France: l’image des irradiés qu’on nous cache

En une seule image, OWNI propose un état des lieux global des contaminations provoquées par les installations nucléaires françaises au cours des dix dernières années. La France, par tradition, dissimule ces données chiffrées. Derrière lesquelles tentent de vivre, ou survivre, les fantômes de la contamination. Sur OWNI, aujourd’hui, plusieurs articles sont consacrés à cette maladie honteuse, bien de chez nous. LE 27 AVRIL 2012 

Du point de vue de la santé mentale, la solution la plus satisfaisante pour l’avenir des utilisations pacifiques de l’énergie atomique serait de voir monter une nouvelle génération qui aurait appris à s’accommoder de l’ignorance et de l’incertitude…

Rapport de l’OMS de 1955, Cité par Jacques Ellul, in Le bluff technologique, p 294

“Légère irradiation d’un expérimentateur”“perte de protection biologique dans un local de travail”,“accident de niveau 1 sur une échelle qui en compte 7”. Si un profane survole les rapports de l’Autorité de sureté nucléaire (ASN), chargée du contrôle des installations nucléaires françaises,  il ne s’inquiètera pas des contaminations touchant les salariés du secteur.

RAS, nucléaire : rien à signaler, pour reprendre le titre du documentaire d’Alain de Halleux. À partir des avis d’incidents disponibles sur le site sous une forme particulièrement indigeste,OWNI a ré-exploité ces données pour visualiser, en une seule et même image, les contaminations produites par le nucléaire français. C’est l’image ci-dessous. Vous pouvez cliquer dessus puis zoomer à l’intérieur pour prendre connaissance des différents cas.

Derrière la froideur technocratique rassurante des rapports de l’ASN, la réalité est plus inquiétante. Certains chercheurs estiment que des conséquences aussi graves que l’amiante en terme de santé publique sont à prévoir. Le fichier Dosinat – mis en place en 1992 par EDF – répertorie pour chaque intervenant, qu’il soit sous-traitant ou non, les doses qu’il reçoit. Il est établi que les sous-traitants encaissent 80% des irradiations dans nos dix-neuf centrales. Pourtant, dans les informations des rapports, il est ainsi impossible de savoir systématiquement si des sous-traitants ont été touchés, encore moins le nom de leur entreprise.

On ignore aussi dans la plupart des cas le radioélément impliqué. Information pourtant importante puisque selon le radioélément, les effets seront plus ou moins forts et longs. De même, on ne sait pas systématiquement si l’accident a lieu pendant un arrêt de tranche ou une autre période de maintenance, durant lesquels le recours à la sous-traitance est très majoritaire : EDF sous-traite à plus de 80% sa maintenance, et les sous-traitants sont trois fois plus touchés par les accidents du travail.

Le thermomètre cassé

Il est admis qu’un être humain doit rester à 37° de température environ. Au-delà, il faut s’inquiéter. Mais admettons qu’un décret indique que la température normale soit désormais comprise entre 37 et 39°, par exemple quand sévit une épidémie de grippe. Une partie de la population cesse d’entrer dans la catégorie des gens atteints de fièvre.

C’est ce qui s’est passé avec le nucléaire, industrie où cette question du thermomètre est au cœur de la controverse scientifique. Les seuils ont en effet été abaissés avec les ans, modulant dans le sens d’un renforcement la notion de dangerosité. En France selon le Code du travail, il était de 50 mSv à partir de 1988, de  30 mSv jusqu’en 2003, puis de 20 mSv, la norme actuelle. À titre de comparaison, le reste de la population ne doit pas dépasser 1 mSv/an/personne dixit le Code de la santé publique.

Ce seuil, fixé sur la base des recherches du Commission internationale de protection radiologique (CIPR), est remis en cause par celles du Comité européen sur le risque de l’irradiation (CERI) depuis 2003. Leurs conclusions : il faut diviser par 4 le seuil actuel, soit 5 mSv. Et par conséquent, la dangerosité d’une partie des incidents de contamination relevée par l’ASN devrait être reconsidérée à la hausse. L’IRSN reconnaitra lui-même en 2005 que ces problèmes soulevés par le CERI “ont été largement négligés par la communauté scientifique.”

Enfin, les incidents en-dessous de 10 000 becquerels ne font pas l’objet d’un rapport de l’ASN. Or l’IRSN reconnaissait aussi que les recherches sur les effets des faibles doses avaient jusqu’à présent été basées sur un postulat faux :

Il a longtemps été postulé que l’incorporation de 100 becquerels en un jour revenait à incorporer 1 becquerel pendant 100 jours. Cela est tout à fait exact mais faux en biologie.

La traçabilité est donc perfectible, comme le souligne Annie Thébaud-Mony, sociologue et directrice de recherche honoraire à l’Institut national de la santé et de la recherche médicale (Inserm).

Une déclaration d’incident de travail (différente du rapport ASN) devrait être faite systématiquement puisqu’il s’agit d’un risque grave, afin d’avoir une trace de toutes les contaminations, y compris celles en-dessous du seuil. Selon la législation, les lésions peuvent être immédiates ou différées. Et ce n’est jamais fait.

Une procédure judiciaire a été engagée à l’initiative d’un inspecteur dans ce sens, mais sa demande a été déboutée en correctionnel.

Nous avons lancé une campagne notamment avec des syndicalistes délégués de CHSCT [Comité d’hygiène, de sécurité et des conditions de travail, NDLR] de différentes centrales pour inciter à faire la déclaration, et si l’entreprise refuse, l’employé a deux ans pour le faire. Il y a eu une circulaire de la direction du parc nucléaire pour dire qu’il n’y avait pas de raison de faire une déclaration, révélée parMediapart [payant]. Cela nous a servi de leçon, j’ai dit aux inspecteurs du travail qu’il fallait aller au-delà du droit du travail sur le pénal pour mise en danger d’autrui, on en est là.

Biaisé, le thermomètre l’est aussi par le peu de fiabilité des dosimètres. Les travailleurs doivent en porter deux, un dosimètre-film et, depuis la fin des années 90, un dosimètre électronique. Annie Thébaud-Mony estime qu’“il présente 20 à 40 % de marge d’erreurs. Et entre les deux dosimètres, il y a 20% de taux d’erreur.” Nous avons contacté EDF pour avoir des explications sur ce sujet, qui nous a “conseillé d’interroger les fournisseurs de dosimètres, notamment l’IRSN”. Ces derniers n’ont pas répondu.

Parfois, le dosimètre est jeté aux orties : un rapport datant de 2006 de l’inspecteur général d’EDF mentionne “une pratique préoccupante de salariés qui ne portent pas de dosimètre”. Une pratique préoccupante dont elle se défausse sur les entreprises sous-traitantes. Perversité de ce système des poupées russes.

Personne pour vérifier

Derrière chaque incident, la proposition de l’exploitant d’un classement sur l’échelle INES. ”Soit l’ASN est d’accord avec l’exploitant, soit il lui explique pourquoi. C’est un partenariat.” se défend l’ASN. Et bien souvent, le classement de l’exploitant est validé par l’autorité. Pour pouvoir juger des conséquences, l’ASN a donc en main une déclaration – de bonne foi – des exploitants, qui proposent un classement. Parfois, les équipes de l’ASN se déplacent pour vérification ou appréciation sur le terrain. Mais ”rarement dans le cas d’un niveau 0. S’il n’y a pas d’enjeu, on ne se déplace pas”, confie un des employés de l’autorité :

Ça dépend des informations que nous avons à partir de la déclaration. On les appelle et on voit selon ce que dit l’exploitant. Les investigations interviennent juste après la déclaration d’évènement. En fonction, on peut arrêter l’installation. La responsabilité première est celle de l’exploitant : on se base sur ce qui est dit et sur la nature de ce qui s’est passé. On peut aussi solliciter l’appui technique de l’IRSN [Institut de Radioprotection et de Sûreté Nucléaire, NDLR].

Le bras de fer entre les deux instances n’est que le reflet de ce que l’humain peut peser dans une échelle de classement : pas grand chose au vu du peu d’importance que revêtent les contaminations dans le classement INES.


Nous remercions vivement, dans l’ordre d’arrivée, Julien Kirch (au code), Cédric Suriré, doctorant en socio-anthropologie du risque et des vulnérabilités, Annie Thébaud-Mony et Marion Boucharlat (au graphisme), sans qui ce travail n’aurait jamais abouti.

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CANCÉROLOGIE : Peut-on savoir si un cancer est dû à la radioactivité?

CANCÉROLOGIE : Peut-on savoir si un cancer est dû à la radioactivité? | FUKUSHIMA INFORMATIONS | Scoop.it

Un cancer radio-induit est donc le plus souvent lié à une ou plusieurs mutations aboutissant à la perte de fonction d’un ou de plusieurs gènes. C’est un premier indice. Second indice : les radiations entraînent une instabilité génomique.

On connaît mal les mécanismes en cause, mais elle a été mise en évidence in vitro aussi bien au niveau des gènes que des chromosomes(3). Comment se traduit-elle ? On observe une mutagenèse très forte, vingt à trente générations cellulaires après l’irradiation, alors que jusque-là les cellules n’avaient apparemment conservé aucune séquelle. A l’échelle chromosomique, de nombreuses fusions télomériques* se produisent, générant des chromosomes instables à deux centromères* (dicentriques), qui vont subir une succession de cassures et de fusions (fig. 3).

Celles-ci entraînent à leur tour des délétions* en séries, qui peuvent alors démasquer des mutations récessives, induites ou non par l’irradiation. On ignore si cette instabilité génomique joue un rôle direct dans l’initiation des cancers humains. Mais on a détecté une instabilité télomérique dans les cellules de sujets prédisposés au cancer, et dans les cellules de cancers en début d’évolution…./….

Lire l’article complet sur le site de la Recherche

http://www.larecherche.fr/content/recherche/article?id=18327

 (Avec l’ avancée de la science  l’industrie nucléaire se prépare une belle suite de procès … ) 

Par M Servant, Scoop It Fukushima informations 1 avril 2012

Les Frying Dutchman, la détresse japonaise et la parade HumanError des 11 et 12 mars 2012

La catastrophe de Fukushima est due à des erreurs humaines.

Les 10 et 11 Mars 2012, les Frying Dutchman organisent une grande parade anti-nucléaire « humanERROR » du nom de leur album et morceau éponyme sorti en Aout 2011, relayée partout au Japon et dans le monde. Ils espèrent 1 million de personnes pour forcer l’attention des médias, Japonais et étrangers.

Depuis Mars 2011, les jeunes de ce groupe de rock sont scandalisés par la réaction du gouvernement Japonais à la catastrophe nucléaire de Fukushima. Bien que faisant suite aux dégâts d’un séisme et d’un tsunami, cette catastrophe est une calamité due à l’homme, à des erreurs humaines. Et le gouvernement Japonais continue de préserver davantage les puissances de l’argent et l’économie plutôt que la vie de son propre peuple et de ses enfants.

Vidéo originale sous-titrée en Anglais : http://www.youtube.com/watch?v=Q5p283KZGa8
Site web des Frying Dutchman : http://fryingdutchman.jp/
Traduction Française Kna, avec l’aide de Tokyobrowntabby et Les Veilleurs de Fukushima, Sous-titrage Kna.

Paroles:

Il y a bien longtemps, les êtres humains ont perdu leur vrai sens du temps, et de ce fait, leurs sens se sont amoindris et ils ont perdu les puissances créatrices dans d’autres dimensions qui seraient inimaginables aujourd’hui, comme la télépathie et des pouvoirs avancés de la pensée.

Depuis lors, des gens mauvais ont créé une fausse sensation du temps pour garder ces capacités étouffées. En utilisant la science de la destruction, ils ont construit des civilisations dépendantes de choses matérielles et créé la religion pour imposer leurs règles égoïstes à une population désorientée, tandis que derrière la scène, ils monopolisent l’énergie et bâtissent des économies basées sur l’argent, au prix de nos puissantes capacités naturelles. Pendant des milliers d’années, une perte de la mémoire génétique s’est produite. Après de nombreuses réincarnations, nous voici, ayant complètement oublié ces capacités. Nous souffrons tous d’amnésie collective ! 

Parler de science à quatre dimensions et de philosophie peut ennuyer les gens qui n’ont aucun intérêt pour l’imagination, donc laissez-moi dire les choses simplement :

Pendant longtemps, certaines personnes ont fait de l’argent en détruisant la nature et fabriquant de manière irresponsable des produits dangereux, tout en utilisant les médias pour tromper les masses et en infligeant des douleurs horribles et des souffrances à ceux qui sont en harmonie avec la nature. L’électricité alimentant nos vies ne fait pas exception – il est bâti sur la souffrance des autres. Mais scrutez tout au fond de la boîte de Pandore et vous verrez les technologies énergétiques avancées qui maîtrisent les énergies naturelles sans détruire la nature. Avec des technologies comme l’énergie solaire et autres énergies renouvelables, nous pouvons obtenir toute l’électricité dont nous avons besoin sans l’énergie nucléaire, à un prix avantageux également.

Nous pourrions fermer toutes les centrales nucléaires et facilement faire la différence en exploitant nos centrales hydroélectriques et thermiques à pleine capacité. Mais de puissants intérêts nous cachent ce fait.

Pourquoi ? A cause de l’argent ! L’argent ! Ces gens sont en phase de folie terminale ! 

Les compagnies d’électricité ont reçu jusqu’à un trillion de yens (environ 13 milliards de dollars US) de subventions du gouvernement pour construire une centrale nucléaire. Une fois l’emplacement choisi, les compagnies d’électricité arrosent d’argent la population locale. 
Ils emmènent les gars dans des bars à hôtesses et les personnes âgées à des séances aux sources chaudes.

Vin et dîner, vin et dîner ! Et ils leur mentent au sujet de la centrale nucléaire disant que ça sera bon pour l’économie locale. Ils ont en fait un manuel sur la façon d’utiliser l’argent pour diviser la communauté en partisans et adversaires.

Même les pêcheurs vendent leurs droits de pêche pour des sommes énormes.

Puis il y a un tir de barrage de relations publiques qui n’est rien d’autre que de la propagande, sur les mesures de sécurité et le secret des expériences dangereuses.

D’où vient l’argent pour tout cela ? De vos impôts ! C’est ainsi que le Japon a construit de manière agressive 59 centrales nucléaires, soit en exploitation, hors service, ou en prévision.

Cela signifie que nous vivons maintenant avec plus de 50 bombes à retardement attachées à nos corps. Si une seule explose, toute la zone autour d’elle devient inhabitable pour tous les êtres vivants, et la contamination se propage lentement partout. Ce n’est pas agréable à imaginer. Le Japon a construit ces réacteurs sous la bannière de l’utilisation pacifique de l’énergie nucléaire, mais la vraie raison est que le gouvernement veut des armes nucléaires. 

En ce moment, dans la ville de Kaminoseki dans la Préfecture de Yamaguchi, Chugoku Electric Power veut construire ce qui serait deux des plus grandes centrales nucléaires du Japon, construites en gagnant du terrain sur la magnifique côte de la Baie de Tanoura. Depuis 30 ans, la population de l’île voisine d’Iwai a combattu ces plans. Ils ont consacré leur vie à cette cause, et ils ont arrêté la construction.

Ces gens vivaient en harmonie avec la nature de leur île verdoyante depuis des générations. C’est un endroit stupéfiant, avec une histoire et une nature grandiose. Mais Chugoku Power veut ignorer tout cela et forcer la réalisation de leurs plans.

« Fukushima ? » disent-ils. « Nous n’avons rien à voir avec cela. » Jusqu’à récemment, ils ont travaillé sur cette centrale tous les jours.

Quelle bêtise ! Et maintenant d’autres entreprises qui ont fermé leurs centrales nucléaires après Fukushima veulent les redémarrer.  « Elles sont sûres », disent-ils. Que voulez-vous dire, par sûres ? Une fusion s’est-elle produite à l’intérieur de votre tête ? Ils sont en phase de folie terminale. A force de scander des « C’est sûr, c’est sûr” ils se sont eux-mêmes lavé le cerveau, comme les gens dans un culte religieux.

Quels idiots ! Mais nous avons été trompés par ces idiots, ce qui nous rend idiots, nous aussi. Nous sommes complètement pris dans leur piège ! 

Un grand nombre de personnes sur Twitter et Internet ergotent sur les déclarations des anti-nucléaires, mais ces types superficiels ne comprennent pas du tout la situation. C’est pathétique ! Ne dites pas que vous soutenez l’énergie nucléaire tant que vous ne connaissez pas l’histoire réelle – Hiroshima et Nagasaki, l’exposition aux radiations provenant du réacteur n °5 de Fukuryumaru, la campagne « d’utilisation pacifique » des Nations Unies à partir de 1953, qui était juste une couverture pour la course au développement nucléaire de la guerre froide entre les Etats-Unis et l’Union soviétique; les projets d’énergie nucléaire élaborés par l’Amérique et vendus au public par le journal Yomiuri et la station de télévision de Matsutaro Shoriki.

Voilà comment l’uranium est venu au Japon. Une fois que vous connaissez cette histoire, votre point de vue va changer ! Une fois que vous voyez l’impact négatif de la réaction en chaîne de l’énergie nucléaire à travers toute notre société, il va vous donner envie de vomir ! 
Si vous avez un cœur, en fait.

La télévision et les journaux sont des outils pour tromper le public, c’est un problème spécialement grave au Japon. Les informations à la TV sont d’une qualité absolument horrible. Ce n’est que maintenant qu’ils ont commencé à parler du plutonium – la substance la plus dangereuse au monde !

L’unité 3 de Fukushima est un réacteur pluthermal ! Du genre promu dans les publicités de Kansai Power mettant en vedette le coach de baseball Sen’ichi Hoshino. C’est un réacteur qui utilise du plutonium – c’est là que ça a explosé ! Mais le titre en première page du journal le lendemain, parlait juste de la « coupure de courant planifiée. » C’est de la pure propagande !

La vie de combien de gens vont-ils sacrifier pour couvrir leurs crimes ?  Ça suffit, salopards ! 

Le plutonium est de loin plus meurtrier que d’autres matières radioactives.

Si vous en respirez même une petite quantité, il attaque vos cellules et détruit vos gènes, ces cellules ne peuvent plus réparer les dommages. 
C’est cette substance qui a fui, mais pendant longtemps, ces salauds n’ont même jamais mentionné le plutonium. Ils ont juste continué de répéter « Il n’y a aucun risque immédiat pour la santé. Il n’y a aucun risque immédiat pour la santé. » Cette phrase devrait gagner le “Prix de la Phrase de l’Année”. C’est le crime organisé commis par un gang d’assassins. Plus de vies auraient été sauvées s’ils avaient divulgué plus d’informations, et pas seulement sur l’énergie nucléaire. Vous les auteurs des nouvelles télévisées n’êtes que les pom-pom girls aveugles de l’industrie nucléaire. N’avez-vous aucun respect pour la vie humaine, crétins stupides ?! Ordures !

Pour l’instant, ces menteurs, ces bâtards malhonnêtes ne pensent pas à la population japonaise. Ils essaient désespérément d’imaginer des excuses pour éviter de prendre la responsabilité de ce qu’ils ont fait. C’est leur boulot. Marrant, n’est-ce pas ? Ce sont des erreurs humaines !

N’importe qui peut voir clair à travers ces foutaises !

Le monde entier regarde. L’univers entier regarde !

Maintenant, le monde regarde pour voir comment les Japonais vont surmonter cette horreur – ce que les jeunes du Japon vont faire, comment les artistes et musiciens vont exprimer cette douleur dans leur art.

Le Japon est en crise, et le monde entier l’observe, ce n’est donc pas le moment de couper les cheveux en quatre. Il est temps de se réveiller ! L’énergie nucléaire est obsolète !

Le gouvernement Suédois a été honnête avec son peuple. « L’énergie nucléaire est vouée à l’échec », disent-ils. « Nous pouvons y renoncer, mais ça sera difficile au début. » Mais les gens continuent à dire non à l’énergie nucléaire, et maintenant le pays travaille pour s’en sortir sans elle !

Le Japon a déjà la technologie pour s’en tirer avec juste de l’énergie naturelle, mais ce fait est masqué par des mensonges et des propos alarmistes. A cause de l’argent ! Alors réveillez-vous ! Comment pouvez-vous être si passifs ? 

À l’usine de retraitement nucléaire de Rokkasho à Aomori, des déchets nucléaires ont fui d’une piscine de 3 000 tonnes. Il y avait trop de déchets liquides à enterrer, alors ils les ont déversés dans l’océan. Pouvez-vous croire cela ? Et ils cachent cela à tout le monde.

Il y a là tellement de matières nucléaires que si jamais l’usine avait explosé, oubliez le Japon – c’en serait fini du monde entier. Rien que sur le nucléaire, ils nous cachent tellement de choses …

Ces coupures de courant planifiées dernièrement étaient scandaleuses. Ils ont volontairement fait cela pour tromper les gens en leur faisant croire qu’ils ont besoin d’énergie nucléaire. Des gens sont morts à cause de ces coupures, mais à quoi ça sert ? Le Japon a tellement d’énergie électrique que de plus en plus de maisons et de bâtiments n’utilisent plus que l’énergie électrique.

Pensez-y, tout le monde. Le Japon a des sources chaudes, presque partout, donc il y a beaucoup d’eau chaude souterraine pour l’énergie géothermique ! Le Japon est une nation insulaire, et nous avons créé la technologie pour produire de l’énergie illimitée à partir des marées. Le Japon a aussi des lignes haute tension high-tech pour transporter l’énergie qui pourraient presque éliminer les pertes d’électricité – les lignes que nous utilisons aujourd’hui pour transmettre l’électricité provenant des centrales à vos maisons et édifices de bureaux causent beaucoup de pertes de puissance !

Nous autres Japonais avons une technologie impressionnante ! Si nous avions l’argent pour tout ça, alors nous pouvons absolument atteindre l’objectif d’utiliser seulement de l’énergie naturelle. Alors pourquoi ne le faisons-nous pas ? A cause des armes nucléaires et de l’argent ! Sale argent damné ! Et l’argent qui cause une frénésie de consommation ! Les compagnies Japonaises d’électricité sont des monopoles, donc elles sont illégales ! Pourquoi payez-vous tous des impôts ? C’est une question d’argent, d’argent, d’argent ! Bien sûr, l’argent est important, mais il y a des choses plus importantes que l’argent ! 

Vous pouvez acheter une maison, mais vous ne pouvez pas acheter un foyer..

L’argent vous achète une montre, mais il ne peut pas vous acheter le temps.

Vous pouvez acheter un livre, mais vous ne pouvez pas acheter la connaissance. Vous pouvez acheter un lit, mais vous ne pouvez pas acheter le sommeil. L’argent paie le médecin, mais il ne peut pas guérir la maladie.

Acheter de l’électricité détruit la nature. 

Beaucoup de gens se sentent frustrés parce qu’ils veulent aider, mais tout ce qui leur vient à l’esprit est d’envoyer un don. Donner de l’argent est une bonne chose, mais combien de gens pensent à la manière dont cet argent est dépensé ou qui en bénéficie ? Beaucoup de gens envoient des dons par culpabilité, mais ils ne s’intéressent pas vraiment. 

Une chose que nous pouvons faire est de démocratiser l’énergie électrique. À Kyoto, où que vous creusiez un trou vous trouvez une source chaude, donc la ville pourrait créer un réseau électrique où chaque communauté a sa propre source chaude pour produire de l’électricité. Est-ce que ça ne serait pas génial ? La géothermie a ses inconvénients, mais les collectivités peuvent décider de ce que serait un juste équilibre. 
Kyoto a aussi des barrages, donc un temps nuageux n’est pas un problème, et les barrages peuvent transformer la pluie en davantage d’énergie hydroélectrique. Avec tout cela, Kyoto pourrait générer l’énergie électrique dont elle a besoin sans nuire à la nature.. C’est cela la démocratie électrique. 

Bien sûr, un tel projet aura besoin de capitaux, ainsi que de discussions approfondies et de transparence, afin que chacun puisse voir comment les dons, les subventions et les impôts sont utilisés. En travaillant ensemble, nous pouvons le faire ! Les gens voudraient faire un don si c’était pour une bonne cause et s’il y avait de la transparence.

Les arnaques aux dons existent. Vous ne pouvez pas faire confiance à une société juste parce qu’elle est importante. En fait, les grandes entreprises sont les meilleures pour les escroqueries. Je déteste dire ça, mais il y a une quantité lamentable de malhonnêteté aujourd’hui au Japon. 

L’énergie nucléaire a alimenté nos vies quotidiennes, et en ignorant la situation, nous avons laissé cela se produire. Alors que nous nous amusions, les ingénieurs ont conçu des centrales nucléaires. Ils connaissaient les dangers mieux que personne, et ils ont été bien payés, alors peut-être qu’ils ont fait le meilleur travail possible. Peut-être que je devrais me sentir reconnaissant envers l’énergie nucléaire, mais je ne peux pas – pas avec tous les mensonges qu’on nous raconte. Des personnes irresponsables nous ont laissé des déchets contaminés qui vont affliger le pays pour qui sait combien de générations.

Les compagnies d’électricité, l’Agence de Sécurité Nucléaire et Industrielle, les bureaucrates, les politiciens, banquiers, dirigeants d’entreprises, les médias de masse, et les scientifiques du gouvernement courent tous après l’argent comme des personnages dans une comédie. Mais c’est trop pénible à regarder encore !

Si nous poursuivons la vérité et gardons ces criminels à l’œil, si nous ouvrons les yeux sur la réalité pour voir comment les choses doivent changer, nous allons être capables d’avoir des regards créatifs et d’apporter des idées concrètes. Nous allons également voir comment tout ce que nous avons perdu depuis des milliers d’années peut être retrouvé, même si cela prend des milliers d’années.

Mais quoi qu’il arrive, nous n’avons plus besoin d’énergie nucléaire. 

Rester apathiques et crédules ne fera que nous conduire à la destruction !

Ce n’est pas le problème de ne pas avoir assez de puissance électrique, parce que vous pouvez vivre sans électricité, mais vous ne pouvez pas vivre sans la nature. Des dommages irréversibles ont déjà été réalisés. Je ne parle pas de se sentir désolé pour les animaux et les plantes lésées par nos manières égoïstes, car vous savez pour qui nous devrions vraiment être désolés ?

Les enfants ! Ils sont notre avenir ! Si nous ne les protégeons pas, qui diable le fera ?

Cinquante, cent, ou deux cents ans à partir de maintenant, les gens pourront regarder en arrière à notre époque et dire: « C’était une bande de Hitlers ! Une bande de maniaques génocidaires ! » Si nous voyons la vérité derrière les mensonges, nous pouvons changer le monde du jour au lendemain sans violence ! 

Peu importe combien de détours nous prenons, ou combien de fois nous renaissons, l’objectif reste le même : l’amour ! l’amour ! 
Ce n’est pas seulement un mot banal, et ne soyez pas gêné de le dire : « Amour! » 
L’amour est ce dont nous avons besoin ! 
Criez-le : « AMOUR ! » 
Criez-le : « AMOUR ! » 

Criez-le : « AMOUR ! » 
Criez-le : « AMOUR ! », SALAUDS ! 
Maintenant, laissez les salauds vous entendre ! 
« SALOPARDS ! » 
« SALOPARDS ! » 
« SALOPARDS ! » 
« SALOPARDS ! » 
« SALOPARDS ! » 
« SALOPARDS ! » 
Très bien, maintenant levez-vous et faite entendre votre voix ! 

PLUS JAMAIS D’ENERGIE NUCLÉAIRE ! 
PLUS JAMAIS D’ENERGIE NUCLÉAIRE ! 
PLUS JAMAIS D’ENERGIE NUCLÉAIRE ! 
FERMEZ TOUTES LES CENTRALES NUCLÉAIRES ! 

Éliminez l’énergie nucléaire maintenant !

AIPRI Les poussières de Fukushima

Chers savants atomistes, chers politiciens négationnistes les innombrables poussières fines que vous avez incorporé depuis Fukushima vous souhaitent une bonne année 2012… et à nous aussi…

AIPRI Les poussières de Fukushima | FUKUSHIMA INFORMATIONS | Scoop.it

Photo microparticule radioactive (publiée par Gen4) 

Autrement dit quelle dose d’irradiation effective, d’après les chiffres de l’AIEA même, fait suite à l’incorporation d’un seul et unique minuscule fragment radioactif comprenant non pas un seul mais bien l’ensemble des radioéléments présents dans ce carburant ?

Pour répondre à cette question nous supposerons avoir affaire à une masse infime de 1E-12 gramme (1 picogramme) de carburant atomique consommé à 35 GwD/t (36,08 kg fissionnés par tonne) ayant décru pendant 15 ans. Une si faite minuscule particule présente une activité radiologique de 0,0125 Becquerel à savoir d’une désintégration chaque 1,3 minute et en une année délivre ainsi 3,93E5 Bq, 21,58% desquels sont le fait d’émissions alpha. Cette particule contient en outre 2,51 milliards d’atomes radioactifs d’environ 75 radioéléments différents (dont 34 actifs sur un an) et a un diamètre inhalable d’environ 1,03 micron. (Uraniums et transuraniums -plutonium, américium, curium, cobalt, etc.- représentent 95,79% de la masse, 8,83% du volume et 44,54% du diamètre de cette particule.)

Compte tenu de l’ensemble des éléments de fission et d’activation qui la composent et du coefficient officiel de dose MINIMAL par inhalation de chacun, cette particule délivre une dose globale de 6,48E-6 milliSievert par seconde et puisque en une année produit 393000 Bq conduit à l’absorption de la bagatelle de 204,46 milliSievert/an. Une seule particule de ce carburant immmobilisée dans l’organisme correspond donc à 200 fois la dose d’irradiation maximale annuelle admissible.

Chers savants atomistes, chers politiciens négationnistes les innombrables poussières fines que vous avez incorporé depuis Fukushima vous souhaitent une bonne année 2012… et à nous aussi…

http://aipri.blogspot.com/

Japon: Enquête citoyenne sur la génération qui vient

La semaine dernière, une amie sage-femme, travaillant au centre pour jeunes enfants où je vais souvent avec notre fille, m’a confirmé dans mes inquiétudes. Ses collègues sages-femmes de Fukushima lui ont affirmé qu’un nombre anormalement important d’IVG thérapeutiques ont été pratiquées depuis cet été. Par Laurent Mabesoone le mercredi 4 janvier 2012, Japon

Il s’agit d’interruptions médicales de grossesses, à la suite d’un test amniotique ayant révélé des anomalies génétiques, souvent une trisomie. Elle m’a parlé aussi de graves maladies cardiaques détectées à l’échographie.

Or, nous arrivons en ce moment à la période critique pour les naissances. Demain, cela fera déjà 300 jours, tout juste, que la catastrophe a été initiée, le vendredi 11 mars dernier. C’est donc en ce moment précis, de la mi-décembre à la mi-janvier, que vont naître les bébés conçus entre la mi-mars à la mi-avril, période durant laquelle les pires rejets radioactifs dans l’air ont eu lieu depuis la centrale de Fukushima Daiichi.

Pour les femmes, le problème est qu’elles disposent de leur « stock » d’ovules depuis qu’elles ont atteint l’âge fécond et, par conséquent, qu’une irradiation peut atteindre tout ce « stock » dans le même temps avec les risques de mutations génétiques que l’on connait. Pour les hommes, en revanche, la fabrication permanente de spermatozoïdes fait que la période la plus « risquée » est celle qui suit immédiatement une forte irradiation. Et la conjugaison des deux risques aboutit maintenant, après des conceptions début avril, à des naissances en ce début d’année 2012.

Mais nous allons devoir faire face à un autre type de problème. Le gouvernement, en effet, a placé le Pr Shun ichi YAMASHITA – célèbre « négationniste des effets des irradiations » – à la tête du CHU de Fukushima et nous pouvons être sûrs que, sous son contrôle, aucune statistique obstétrique négative ne sortira de ce Centre Hospitalier. Pour l’instant, la seule étude épidémiologique dont nous disposons sur la catastrophe de Fukushima, c’est l’article de deux chercheurs américains, Mangano et Sherman [1] .

Malheureusement, cet article traite uniquement des effets sur la santé publique aux États-Unis et se limite aux 14 premières semaines, avec tout de même, une conclusion alarmante : une augmentation de la mortalité – notamment des nouveaux nés – de 14 000 décès ! Que trouverions-nous alors si nous enquêtions dans les services d’obstétrique de ce Pr Shun ichi YAMASHITA !?

En Biélorussie, exactement 9 mois après la catastrophe de Tchernobyl, le taux de trisomie 21 chez les nouveaux nés est passé de 9,84 à 26. Et encore, il est attesté (malheureusement sans chiffres précis) qu’un nombre très important d’IVG thérapeutiques avaient été pratiquées en prévention [2]  ! Après ce quasi triplement du taux, il semble que l’augmentation des trisomies à la naissance fut un peu moins importante sans doute lié au renouvellement des spermatozoïdes chez le hommes. Désormais, nous sommes exposés à d’autres risques, à plus long terme cette fois, par une alimentation faiblement contaminée mais récurrente, insidieuse… piégeuse.

Le célèbre journaliste indépendant Kouta KINOSHITA suit depuis le début de cet hiver l’arrivée de cette « phase critique pour les nouveaux-nés ». Il souhaite vivement bénéficier d’informations et de libres témoignages. Son adresse électronique est la suivante :nagaikenji20070927@yahoo.co.jp

Ses blogs :

Le problème des nouveaux-nés de l’après 9-10 mois peut constituer la première preuve médicale (épidémiologique) fiable, afin de montrer l’ampleur des dégâts causés par la catastrophe. Il nous faut un maximum d’informations, dès maintenant, afin de mettre les responsables en face du problème de santé publique qui s’annonce. Enfin, si nous découvrons un état de santé anormal pour les nouveaux-nés de cet hiver 2011-2012, une vraie mobilisation populaire suivra inévitablement, pour l’arrêt définitif du nucléaire au Japon.