Nantes: les anti-aéroport s’installent en centre-ville

1 500 opposants à l’aéroport de Notre-Dame-des-Landes ont défilé dans les rues de Nantes, samedi matin. Ouest France .fr 20 octobre 2012

À 13 h ce samedi, les anti-aéroport terminent leur manifestation à travers les rues de Nantes. Partis du Pont-Morand, près de la préfecture, le cortège a descendu la rue de Strasbourg. Les accès au secteur de la mairie étaient bouclés par des forces de police et de gendarmerie.

Photo AFP

Les 1 500 manifestants, précédés par sept tracteurs de la Confédération paysanne, sous la surveillance de nombreux policiers en civil, ont prévu de s’installer square Daviais. C’est là que s’était déroulée, au printemps une grève de la faim.

« En colère »

La semaine dernière, à la demande du groupe Vinci et de l’Etat, des centaines de gendarmes et CRS ont commencé une grande opération d’expulsion de militants qui s’étaient installés depuis trois ans dans des maisons vides, ou dans la forêt.

Avant le départ de la manifestation, la coordination des opposants a exprimé sa « colère ». Elle estime que l’esprit du texte, qui avait été signé avec les collectivités, pour mettre un terme à cette grève de la faim, n’est pas respecté. Pas plus que la volonté de dialoguer alors prônée par François Hollande.

« Il ne manque plus que les grillages et les miradors », s’est emporte Dominique Fresneau, l’un des responsables de la coordination, en décrivant le secteur de Notre-Dame-des-Landes.

Nouvelle manifestation à 16 h

Affirmant sa solidarité avec les jeunes occupants de la zone, la coordination appelle à venir sur place. « Venez, mais ne faites pas n’importe quoi sur place. Soyez prudents. »

Rendez-vous a été donné ce samedi, à 16 h, sur le site, à la Paquelais (Vigneux-de-Bretagne) d’où il est prévu de gagner Le Sabot, désormais lieu symbolique de la résistance dans la zone.

Avant le départ de la manifestation, une habitante a déversé sur le sol plusieurs sacs de carcasses de grenades lacrymogènes envoyées mercredi soir dans le potager du Sabot.

Marc LE DUC.

 

29 07: Pour suivre la Manifestation en live autour de la Diète Nationale Japonaise à Tokyo

Journée importante au Japon aujourd’hui avec 2 évènements:

  • La manifestation autour de la Diète japonaise ( Parlement)
  • l’élection d’un représentant: Le scrutin doit désigner le gouverneur de la préfecture de Yamaguchi, un bastion conservateur dans l’ouest du Japon. Tetsunari Iida, un candidat alternatif à suivre

 

http://ex-skf.blogspot.fr/2012/07/live-netcast-july-29-surround-national.html

Japon: des milliers d’anti-nucléaire forment une chaîne humaine AFP dimanche 29 juillet 2012 à 10h53

Des milliers de japonais ont commencé à manifester dimanche après-midi dans Tokyo et devaient former une chaîne humaine autour du Parlement pour protester contre la politique nucléaire du gouvernement.

Cette manifestation, qui rassemblait déjà en début de parcours une foule importante selon des journalistes de l’AFP, est la dernière en date pour obtenir l’abandon du nucléaire dans le pays encore traumatisé par la catastrophe à la centrale de Fukushima en mars 2011.

Selon l’un des organisateurs, Kaori Echigo, des manifestants venus de tout le pays étaient attendus.

« Il n’y a pas que des gens de Tokyo, il y en a qui viennent en bus d’Hokkaido (nord), Nagano (centre) et Osaka« , a-t-il déclaré à l’AFP.

« Après le désastre de Fukushima, je suis fermement convaincu que c’est de l’arrogance que de croire que nous pouvons contrôler l’énergie nucléaire avec notre technologie« , dit à l’AFP Hiroshi Sakurai, un peintre de 65 ans qui manifeste pour la première fois.

« L’accident a montré qu’on ne peut pas contrôler le nucléaire. De plus on ne sait pas se débarrasser des déchets, il ne suffit pas de tirer la chasse ! Et puis tout ce qui touche au secteur nucléaire est toujours anti-démocratique« , vitupère de son côté Naoki Fujita, un architecte d’une cinquantaine d’années.

Le mouvement anti-nucléaire s’est nettement renforcé depuis la décision en juin dernier du premier ministre Yoshihiko Noda de redémarrer deux réacteurs nucléaires sur un parc total de 50 machines.

Yoshihiko Noda avait justifié cette décision en mettant en avant le risque de coupures de courant dans le pays, alors qu’un tiers de l’électricité consommée provenait jusque-là du nucléaire.

Des manifestations chaque semaine

Depuis quelques mois, les manifestations rassemblent chaque semaine des dizaines de milliers de personnes sous les fenêtres du premier ministre. Il y a dix jours, de 75 000 à 170 000 anti-nucléaires s’étaient donnés rendez-vous dans un grand parc de la capitale pour la plus grande manifestation jamais organisée depuis la catastrophe.

Il y a une semaine, un ancien Premier ministre, Yukio Hatoyama, s’était même joint à la manifestation hebdomadaire devant les bureaux de la Primature.

Cette nouvelle manifestation intervient de surcroît quelques jours après la publication d’un nouveau et accablant rapport officiel qui a sévèrement mis en cause le gouvernement et la compagnie Tepco, propriétaire de la centrale, dans l’accident de Fukushima.

« Le problème principal provient du fait que les compagnies d’électricité, dont Tepco, et le gouvernement n’ont pas perçu la réalité du danger, car ils croyaient au mythe de la sécurité nucléaire au nom duquel un accident grave ne peut se produire dans notre pays« , ont souligné les membres de la commission d’enquête.

  • AFP

Tokyo: Au coeur de la gigantesque manifestation antinucléaire

Ce lundi 16 juillet, à l’appel de la coordination « Saronaya (au revoir) l’énergie nucléaire », la classe moyenne japonaise est sortie en masse, sous un soleil de plomb. Dans le parc Yoyogi, près du quartier branché Shibuya, jeunes et vieux sont venus de tout le Japon, seuls, en couple ou en famille.

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Seize mois après l’accident de Fukushima, et alors qu’un seul réacteur sur cinquante est en fonction, ils n’ont qu’un message : non au redémarrage des centrales atomiques. Le gouvernement les entendra-t-ils ? Jusqu’où ce mouvement populaire ira-t-il ?

Naoki a 28 ans. Il est assistant dentaire à Fukuyi au bord de la mer du Japon. « C’est la première fois que je participe à une manif, dit-il. Le Premier ministre nous a menti. Quand il est arrivé au pouvoir, après l’accident de Fukushima, il a dit qu’il était hostile au redémarrage des centrales. Mais le 5 juillet, il a fait repartir celle de Oi, tout près de chez moi. Pourtant les spécialistes indépendants nous disent qu’elle est aussi peu sûre que celle de Fukushima. J’ai peur. »

Niroko aussi est très inquiète. Elle est venue du Nord par le train de nuit. « J’habite près d’un grand centre de retraitement des déchets [construit en collaboration avec Aréva],raconte-t-elle. Depuis l’accident de Fukushima, je me suis renseignée, surtout par internet. Je sais que cette activité est dangereuse, qu’à la Hague, elle entraine des leucémies chez les enfants. Pour l’instant, l’usine est arrêtée. Mais le Premier ministre va peut-être décider de la faire repartir. Pourquoi prendre un tel risque ? » Niroko montre le foulard qu’elle porte autour du cou. Pour rafraichir la nuque, il contient du gel qui conserve le froid. « Nous pouvons faire sans la climatisation, non ? »

Pour Hikono également, c’est la première manifestation. A 35 ans, elle est institutrice dans la banlieue de Tokyo. « Jusqu’à l’accident de Fushima, raconte-t-elle, j’étais plutôt favorable à l’énergie nucléaire. En fait, je ne me posais pas la question, c’était comme ça. Et puis, petit à petit, après le désastre, je me suis rendu compte que le gouvernement nous a menti sans arrêt et qu’il n’a pas organisé correctement les évacuations des zones irradiées. On ne peut plus leur faire confiance. »

Hitoshi, lui, s’inquiète surtout pour son fils de huit ans qu’il a emmené avec lui. « En mars, après l’explosion de l’unité deux de Fukushima, je l’ai envoyé à Kyoto dans la famille de ma femme, dit cet employé dans une maison d’édition. J’ai eu très peur. Jusque-là je pensais que le nucléaire était sûr. Mais j’ai compris que le gouvernement travaille pour le lobby nucléaire, pas pour le peuple. »


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                 Le prix Nobel de littérature Kenzaburo Oe s’adresse à la foule

Le mensonge et la collusion, voilà finalement les raisons profondes de la colère.Koji est retraité du bâtiment, il est né au début de la seconde guerre mondiale. « Le nucléaire me paraissait faire partie de notre vie comme une évidence, le gouvernement répétait que c’était absolument sûr et je le croyais évidemment, dit-il. Et puis, après le 11 mars [jour l’accident de Fukushima], j’ai voulu savoir vers où se dirigeait le nuage radioactif. Le gouvernement ne nous disait rien. Il fallait regarder les sites américains. Les ministres ne voulaient pas que nous sachions. Ils servent les intérêts du lobby nucléaire, ils sont achetés. Il faut qu’ils partent. »

Les vieux militants antinucléaires sont aux anges. « Je ne croyais pas voir cela de mon vivant, dit Kuniko Horigushi qui est de toutes les manifs depuis Tchernobyl. Depuis vingt ans, nous prêchions dans le désert. Depuis Fukushima, nous voilà au centre du débat. Tout a vraiment commencé avec une grande manif de septembre dernier. Nous étions 60 000. Après, le mouvement n’a fait que grandir.»


Leur porte-voix est le prix Nobel de littérature, Kenzaburo Oe, 77 ans. A la tribune, il dit : « Depuis le début de l’année, nous avons récolté plus de sept millions de signatures contre la reprise des centrales. Fin juin, je suis allé la porter au cabinet du Premier ministre. Pourtant,  dès le lendemain, il a décidé le redémarrage de Oi. Il n’écoute pas le peuple. Il l’insulte. »

 

Le 18 juillet, un deuxième réacteur va être relancé. Et fin août le gouvernement va annoncer ses choix en matière énergétique. Il réfléchit à trois scénarii : 25% de nucléaire, c’est-à-dire redémarrer presque toutes les centrales, 10% ou 0%. Cette dernière solution, celle qu’exigent les manifestants, ne sera probablement retenue. Que se passera-t-il alors ? La colère et la peur conduiront-elles à un soulèvement populaire ? Certains parlent d’une révolution des Hortensias, dont la saison a commencé. « J’espère que nous assisterons à une révolte non violente comme en Tunisie, à un renversement pacifique du gouvernement », dit un vieux militant antinucléaire. Mais il n’a pas l’air d’y croire vraiment.

Enorme concert anti-nucléaire à Tokyo

Des milliers de personnes ont répondu présent ce week-end à l’appel du compositeur japonais Ryuichi Sakamoto en faveur de l’abandon de l’énergie atomique au pays du Soleil levant. Militants écologistes et amateurs de musique sont venus soutenir et applaudir le concert de soutien « No Nukes » organisé en proche banlieue de Tokyo. Mediapart 08 Juillet 2012 Par Ivan Villa

Militants écologistes et amateurs de musique sont venus soutenir et applaudir le concert de soutien « No Nukes » organisé en proche banlieue de Tokyo
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Ci-dessus, des manifestants ont été empêchés de sortir de la station de métro KOKKAIGIJIDOMAE par la police alors qu’ils voulaient se joindre à la manifestation prévue ce vendredi soir.

Une pétition contre l’emploi de l’énergie atomique a déjà réuni plus de 7,5 millions de signatures au Japon, et des manifestations rassemblent tous les vendredis, devant la résidence tokyoïte du Premier ministre des dizaines de milliers d’opposants à la présence de réacteurs nucléaires sur le territoire japonais

Bretagne-Japon 2012 : expositions et évènements

Une manifestation culturelle inédite pour une année riche en événements.

Sur tout le territoire breton, un archipel :  

– de 12 expositions qui réunissent de façon originale des objets japonais et des œuvres bretonnes japonisantes. 

– de spectacles,

– de conférences,

– d’ ateliers, 

– et un colloque.


Bretagne-Japon 2012 s’étend tout au long de l’année 

http://www.bretagne-japon2012.fr/

En direct d’Ohi

La manifestation prend de l’ampleur

http://www.ustream.tv/

Alors que le premier réacteur vient d’être remis en service à Ohi  à 21:00 le 01/07/2012. La protestation prend de l’ampleur jusqu’au bout de la nuit.

http://fukushima-diary.com/2012/07/live-the-protest-is-being-forcibly-removed/#.T_AqOpEAq90.facebook

Karyn POUPEE
Agence France-Presse

Le réacteur 3 de la centrale d’Ohi à l’ouest du Japon a été relancé dimanche soir malgré l’opposition de citoyens traumatisés, marquant le premier redémarrage réel depuis le désastre atomique de Fukushima en mars 2011 et la fin d’une brève période sans énergie nucléaire.

En dépit d’une opinion publique très divisée et de manifestations récurrentes, Kansai Electric Power a remis en marche ce réacteur vers 21H00 locale (12H00 GMT), selon plusieurs médias japonais.

La réaction en chaîne devrait être confirmée lundi matin et la production d’électricité débuter mercredi 4.

La compagnie avait reçu le 16 juin l’aval des autorités locales et du premier ministre pour remettre en service les réacteurs 3 et 4 d’Ohi (ou Oi). Elle avait immédiatement commencé les préparatifs.

…..«Je voudrais que disparaisse un gouvernement qui place l’économie devant la sécurité des citoyens», s’est agacé à maintes reprises l’écrivain et journaliste Satoshi Kamata, meneur de l’opposition à l’usage de l’atome.

La réactivation du réacteur 3 est le premier cas de relance réelle d’une unité atomique au Japon depuis l’accident de Fukushima provoqué par le tremblement de terre et le raz-de-marée qui ont ravagé le littoral du nord-est le 11 mars 2011.

Par la suite, l’ensemble des 50 réacteurs nucléaires de l’archipel avait été maintenu à l’arrêt et seules les unités 3 et 4 d’Ohi ont pour le moment été autorisées à reprendre du service après avoir franchi les examens techniques et obstacles politiques.

Une unité à Tomari (nord) avait certes gagné en août dernier le droit de repasser en mode d’exploitation commerciale, mais il ne s’agissait pas d’un redémarrage à proprement parler. Tomari 3 était alors en phase de test, prolongé plusieurs mois à cause du désastre nucléaire. Unique réacteur encore en service début mai, il a de nouveau été arrêté le 5 du même mois pour maintenance.

La remise en exploitation du réacteur 3 d’Ohi, en attendant le 4 dans quelques jours, met ainsi fin à près de deux mois d’absence totale d’énergie nucléaire au Japon, une situation que nombre de citoyens auraient voulu définitive.

Outre une pétition qui a recueilli pour l’heure plus de 7,5 millions de signatures, ces deux derniers vendredis des dizaines de milliers de Japonais ont manifesté leur opposition aux centrales nucléaires en se rassemblant devant la résidence du premier ministre à Tokyo.

«Je suis mère d’un jeune enfant et enceinte du deuxième, je voudrais qu’ils puissent grandir dans un environnement sûr», témoignait vendredi une des manifestantes.

Depuis trois jours, aux mêmes cris de «saikado hantai!» («Non au redémarrage!»), des centaines d’opposants farouches bloquent l’accès à la centrale d’Ohi pour tenter d’empêcher la remise en service, soutenus par divers rassemblements ailleurs dans l’archipel.

Tous craignent que le premier cas d’Ohi n’entraîne la relance de nombre d’autres réacteurs dans le pays. Ils considèrent que les structures ne sont pas en place pour empêcher les accidents alors que tous les réacteurs nippons sont situés en bord de mer et en zone sismique.

Des dizaines de milliers de personnes ont manifesté à travers le monde contre le nucléaire, un an après Fukushima

Le Japon a rendu hommage dimanche aux milliers de victimes du séisme et du tsunami qui ont ravagé il y a un an les côtes nord-est de l’archipel, provoquant la plus grave catastrophe nucléaire au monde depuis un quart de siècle. (c) Afp Créé le 11-03-2012

Des dizaines de milliers d’opposants à l’énergie nucléaire ont manifesté dimanche à travers le monde, un an après la catastrophe de la centrale de Fukushima au Japon.

Le Japon a rendu hommage dimanche aux milliers de victimes du séisme et du tsunami qui ont ravagé il y a un an les côtes nord-est de l’archipel, provoquant la plus grave catastrophe nucléaire au monde depuis un quart de siècle.

Dans les villes et villages dévastés, les proches des quelque 19.000 morts et disparus se sont recueillis dans le chagrin et la douleur, au cours de cérémonies improvisées sur les lieux de la tragédie.

En Allemagne, pays qui a décidé d’abandonner progressivement le nucléaire après le séisme et le tsunami qui ont endommagé les réacteurs de Fukushima, près de 50.000 personnes, selon les organisateurs, ont protesté dans six régions. « Fukushima nous avertit: il faut fermer les centrales maintenant! », clamaient les manifestants.

Sur près de 80 kilomètres, environ 24.000 manifestants anti-nucléaires ont formé dans la soirée une chaîne humaine, brandissant des flambeaux, dans la région de Braunschweig (nord).

Quelque 3.000 personnes ont encerclé la centrale de Brokdorf (nord), selon les organisateurs. Des actions de protestations ont également eu lieu près des réacteurs de Gundremmingen (sud), Neckarwestheim (sud) et Grohnde (nord.

En France, pays le plus dépendant au monde du nucléaire qui représente 75% de l’électricité produite, une chaîne humaine a rassemblé 60.000 personnes selon les organisateurs – 31.300 selon les forces de l’ordre.

Venus d’Allemagne, de Suisse, de Belgique et de toute la France, les manifestants se sont déployés sur les 230 km séparant Lyon (centre-est) d’Avignon (sud), le long de la vallée du Rhône, région la plus nucléarisée d’Europe avec ses 14 réacteurs.

Quelque 5.000 militants anti-nucléaires ont marché pendant plus d’une heure aux abords de la centrale nucléaire de Mühleberg, dans l’ouest de la Suisse. La marche « Sortons du nucléaire » visait à demander l' »arrêt immédiat des centrales de Mühleberg et de Beznau ».

Après l’accident de Fukushima, les autorités suisses ont recommandé de ne pas remplacer les cinq réacteurs en fonctionnement à l’issue de leur période d’exploitation d’ici à 2034.

En Espagne, plusieurs centaines de manifestants se sont rassemblés près de la centrale de Garona, dans le nord du pays, pour réclamer sa fermeture. Le gouvernement vient de décider de prolonger de cinq ans l’exploitation de cette centrale, la plus ancienne du pays.

En Australie, quelque 500 manifestants contre le nucléaire se sont rassemblés près des sièges des groupes miniers BHP Billiton et Rio Tinto à Melbourne, à l’initiative d’une association d’expatriés japonais appelée « les Japonais pour la paix ».

« Il est très important pour nous de commémorer cette journée, afin que les Australiens se souviennent de ce qui s’est passé à Fukushima et du rôle de l’Australie comme fournisseur important d’uranium au Japon, y compris aux réacteurs de Fukushima », a déclaré un organisateur, Kazuyo Preston.

L’Australie n’est pas une puissance nucléaire mais elle est le troisième producteur mondial d’uranium, derrière le Kazakhstan et le Canada.

A Taiwan, 5.000 manifestants, selon les organisateurs, ont défilé dans les rues de Taipeh pour demander la fermeture des trois centrales nucléaires « dès que possible », dans ce pays régulièrement ébranlé par de puissants séismes.

Il y a un an jour pour jour, un accident nucléaire majeur est survenu à la centrale de Fukushima à la suite des séismes et du tsunami qui ont fait plus de 19.000 morts et disparus dans le nord-est du Japon.

Fukushima : il se bat pour ne pas laisser mourir ses vaches irradiées

« A cause de cet accident nucléaire, nous avons tout perdu. J’habite moi-même dans un logement provisoire à Nihonmatsu, à 45 km de la centrale, et je me fais irradier quotidiennement.

Les éleveurs du périmètre interdit ont été confrontés à un choix terrible, à savoir choisir entre leur propre vie et celle de leurs bêtes. Moi je n’ai pas de famille et j’ai décidé de ne pas laisser mourir mes animaux ».

Blog Rue 89 Alissa Descotes-Toyosaki journaliste Publié le 31/01/2012 
Photo: Masami Yonezawa à Tokyo (Alissa Descotes-Toyosaki)

(De Tokyo) En ce vendredi 27 janvier, une fanfare joue devant latente antinucléaire de Kasumigaseki. Il y a deux jours, un ordre d’expulsion a été envoyé par le ministère de l’Economie, mais personne n’y croit vraiment.

Alors que l’heure de pointe approche et que les fonctionnaires du ministère investissent le carrefour en même temps que 600 activistes antinucléaires, on entend une voix qui crie à s’en arracher les poumons :

« Ce combat contre le nucléaire, il faut le mener de front ! Je ne tolèrerai pas qu’on règle le problème en tuant mes vaches ! »

On aperçoit un petit van noir couvert de banderoles avec un haut-parleur qui tourne autour du rond-point. L’homme est tellement en colère qu’il surpasse en décibel tous les autres. C’est un éleveur de la région de Fukushima, et ses 330 vaches sont irradiées.

« On a tous évacué de la ville de Namie, à 14 km de la centrale, tout de suite après la première explosion, les éleveurs ont dû jeter tout le lait et fuir leur ferme en abandonnant leurs bêtes. Elles n’avaient plus aucune valeur économique mais était-ce une raison pour les laisser mourir de faim ? »

« J’ai décidé de ne pas laisser mourir mes animaux »

Masami Yoshizawa reprend sont souffle. Il a le regard d’un homme qui a vécu l’enfer :

« Je suis né à Chiba, près de Tokyo, mais cela fait ouze ans que j’ai un élevage de vaches à Namie. Le 18 mars, une semaine après l’accident nucléaire, j’ai décidé de retourner à ma ferme en emmenant de la paille de soja pour nourrir mes bêtes. »

En mai 2011, l’administration Kan a signé l’ordre de se débarrasser de tous les animaux restés dans la zone d’exclusion des 20 km. Un ordre approuvé par les éleveurs, sauf une poignée de réfractaires comme M. Yoshizawa :

« A cause de cet accident nucléaire, nous avons tout perdu. J’habite moi-même dans un logement provisoire à Nihonmatsu, à 45 km de la centrale, et je me fais irradier quotidiennement.

Les éleveurs du périmètre interdit ont été confrontés à un choix terrible, à savoir choisir entre leur propre vie et celle de leurs bêtes. Moi je n’ai pas de famille et j’ai décidé de ne pas laisser mourir mes animaux.

A présent, cela fait dix mois et mes 330 vaches paissent tranquillement dans les prés. Je demande au gouvernement de trouver une solution pour ces animaux. Pas de mort par abandon ni par euthanasie, mais une troisième solution. »

La Ferme de l’espoir

M. Yoshizawa a présenté une requête au ministère de l’Agriculture pour demander qu’on laisse en vie les animaux du périmètre d’exclusion et a crée un projet, la Ferme de l’espoir, qui recueille les animaux irradiés et les nourrit.

« J’ai demandé à ce qu’on fasse venir des chercheurs, des professeurs d’université pour trouver une solution. Nous voulons avoir une étude sur la décontamination du sol, la quantité de césium, et trouver un moyen d’utiliser nos vaches à des fins utiles, pour étudier la radioactivité. »

Armé de sa camionnette immatriculée Fukushima et de l’énergie du désespoir, M. Yoshizawa a pu réunir d’importantes donations pour acheter le pâturage nécessaire.

« Cela fait plus de dix fois que je viens à Tokyo. Je me poste devant le carrefour de Shibuya aux heures d’affluence avec ma camionnette. Il y a beaucoup de gens qui pleurent. »

« Plutôt mourir que laisser mourir »

Aujourd’hui, Mr Yoshizawa est venu encourager le sitting des tentes de Kasumigaseki :

« Notre région est devenue un véritable Tchernobyl. Si on ne fait pas quelque chose contre le redémarrage de la centrale de Hamaoka, c’est Tokyo qui va devenir un “no man’s land” ! »

La capitale nippone est située à peu près à 200 km de la centrale de Fukushima au nord et celle de Hamaoka au sud. Une situation rendue encore plus alarmante par l’activité sismique de ces derniers mois.

« Le 17 mars, après la triple explosion des réacteurs, je suis retourné à Namie en me disant que c’était la dernière fois que je revoyais ma ferme. J’ai bombé le mur avec un spray noir avant d’aller au siège de Tepco. L’inscription y est toujours et ma volonté aussi : “Plutôt mourir que laisser mourir.” »

De l’autre côté du carrefour, on entend les slogans des antinucléaires monter dans la nuit. Il n’y aura pas d’expulsion aujourd’hui mais tant que les questions de l’évacuation de Fukushima et de l’arrêt complet des réacteurs ne sont pas réglée, il n’y aura pas de paix dans l’archipel.

Tokyo: Eviction imminente des Anti-Nucléaires qui occupent une tente pour protester en faveur de leurs enfants?!

Le camp  de protestation anti-nucléaire « Occuper Kasumigaseki »  face au  Ministère de l’Economie, du Commerce et de l’Industrie est menacé d’expulsion par  par Yukio Edano. Des mères occupent ce lieu depuis 137 jours pour demander que l’on évacue Fukushima , les radiations et la contamination menaçant la vie des enfants.

Le point de la situation à Tokyo:

http://blogs.mediapart.fr/blog/uncas/270112/evacuate-fukushima-cherchez-l-erreur

http://www.citizenside.com/fr/photos/politique/2012-01-26/48623/japon-les-antinucleaires-bientot-renvoyes-dans-leurs-foyers.html

Au dernières nouvelles ( 27/01 19h) l’expulsion a pu être évitée grâce aux nombreuses pétitions. Raison de plus pour amplifier le mouvement. Evolution à suivre.

Signons la pétition AVAAZ à l’attention du Premier Ministre Japonais afin qu’il n’évacue pas les mères qui manifestent depuis 137 jours

http://www.avaaz.org/en/stand_with_fukushima_mothers/?cl=1529572677&v=12236