La question du traitement du combustible nucléaire usagé au Japon

L’accident à la centrale Fukushima Dai-ichi en mars 2011 a entraîné une vaste discussion parmi les Japonais sur l’avenir de l’énergie nucléaire. Le gouvernement devrait annoncer le mois prochain si le Japon abandonnera cette forme d’énergie ou s’il gardera en fonctionnement ses centrales nucléaires. NHK World

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Cette semaine dans le cadre de notre ‘Commentaire’, nous vous proposons une chronique en cinq parties, ‘L’avenir de l’énergie nucléaire au Japon’.

Aujourd’hui dans le cadre de notre quatrième volet, il est question avec le professeur Kazuhiro Ueta, du traitement du combustible nucléaire usagé et de la dépendance envers cette forme d’énergie au Japon. Monsieur Ueta, un expert d’économie environnementale, est professeur à l’Ecole supérieure d’économie de l’Université de Kyoto.

Radio Japon :
D’importantes précautions sont nécessaires pour le traitement du combustible nucléaire usagé. On estime en effet que ce carburant peut demeurer hautement radioactif pendant au moins 100 000 ans. Le traitement de ce combustible est un facteur primordial lorsqu’on discute de la place future du nucléaire au Japon. Comment voyez-vous la situation actuelle ?

Kazuhiro Ueta :
Pour le traitement des déchets industriels en général, le Japon a choisi des méthodes et des sites. Mais pour le combustible nucléaire usagé, il n’y a aucune méthode concrète actuellement en place.

Le Japon a une politique spéciale pour le retraitement du carburant nucléaire irradié. Le plutonium est extrait de ce combustible usagé, qui est ensuite mélangé avec de l’uranium pour qu’il soit utilisé à nouveau comme carburant nucléaire. Mais dans les faits, ce système ne fonctionne pas.

Actuellement, le nouveau combustible est utilisé par le réacteur surgénérateur Monju. Mais il est difficile de contrôler ce surgénérateur qui, en 18 ans d’existence, n’a été mis en fonction que pendant deux mois environ.

Il y a aussi la question du traitement d’une énorme quantité de déchets nucléaires de haut niveau qui sont produits durant le retraitement. Le gouvernement prévoit de les enterrer à 300 mètres dans le sol ou même plus profondément encore, mais n’a pas encore choisi de site.

Radio Japon :
Pensez-vous que la décision du Japon de garder ou d’abandonner le nucléaire aura un impact sur la méthode future de traitement des déchets nucléaires ?

Kazuhiro Ueta :
Si nous abandonnons la génération d’énergie nucléaire, nous pourrons concentrer tous nos efforts sur l’enfouissement dans le sol du combustible nucléaire irradié.

Cependant, si nous gardons nos centrales nucléaires en fonction, il y aura deux possibilités, le retraitement ou l’enfouissement. Mais nous aurons un nouveau problème si nous continuons avec le nucléaire parce que la quantité de carburant usagé va continuer d’augmenter. Nous devrons probablement construire une nouvelle installation de retraitement. Si nous choisissons d’enfouir le combustible dans le sol, il faudra trouver de nouveaux sites d’enfouissement.

La façon de traiter le carburant nucléaire irradié est notre responsabilité envers les générations futures. Je crois que nous devrons considérer cette question quand viendra le temps de prendre une décision sur la place du nucléaire au Japon.

Radio Japon :
Vous venez d’entendre Kazuhiro Ueta, professeur à l’École supérieure d’économie de l’Université de Kyoto. Demain, il sera question de l’énergie nucléaire et des efforts déployés contre le réchauffement de la planète.

Scooped by Etienne Servant

Fukushima: Appel urgent pour éviter une nouvelle catastrophe nucléaire mondiale

Leblogdejeudi aborde souvent le danger que représente le combustible situé dans la piscine du réacteur 4 de Fukushima. Aujourd’hui et en lien avec le Blog de Fukushima et Pierre Fetet, il vous propose une pétition à l’adresse de l’ONU afin que ce danger ne se transforme pas en catastrophe mondiale. A J  7- 7 -12

Nous, citoyens du monde, – exigeons que l’ONU mette en place d’urgence une équipe internationale, indépendante et interdisciplinaire ayant autorité pour prendre en charge la gestion du transfert et de la mise en sûreté du combustible de la piscine de l’unité 4 de la centrale de Fukushima Daiichi, – demandons que tous les moyens soient dévolus à cette cellule de crise afin qu’aucun obstacle ne vienne retarder son action, et que l’objectif de mettre en lieu sûr le combustible soit atteint le plus rapidement possible, – souhaitons que l’ONU favorise toutes les coopérations techniques, scientifiques, économiques et politiques nécessaires, y compris non-gouvernementales, afin de mettre un terme au plus vite à cette menace mondiale jamais égalée… 


Appel urgent pour éviter une nouvelle catastrophe nucléaire mondiale
Cette pétition est à l’adresse du Conseil de sécurité de l’ONU et de son Secrétaire Général Ban Ki-Moon 

Pourquoi c’est important

Parce que le bâtiment réacteur n°4 de la centrale de Fukushima Daiichi a subi le terrible séisme du 11 mars et les violentes explosions du 15 mars 2011 et que sa structure a énormément souffert, menaçant sa stabilité,
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Parce que la piscine de désactivation de cette unité, perchée à 30 m de hauteur, menace soit de s’effondrer avec le bâtiment, soit de se vider de son eau à cause de fissures,
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Parce que cette piscine contient 1535 assemblages de combustible, l’équivalent de près de 10 fois la quantité de césium 137 relâché par Tchernobyl,
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Parce que si le combustible n’était plus refroidi par de l’eau, il s’échaufferait, se dégraderait, et provoquerait un incendie dispersant la radioactivité dans l’atmosphère,
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Parce que le système de refroidissement de la piscine de l’unité 4 n’a pas d’installation de secours et tombe régulièrement en panne,
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Parce qu’en cas d’incendie des assemblages d’uranium et de plutonium, il ne serait plus possible pour les hommes d’intervenir sur le site tant la radioactivité serait élevée,
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Parce que l’incendie de la piscine de l’unité 4 provoquerait l’abandon de la centrale nucléaire de Fukushima Daiichi qui recèle à elle seule près de 2500 tonnes de combustible nucléaire, correspondant à une radiotoxicité 90 fois supérieure à Tchernobyl,
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Parce que le très fort séisme de mars 2011 a augmenté la probabilité d’autres tremblements de terre dévastateurs qui pourraient à l’avenir provoquer l’effondrement du bâtiment réacteur n°4 déjà à moitié ruiné,
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Parce que de nombreux experts dans le monde entier sont d’accord sur la nécessité d’intervenir au plus vite pour éviter l’évacuation du Japon mais aussi une catastrophe radiologique internationale mettant en péril la santé de l’ensemble des hommes et de leurs descendants,
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Parce que la compagnie Tepco considère qu’il n’y a pas de danger d’effondrement de cette piscine et qu’elle compte mettre plusieurs années pour transférer le combustible dans un lieu sûr,
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Parce que la compagnie Tepco et le gouvernement japonais sont incapables de gérer la situation de crise concernant le combustible de la piscine du réacteur n°4 de Fukushima Daiichi,

Parce que l’ONU, garante de la sécurité internationale, est la seule organisation apte à prendre en charge cette menace permanente pesant aujourd’hui sur tous les hommes,

En savoir plus sur ce que disent précisément des sismolgues, ingénieurs, physiciens, experts en nucléaire, universitaires, diplomates, etc. sur la menace de la piscine 4 de Fukushima Daiichi :

http://fukushima.over-blog.fr/article-appel-urgent-pour-eviter-une-nouvelle-catastrophe-nucleaire-mondiale-107834979.html

Après avoir lu le dossier complet préparé par le bog de Fukushima 


Des experts proposent d’enfouir les stocks de plutonium

Un groupe américain de recherche propose d’enterrer tous les stocks de plutonium, pour ne pas qu’ils tombent entre les mains de terroristes et aussi pour éviter les coûts élevés lorsqu’on recycle cette substance en combustible. NHK World, 

Voila une information qui après celle de l’abandon de la filière du retraitement par les japonais pourrait remettre en cause l’usine de la Hague , malgré les propos rassurants du PS à la veille des élections présidentielles: motion d’élus UMP et PS en soutien à AREVA, soutien de la filière du retraitement par Hollande et Cazeneuve…..

 

Le Japon suspend le retraitement du combustible nucléaire?!

Selon le Mainichi du 8 mai le gouvernement a proposé mardi  une motion de la Commission de l’énergie atomique du Japon visant une décision politique concernant le cycle du combustible nucléaire du pays et de suspendre momentanément le fonctionnement de l’usine de retraitement de combustible nucléaire dans le nord du Japon, ont indiqué des responsables.

Selon la proposition, La  Japan Nuclear Fuel Ltd « S L’usine  utilisée pour le retraitement du combustible dans le village de Rokkasho, dans la préfecture d’Aomori, sur la pointe nord de l’île japonaise de Honshu, serait limitée à des opérations de test ou serait stoppée. 9 May 2012, Information rapportée par Etienne Servant

Un rappel: l’usine de Rokkasho construite avec le concours d’ AREVA ne serait toujours pas opérationnelle. Elle a pour but de retraiter les déchets ( à heuteur de 12 % en réalité)  pour en extraire le plutonium utilisable pour la fabrication de combustible MOX utilisable à 100% dans les EPR et ( impliqué dans l’explosion du  réacteur 3 de Fukushima malgré les mises en gardes de Greenpeace aux USA) ou de bombes H.

Le retraitement des barres de MOX hautement radioactives même après utilisation dans un réacteur  suppose une mise en piscines pendant plusieurs dizaines d’années avant un nouveau retraitement…

Le plutonium illustre et engage la fuite en avant vers la filière nucléaire  4 avec ASTRID réacteur experimental inspiré de Superphenix qui a été abandonné par la France ( Gouvernement Jospin)

La prise de position du Japon vis à vis de la filière du retraitement et l’avis des experts cité dans le billet suivant:

https://leblogdejeudi.wordpress.com/2012/05/10/des-experts-proposent-denfouir-les-stocks-de-plutonium/

illustre les doutes de la communauté scientifique suite à Fukushima et aux impasses humaines et économiques qu’elle induit.

Dépots de Plutonium à Cadarache: Le CEA condamné à 15000 euros d’amende

Le Commissariat à l’énergie atomique (CEA) a été condamné mercredi par le tribunal correctionnel d’Aix-en-Provence à 15.000 euros d’amende pour « non déclaration immédiate » d’un incident survenu sur son site de Cadarache (Bouches-du-Rhône). AFP Le 14/03/2012 à 18:08

Une amende moins lourde que les 40.000 euros requis par le représentant du ministère public, pour cet incident classé au niveau 2 par l’Autorité de sûreté nucléaire.

L’audience du 25 janvier avait donné lieu à un bras de fer entre le CEA, dont l’avocat avait plaidé la relaxe, et l’ASN, avec pour enjeu « la transparence », essentielle en la matière, avait affirmé l’avocat des parties civiles, les associations « Sortir du nucléaire » et « Environnement Méditerranée ».

Ces deux associations recevront chacune 1 euro symbolique de dommages et intérêts.

Dans un communiqué, « Sortir du nucléaire » s’est félicité mercredi de ce jugement, espérant que « cette décision contraindra les exploitants à une plus grande vigilance dans la gestion des matières radioactives sur leur site ».

L’affaire concernait une importante sous-estimation des stocks de plutonium présents dans l’atelier de technologie du plutonium (ATPu) du CEA à Cadarache. De 1964 à 2003, cet atelier avait pour fonction de produire, à partir de poudres d’oxyde d’uranium et de plutonium, du combustible Mox destiné à alimenter certaines centrales nucléaires.

Mais en 2009, au cours du démantèlement de cet atelier qui avait fonctionné pendant 40 ans, l’ASN avait découvert une « sous-évaluation » des quantités de plutonium présentes dans le local sous forme de dépôts et pouvant « donner lieu à une réaction nucléaire » en chaîne « sans aucun signe précurseur », avait indiqué lors du procès Pierre Perdiguier, chef de la division de l’ASN à Marseille.

Mercredi, le « collectif antinucléaire 13 » a déclaré dans un communiqué qu’il ne « saurait en aucun cas se satisfaire de ce délibéré ». Selon l’association, une « requête au fond pour l’annulation du décret autorisant le démantèlement de l’ATPu », déposée par ses soins auprès du conseil d’Etat, suit son cours.

CRILAN: Non au train train de la plutonium connection…

La quasi totalité des contrats étrangers d’extraction du plutonium à la Hague sont arrêtés…Sauf pour le petit contrat étranger hollandais : un train arrive encore ce jeudi matin 8 mars, tôt, au terminal de Valognes en provenance de Borselle ( Pays-Bas). COMMUNIQUÉ  du 5 mars 2012:  

Son chargement ira grossir les combustibles usés de plus d’une centaine de coeurs de réacteurs qui sont aujourd’hui stockés dans les piscines de la Hague vulnérables aux attentats.

 Le CRILAN rappelle, une nouvelle fois, qu’il s’est opposé, depuis sa création, à l’extraction du plutonium civil et militaire pour quelque pays que ce soit.

Il ne s’est jamais opposé aux retours des déchets à leurs producteurs mais a toujours dénoncé les arrivées des combustibles irradiés : c’est à chaque pays, chaque producteur industriel de gérer ses propres sales problèmes.

 C’est sur ce principe, qu’avec l’UR-CFDT, il avait bloqué un train de combustibles allemands à Mézidon, train qui avait été retourné à la centrale de Biblis en fin d’été 1981.

C’est aussi pourquoi, il avait obtenu la mise en examen de COGEMA et la perquisition de son siège à Vélizy,en 1999,  pour stockage illégal de déchets étrangers.

Le CRILAN, dans notre région, réaffirme son soutien aux luttes aujourd’hui centrées contre l’EPR de Flamanville et ses lignes THT.

Il rappelle qu’il organise, le 11 mars, une réunion-débat à FLAMANVILLE même, à la salle des fêtes, à 15 heures précises pour le premier anniversaire de la catastrophe de Fukushima

avec le témoignage de:

la japonaise Haruko Sakaguchi,

Pierre Barbey (ACRO) et

Didier Anger .

AIPRI Les poussières de Fukushima

Chers savants atomistes, chers politiciens négationnistes les innombrables poussières fines que vous avez incorporé depuis Fukushima vous souhaitent une bonne année 2012… et à nous aussi…

AIPRI Les poussières de Fukushima | FUKUSHIMA INFORMATIONS | Scoop.it

Photo microparticule radioactive (publiée par Gen4) 

Autrement dit quelle dose d’irradiation effective, d’après les chiffres de l’AIEA même, fait suite à l’incorporation d’un seul et unique minuscule fragment radioactif comprenant non pas un seul mais bien l’ensemble des radioéléments présents dans ce carburant ?

Pour répondre à cette question nous supposerons avoir affaire à une masse infime de 1E-12 gramme (1 picogramme) de carburant atomique consommé à 35 GwD/t (36,08 kg fissionnés par tonne) ayant décru pendant 15 ans. Une si faite minuscule particule présente une activité radiologique de 0,0125 Becquerel à savoir d’une désintégration chaque 1,3 minute et en une année délivre ainsi 3,93E5 Bq, 21,58% desquels sont le fait d’émissions alpha. Cette particule contient en outre 2,51 milliards d’atomes radioactifs d’environ 75 radioéléments différents (dont 34 actifs sur un an) et a un diamètre inhalable d’environ 1,03 micron. (Uraniums et transuraniums -plutonium, américium, curium, cobalt, etc.- représentent 95,79% de la masse, 8,83% du volume et 44,54% du diamètre de cette particule.)

Compte tenu de l’ensemble des éléments de fission et d’activation qui la composent et du coefficient officiel de dose MINIMAL par inhalation de chacun, cette particule délivre une dose globale de 6,48E-6 milliSievert par seconde et puisque en une année produit 393000 Bq conduit à l’absorption de la bagatelle de 204,46 milliSievert/an. Une seule particule de ce carburant immmobilisée dans l’organisme correspond donc à 200 fois la dose d’irradiation maximale annuelle admissible.

Chers savants atomistes, chers politiciens négationnistes les innombrables poussières fines que vous avez incorporé depuis Fukushima vous souhaitent une bonne année 2012… et à nous aussi…

http://aipri.blogspot.com/