Ligne THT : les élus d’EELV sous les pylônes

Le secrétaire national d’Europe Ecologie Les Verts (EELV), Pascal Durand, et plusieurs élus du parti écologistes ont rencontré cet après-midi, dans la Manche, des militants anti-THT et des riverains concernés par la future ligne à très haute tension. Ouest France lundi 01 octobre 2012

Pascal Durand, secrétaire national d’EELV, Hélène Lipietz, sénatrice de Seine-et-Marne et Isabelle Attard, député du Calvados évoquent la ligne THT sous ses pylônes.

Pascal Durand, secrétaire national d’EELV, Hélène Lipietz, sénatrice de Seine-et-Marne et Isabelle Attard, député du Calvados évoquent la ligne THT sous ses pylônes.

Les écologistes ont apporté leur soutien aux opposants et réaffirmé leur opposition au projet porté par RTE, filiale d’EDF. Lors d’une conférence de presse organisée sous des pylônes, près de Saint-Germain-sur-Sèves, les militants d’EELV ont assuré « comprendre leur combat ».

« L’État doit entendre ce que les citoyens ont à dire », a expliqué Pascal Durand, le successeur de Cécile Duflot à la tête du parti. « Cela donne l’impression d’un immense gâchis », a jugé Hélène Lipietz, sénatrice de Seine-et-Marne également venue sur place.

Hélène Lipietz s’apprête justement à déposer, avec le groupe parlementaire EELV au Sénat, une proposition de loi visant à instaurer systématiquement l’indépendance des experts mandatés pour réaliser des études sur des sujets majeurs. Une telle étude a toujours été refusée concernant la ligne THT Cotentin-Maine.

Isabelle Attard, député du Calvados, a de son côté appelé à ne pas« commettre à nouveau cette erreur », en évoquant le manque de concertation et l’achèvement prochain de la ligne THT Cotentin-Maine. Elle entend s’appuyer sur son mandat de parlementaire pour faire bouger les lignes. « Il n’est peut-être pas trop tard pour faire comprendre aux gens l’inutilité de l’EPR », avance Isabelle Attard.

THT: RTE (EDF) condamné à arrêter des travaux chez un plaignant.RTE ferait appel

La société RTE, filiale d’EDF, a été condamnée jeudi en référé à Coutances (Manche) à cesser, sur la parcelle d’un agriculteur placé en garde à vue en juillet, les travaux de construction de la ligne à très haute tension (THT) liée au réacteur EPR en chantier à Flamanville (Manche). AFP 13 sept 2012 

RTE a commis une voie de fait en n’ayant pas obtenu un arrêté préfectoral d’occupation temporaire de la propriété et en entrant sur la propriété sans avoir obtenu l’accord préalable des propriétaires et à défaut l’autorisation d’un juge », a dit à l’AFP Eric Minnegheer, juge des référés à Coutances.

Le juge était saisi par les propriétaires des terres, Sylvie Hubert et Yves Larsonneur. Ce dernier avait passé une dizaine d’heures en garde à vue le 31 juillet pour avoir « bloqué physiquement un chantier déclaré d’utilité publique », selon la préfecture de la Manche.

M. Larsonneur dit qu’il était simplement en train de travailler sur son tracteur dans son champ lorsqu’il a été arrêté le 31 juillet. Il a dénoncé les conditions de cette interpellation, affirmant que son fils de 17 ans avait été comme lui plaqué au sol et s’était vu prescrire en conséquence 10 jours d’interdiction temporaire de travailler (ITT).

M. Minnegheer, qui est aussi président du tribunal de grande instance de Coutances, a ordonné à RTE de quitter les lieux et d’arrêter les travaux sur cette exploitation située à Montabot (Manche), sous peine d’une astreinte de 5.000 euros par jour de retard.

RTE a fini de construire deux pylônes sur cette exploitation mais doit encore installer les câbles.

Le juge a en outre ordonné une « expertise pour faire évaluer » d’ici quatre mois « les conséquences dommageables » de cette voie de fait.

Dans une décision distincte, M. Minnegheer a fait droit à la demande d’expertise de Mme Hubert qui « se plaint d’avoir été renversée » mi-août par une grue conduite par un employé d’un sous-traitant de RTE. Mais il a rejeté la demande d’indemnisation par RTE, qui n’est pas l’employeur direct.

Mme Hubert, qui a par ailleurs déposé une plainte au pénal pour ces faits, dit avoir écopé de 21 jours d’ITT.

« On a vu qu’ils avaient des difficultés avec une grue qui s’est renversée. On est allé voir, ça nous a fait rire. Lui n’arrivait pas à redémarrer une autre grue. Quand il y est arrivé, il m’a foncé dessus », avait raconté la compagne de M. Larsonneur à l’AFP.

L’avocat du couple, Me Gervais Marie-Doutressoulle, interrogé par l’AFP, a salué une « victoire totale ». « Après l’humiliation faite par RTE à M. Larsonneur, d’une certaine façon c’est M. Larsonneur qui humilie RTE qui doit dégager le terrain », a-t-il dit.

Cette décision « protège » potentiellement tous les propriétaires concernés par cette THT qui n’ont pas passé d’accord à l’amiable avec RTE, a-t-il ajouté. Selon lui, RTE ne dispose nulle part de l’arrêté préfectoral d’occupation provisoire.

En janvier, RTE avait indiqué que 15% des propriétaires concernés par les pylônes ou les surplombs n’avaient pas signé un accord à l’amiable.

L’avocat de RTE attendait à la mi-journée le feu vert de sa cliente pour communiquer.

La THT dite Cotentin-Maine, qui doit sur 163 km acheminer l’électricité du futur réacteur EPR de Flamanville, doit entrer en service en 2013. Elle est vivement contestée car des soupçons pèsent sur les répercussions des THT sur la santé.

« RTE doit changer de méthode » ( info tendance Ouest ) 

RTE va faire appel du jugement a fait savoir, en fin d’après midi, l’avocat de la filiale d’EDF et va réclamer au préfet les arrêtés jugés nécessaires par le juge du tribunal de Coutances et « si le préfet va vite », ce jugement n’entraînera « aucun retard  sur les travaux ».

La décision du tribunal « protège » potentiellement tous les propriétaires concernés par cette THT qui n’ont pas passés d’accord à l’amiable avec  RTE selon Maître Gervais Marie-Doutressoulle l’avocat des agriculteurs manchois a écouter ci dessous.

De son côté,  François Dufour, vice-président du Conseil régional de Basse-Normandie affirme que « RTE doit changer de méthode. Vu que le chantier de l’EPR est suspendu, il n’y a absolument aucune urgence à construire la ligne. Il est donc temps de stopper ce chantier pour au moins mener à bien la concertation et la conduite d’une étude épidémiologique qui serait seule à même de prouver l’innocuité de cette ligne Très Haute Tension. »

THT : ligne coupée, « une opportunité » ….. pour qui? et pour quoi faire?

L’installation de la ligne Très haute tension (THT) Maine-Cotentin a nécessité de couper la ligne THT Paris-Normandie depuis le 3 août sur un petit secteur. Depuis, plusieurs agriculteurs constatent que le comportement et la santé de leur bétail s’améliorent. Mardi, trois d’entre eux ont reçu la préfecture et RTE pour établir un état des lieux.Ouest France 22 août 2012

Vers une solution apaisée?: alors que le Tribunal de Coutances envoie un étudiant dans les geôles de la République pour avoir manifesté contre la THT en construction , les Autorités consentent enfin à un état des lieux ( mais pas encore à l’étude épidémiologique réclamée par élus et citoyens)  sur des fermes touchées par la première ligne qui relie Flamanville à Paris.

Est ce une trève dans la guerre de tranchée contre les anti THT pour mieux l’imposer demain ou un espoir pour une solution apaisée? 

« Il s’agit de résoudre les problèmes rencontrés sur cette ligne mais aussi de prévenir de nouveaux soucis sur la ligne en construction », précise Rémi Bailhache, président de la chambre d’agriculture de la Manche.

S’il y a un doute sur cette THT, pourquoi continuer à employer le rouleau compresseur contre les opposants à la THT Cotentin Maine?

Pourquoi envoie-t-on les gendarmes ferrailler avec les anti THT pour réprimer l’expression de la démocratie et au final pour garnir les tribunaux et les prisons de « malfaiteurs d’occasion ».

Comme le gouvernement socialiste est aux abonnés absents, Jeudi ira à Laval ce midi soutenir le jeune prévenu qui a été blessé et « choppé » à l’occasion d’un pique nique par  les gendarmes en juin en Mayenne.

 

La « ligne coupée » serait donc celle en bleu au dessus de St Lo

THT: le désarroi des éleveurs sous une ligne à très haute tension

Dans leurs fermes bas-normandes, des éleveurs recensent, écoeurés, les maladies de leurs animaux qu’ils pensent liées au voisinage d’une ligne à très haute tension, et multiplient les actions en justice alors qu’une nouvelle THT est en construction dans leur région. Le Point avec   – Publié le 10/08/2012 

Dans leurs fermes bas-normandes, des éleveurs recensent, écoeurés, les maladies de leurs animaux qu'ils pensent liées au voisinage d'une ligne à très haute tension, et multiplient les actions en justice alors qu'une nouvelle THT est en construction dans leur région.Depuis quelques jours, Kévin Gazengel verse à ses 60 vaches laitières un traitement à base de plantes. « On nous a conseillé ça pour éviter les mammites. »

Ces inflammations des mamelles sont le cauchemar de Kévin, 31 ans, et de son associé Dominique Vauprès, 50 ans, exploitants à Montgothier (Manche), à 300 mètres d’un pylône THT.

Ils en sont convaincus: les 400.000 volts de la ligne, en provenance de la centrale nucléaire de Flamanville, bouleversent le métabolisme des vaches.

Ils ont dû traiter 90 mammites depuis janvier, et à chaque fois jeter le lait de l’animal malade pendant une semaine.

La filiale d’EDF qui gère les lignes, RTE, a indemnisé les pertes d’exploitation des années 2007 et 2008, dans le cadre d’un protocole signé avec l’agriculteur.

En vertu de ce type d’accord, RTE prend en charge certains frais moyennant une clause de confidentialité. Mais réfute tout risque pour les animaux si les exploitations agricoles sont aux normes.

En juin dernier, le juge des référés a débouté M. Vauprès de sa demande d’indemnisation complémentaire. Sans surprise: en 2011, la Cour de cassation avait confirmé un arrêt de la cour d’appel de Limoges cassant la seule décision de justice donnant raison à un agriculteur contre RTE dans un dossier similaire, rendue à Tulle en 2009.

« Une souffrance inacceptable »

« Ils (RTE) ont peur que ça fasse jurisprudence et essaient d’étouffer tout ça », pense l’agriculteur. Avec son avocat, Me Gervais Marie-Doutressoulle, il prépare de nouveaux recours.

« On n’a pas à faire les frais de la raison d’Etat », renchérit Thierry Charuel, 48 ans, éleveur à 3 km de là, au ras d’un pylône. Un recours est également en préparation pour son cas.

Au total, Me Doutressoulle travaille sur quatre actions en justice d’agriculteurs bas-normands installés près d’une THT.

« On ne sait pas combien de temps on va tenir financièrement et moralement », disent d’une seule voix Dominique Vauprès et Thierry Charuel.

Les éleveurs évoquent le cas d’un autre exploitant, dans la Manche également, toujours soumis pour sa part à une clause de confidentialité avec RTE, chez qui « les vaches s’évanouissent à cause de la ligne ».

Une « souffrance physique inacceptable dans une société moderne », estime Pascal Férey, président de la Fédération régionale des syndicats d’exploitants agricoles (FRSEA) de Basse-Normandie.

Le syndicat majoritaire se garde bien d’évoquer les éventuelles conséquences sur la santé des champs magnétiques des THT (classés « cancérogène possible » pour l’homme par l’Organisation mondiale de la santé) et négocie avec RTE pour fournir aux éleveurs une assistance financière et technique.

La Confédération paysanne a choisi une autre voie: elle participe activement aux actions menées contre la ligne THT en construction Cotentin-Maine, qui doit acheminer l’électricité du futur réacteur nucléaire EPR.

A une trentaine de kilomètres de Montgothier, au Chefresne, les derniers pylônes sortent justement de terre.

« C’est simple, si on se rend compte que les vaches ont des problèmes, on plantera des céréales, on n’a pas envie de vivre ça », tranche Yves Larsonneur, également en conflit avec RTE, qui devra cohabiter avec deux pylônes.

EPR-THT-Justice: les opposants face aux puissants, la machine à réprimer se met en place.

Demain 6 août 2012,Tribunal de Grande Instance de Coutances,  à partir de 13h. Rassemblement de solidarité avec l’interpellé du 24 juin à Montabot, arrêté lors du WE de résistance aux lignes THT. (info du samedi 4 août 2012)

 « Participation à un attroupement armé, non dispersion, violences » sont les faits pour lesquels est poursuivi un militant antinucléaire ayant participé au WE de résistance qui s’est déroulé au Chefresne du 22 au 24 juin 2012.

Ce qu’on lui reproche : une entorse au doigt d’un gendarme et des contusions à la main d’un autre, alors qu’il ne correspond pas à la description de la personne mise en cause par ces gendarmes.

Ce qui est reproché au militant est bien de participer à une lutte antinucléaire légitime contre les lignes THT. Une lutte que RTE, filiale du producteur d’énergie nucléaire EDF, ne peut accepter quitte à enfreindre la loi sous prétexte d’une signature ministérielle au bas d’un arrêté.

Trois tribunaux de l’Ouest ont dèjà un agenda bien rempli avec la répression des antinucléaires:

Après Michel Houssin, paysan travailleur, un autre  accusé  sera jugé demain

6 août 2012 : 14h, tribunal de Coutances
procès de l’interpellé du 24 juin à Montabot.

21 août : Tribunal de Coutances, verdict du procès du 19 juin pour Michel Houssin.

23 août : 14h, tribunal de Laval
Procès du militant blessé puis interpellé le 2 juin à Saint Pierre des Landes.

23 novembre : 9h, tribunal de Laval
procès du militant arrêté le 10 juillet pour des faits remontant au 4 juillet.

9 octobre : Procès à Cherbourg de 3 personnes
suite aux actions menées près de Valognes le 23 novembre 2011.

La machine à réprimer se met en place:

  • la fabrication du délit pour les opposants
  • la protection et l’impunité pour les puissants et les lobbies

Elle va avec la terreur qui s’installe dans le département de la Manche contre tout ce qui ressemble à une opposition anti- nucléaire ou à une contestation des pratiques anti démocratiques de l’Etat…

Si le pouvoir socialiste le voulait, il pourrait   accéder aux demandes de médiation, et enrayer ainsi le processus délétère de provocation-violence-sanction mis en place sous Sarkozy. Mais je crois que Jeudi rêve en ce moment….

Voir: Marche pacifique anti-THT et affrontements au Chefresne: l’urgence d’une médiation 

 PS:

1- D’où quelle vienne la violence volontaire est à proscrire. L’opposition  non violente est une démarche exigeante, voir à ce sujet:

Non violence: Que lire cet été? avec Stéphane Hessel auteur d’ “Engagez-vous!”

2- Les Autorités passent sous silence les violences subies par les manifestant lors de la Bataille de Montabot du 24 juin où on a dénombré 25 blessés du coté des manifestants.

https://leblogdejeudi.wordpress.com/2012/08/05/retour-sur-le-week-end-de-resistance-a-la-ligne-tht-par-quelques-un-es-du-groupe-medical/

Y aura t il un seul parlementaire PS à s’exprimer publiquement contre de tels agissements policiers??? C’est à désespérer de la gauche …

EPR-THT : Au pays du nucléaire, où est le “changement “?


Contacts de soutien  :

mail : antirep-THT@riseup.net

tel : 07 53 36 62 48

La solidarité financière est aussi de mise pour pouvoir faire face à la répression de la lutte anti-THT. Merci d’envoyer vos dons à l’Association pour la solidarité et l’aide juridique (chèque à l’ordre de APSAJ, mention THT au dos), 6 cours des alliés, 35000 RENNES.

Nouveaux recours contre la future ligne à très haute tension THT

Trois communes de la Manche ont saisi le tribunal administratif de Caen pour contester le permis de construire de la ligne à très haute tension (THT), en lien avec le réacteur nucléaire EPR en construction à Flamanville, a-t-on appris vendredi auprès de la juridiction. Sciences et Avenir le 27-01-2012

« Les recours des communes Buais, Chèvreville, Le Chefresne, ont été déposés mardi et celui de Heussé devrait l’être dans les jours qui viennent », a indiqué leur avocat Me Gervais Doutressoulle lors d’une conférence de presse à Saint-Lô.

Et « cinq communes ont dit publiquement qu’elles ne souscriraient pas au plan d’accompagnement du projet (PAP), l’enveloppe de 20 millions d’euros prévue pour les collectivités qui acceptent la THT », sur 64 communes éligibles sur 163 km de ligne, a ajouté Jean-Claude Bossard, maire du Chefresne et coordinateur du collectif d’élus opposés à la THT.

La cinquième commune, Boisyvon, ne peut déposer de recours contre le permis de construire qui date du 24 novembre 2011 car elle n’aura pas de pylône et sera juste surplombée par la THT, a précisé son maire.

Selon M. Bossard, les communes percevront 4.000 euros de taxe professionnelle annuelle par pylône.

En 2008, 38 maires avaient pris des arrêtés municipaux s’opposant à la THT, annulés par les tribunaux administratifs à chaque fois que l’Etat les a saisis.

Les maires entendent faire reconnaître leur droit, selon eux, à s’opposer à la THT en vertu du principe de précaution car certaines études scientifiques laissent penser que ses champs magnétiques pourraient provoquer des cancers lorsque l’on y est exposé quotidiennement. Mais il y a controverse.

« Les juges nous ont rétorqué par le passé qu’il n’y avait pas de danger imminent. Or là les travaux ont démarré », a souligné Gilbert Daniel, maire de Chèvreville, où selon lui 62% des 200 habitants et une école maternelle seront à moins de 350 mètres de la ligne.

« Les champs magnétiques émis par les THT ne sont pas des problèmes de santé publique », a martelé Philippe Rémy le directeur de projet de RTE, la filiale d’EDF chargée de la construction de la ligne, lors d’un point presse organisé en parallèle à la préfecture à Saint-Lô.

Le préfet a souligné qu’un accord à l’amiable avait été trouvé avec les propriétaires des terrains pour 230 des 250 futurs pylônes de Basse-Normandie.

La THT fait parallèlement l’objet de six recours devant le Conseil d’Etat, dont un déposé par l’ancien ministre UMP Pierre Méhaignerie.