Hervé Kempf: Tout va bien

C’est la fin des vacances, il faut reprendre le collier. Mais tout va bien : pendant notre absence, on a pris soin de l’environnement comme jamais, les questions écologiques sont presque résolues. Le Monde 01 09 2012

José Bové a jugé qu’il fallait  » tuer les loups «  – une suggestion suivie par les préfets des Hautes-Alpes, du Var et des Alpes-de-Haute-Provence, qui ont ordonné des  » tirs de prélèvement «  contre le dangereux prédateur. Arnaud Montebourg, le ministre du redressement productif, a jugé que le  » nucléaire est une filière d’avenir « .

Le problème des déchets radioactifs confirme la sagacité du ministre, puisqu’il va falloir s’en occuper pendant des milliers d’années, ce qui assure l’avenir. D’ailleurs, assure la presse japonaise, l’industrie nucléaire du pays du Soleil-Levant dispose maintenant d’un avantage commercial puisqu’elle peut arguer de sa compétence en matière de catastrophe nucléaire – Mitsubishi, Hitachi et Toshiba proposent ainsi la construction de centrales accompagnée d’un service après-vente incluant la  » gestion des dégâts «  et  » l’expérience de la catastrophe « .

La ministre de l’écologie, Delphine Batho, ne voulant pas être en reste, a observé que la France  » a durablement besoin du nucléaire  » le jour même où l’on apprenait que les Etats-Unis recalent le réacteur du futur, l’EPR. Celui-ci est aussi populaire à l’exportation que l’avion Rafale : il semble qu’il n’y ait qu’en France qu’on en ait besoin. La même ministre, réinterprétant l’approche écologique du  » besoin « , a affirmé que le projet d’aéroport de Notre-Dame-des-Landes (à 30 kilomètres au nord de Nantes) est  » une infrastructure dont nous avons besoin « . On murmure qu’elle a un plan secret pour faire pousser le blé sur le ciment et éviter que les avions n’émettent des gaz à effet de serre.

L’été a été marqué aux quatre coins de la planète par diverses sécheresses, tempêtes, retards de mousson, inondations, et l’on a vu les scientifiques se départir de leur légendaire prudence pour dire que oui, cela pouvait être associé au changement climatique. Mais une large majorité des Américains ne les croit pas, et M. Obama s’est félicité qu’il y ait eu plus de forages pétroliers sous sa présidence que jamais.

Ah, il paraît aussi qu’existe un parti écologiste, il s’appellerait EELV, aurait des ministres et des parlementaires. Mais les problèmes écologiques sont si bien pris en charge qu’il ne dit plus mot. On murmure qu’il prépare sa dissolution.

par Hervé Kempf

kempf@lemonde.fr

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Le nucléaire français , filière d’avenir pour Sapin, Hayrault, Montebourg

Il ne manque plus que Cazeneuve , le trop voyant député proche d’Areva devenu ministre et Batho la ministre de l’Ecologie plus « sous marin à voile  » du nucléaire qu’écologiste d’ailleurs. Peu a peu à 15 jours de la Conférence Environnementale , les soutiens du lobby nucléaire français se dévoilent…. On remarquera au passage qu’ils n’ont rien à proposer en terme de diversification énergétique….

Commentaire de Jeudi: Si le nucléaire français est une filière d’avenir pour le PS,  le PS est de moins en moins un parti d’avenir pour la France.

Voir aussi:

Eva Joly tance Arnaud Montebourg après ses déclarations sur le nucléaire

https://leblogdejeudi.wordpress.com/2012/08/28/eva-joly-tance-arnaud-montebourg-apres-ses-declarations-sur-le-nucleaire/

Corinne Lepage: M. Montebourg, soyez logique et arrêtez de faire la promotion du nucléaire !

http://blogs.rue89.com/corinne-lepage/2012/08/27/m-montebourg-soyez-logique-et-arretez-de-faire-la-promotion-du-nucleaire-0

Le nucléaire est une énergie du passé

 

Il est urgent qu’Arnaud Montebourg et Manuel Valls posent enfin le pied dans l’univers de la société civile et de l’immense majorité de la communauté scientifique qui défendent des scénarios de sortie progressive du nucléaire. L’Allemagne, la Belgique, l’Italie, les Etats-Unis, la Chine et évidemment le Japon considèrent tous que le nucléaire n’est pas une industrie d’avenir : tellement d’inconvénients et si peu d’avantages ! Par Franck Pupunat, porte-parole du Mouvement Utopia, Nicolas Pagnier (PS), Pierre Lucot (EELV), Myriam Michel (Parti de gauche). Le Monde.fr  28.08.2012 

Tellement d’inconvénients. Les ministres socialistes ne semblent pas croire au risque… et pourtant André-Claude Lacoste, président de l’Autorité française de sûreté nucléaire, déclarait il y a quelques mois : « Je l’ai toujours dit : personne ne peut garantir qu’il n’y aura jamais un accident grave en France. » Au cours des vingt dernières années, nous avons frôlé la catastrophe majeure en France à plusieurs reprises, notamment à la centrale du Blayais en 1999. Si l’on appliquait la carte des zones irradiées de Tchernobyl sur un fond de carte de France, ce serait près d’un quart du territoire qui serait inhabitable pour plusieurs générations, plus d’une dizaine de millions de personnes déplacées et gravement exposées à des risques sanitaires majeurs. La probabilité des risques augmente d’ailleurs avec le vieillissement des centrales et le dérèglement climatique.

Et que dire des déchets qui représentent certainement le cadeau empoisonné le plus lourd que nous allons léguer aux générations futures ? Des tonnes de déchets dont les durées de vie dépassent les 100 000 ans !

Et si l’on revient sur terre, comment Arnaud Montebourg peut-il défendre une industrie qui nous rend complètement dépendant des ressources et des industries étrangères ? Du combustible (la totalité de l’uranium nécessaire au nucléaire en France est importée) à l’acier nécessaire pour la construction des réacteurs en passant par les licences d’exploitation de la filière PWR de Westinghouse venue des USA (54 réacteurs français sur 58 sont sous licence Westinghouse).

Et si peu d’avantages. Non, contrairement à une idée reçue, le nucléaire ne permet pas de lutter contre le dérèglement climatique. D’abord, aujourd’hui il n’existe aucune analyse comparative sérieuse qui prenne en compte l’ensemble du cycle de vie d’une centrale (de l’extraction de l’uranium, du transport, de la construction, du stockage des déchets pendant des milliers d’années, du démantèlement…). Ensuite rappelons que le nucléaire ne produit « que » de l’électricité et que les émissions de CO2 proviennent ultra majoritairement de l’agriculture, des transports, de l’industrie… Se passer du nucléaire n’a donc quasiment aucun impact sur les émissions de gaz à effet de serre.

De même, les pro-nucléaires mettent en avant une énergie au coût très faible. Mais le coût facturé est officiellement « arbitré » par le gouvernement et la facture n’intègre pas la totalité des coûts d’investissements initiaux, de recherche, du démantèlement, du stockage des déchets, ou de l’assurance. Le nucléaire n’est donc pas « en soi » une énergie peu chère.

Quant à la question de la sauvegarde de l’emploi, la position d’Arnaud Montebourg est un mystère… De nombreuse études montrent que sortir du nucléaire créerait 2 à 3 fois plus d’emplois que la filière nucléaire : une production en unités de taille modeste, décentralisée et à productivité moindre. On est à peu près dans le même cas de figure que pour l’agriculture bio ou paysanne par rapport à l’agriculture intensive. En Allemagne, on estime que 340 000 emplois ont été créés ces dix dernières années dans le domaine des renouvelables et de l’efficacité énergétique suite à la décision de sortie du nucléaire.

Alors, le nucléaire, une filière d’avenir ou du passé ? Après tout, la plupart des pays, y compris dits développés et bénéficiant d’un bon confort énergétique, n’ont pas recours à cette énergie. Il existe de nombreuses autres manières de produire de l’électricité ainsi que des scénarios alternatifs. L’industrie nucléaire est donc résolument une industrie du passé et la sortie du nucléaire débarrasserait à coup sûr l’humanité de l’une des plus grandes folies humaines de ce siècle.

Franck Pupunat, porte-parole du Mouvement Utopia, Nicolas Pagnier (PS), Pierre Lucot (EELV), Myriam Michel (Parti de gauche)

Franck Pupunat, porte-parole du Mouvement Utopia ; Nicolas Pagnier, porteur de la contribution générale « Socialistes, altermondialistes, écologistes) au Parti socialiste ; Pierre Lucot, membre des instances nationales d’Europe Ecologie-Les Verts (EELV) ; Myriam Michel, membre du Parti de gauche).

Utopia est une coopérative politique et citoyenne qui défend ses idées dans les différents partis politiques de gauche (EELV, PG et PS). Utopia soutiendra une motion d’orientation lors du prochain congrès du Parti socialiste.

Nucléaire : sortir des faux-semblants

Décidément, il est grand temps que le débat sur la transition énergétique frappe les trois coups. Et surtout qu’il débouche, à la fin du premier semestre 2013 en principe,  sur une vision charpentée du mix énergétique français à horizon 2050. Selon le sage adage, « il ne suffit pas de savoir ou souffle le vent, il faut encore savoir vers quel port on se dirige« . Et à l’heure actuelle, personne ne le  sait. Guillaume Malaurie, Le Nouvel Obs, lundi, 27 août 2012

Oui, il  n’est que temps  car nous ne pourrons pas courir tous les lièvres à la fois.  Le  temps béni des « et-et » et des « ni-ni » est révolu.

C’est sans doute  l’explication des intempestifs credos énergétiques de dimanche et lundi qu’aucune actualité ne venait  justifier. On ne sait pas  trop à quoi Arnaud Montebourg fait allusion en évoquant le « nucléaire énergie d’avenir »  :  aux réacteurs qu’il faudrait tous prolonger jusqu’ à 60 ans ? Aux EPR destinés à l’export ? A La quatrième  génération ? Mystère.

Mais on comprend très bien  que dans le new deal énergétique qui se profile, Montebourg se positionne personnellement , et il n’est pas seul à le penser trés fort au PS, pour défendre bec  et ongles l’hégémonie électrique du nucléaire français qui s’estime  menacé.

Son message est le suivant : il ne laissera pas les autres options énergétiques organiser en silence  le dépérissement de l’atome.

Montebourg est fondé à soulever le débat et  à  sortir d’un non dit qui permet à  chacun de faire  semblant de retrouver ses petits.

Rappelons que l’objectif de 50% d’électricité nucléaire continue de placer la France en situation d’exception absolue dans le monde. Et nulle part, il n’est écrit dans l’accord Vert-Ps que ce n’est qu’une première étape vers le démantèlement complet. Les écologistes font semblant de le penser. Et les  dirigeants du PS   font semblant de croire que ce compromis est synonyme de  stratégie.

C’est dans ce faux-semblant que s’engouffre Montebourg.

Un faux semblant qui ne résistera pas, il est vrai,   aux calculettes budgétaires.

Car si le gouvernement Ayrault maintient son projet ambitieux  de réhabilitation thermique d’un demi million de logements par an, la note  risque déjà d’être particulièrement salée.

Si en plus, un fonds spécial de la nouvelle Banque d’investissement est dévolu aux énergies renouvelables qui pour certaines, le photovoltaïque notamment, sont à l’agonie, là encore il faudra consentir  à  un effort financier public  de grande ampleur.

Enfin, l’aventure nucléaire ne roule plus  sur l’or comme dans les années quatre-vingt ou quatre-vingt dix.  Pire,  les  tirelires sont à sec. D’abord parce que les Fonds  d’investissement sont aujourd’hui très réservés sur le financement des projets de centrale  fragilisés partout  dans le monde du fait de l’accident de Fukushima.

Ensuite parce que l’EPR vitrine de Flamanville   devrait sortir un tarif du Kilowattheure nettement supérieur à celui qui avait été annoncé. Et qui relativiserait donc très fortement, voir annulerait,  l’avantage compétitif de l’atome  sur les autres sources d’énergie.

Ce n’est pas tout. La filière  va devoir faire face à deux séries de  travaux herculéens en même temps. D’abord, financer le chantier  de la sécurité  exigé par l’Autorité de Sureté de l’ordre de 500 Millions à un Milliard d’€ pour chaque réacteur. Et commencer dans la foulée à entreprendre  le démantèlement  des réacteurs les plus anciens comme l’a annoncé François Hollande qui prévoit de faire passer l’énergie électrique d’origine nucléaire de 75% à 50% d’ici 2025.

Or il ne  s’agit pas d’une simple activité de déchéterie ou de dépiautage  de robots mixeur. Mais  de la mise sur pied d’une toute nouvelle industrie ultra sophistiquée  à laquelle Edf n’était à l’évidence pas  préparé.

C’est dire l’inquiétude très légitime des exploitants et des syndicats  de salariés impliqués  qui font   valoir leurs  arguments au Ministre du redressement productif Arnaud Montebourg. Qui lui-même les répercute dans l’opinion publique.  Il en a bien sûr le droit. Mais se faisant, il préempte le  débat énergétique et le  réduit à l’opposition « Pour ou Contre le Nucléaire » qui risque de dégénérer en guerre de religion comme on en a pris l’habitude depuis quarante ans.

Comme si  le choix des allemands  de sortie du nucléaire, avec force charbon,  était irréaliste, anti-industriel,  et purement démagogique et que le choix français, de maintien du nucléaire,  celui de Nicolas Sarkozy ou  celui de François Hollande,   était forcément raisonnable et éclairé.

Nous ne sommes pas dans un salon philosophique.

La Cour des Comptes avait rappelé en début d’année lors de l’audit financier de la filière nucléaire que le spectre des choix est extrêmement restreint. Que la France de 2012  est  dans le quasi impossibilité financière de sortir rapidement du nucléaire dés lors que celui-ci assure 80% de l’alimentation électrique du pays.

Tout au plus peut-on envisager , ce qui n’est pas la même chose, une extraction du « Tout nucléaire » comme l’envisage François Hollande    pour dessiner à terme  un autre paysage et des autres possibles.

Pourquoi ? Parce que les  «  choix énergétiques implicites » des trente dernières années,  ce sont les mots soigneusement pesés de la Cour des Comptes, avaient créé de l’irréversible sans que les français et leurs députés n’aient vraiment eu leur mot à dire. C’est critiquable mais la critique vaut pour la Droite et pour la Gauche. Il est trop tard pour les regrets.

S’il est une urgence, c’est donc   aujourd’hui de refroidir le débat. Le nourrir en intelligences, en informations  pluralistes et dessiner les modèles d’un mix énergétique acceptable.  En terme de risque.  Et en terme de coût.

Il est tout aussi illusoire de penser que nos centrales vieillissantes sont à l’abri d’un gravissime « pépin » que de croire que booster les éoliennes sur cinq ans  suffira à prendre le relais d’un jour à l’autre.  Privilégier le  Gaz ? Oui, c’est possible mais avec des risques d’approvisionnement  et d’exposition de notre souveraineté non négligeables.

Il n’y a pas de solution merveilleuse. Le Grenelle de l’environnement laissait croire qu’on pouvait tout orchestrer  à la fois. Le rêve est en berne.

Le débat sur la transition énergétique de cet hiver est donc hautement nécessaire mais formidablement délicat à gérer. La solution de facilité serait  de tapisser l’Agora de mines incendiaires pour que chacun reste sur ses postions et ses acquis.

Le pire, heureusement, n’est jamais certain.

Guillaume Malaurie

 

Sortir du Nucléaire : Arnaud Montebourg, le ministre du passé et des propos mensongers

Le Réseau « Sortir du nucléaire » proteste contre les propos d’Arnaud Montebourg et d’autres membres du gouvernement sur le nucléaire, qui témoignent une fois de plus, avant même la « conférence environnementale » de septembre prochain, que la remise en cause de cette technologie n’est pas à l’ordre du jour. Réseau Sortir du Nucléaire 27 août 2012 

 Des propos mensongers

 Dimanche 26 août, Arnaud Montebourg, ministre du redressement productif, a déclaré sur BFM TV que le nucléaire était une « filière d’avenir » et « une énergie pas chère et abordable ».

Comment qualifier d’ »énergie d’avenir » une technologie du siècle dernier, qui écrase les vraies énergies de demain que sont les énergies renouvelables et empêche la mise en oeuvre de mesures massives d’économie d’énergie ? Une technologie génératrice de déchets ingérables dont les générations futures porteront le fardeau pendant des millénaires ? Une technologie dont les impacts sanitaires, au Japon comme en Biélorussie, plomberont des territoires pour des siècles ? Comment parler d’énergie « pas chère » au regard des coûts vertigineux, en partie attestés par la Cour des Comptes, dont on commence tout juste à cerner les contours, de la gestion des déchets et du démantèlement des centrales ?

 Montebourg aujourd’hui contredit Montebourg hier

 On appréciera la souplesse intellectuelle de M. Montebourg, qui déclarait lors de la campagne des primaires socialistes vouloir « dépasser le nucléaire », qui n’était alors selon lui, « comme toutes les autres sources d’énergie non reproductibles » (lire « renouvelables ») qu’une « solution transitoire » dont « chacun sait bien qu’on en sortira, à un moment ou un autre. » Montebourg appelait alors à « ne plus [faire du nucléaire] la base de notre production énergétique que l’on complète par des énergies renouvelables. » Il concluait : « Il faut donc hisser notre société par-dessus l’horizon du nucléaire et envisager la suite car le nucléaire est dépassable. »[1]

Il aurait évidemment fallu tout ignorer des liens privilégiés de M. Montebourg avec l’industrie nucléaire pour prendre de tels propos pour argent comptant. L’ex-député de Châlon-sur-Saône, commune où est implanté un important site de production d’Areva, s’est-il depuis fait remonter les bretelles ? Ou bien est-il tout simplement revenu de son plein gré à ses convictions profondes ?

 Pourquoi débattre si on ne peut toucher au nucléaire ?

 Les derniers propos d’Arnaud Montebourg ne font que confirmer les signaux donnés par François Hollande, qui a repoussé la fermeture de la centrale Fessenheim aux calendes grecques et demande l’accélération des travaux de la mine d’uranium d’Imouraren au Niger. Manuel Valls a apporté son soutien au ministre, tandis que Delphine Batho, ministre de l’écologie, a réaffirmé qu’il n’a « jamais été question ni de sortir ni d’abandonner le nucléaire ». Alors que de nombreux pays européen ont décidé d’abandonner cette énergie, les ministres français restent campés sur une position archaïque.

Les orientations pronucléaires du gouvernement ne sont certes pas une surprise (et à ce titre, on peut se demander ce qu’espèrent encore les quelques ministres écologistes). Toutefois, dans ce contexte, on peut se demander à quoi est censée servir la conférence environnementale qui sera organisée en septembre prochain, et le débat sur l’énergie qui en découlera. À quoi bon réunir les associations, syndicats et élus si les décisions sont déjà prises et annoncées par le gouvernement ?

 Par son immobilisme, le gouvernement se coupe de la population, qui est majoritairement favorable à une sortie du nucléaire. Le 13 octobre prochain, des mobilisations dans plusieurs villes de France fourniront une occasion de rappeler que nous souhaitons en finir définitivement avec le risque nucléaire [2] !

Notes :

[1] http://www.arnaudmontebourg2012.fr/content/depasser-le-nucleaire
[2] http://groupes.sortirdunucleaire.org/13octobre2012

Contact presse :

Daniel Roussée – 06 61 97 83 28

Chargée de communication :
Charlotte Mijeon – 06 64 66 01 23

SOURCE / SORTIR DU NUCLEAIRE

2000 €/MWh ou Urgence économie d’énergie !

L’avocat et ministre du Redressement productif a créé le buzz, en déclarant ouvertement la pensée de Flanby Néo-résident qui  en évitant de se mettre en première ligne, n’empêche pas celui-ci de poursuivre la doctrine de l’ancien VRP du nucléaire. Par Patrig K Blogs Médiapart 27 Août 2012  . 

L’Arnault Hollande, l’avatar nucléocrate de Sarkozy

Pourtant, et malgré les informations qui filtrent depuis le Japon ou la piscine du réacteur nucléaire N°4 de la centrale de Fukushima, reste l’épée de Damoclès à menacer toute l’hémisphère nord, un risque de pollution radioactive qui est sans commune mesure de celle de Tchernobyl et Fukushima réunis.(la vidéo médaillon)Pour le changement dont celles des promesses de réduire de 75% à 50%  la part du nucléaire, faudra attendre que l’une de ces cocottes atomiques nous explose ! Le sarko-compatible et arriviste Valls sera le premier pour aller décontaminer : l’Alsace, la Vallée du Rhône, ou la Manche, ou les trois régions sur nucléarisées.

Montebourg affirme : «Avec une augmentation continue de la consommation des ménages et industrielle, même en maintenant notre parc de centrales actuel», la question est de savoir «si nous allons continuer à investir».

Les phrases qui ne valent rien dire, la réthorique du flou,  exit l’agitation !

La consommation qui augmente globalement depuis les années 2000 est une réalité,  cette progression qui est de l’ordre de 0.6% par an. Une progression des consommations, qui ne peut être annoncée à la volée sans aucune précision plus détaillée, ce venant d’un ministre à qui l’on admet des compétences industrielles. Ce que dit RTE, loin d’être des écolos […//… [Depuis dix ans, on constate une augmentation des pics de consommation plus rapide et plus dynamique que celle relevée sur la consommation annuelle d’énergie électrique. Ainsi, le maximum historique est passé de 75 000 MW dans les années 2000 à plus de 100 000 MW cet hiver…//…]

RTE , qui est le gestionnaire de la distribution de l’électricité en France ,  précise également que […//…L’écart de 5 GW entre les pointes de consommation de l’hiver 2011-2012 et de l’hiver 2010-2011 est dû au fort accroissement de la consommation du chauffage électrique des particuliers et des entreprises face à une sévère vague de froid, partiellement atténué par les consommations moindres des processus industriels dans le contexte de crise économique …//…]

Le plus surprenant, si peu de temps après la parodie des campagnes électorales passées, c’est que le militant de la VIéme République, désormais impliqué dans le Redressement productif, à trouvé dans les rangs de l’opposition un partenaire nucléaire M. Le Maire, l’ancien Ministre de l’Agriculture qui défend lui aussi cette filière. A eux deux, ils auraient fait un tabac, pour s’occuper réellement des ouvriers de chez Doux, quand celui-ci de Ministre criait haut et fort que le groupe ne serait pas vendu à la découpe.Depuis c’est 1500 salariés plumés, …..

Les rapports que publie RTE, entre autres de ceux des commissions parlementaires et sénatoriales, ne doivent certainement pas  intéresser ces ministres !   Car il y a lieu de redire, de répéter que le drame que subit ce pays par la cause de la mégalomanie du complexe nucléocrate français. Ceux qui  avaient imposé la plus stupide façon de produire de l’électricité pour chauffer les logements ! Les résidus du Colbertisme Jacobin, Les Mines qui il fut un temps avaient envisagés de construire jusqu’à 100 réacteurs sur le territoire. Des projections, basées sur des prospectives délirantes, et fort heureusement ( avec mesure ISOLATION l’oubli de se couvrir). La fin des années 1980 et la baisse des cours du pétrole après le deuxième choc pétrolier de 1976, ont empêché ces constructions. Celles mises en chantier, drainant la surproduction nucléaire, et de se servir de ce vecteur, promut pour chauffer toutes les constructions. 35% du parc immobilier est ainsi chauffé par de l’électricité nucléaire, dont le Ministre déni les rapports des services RTE, et  qui ont démontré le contraire de ses argumentsd  d’augmentation, tant que les pics de consommation ne soient pris en compte par le Dandy. Suite extrait du rapport RTE :

[…//…La « thermosensibilité » de la consommation d’électricité : Le chauffage électrique s’est largement développé en France depuis les années 70. Depuis 2005, plus de 50% des logements neufs sont équipés en chauffage électrique, en 2009, ce taux a même atteint 70%. En 2010, 35% du parc total de logements (neuf et ancien) était chauffé à l’électricité, soit 9,5 millions de logements environ […//…] La sensibilité à la température de la consommation d’électricité, qui a fortement augmenté au cours des dix dernières années, est aujourd’hui estimée à 2 300 MW/°C à 19h …//…]

Et ce n’est pas tout, car non seulement la production nucléaire qui est linéaire, c’est-à-dire à l’opposé de ce que le climat impose dans nos régions pour être en mesure de suivre les écarts de températures au plus juste, afin d’obtenir une infrastructure cohérente et économe, selon les besoins requis. Ce qui impose l’adjonction de production facilement à mettre en service, dans des temps très courts, ou le plus vexant pour les penseurs des Mines, d’être dans l’obligation d’importer des MW depuis les pays voisins à des prix variant de 400 euros , et au plus haut du marché spot à 2000 euros le MWh ! Extrait du rapport RTE 2012(partiel) […//…Les impacts de la vague de froid sur les marchés : …//…. Toutefois, le 9 février, sur quelques pas horaires, les prix augmentent fortement sur EPEX Spot avec un maximum de 2000 €/MWh enregistré entre 10 et 11 h et une moyenne de 367 € MWh sur la journée…//…]

Faut-il rappeler, que le MWh (mégawattheure) pour un consommateur domestique en France est compris entre 110 et 120 euros. Ce que précise de plus RTE dans son analyse pour cette vague de froid de février dernier […//… la hausse des prix sur les autres marchés CWE (Central West Europe : Allemagne, Belgique et Pays-Bas) est moins marquée qu’en France. Sur la période, les prix s’établissent autour de 67 €/MWh* en Allemagne, 68 €/MWh* aux Pays-Bas et 77,6 €/MWh* en Belgique alors qu’en France ils dépassent 115 € MWh.* …//…]*Ces prix sont des valeurs hors taxes, et hors bénéfices des électriciens énergéticiens. Le prix du gros pour faire simple…

Montebourg indique que la question est de savoir «si nous allons continuer à investir». La question qui ne veut rien dire, sans plus de précision, une fois encore. Le beau parleur, sait mieux que tous, que de remplir une cocotte percée, fusse-t-elle atomique, n’est pas le meilleur moyen d’équilibrer les comptes de la République.

L’EPR de Flamanville, loin d’être un exemple de technicité maitrisée, de prévisions financières respectées, et plus encore des méfaits policiers d’une dictature nucléaire,  pour imposer une ligne THT qui continuera de drainer toujours plus de surproduction nucléaire, sans pour autant éviter les 2000 €/MWh  !

 en PJ Rapport RTE

Eva Joly tance Arnaud Montebourg après ses déclarations sur le nucléaire

Dans une interview au Parisien/Aujourd’hui en France, mardi, l’ancienne candidate d’Europe Ecologie Les Verts à la présidentielle Eva Joly s’en prend à Arnaud Montebourg.
Le Monde.fr 28 août 2012

Interrogée sur les propos du ministre du Redressement productif estimant que le nucléaire serait « une filière d’avenir », Mme Joly affirme que « la position d’Arnaud Montebourg que j’espère isolée consiste à regarder l’avenir dans un rétroviseur ». « Il est prisonnier de vieux schémas », a-t-elle souligné ajoutant que « pendant ce temps, la France passe à côté de l’occasion de prendre le leadership en matière d’énergies renouvelables ».
« François Hollande ne doit pas passer à côté des enjeux de la transition écologiste. », rappelle-t-elle.

A propos de l’accord passé avec le PS, l »ancienne juge d’instruction a dit « surtout » regretter que « le PS n’écoute pas d’avantage les aspirations de la société »

http://www.20minutes.fr/politique/991345-sortie-montebourg-nucleaire-cree-premiere-polemique-rentree-politique

http://www.lepoint.fr/politique/montebourg-mes-propos-ne-sont-pas-une-provocation-27-08-2012-1499560_20.php

http://www.lefigaro.fr/politique/2012/08/27/01002-20120827ARTFIG00317-nucleaire-montebourg-irrite-les-ecologistes.php

http://www.lefigaro.fr/politique/2012/08/19/01002-20120819ARTFIG00162-une-rentree-sous-tension-pour-la-gauche.php

http://www.20minutes.fr/politique/990887-nucleaire-valls-soutient-montebourg-ecologistes-agaces