du réacteur numéro 2.

Doyenne des centrales nucléaires en activité, Fessenheim est dans le collimateur des écologistes et de nombreux élus, en raison de sa prétendue vétusté et de son exposition aux risques sismiques et d’inondation.

Le président François Hollande s’est engagé durant sa campagne à fermer la centrale d’ici 2017. L’installation aura alors quarante ans. AFP

Ca va finir par nous péter à la figure tout ca…Fini le vin d’Alsace et la Choucroute…

Centrale nucléaire de Fessenheim: l’unité de production n°2 à l’arrêt

Un incident technique s’est produit cet après-midi à 16h05 sur l’unité de production n°2 de la centrale nucléaire de Fessenheim, conduisant à l’arrêt temporaire de son activité. DNA 08/05/2012 

Pour des causes qui restent pour le moment encore inconnues, l’essai d’îlotage engagé à 16h n’a pu être mené jusqu’à son terme. Il s’agit d’une opération régulière commandée par le gestionnaire du réseau de transport qui consiste à séparer l’unité de production du réseau électrique, afin de s’assurer qu’elle peut fonctionner en autonomie.

Les équipes techniques de la centrale espèrent trouver rapidement les causes de ce dysfonctionnement pour redémarrer l’activité du réacteur n°2 dans la nuit ou au petit matin. L’incident n’a eu aucun impact. Ni sur l’environnement, ni sur la sûreté des installations.

Liberation du 10 mai 2012: Ces incidents à répétition surviennent dans un contexte particulier. Le second réacteur de la centrale nucléaire avait été remis en route le 6 mars, à l’issue de sa troisième visite décennale. Mis à l’arrêt en avril 2011 pour des contrôles et des travaux de maintenance, d’un coût total de 200 millions d’euros, il avait obtenu le feu vert de l’Autorité de sûreté nucléaire (ASN) pour son redémarrage, pour une période de 10 ans.