Centrale nucléaire de Penly: 10 séismes en 7 jours, que se passe-t-il ?

Capture-copie-2.PNG

Des équipes de pompiers ont été dépêchées sur un réacteur suite à une évasion de fumée, mais la société d’énergie EDF affirme que le site est sécurisé. La France obtient 75% de son électricité à partir d’énergie nucléaire et l’avenir de l’industrie est devenu un enjeu politique.

Nouveau séisme à 21 km de la centrale nucléaire de Paluel et à 20 km de la centrale de Penly (Magnitude 3,2 source EMSC)
Ce qui fait un total de 10 séismes en quelques jours dans ce secteur!
2012-11-13 13:45:35.0 UTC 50.10 N ; 0.89 E

http://www.emsc-csem.org/Earthquake/earthquake.php?id=292426

Source de la carte

So that’s 7 EQ in last 5 days !!

2012-11-11 15:48:44.128min ago 50.02 N 1.15 E 2 2.9 FRANCE

2012-11-11 12:09:59.64hr 06min ago 50.14 N 1.05 E 10 3.0 FRANCE

2012-11-11 10:23:03.55hr 53min ago 50.02 N 1.20 E 2 2.9 FRANCE

2012-11-11 07:43:34.58hr 33min ago 50.08 N 1.15 E 2 3.0 FRANCE

2012-11-10 12:22:37.1 50.16 N 1.19 E 2 2.8 FRANCE

2012-11-09 11:11:21.0 50.09 N 1.08 E 5 2.7 FRANCE

2012-11-06 15:09:49.0 50.07 N 1.07 E 5 2.9 FRANCE [link to http://www.emsc-csem.org] Last Edited by Rain-Man on 11/11/2012 11:53 AM

 Marc Bildermann pour WikiStrike

http://www.wikistrike.com/article-centrale-nucleaire-de-penly-9-seismes-en-cinq-jours-que-se-passe-t-il-112341070.html

Le réacteur de la centrale nucléaire de Penly arrêté après un dégagement de vapeur

  • Un dégagement de vapeur a été constaté ce mercredi à la centrale nucléaire EDF de Penly en Seine-Maritime. Le réacteur numéro un du site a été provisoirement mis à l’arrêt. Par LEXPRESS.fr 7 nov 2012
  • Ça va finir par péter leurs circuits et leurs pompes… Illustration du risque avec une carte inspirée de Fukushima.AJ

Incident à la centrale nucléaire de Penly, près de Dieppe (Seine-Maritime). Le réacteur numéro un a été mis à l’arrêt ce mercredi à la suite d’un dégagement de vapeur inattendu sur la partie non nucléaire de l’installation. Ce dégagement de vapeur sur le circuit secondaire s’est produit en milieu de journée pour une raison qui reste à déterminer. La direction a ordonné, aussitôt après, l’arrêt du réacteur qui a été découplé du réseau électrique peu avant 16h00.

Ce réacteur devrait être remis en service « prochainement », après une opération de maintenance sur ce circuit, a précisé un porte-parole de la centrale. Cet incident n’a pas eu de conséquence sur la sûreté de l’installation ni sur l’environnement, a-t-il affirmé.

Un précédent incident au mois d’avril

La centrale, construite sur le front de mer du Pays de Caux, compte deux réacteurs d’une puissance nominale de 1300 MW mis en service respectivement en 1990 et 1992.

Le réacteur numéro 2 de cette centrale a été victime le 5 avril dernier d’un incident sur l’une de ses pompes de refroidissement du circuit primaire qui a entraîné son indisponibilité jusqu’au 6 août.

DERNIER ÉVÉNEMENT SISMIQUE près de PENLY

http://www-dase.cea.fr/evenement/evenements.php?type=seisme&identifiant=20121106-150950&lang=fr

Localisation automatique
06/11/2012 15:09:50 TU
23 km N de Dieppe (Seine-Maritime)Attention : cette localisation automatique n’a pas été validée par un sismologue
Caractéristiques de l’événement
Ces informations n’ayant pas été validées par un sismologue, elles sont susceptibles d’être corrigées ultérieurement.
 FRANCE                                                         ORID : 24214
06/11/12     38 Arrivees                    RMS :  0.83    Type :uk
Heure orig: 15h 09m 50.80 +/- 0.36
Latitude  :         50.13 +/- -1.0     1/2 Grand Axe :     8.4 km
Longitude :          1.02 +/- -1.0     1/2 Petit Axe :     4.4 km
Profondeur:          2.  (Imposee)     Azimut gd Axe :   166.0 deg
ML : 2.90+/-0.20 sur  9 Localisation par rapport aux villes proches
23 km N   de DIEPPE (SEINE-MARITIME) (35900 habitants)
24 km NW  de SAINT-MARTIN-EN-CAMPAGNE (SEINE-MARITIME) (1100 habitants)
24 km WNW de CRIEL-SUR-MER (SEINE-MARITIME) (2500 habitants)
25 km NNW de ROUXMESNIL-BOUTEILLES (SEINE-MARITIME) (1700 habitants)
Afficher les caractéristiques détaillées station par station
Localisation automatique non validée
cliquez pour agrandir
 
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Voir aussi:

https://leblogdejeudi.wordpress.com/2011/09/25/sismologie-et-sensibilite-du-cotentin-aux-tsunamis-l%E2%80%99epr-disqualifie/

Nucléaire: Première réunion publique de la CLIN Paluel Penly

Début décembre, dans une salle de la région dieppoise restant à déterminer, mais qui sera située entre les deux centrales nucléaires, se tiendra la première réunion publique de la CLIN, la Commission Locale d’Information Nucléaire de Paluel et de Penly.Paris Normandie dimanche 21 octobre 2012 

Cette décision, qui accompagne la mise en ligne d’un nouveau site internet (www.clin.76.fr) répond à la polémique qui avait opposé la CLIN et les associations écologistes, à la suite de l’incident du 5 avril dernier à Penly. Les membres de ces associations exigeaient de pouvoir assister à la réunion, au cours de laquelle devaient être présentés les premiers rapports, puis tirées les conclusions de l’événement marqué par une fuite d’huile et un début d’incendie dans un bâtiment du réacteur.

Le président de la CLIN s’y était opposé, faisant état du réglement de la CLIN. Celui-ci vient donc d’évoluer. La mise en ligne du site internet – le 10e en France, où l’on compte 38 CLIN – répond à cette même volonté de transparence, selon Serge Boulanger. « Je le réclamais depuis 2008 », affirme le président de la CLIN.

Paluel : « la centrale présente des symptômes inquiétants »

Selon le collectif « Stop EPR ni à Penly ni ailleurs« , les deux incidents récents jettent un doute sur la sûreté du réacteur n°3 de Paluel, qui est à l’arrêt depuis mai dernier. Paris-Normandie, le 11/09/2012.

Voici leur communiqué:

« Le Collectif STOP-EPR ni à Penly ni ailleurs tient à attirer votre attention sur la situation du réacteur Paluel 3 [en Seine-Maritime]. A l’arrêt depuis le 19 mai dernier, ce réacteur est en travaux et manifestement pour quelques jours encore. Ce ne sont pas moins de 10 incidents qui sont survenus depuis le début de l’arrêt de tranche (publiés sur le site de la centrale par EDF sans compter les lettres de suite et autres avis de l’ASN).
Si les deux derniers avis de l’ASN portent sur des non respect des règles générales d’exploitation, les précédents concernent la sûreté de l’installation et en particulier du circuit primaire. On peut s’étonner que les critiques de l’ASN sur Paluel 3 portent sur les éléments dont la défaillance est à l’origine de l’incident du 5 avril à Penly. Les électro-vannes, la fiabilité du circuit RCV comme les joints des groupes motopompes primaires sont clairement mis en cause…
Ces similitudes entre ce qui s’est produit à Penly et ce qui nécessite des travaux exceptionnels à Paluel nous interpellent. L’ASN suspecterait-elle des défauts génériques sur les réacteurs du palier P 4 (1 300 MWe) ?
A l’heure où Fessenheim 2 connait un nouvel incident d’exploitation (le 24e depuis le redémarrage du réacteur le 6 mars dernier), le palier de centrale plus récent donne lui aussi à voir des signes de fragilité évident. Le vieillissement est un phénomène qui touche toutes les centrales . La sureté et les conditions de travail des salariés pâtissent de cette obsolescence des réacteurs. Mais c’est la fiabilité du parc qui est aujourd’hui le talon d’Achille de la filière nucléaire.
Comme l’indiquent les données de RTE [Réseau de transport d’électricité], cet été EDF a dû remettre en service des tranches thermiques pour compenser la quinzaine de réacteurs à l’arrêt. Les efforts pour améliorer la disponibilité du parc en 2011 de manière artificielle ont entrainé une vague d’arrêt des centrales sans précédent en 2012 (et des problèmes de redémarrage à chaque fois). 
Ce n’est pas tant l’avenir du parc nucléaire qui pose question mais son présent. EDF se ruine et ruine l’ensemble de la nation en persévérant dans le nucléaire en France comme à l’étranger (voir les déboires récents en Angleterre et aux Etats-Unis) sans garantir le service énergétique auquel chacun à droit.
La seule issue envisageable est au moins l’arrêt des réacteurs les plus anciens et la mise en œuvre rapide d’un plan de développement des moyens de production alternatifs de manière à accompagner la baisse des consommations préconisés par le scénario Négawatt et surtout imposés par le contexte énergétique et climatique. »



Source

Info : Percy sous tension

 

Deux incidents, en août, liés à des pompes de graissage et à une vanne du réacteur numéro 3 de la centrale nucléaire de Paluel (Seine-Maritime) ont été classés de niveau 1 (sur une échelle de 0 à 7) par l’Autorité … Lire la suite →

Flamanville, Saint Alban, Paluel. Le Réseau “Sortir du nucléaire” a reçu des documents d’EDF et de l’IRSN (Institut de Radioprotection et de Sûreté Nucléaire) qui font état d’une anomalie générique sur les réacteurs nucléaires de Paluel, Flamanville et Saint-Alban. Des dispositifs sous-dimensionnés, alliés à … Lire la suite →

La centrale nucléaire de Paluel a déclaré un événement significatif de sécurité (ESS) de niveau 1 à l’Autorité de sûreté nucléaire (ASN) hier. Origine de la déclaration : un écart sur une turbo-pompe de secours a été détecté sur l’unité … Lire la suite →

Regardez s’ils sont près de chez vous…Une anomalie concerne huit réacteurs des centrales de Flamanville, Saint-Alban et Paluel. Le fonctionnement des groupes électrogènes de ces réacteurs n’est pas garanti en cas de séisme important. Une anomalie, publiée discrètement sur le … Lire la suite →

 

Le réacteur EPR à Penly est-il un mirage ?

Le ministre de l’écologie se prononce contre la construction du réacteur de dernière génération près de Dieppe. Par Sylvie Callier France 3

« On ne construit pas l’EPR à Penly ». Par cette réponse tranchée  lors d’une interview à Libération le 6 juillet, Delphine Batho a piqué au vif les élus du Pays de Caux. La construction du réacteur à eau sous pression au sein de la centrale nucléaire de Penly (EPR) est  une nouvelle fois remise en question.

« La maladresse d’une jeune ministre » ; « Un espoir rayé d’un trait de plume »

Le maire  communiste de Dieppe Sébastien Jumel et la députée socialiste Sandrine Hurel ripostent à cette déclaration du ministre. Le sujet est sensible dans le bassin d’emploi de Dieppe.

La contruction de l’EPR représenterait plus de 2000 emplois. Une fois achevé, 300 emplois directs et 2000 emplois indirects en découlent selon le groupe d’entreprises Dieppe Méca Energies.

Les élus Verts sont satisfaits de cette prise de position claire de Delphine Batho.

 

Incident Penly: les candidats font profil bas, le nucléaire reste un enjeu

Les candidats à l’Elysée ont fait profil bas vendredi après l’incident à la centrale nucléaire de Penly alors que la réduction de la part du nucléaire dans l’électricité en France est l’un des clivages de la campagne présidentielle.

C’est un incident, je n’utilise pas un incident pour défendre un point de vue, a déclaré le candidat PS François Hollande, qui propose de ramener de 75 à 50% d’ici 2025 la part du nucléaire dans la production électrique française s’il est élu.

Pendant la primaire, le député de Corrèze s’était aussi opposé au projet, pour le moment reporté, de construire un nouveau réacteur, de type EPR, à Penly (Seine-Maritime), tout en préconisant de terminer le chantier en cours de la centrale de Flamanville (Manche).

Vendredi midi, la candidate EELV Eva Joly, qui préconise la sortie du nucléaire et rappelle qu’elle est la seule à s’être rendue à Fukushima, n’avait toujours pas réagi.

La secrétaire nationale d’EELV, Cécile Duflot, a parlé d’un incident très sérieux, déploré un manque de transparence, et envisagé le pire: s’il devait se passer la même chose à Penly qu’à Fukushima, ça veut dire qu’il n’y a plus de Dieppe, qu’il n’y a plus d’habitants au Tréport pendant des centaines d’années.

Les réactions rares et mesurées à l’incident, classé provisoirement de niveau 1 par l’Autorité de sûreté nucléaire (ASN, sur une échelle de 7), contrastent avec la vigueur des échanges ces derniers mois.

Le nucléaire avait suscité des tensions entre le PS et EELV lorsque les deux formations négociaient leur accord en novembre, culminant sur la question de l’avenir de la filière Mox (recyclage de l’uranium et du plutonium parmi les combustibles usés des réacteurs nucléaires).

Après la signature de cet accord, qui prévoit la fermeture progressive de 24 réacteurs sur 58, l’UMP avait dénoncé un marchandage, accusant à l’envi le PS et EELV de s’échanger des réacteurs contre des circonscriptions, avec pour conséquence 400.000 emplois menacés et +50% sur votre facture d’électricité.

Le candidat UMP lui-même, Nicolas Sarkozy, a dénoncé la volonté de François Hollande de fermer la centrale de Fessenheim, la plus vieille du parc nucléaire français: e le peuple, là-dedans? Et les ouvriers de Fessenheim, sur le tapis de la négociation pour quelques postes, pour quelques places, pour quelques prébendes?, s’est-il exclamé.

M. Hollande avait d’ailleurs été hué le 19 mars à la sortie de son QG par des salariés de Fessenheim à l’issue d’un entretien avec plusieurs de leurs représentants.

Le patron d’EDF, Henry Proglio, avait dit que l’abandon du nucléaire menacerait 400.000 emplois directs et indirects dans la filière nucléaire, suscitant l’indignation des partis de gauche. Après cette sortie, François Hollande avait laissé entendre qu’il lui serait difficile de travailler avec le patron d’EDF s’il était élu à l’Elysée.

(©AFP / 06 avril 2012 14h15)