Conférence environnementale : un bilan … normal

C’est une étape qui a été franchie ces deux derniers jours … Mais force est de constater que l’on est quand même loin du changement de société annoncé. Energie  Climat  © Nicolas Chauveau  Greenpeace,  le 15 September 2012

Ces discussions ont esquissé une méthode de concertation intéressante sur certaines questions (et notamment sur l’organisation future du débat sur l’énergie) . Mais le format ne permet pas l’échange, car avec le nombre d’acteurs présents, le temps de parole est réduit. Chaque représentant prend donc la parole pour avancer ses pions et campe sur ses positions. Le résultat se révèle donc être souvent une liste de doléances…

Le débat sur l’énergie représente le véritable enjeu et permettra peut-être la place d’une réelle concertation, d’un débat transparent, démocratique, décentralisé. C’est un enjeu majeur, et on l’attend depuis quelques dizaines d’années !

Retour sur les principux points saillants de cette première conférence.

Le discours du Président : subtile et ambigu

On peut saluer, dans le discours d’ouverture prononcé par François Hollande une ambition affichée et marquée, des rappels essentiels, et un volontarisme dans le ton.

On attendait des gages et des signaux positifs : mais au final, peu de choses à retenir, malgré les applaudissements nourris . Les médias en ont retenu quelques annonces iconiques et symboliques, notamment sur les hydrocarbures de schiste et le nucléaire. Mais qui ne sont en fait que des confirmations de promesses de campagne.

Des engagements plutôt clairs ont été pris, par exemple, l’ambition sur les logements – 1 millions par an . C’est une promesse importante : mais rappelons que Jean-Louis Borloo avait pour objectif 400 000 logements par an et qu’à ce jour l’objectif est très, très loin d’être atteint… C’est donc sur les actes et les résultats que l’on jugera.

Notons également qu’en fin d’après-midi, Arnaud Montebourg, ministre du Redressement productif prouvait l’ambiguïté du message présidentiel en annonçant que le débat sur les hydrocarbures de schiste n’en était qu’à son début. Manœuvre ou maladresse ?

Le déroulement des tables rondes : que peut-il en sortir ?

Concernant les tables rondes, l’intention est certes louable mais l’exercice s’est révélé difficile. Chacun pousse ses pions et défend ses positions dans une succession de prises de position.

La première chose qui interpelle, c’est que les deux ministres, Arnaud Montebourg et Delphine Batho jouent chacun leur partition sans jamais s’accorder. Environnement et redressement productif cheminent côté à côté s’en jamais s’engager dans une voie commune. Plus encore, Arnaud Montebourg continue d’opposer dans son propos redressement productif et transition écologique! Résultat, si les deux ministres ne parviennent pas à faire le lien entre l’économie et l’écologie, il y a peu de chances que les parties prenantes y parviennent.

Relevons un point positif : la question du déroulement du futur débat sur l’énergie. C’était un des points essentiels à l’agenda de la table ronde sur l’énergie. Et c’est un point qui avance et où les échanges ont été riches.

Enfin, les mesures annoncées en clôture par le Premier ministre

Sur le nucléaire :
Sur Fessenheim, l’annonce fait la une. Mais le Premier ministre, comme François Hollande, n’a fait que préciser la date de l’application d’une de ces promesses de campagne. Ce n’est qu’une confirmation. Annoncée depuis des mois “avant 2017″ cette fermeture pourrait être effective bien plus vite, et notamment avant de démarrer les travaux titanesques demandés par l’ASN !
Ces travaux ne doivent pas avoir lieu. Si la centrale présente des problèmes de sûreté, il faut la fermer !

De plus, le Président a réaffirmé son objectif de réduire de 75 à 50% la part du nucléaire d’ici à 2025. Rien de neuf donc, et une équation qui ne tient toujours pas !
C’est mathématique : si on ferme Fessenheim et qu’on lance l’EPR de Flamanville la même année, on ne peut pas parler de réduction de la part du nucléaire ! Il faudra décider la fermeture d’autres centrales.

Sur les hydrocarbures de schiste, annonce apparemment spectaculaire s’il en est, il annonce le rejet de 7 demandes de permis d’exploration d’hydrocarbure de schiste et affirme son opposition à la fracturation hydraulique durant le quinquennat.
Mais ici encore, l’exécutif s’est borné à appliquer de manière rigoureuse la loi votée en 2011 par l’UMP et approuvée par le PS, qui rejette la méthode de la fracturation hydraulique. Son discours était subtile sur le ce point : il n’a pas fermé la porte aux gaz de schiste, il ne l’a juste pour l’heure pas rouverte ! On regrette donc que le président se borne au débat autour de la technique d’extraction. La vraie transition énergétique ne passera pas par la recherche de nouvelles sources fossiles.

Concernant les objectifs annoncés sur les émissions de gaz à effets de serre et le moratoire sur les agro-carburants de première génération, les mesures sont un alignement sur la feuille de route européenne, la France suit donc ses engagements.

Le cadre esquissé est donc intéressant. Mais nous ne sommes pas “rassurés”, et nous resterons vigilants sur la mise en adéquation de la loi et des budgets avec les objectifs annoncés.

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Quand AREVA et son EPR deviennent synonymes de répressions et expropriations !

Nucléaire : l’enjeu en vaut-il la chandelle pour l’humanité? Dans la région de Jaitapur, sur la côte ouest de l’Inde, les noms de l’entreprise nucléaire française AREVA et de son réacteur EPR sont désormais associés aux mots répression, expropriation et abus de pouvoir. AREVA projette d’y construire prochainement six réacteurs nucléaires pour une puissance totale de 9900 mégawatts (MW). Son partenaire indien, la Nuclear Power Corporation of India Ltd (NPCIL), veut faire de Jaitapur « le plus grand complexe nucléaire du monde ».18 Juin 2012 Par Gaiga Kaunta Mediapart 

Les expropriations en cours sont menées au nom d’une loi sur les acquisitions de terres datant de l’époque coloniale. Plus de 95 % des propriétaires concernés ont refusé l’indemnisation offerte par le gouvernement. Contrôlée par ce dernier, l’entreprise NPCIL envisage de déraciner les quarante mille résidents qui vivent des ressources naturelles et des produits de cet écosystème : Une zone entière va être dépeuplée et cinq villages vont être évacués. 
Ces villages qui entourent Jaitapur, à quelque quatre cents kilomètres au sud de Bombay sont au cœur d’une des dix plus grandes réserves mondiales de biodiversité de la planète (reconnue par l’UNESCO) 
Plus grave, Jaitapur est située dans une zone hautement sismique – classée 4 sur une échelle de 5 – et proche du littoral : « Au cours des vingt dernières années, relève l’organisation environnementale Greenpeace, Jaitapur a connu trois tremblements de terre dépassant le niveau 5 sur l’échelle de Richter ; celui de 1993, d’une intensité de 6,3, a tué neuf mille personnes. Rien de tout cela n’a été pris en compte lors du choix du site. »
La résistance antinucléaire est d’un pacifisme exemplaire. En dépit des manipulations, des répressions violentes et d’arrestations massives, la population de Jaitapur reste unie dans son opposition au projet. Affiches, manifestations, marches et actes de désobéissance civile : depuis quatre ans, elle mène campagne.
Au regard de nouvelles arrestations, de nombreuses ONG et collectifs antinucléaires français adressent aujourd’hui une lettre de protestation à AREVA et au gouvernement indien.
Afin de porter haut cet appel, nous vous invitons à faire entendre votre voix citoyenne et solidaire en ajoutant votre signature à cette lettre afin de soutenir la résistance indienne, bafouée dans ses droits les plus élémentaires et dénoncer l’entêtement insensé et scandaleux d’AREVA et du gouvernement indien.

LA LETTRE DE PROTESTATION :

A l’attention de Luc Oursel, président d’AREVA, Abdul Kalam, président Indien

Aujourd’hui, mercredi 13 juin 2012, des hommes et des femmes indiens ont été arrêtés alors qu’ils tentaient pacifiquement de récupérer les terres dont ils ont été injustement privés pour le projet de centrale nucléaire de Jaitapur.

Nous, hommes et femmes français, protestons vigoureusement contre cette injustice commise pour les intérêts uniques de la société Areva et du gouvernement indien. Nous dénonçons :

  • la privation des propriétés des agriculteurs et pêcheurs sur le site de la future centrale nucléaire de Jaitapur,
  • l’arrestation de 22 personnes pour la seule faute d’avoir usé du droit inaliénable de manifester,
  • l’interdiction de se rassembler à plus de 5 personnes dans la région,
  • les mesures d’éloignement contre les activistes, commeMme PatilVaishali, afin de les empêcher de pénétrer dans le district,
  • l’insistance rapportée d’Areva pour jouir d’une exemption de responsabilité en cas d’accident nucléaire en Inde.

Areva est en train de construire 6 réacteurs EPR de 1650 MW chacun, dans le gigantesque parc nucléaire de Jaitapur. L’accident de Fukushima a montré que la construction de plusieurs réacteurs sur un même site représente un danger supplémentaire. Une situation d’urgence sur n’importe lequel des réacteursmenace directement la sécurité et les éventuels travaux de restauration sur les autres réacteurs.

L’EPR est combattu à Flamanville, en France. Sa construction connait de lourds dépassements de délai et de budget, en France comme en Finlande, et les agences de sécurité européennes ont soulevé de sérieuses objections quant à sa conception. Même la Commission de Régulation Nucléaire des Etats-Unis (NRC) a retardé la certification de sécurité de l’EPR. Dans ces circonstances, la construction de 6 réacteurs EPR à Jaitapuréquivaudrait à une expérience inhumaine, utilisant les populations les plus pauvres de l’Inde comme des cobayes.

L’actionnariat d’Areva étant composé à presque 90% d’agences de l’Etat Français, nous, citoyens français, tenons à dénoncer publiquement l’attitude d’Areva. Nous refusons que les intérêts de cette société soient placés avant les droits fondamentaux et inaliénables du peuple indien. Et nous rappelons que le droit de propriété, le droit de manifester et le droit de se rassembler sont des droits fondamentaux et basiques de toute démocratie digne de ce nom.
Nous, hommes et femmes de nationalité française, adressons toute notre solidarité et notre soutien à nos frères et sœurs indiens, dont nous admirons le combat.

Lien pour apporter votre signature :

http://www.mesopinions.com/Soutien-aux-citoyens-resistants-de-Jaitapur–contre-AREVA-et-le-gouvernement-indien-petition-petitions-57d55e6a7a85490a3fd4f3801d00ff3f.html

Pensez à la valider via le mail envoyé après signature en ligne !

MERCI DE DIFFUSER VIA VOS RESEAUX  !

Ici La Hague, GREENPEACE AIRWAYS en approche…

La filière nucléaire française vante la sécurité de ses installations. Notamment contre les risques aériens. Les sites les plus sensibles sont théoriquement interdits de survol. Or,OWNI met en ligne une vidéo inédite réalisée par un engin de Greenpeace survolant le site de La Hague, le plus dangereux de tous. L’ONG publie aujourd’hui un rapport sur l’absence de prise en compte de ces risques par les responsables français. Bienvenue à bord, sur une petite musique de Vivaldi. LE 2 MAI 2012 

Les sites nucléaires peuplent les campagnes françaises : 58 réacteurs et autres installations potentiellement exposés à des accidents provoqués par des causes extérieures. Séismes, inondations ou chutes d’avion… Pour limiter ce dernier risque, théoriquement, le survol des sites les plus importants est strictement interdit à basse altitude. Une interdiction que Greenpeace a voulu mettre à l’épreuve des faits.

Or, fin 2011, un engin de l’organisation est parvenu à survoler pendant plusieurs minutes, sans être inquiété, le site de La Hague où sont stockés des centaines de tonnes de déchets radioactifs en attente de retraitement, comme le montre une vidéo de l’ONG que nous mettons en ligne aujourd’hui (voir plus bas).

Ce matin, après avoir fait atterrir un militant au sein de la centrale du Bugey, Greenpeace rend public le rapport d’un scientifique (version complète en anglais et résumé en français au bas de l’article) consacré à ce sujet. En ligne de mire : les risques en cas de crash aérien sur les installations françaises. Et l’éventuelle prise en charge de ces risques par l’Autorité de sûreté nucléaire (ASN) française et les exploitants du parc nucléaire.

Le survol de La Hague

La Hague, située à quelques kilomètres de Cherbourg, est le site de retraitement de déchets radioactifs en France. Il reçoit régulièrement les combustibles des centrales françaises et étrangères – allemandes notamment. Pourvu après les attentats du 11 septembre, entre octobre 2001 et mars 2002, de missiles sol-air destinés à abattre les avions en survol, le site est toujours sous surveillance rapprochée. Mais l’ONG, maitresse en matière d’intrusion, prouve cette fois qu’il est possible de se promener dans les airs au-dessus de cette installation nucléaire :

Effectuée à moins de 3 900 pieds (limite minimale de survol de cette installation nucléaire), l’opération a pour objectif selon Sophia Majnoni, chargée des questions nucléaires pour Greenpeace France, “de montrer que l’espace aérien interdit était pas vraiment interdit”. Précisant que le site de La Hague a été choisi pour les quantités importantes de matières radioactives qu’il contient :

C’est le lieu en France dans lequel il y a le plus stockage de matière radioactive, à la fois des piscines de combustibles irradiés et à la fois du plutonium. Il existe un certain nombre de normes sur les réacteurs qui ne s’appliquent pas pour les piscines. Pourtant après le 11 septembre, c’est le seul site où des systèmes de surveillance ont été mis en place : des missiles et un radar. Il y a des avions qui passent au-dessus de la Hague et de Flamanville. Il y a aujourd’hui un radar qui prévient un avion de chasse. Qui lui met 6 minutes pour intervenir, pour tirer. Mais est-ce qu’on peut tirer sur un boeing ? Pour les réacteurs, ils n’ont jamais pris en compte la chute d’un avion de ligne et pour les piscines ils n’ont pas pris en compte les chutes tout court. Elles sont encore moins protégées. La protection est hyper minimaliste.

Après Fukushima, Sophia Majnoni, regrette que “les catastrophes non naturelles n’aient pas été étudiées dans les stress-tests de l’Autorité de sûreté nucléaire :

La chute d’un avion de ligne c’est peu probable donc pour eux, on ne les prend pas en compte. Avant Fukushima, ils pouvaient être cohérents en disant qu’ils avaient une approche probabiliste. Or après Fukushima, cette approche de calcul de probabilité a été remise en cause. (Mais) seulement pour les catastrophes naturelles ! Les Allemands l’ont fait, les Suisses l’ont fait, mais pas la France. Il faudrait qu’en France la sécurité soit dans le giron de l’ASN au même titre que la sûreté. Notre souhait c’est d’avoir un audit sur le sujet.

Zéro risque ?

Dans le rapport, une cinquantaine de pages analyse la sûreté des installations du parc nucléaire français vis-à-vis du risque chute d’avion. Le rapport fait état de l’absence de prise en compte du risque d’accident d’avion de ligne sur une centrale mais aussi à ses abords : si le dôme au-dessus du réacteur protège le réacteur en lui-même, les installations annexes ne bénéficient pas du même degré de protection.

Ainsi le consultant spécialiste du nucléaire, John Large – à qui Greenpeace a commandé l’analyse -, explique que les problèmes peuvent être de l’ordre de ceux de Fukushima, soit plusieurs facteurs qui amèneraient la centrale à souffrir d’un accident qui ne toucherait pas directement le réacteur :

La chute d’un avion pourrait couper la centrale des sources d’approvisionnement électrique situées à l’extérieur du site et, simultanément, empêcher les groupes électrogènes de secours sur le site de fonctionner. Dans une telle situation, la centrale devrait faire face à une coupure de courant prolongée, et le refroidissement du réacteur et des piscines de désactivation ne serait plus assuré (comme cela a été le cas à Fukushima).

John Large pointe également du doigt la stratégie paradoxale de l’ASN qui dit “estime[r], en s’appuyant sur les rares événements précédents, que la possibilité d’une chute accidentelle d’un avion de ligne commercial est si faible qu’elle est donc improbable. Ces nuances mises à part, l’ASN participe pourtant à un “groupe ad-hoc sur la sécurité nucléaire (AHGNS) de l’Union européenne, chargé d’analyser les menaces liées aux attaques terroristes dans le cadre du ‘volet sécurité’ [‘Security Track’] mis en place en parallèle des stress-tests post Fukushima effectués sur toutes les centrales européennes […].

Lire: 10140 tonnes

Loin d’être suffisant, selon le scientifique, qui considère que l’autorité de contrôle de la sécurité des installations nucléaires “exonère l’exploitant de la nécessité de se préparer à une chute d’avion, estimant qu’il s’agit d’un acte de guerre.”

Contestant la méthode utilisée – ” prendre en compte la simulation du crash d’un avion de combat militaire (d’environ 20 000 kilos) et de l’extrapoler à un avion commercial (pouvant peser plus de 130 000 kg), “ -, il soulève également le problème des réactions des travailleurs de l’installation :

Il est tout à fait possible qu’une bonne partie du personnel se sente dépassée et incapable de réagir si un avion venait à s’écraser sur le site. La centrale serait alors livrée à elle-même, en l’absence de tout contrôle.

Vulnérabilité

Yves Lenoir a travaillé pour le gouvernement de Basse-Saxe lors de la préparation du projet d’usine de retraitement de Gorleben et de son stockage de déchets radioactifs. Il est aujourd’hui président de l’association Enfants de Tchernobyl Bélarus. Co-auteur de Tchernobyl-Sur-Seine1, il nous a confirmé la nécessité de prendre en considération, sérieusement, ces risques :

Vous avez le coeur du système, en général une enceinte simple ou double disposée autour de la cuve et des générateurs. Ensuite, sortent de l’enceinte des canalisations, quasi à l’air libre pour aller en salle des machines. Il y a aussi une alimentation électrique par le réseau extérieur et donc un risque de destructions de ces lignes électriques si un avion tombe. Il va détruire les communications de sortie et d’entrée de courant de la centrale. Qui sera entièrement dépendante des moyens de secours internes. Et puis imaginez qu’un gros porteur tombe avec ses 90 tonnes de carburant, il va mettre le feu à tout. Même s’il n’est pas tombé sur le bâtiment principal, les canalisations ne sont pas protégées.

Les calculs de l’ASN et des autres instances sont établis à partir de modélisation de la chute d’un avion de chasse sur une cuve de réacteur. Hormis les conséquences sur les abords de l’installation, l’avion de chasse pourrait aussi provoquer bon nombre de réactions en chaine.

Il y a deux types de chocs, celui d’un avion de chasse ou d’un avion avec peu de carburant et celui d’un avion de ligne. Le poids – très lourd – de l’avion de chasse, combiné au fait qu’il vole très vite, amène la chute de l’avion à être un choc dur. Sur une usine de retraitement, à une vitesse de 250m/s – caractéristiques étudiées par les instances -, la masse de l’avion est concentrée sur 1 ou 2 mètre carré. S’il tombe sur l’élément le plus résistant de l’installation telle que l’enceinte double, il passe au travers de la première enceinte mais ne perfore pas la seconde. En revanche, comme cette deuxième enceinte est élastique, elle se déforme et va déformer l’intérieur de la cuve. Le béton va avoir tendance à se disloquer donc se fissurer. Et occasionner desmissiles secondaires ou blocs de béton de quelques centaines de kilos qui se détachent et voyagent dans le bâtiment. À 250m/s, les blocs de béton bougeront à 100m/s à l’intérieur. Les simulations et les tests montrent qu’ils peuvent détruire des câbles, de l’instrumentation, des canalisations secondaires, etc… Et même si le bâtiment à l’extérieur a l’air d’avoir résisté au choc, à l’intérieur il y a des dégâts.

Autre scenario : celui d’un crash d’un avion commercial. Yves Lenoir explique que “Le fuselage de l’avion peut taper dans le bâtiment du réacteur, de biais ou sur une partie arrondie. Et il pourra glisser. Le choc va endommager de manière considérable l’enceinte extérieure mais ne devrait pas provoquer trop de dégâts sur l’enceinte intérieure. Sauf que les ailes peuvent chuter sur les câbles, le kérosène provoquer un incendie, etc. Et s’il touche la salle de contrôle, quel est le niveau de protection ? Si le bâtiment n’est pas bunkerisé comme l’est le bâtiment réacteur, je donne pas cher de ce qu’il se passe à l’intérieur.” Parler ouvertement de ce genre de risque, pour le scientifique, “ce n’est pas être alarmiste :

Parce que, finalement, regardée comme ça, une chute d’avion, c’est comme le tsunami de Fukushima. C’est un cas extrême mais on a vu que le cas extrême devenait très probable dans certaines circonstances. En France on a des centaines d’avions qui décollent en permanence. Si incendie il y a, il peut y avoir un Fukushima français. Le dire ce n’est pas être alarmiste, c’est les mettre face à leurs responsabilités.

D’autant que déjà en 2001, le directeur de l’ASN – loin d’être rassurant – déclarait selon Areva (ex-Cogema) :

Comme l’a rappelé le directeur de l’Autorité de sûreté nucléaire dans des déclarations ces derniers jours, aucune installation nucléaire n’a été conçue pour résister à la chute d’un avion de ligne.


http://owni.fr/2012/05/02/greenpeace-survole-la-hague-nucleaire-atomique/

Illustration via la galerie Flickr de X-Ray Delta One [CC-bysa]. Edition par Ophelia Noor pour Owni.
Captures d’écran de la vidéo de Greenpeace, Coucou !

  1. édité chez Calmann-Levy []
 

Rennes les 6 et 7 avril: village pour la transition énergétique

Un village inter-associatif pour la transition énergétique se tiendra à Rennes, esplanade Charles de Gaulle, vendredi 6 et samedi 7 avril, de 10H à 18H.

 Cette action est initiée par Greenpeace, dans le cadre de leur campagne « Libérons l’énergie » (www.liberons-energie.fr). 

Au programme des deux jours: stands; animations; conférence le vendredi soir; concert de Tryo le samedi à 14h30;…

Climat en crise, marée noire dans le golfe du Mexique, accident nucléaire au Japon…. il apparaît aujourd’hui de plus en plus évident que l’avenir énergétique du monde doit se construire en rupture avec les modes de production et de consommation énergétiques du passé.
Dès aujourd’hui, une nouvelle donne énergétique doit être choisie, et mise en œuvre. Pour lancer une nouvelle dynamique, bénéfique pour le climat, mais aussi sur le plan social et économique : réduction de la facture énergétique, création d’emplois, moteur d’innovation. Pour que les risques, locaux et globaux, qu’ils soient liés au nucléaire, aux hydrocarbures ne soient plus un sujet d’actualité.

Pour y arriver, nous devons agir dans trois directions :
moins consommer : c’est la « sobriété énergétique »
mieux consommer : c’est l’« efficacité énergétique »
développer les énergies renouvelables et abandonner les énergies fossiles & fissiles.

Greenpeace a développé quelques idées dans ce film. Des solutions existent, il faut les mettre en œuvre ! http://energie-climat.greenpeace.fr/

(c) Greenpeace France
Conception et design : Datagif – http://datagif.fr
Sound design : Pierre-Jean Beaudoin – http://www.pierrejeanbeaudoin.com

Greenpeace: Les 58 réacteurs nucléaires français aussi fragiles que ceux de Fukushima

Jamais l’atome n’aura fait l’objet, en France, d’autant d’études, de rapports et de contre-rapports. Après l’Autorité de sûreté nucléaire (ASN), la Cour des comptes et la commission « Energies 2050 », c’était au tour de Greenpeace de rendre  publique, lundi 20 février, une « analyse critique des évaluations complémentaires de sûreté menées sur les installations nucléaires françaises après Fukushima ». LEMONDE.FR | 20.02.12 

Principale conclusion : ces évaluations comportent « trop de limites et de lacunes pour fonder des décisions définitives ». Autrement dit, les mesures de renforcement de la sûreté du parc nucléaire préconisées par l’ASN sont mal étayées. Et elles ne permettent donc pas de parer à tous les risques d’un risque d’un accident majeur.

>> Le rapport de Greenpeace sur la sûreté nucléaire en France post-Fukushima

La contre-expertise de Greenpeace-France, un épais document technique de 178 pages, a été réalisée par deux spécialistes du nucléaire : Arjun Makhijani, président de l’Institute for Energy and Environnental Resarch (IEER), une Organisation non gouvernementale (ONG) américaine, et Yves Marignac, directeur de l’agence française d’information et d’études sur l’énergie Wise-Paris. Elle s’appuie sur les dossiers remis en septembre 2011 par EDF et par Areva, à la suite des « tests de résistance » des installations nucléaires demandés par le gouvernement français et par la Commission de Bruxelles.

Les auteurs ont plus particulièrement passé au crible les dossiers des centrales de Gravelines (Nord), Flamanville (Manche) et Civaux (Vienne) – représentatives des différents « paliers » du parc électronucléaire (900, 1300 et 1500 mégawatts) –, ainsi que ceux de l’EPR en construction à Flamanville et de usines de retraitement de La Hague (Manche).

Un accident majeur possible. A la lumière de Fukushima, « plusieurs scénarios d’accident majeur doivent être considérés comme plausibles », estime Greenpeace. Pour les 58 réacteurs en exploitation, « un accident de fusion du cœur peut conduire à une rupture brutale de l’enceinte et/ou un percement duradier [socle en béton] », provoquant une contamination de l’air ou des eaux. Et « un accident de vidange de piscine d’entreposage [de combustibles usés] peutconduire à un feu du combustible et à des rejets très importants faute d’enceinte de confinement ».

Des faiblesses dans les évaluations de sûreté. Les évaluations menées par EDF et le renforcement de la robustesse demandé par l’ASN sont précisément destinés à prévenir ces risques. Mais, déplore Yves Marignac, « les scénarios accidentels envisagés par EDF n’envisagent pas tous les développements possibles ». D’une part, ils reposent sur « des jugements d’ingénieurset leur confiance dans la qualité de la conception des installations », et non pas sur de nouvelles études. D’autre part, ils « excluent les défaillances et agressions secondaires pouvant résulter d’un séisme, d’une inondation, ou d’une perte d’électricité ou d’eau de refroidissement ». Par exemple « une explosion d’hydrogène, un incendie, une rupture de circuit ou une chute de pièce mécanique ».

En outre, poursuit M. Marignac, les évaluations, fondées sur l’état des installations à la mi-2011, ne prennent pas en compte « le rôle que le vieillissement joue dans l’aggravation des accidents ». Pas davantage que les risques liés à des « actes de malveillance », délibérément exclus du champ des stress tests.

Des risques à réduire en amont. Pour Greeenpeace, l’approche d’EDF a le tort de se focaliser sur la gestion d’une situation de crise, « sans réduire en amont lepotentiel de danger ». A ses yeux, des recherches devraient être menées en vue de remplacer, dans les gaines de combustibles, le zirconium qui favorise le risque d’explosion d’hydrogène en cas de fusion du cœur. Des évaluations spécifiques devraient être réalisées sur « le rôle aggravant » que joue la présence de combustible MOX dans les piscines d’entreposage. Et la possibilité d’un entreposage à sec des combustibles usés devrait être étudiée, pour réduire le risque de vidange accidentelle des piscines.

Autre problème pointé, celui des enceintes de confinement. La « peau » métallique qui, sur les réacteurs de 900 MW, recouvre la paroi intérieure de l’enceinte en béton, a été remplacée, sur les réacteurs plus puissants, par une deuxième coque en béton. Or, estime M. Marignac, « l’absence de peau métallique intérieure est susceptible de les rendre plus vulnérables aux agressions internes telles qu’une explosioin d’hydrogène ».

Les fragilités de l’EPR et de La Hague. Bien que le futur EPR ait été conçu pour être plus sûr , « les mêmes risques [que ceux touchant les réacteurs en activité] ne peuvent pas être totalement écartés « , écrit Greenpeace. Rappelant les multiples« malfaçons » qui ont retardé le chantier de Flamanville, l’organisation souligne que« la démonstration de a sûreté de l’EPR n’est pas achevée », par exemple sur le dispositif de récupération de corium (cœur fondu).

Quant aux usines de retraitement de combustible de La Hague, elles sont exposées, note le rapport, à « un faible niveau de protection contre une vidange de piscine ».

Des études à approfondir. Au final, si Greenpeace juge que les évaluations de sûreté menées par EDF et Areva « constituent un bon point de départ », elle considère qu’elles doivent être prolongées par « des analyses approfondies et pluralistes ». Plus qu’un réquisitoire contre l’atome, exercice dont l’ONG écologiste est familière, cette contre-expertise veut ainsi « apporter des éléments utiles au débat français sur la sécurité nucléaire ».

Rémi Barroux et Pierre Le Hir

La série continue: Moscou ! , Saint-Pétersbourg?

Etat d’urgence à Saint Petersbourg ?(lien ci dessous)

http://fukushima-diary.com/2012/02/state-of-emergency-on-power-substation-in-the-south-of-st-petersburg/#.TzLaa9Vvdxk.facebook

Une gigantesque explosion a secoué une centrale électrique en Russie. Elle a illuminé le ciel d’une rue animée et coupé la fourniture en électricité dans le sud de Saint-Pétersbourg. La vidéo, enregistrée avec la caméra posée sur le tableau de bord d’une voiture qui se trouvait présente dans la circulation, a capturé le moment où le flash de lumière a illuminé le ciel. La voiture s’arrête immédiatement après la flash de lumière qui apparaît à l’horizon. Incroyable, la voiture se trouvait àMoscou !

L’explosion «a eu lieu à 9h00 lundi dernier », rapporte le siteweb Fontanka.ru, presse russe.

L’explosion a été causée par une défaillance d’un dispositif dans une centrale électrique. Les pompiers locaux ont été appelés sur zone par les résidents qui ont eu bien du mal à éteindre l’incendie

Lenenergo, la compagnie d’électricité russe, a déclaré que leurs ingénieurs travaillent pour rétablir le courant dans la région. 

Que s’est-il réellement passé ?

Des tweet parlent d’une explosion qui menace la santé des citoyens russes. Chose certaine, la déflagration est d’une ampleur rarement vue !

 Ghisham Doyle pour WikiStrike

Incendie et explosion à  Moscou!! « Aucune menace », dit le gouvernement

La première partie de la vidéo ( vraie?)  concernerait une explosion dans un centre de production électrique dans le sud de Saint-Pétersbourg ; la seconde partie concernerait l’incendie d’un ancien site nucléaire à Moscou.

 A suivre…

Moscou, le 5 fév Reuters) – Un incendie s’est déclaré dimanche dans un centre de recherche nucléaire de Moscou qui abrite un réacteur atomique non opérationnel de  60 ans, un fonctionnaire d’urgence a dit.  L’Agence nucléaire de la Russie, a déclaré il n’y a aucune flammes nues et aucune menace d’une fuite de rayonnement. 
Le groupe écologiste Greenpeace Russie craint grave sur l’incident. 
L’incendie était dans un sous-sol à l’Institut de théorique et de physique expérimentale à Moscou dans le sud-ouest, a déclaré Sergueï Vlassov, porte-parole de la section moscovite de la ministère des situations d’urgence. Il dit pas blessés ont été signalés. 
Grise fumée s’élève au-dessus de l’Institut, qui est entouré d’un mur, et une odeur âcre rempli l’air. Environ 30 véhicules d’urgence, y compris les camions de pompiers et ambulances, se trouvait à l’intérieur et à l’extérieur de la porte principale, témoins dit. 
Sergueï Novikov, porte-parole d’Etat nucléaire Agence russe Rosatom, dit il n’y a aucune flammes nues, seulement fumées qui provient d’une zone de logement des câbles d’alimentation et ne peuvent porter atteinte à tous les matériaux nucléaires à l’Institut. 
« Ce cas ne pose aucune menace pour les matières fissiles, » dit Novikov, ajoutant que les pompiers étaient pompage mousse dans la zone touchée. Il dit réacteur à eau lourde recherche l’Institut n’est plus opérationnelle. 
Un officiel de Greenpeace Russie, a déclaré l’incident était potentiellement très dangereuse. 
« C’est extrêmement dangereux… cela ne devrait pas arrivé du tout, mais comme il le faisait, il montre il y a eu une panne majeure dans leurs opérations, » a déclaré Ivan Blokov, directeur de campagne de Greenpeace Russie. 
« Ce que nous avons ici est une grande quantité de droit de substance radioactive dans le centre de Moscou et même si une quantité mineure de fuites, il poserait un sérieux problème », dit-il. 
Les agences de presse russes a publié des rapports contradictoires. 
Interfax a cité une source de police comme disant fire brigades ont refusé l’accès à l’installation de « longtemps » avant d’être autorisé à po 
Vlasov dit qu’il ne pouvait pas confirmer le rapport, mais dit que le feu n’avait pas été éteint de 14:45 (GMT 1045). RIA état signalé plus tôt que l’incendie avait déjà été mis à. 
Sécurité dans les installations nucléaires de la Russie est un sujet de préoccupation depuis l’accident mortel de 1986 à la centrale nucléaire de Tchernobyl en Ukraine, puis une République soviétique. Les autorités soviétiques ne pas annoncer ce désastre pendant deux jours. 
Un incendie à bord d’un sous-marin nucléaire dans le port russe de Mourmansk du Nord en décembre a gravement endommagé le navire, mais les autorités dit niveaux de rayonnement reste normales. 
La Russie a subi plusieurs accidents qui, selon les observateurs étaient le résultat de la négligence et la corruption, les problèmes qui ont fait obstacle à la modernisation de l’infrastructure civile et militaire. 

L’Institut de Moscou est nommé d’après son fondateur, Abram Alikhanov, un des concepteurs de la bombe atomique soviétique et abrite le premier réacteur à eau lourde l’Union soviétique, conçue dans les années 1940 dans le cadre du programme de dictateur Josef Staline pour développer des armes nucléaires, selon son site web. 
Plusieurs appels téléphoniques à l’Institut est restée sans réponses. (Écrit par Alexei Anishchuk, supplémentaires par Mikhail Voskressensky et Steve Gutterman ; Montage par Tim Pearce)

Publié le Ecologique 

http://www.dailymail.co.uk/news/article-2098164/Explosion-Russian-power-station-sparks-conspiracy-theories-Moscow.html

Hollande « se contredit » sur le nucléaire

Plus le candidat PS François Hollande « précise son programme, plus il se contredit » sur le nucléaire, en confirmant son objectif de réduire la part du nucléaire de 75% à 50% mais en proposant, pour le moment, de ne fermer que le centrale de Fessenheim, a estimé aujourd’hui Greenpeace.

AFP 26/01/2012 « Plus il précise son programme, plus il se contredit et s’éloigne de sa position de départ. Le projet qu’il propose ne permet pas cette réduction », a affirmé Karine Gavand, chargée des questions politiques à Greenpeace. « Il y a une équation qui ne tient pas: il continue de s’engager de réduire de 25% la part du nucléaire dans la production d’électricité d’ici 2025, sauf que s’il s’engage à fermer une seule centrale pendant son mandat et à réouvrir le dossier en 2020-23, c’est impossible… », a-t-elle ajouté.

Dans son programme, dévoilé aujourd’hui, le candidat socialiste réitère son engagement de réduction « à l’horizon 2025 » et assure qu’il « fermera la centrale de Fessenheim et poursuivra l’achèvement du chantier de Flamanville (EPR) ». Dans un entretien au Dauphiné Libéré, il a précisé que la fermeture de la centrale de Fessenheim « sera(it) la seule dans mon quinquennat sauf si l’Autorité de sûreté nucléaire nous alerte sur un autre cas ». « Vers 2020-2023, des décisions devront être prises sur les centrales qui seront alors en fin de vie, la question se posera à ce moment-là », ajoute-t-il.

La fédération France Nature Environnement (FNE, 3.000 associations), pointe aussi des « divergences » avec le candidat du PS sur le nucléaire, notamment sur la question de l’EPR. « On n’a pas besoin de l’électricité que va produire l’EPR, on produit suffisamment. Tout ce qu’on va produire, c’est pour l’étranger », a fait valoir Benoît Hartmann, porte-parole de FNE tout en saluant, par ailleurs quelques « bonnes orientations » sur l’efficacité énergétique.

Silences coupables, jusque quand? Eva Joly lance la notion de «crimes écologistes» contre l’humanité

En détaillant samedi 18 décembre ses priorités pour 2012, Eva Joly, candidate d’Europe Ecologie-Les Verts (EELV) à la présidentielle,  a aussi lancé la notion de «crimes écologistes» contre l’humanité

L’eurodéputée a proposé «une section au sein de la Cour pénale internationale chargée de poursuivre et réprimer sévèrement les crimes écologistes».

La science dévoyée et le négationnisme: l’industrie de l’énergie nucléaire après Tchernobyl et Fukushima

« Deux décennies après l’accident de Tchernobyl, il n’existe aucune preuve d’un impact majeur de santé publique imputable à l’exposition aux rayonnements », a annoncé le New York Times, quelques jours après que les réacteurs de Fukushima ont commencé à se déstabiliser.

Pour le lobby nucléaire international, il faut passer sous silence les études en les dé crédibilisant:

– On nie les malades et les morts, 

– L’AIEA a le dernier mot sur les études de l’OMS

– On ne veut pas parler des rapports qui pourraient déranger comme celui de Greenpeace ou le livre de Yaboklov sur Tchernobyl… Voir la synthèse proposée par Jeep ci dessous  (Pdf):

Le livre de Yablokov a rencontré surtout le silence

On disqualifie les auteurs et les militants:

Quand les pro nucléaires ne se voilent pas sous un silence coupable, ils s’en prennent aux anti nucléaires  et  aux chercheurs qui questionnent les évènements et les responsables.

On les désigne comme atteints de « radiophobie »,

les activistes antinucléaires,  catastrophistes par nature seraient  des passionnés illuminés voire des  « hystériques » ou  » obsédés » par leur cause ce qui aggraverait les conséquences des situations.

 Trois physiciens et membres de l’Académie des Sciences, Sébastien Balibar, Yves Bréchet et Edouard Brézin. affirment que  » l’accident nucléaire n’a pas fait de morts ; les irradiations des populations locales et des techniciens (souvent comparées à celles des « liquidateurs » de Tchernobyl) ont en réalité toujours été sous contrôle ». « On n’a déploré, fort heureusement, aucun décès par irradiation. Les données disponibles sur les doses reçues par les intervenants et les populations avoisinantes permettent d’espérer que, même dans le long terme, le nombre de cancers induits par l’exposition aux radiations devrait rester très limité », expliquent les physiciens. Ce qui est faux si on en juge par les informations en provenance du Japon.

Au Japon, on  oppose aux personnes qui s’inquiètent une attitude d’optimisme » seule capable de vaincre les rayonnements. Voire la vidéo ci-dessous.

Pour preuve certaines personnes animateurs de TV ou autres en vue au Japon , vont jusqu’à boire en public une seau issue du retraitement pour prouver son inocuité, quitte à etre vraiment atteint de cancer quelques semaines plus tard.

La vérité est ailleurs:

Le lobby nucléaire veut sauver la face:

« Nous avons besoin d’annuler les histoires qui essaient de comparer cela (Fukushima) à Tchernobyl « , » sinon cela pourrait avoir des conséquences néfastes sur le marché.  » « cela a le potentiel de faire régresser l’industrie nucléaire globalement … Nous avons vraiment besoin de montrer la sûreté des installations nucléaires », « qu’elle n’est pas aussi mauvaise qu’il y paraît.  » Ces déclarations ont été faites dans quelques-uns de plus de 80 e-mails dont le Guardian a obtenu l’accès, qui n’étaient pas destinés à l’œil du public.

Les silences coupables appellent  justice 

Nous ne pouvons pas dire « on ne savait pas », comme au temps des camps de concentration nazis qui étaient ignorés par la majorité de la France occupée,

Nous savons, et ce savoir nous donne la possibilité et le devoir d’agir:

Interrogeons nos députés et sénateurs, obligeons les à se positionner au regard du péril nucléaire qui concerne dèja l’hémisphère Nord

Soutenons la démarche d’Eva Joly pour une section au sein de la Cour pénale internationale chargée de poursuivre et réprimer sévèrement les crimes écologistes

Soutenons l’initiative de Paul Ariès pour un Tribunal Russel du nucléaire: les élus, les responsables de cet holocauste du nucléaire civil doivent être jugés pour crime industriel contre l’humanité

Pour agir et mettre ces « responsables » hors d’état de nuire, signons la pétition:

Pour un tribunal Russell contre les crimes du nucléaire civil en 2012 !

En 1966, le Tribunal Russell-Sartre jugea les crimes de guerre contre l’humanité notamment commis par les Etats-Unis au Viêt-Nam. On y condamna aussi le nucléaire militaire.
En 2012, un nouveau Tribunal d’opinion doit juger les crimes du nucléaire civil.
Les Tchernobyl et les Fukushima passent mais le nucléaire ne trépasse pas.
Le gouvernement japonais lui-même ne cesse de se plaindre de l’opacité que pratique la société gestionnaire donc responsable de la catastrophe humaine et écologique.
Ce nouveau Tribunal Russell est indispensable pour que la vérité succède aux mensonges.
Ce nouveau Tribunal Russell est indispensable pour que la politique succède à la peur.
La parole doit revenir d’abord aux citoyens et à leurs élus et non aux experts mercenaires.
Nous ne pouvons pas rester sans agir dans l’attente d’une nouvelle catastrophe
(Etats-Unis 1979, URSS 1986, Japon 2011) alors que nous sommes le principal pays nucléocrate.
Nous entendons faire entendre notre voix d’ici 2012 et bien sûr au-delà.
Nous, citoyens, élus, intellectuels appelons donc l’ensemble de la population à signer cet appel le plus massivement possible et à le faire connaître par tous les moyens.

 Signez la pétition en cliquant sur ce lien

Paul Arièse Rene balme
Paul Ariès,
Directeur du Sarkophage
René Balme,
Maire de Grigny 69520 (PG)

http://www.tribunalrusselnucleaire.org/