Fukushima: nouvelle interview d’Arnie Gundersen par Helen Caldicott

Nouvelle interview d’Arnie Gundersen par Helen Caldicott dans son émission « If you love this planet » (Si vous aimez cette planète). Publiée le 16 sept. 2012 par kna60.

Voici les sujets abordés
– Situation de l’unité 4, travaux en cours, transfert du combustible de la SFP
– Situation des autres unités, que faire dans les années et décennies à venir
– Y a-t-il encore des risques de fusion, d’explosion d’hydrogène, de vapeur
– Refroidissement des réacteurs et piscines, que devient l’eau, est-elle
dangereuse
– Pollution aérienne et de l’océan Pacifique par les rejets
– Conséquences sanitaires, dans l’immédiat et les années à venir
– Fukushima vs Tchernobyl
– Que faire de tout le combustible usagé, sur le site et dans tout le pays

Fukushima: TEPCO a enlevé un assemblage de combustible neuf de la piscine du réacteur 4

TEPCO a enlevé un assemblage de combustible non usagé de la piscine du réacteur 4, en tant que test. Un second assemblage doit être retiré ultérieurement

L’information est passée en gros titre uniquement sur Kyodo News le 18 juillet.

Ci dessous photo aérienne de NHK, avec des ouvriers en tenue blanche. Cela ressemble presque à une sorte de cérémonie religieuse. Source BistroBarBlog

Première extraction de barres de combustible à Fukushima

Libération AFP  18 juillet 2012
Le bâtiment contenant le réacteur numéro 4 de la centrale de Fukushima Daiichi, photographié par l'agence Kyodo le 18 juillet 2012.

Le bâtiment contenant le réacteur numéro 4 de la centrale de Fukushima Daiichi, photographié par l’agence Kyodo le 18 juillet 2012. (Photo Kyodo. Reuters

Deux barres de la cuve de refroidissement du réacteur numéro 4 ont été retirées ce matin. Il en reste environ 1 500.

 Le personnel de la centrale nucléaire japonaise de Fukushima Daiichi a extrait mercredi du combustible d’une piscine de stockage d’un des réacteurs, ont annoncé les médias nippons.

Des images des télévisions japonaises ont montré des dizaines de techniciens en combinaisons blanches de protection retirer une barre à l’aide d’une grue.

Le gérant du site, Tokyo Electric Power (Tepco), avait annoncé auparavant que cette opération débuterait en juillet, afin de retirer dans un premier temps deux barres de la piscine de stockage du réacteur 4. Chaque barre mesure environ 4 mètres de long.

C’est la première fois que Tepco parvient à retirer du combustible nucléaire depuis l’accident du 11 mars 2011 dans cette centrale du nord-est du Japon, à 220 km de Tokyo.

Le combustible présent dans les cuves des réacteurs 1, 2 et 3 a partiellement fondu à cause de l’arrêt des systèmes de refroidissement consécutif aux complications entraînées par le passage d’un tsunami de 15 mètres de haut.

La cuve du réacteur 4, à l’arrêt pour maintenance, était vide le 11 mars 2011, mais une panne du système de refroidissement a provoqué une ébullition dans la piscine où, selon une porte-parole de Tepco, plus de 1 300 barres de combustibles usagées et 200 neuves étaient entreposées lorsque la centrale a été frappée par le tsunami.

Dans les jours qui suivirent, une accumulation d’hydrogène dans le bâtiment du réacteur avait entraîné une explosion qui a fortement endommagé l’enceinte de confinement et mis en péril le combustible entreposé dans la piscine, avant que l’eau du réservoir ne soit finalement peu à peu refroidie.

Tepco compte étudier l’état de ces deux premières barres afin de décider de la méthode à adopter pour extraire les autres.

«Nous allons examiner l’état de corrosion des barres, provoqué par le déversement d’eau de mer» dans le réservoir lors des premières semaines de l’accident, a expliqué une porte-parole de Tepco.

L’entreprise n’a pas voulu confirmer officiellement l’opération de mercredi «au nom de la sécurité nucléaire», mais des équipes de télévision japonaises ont filmé une partie du travail à partir d’hélicoptères.

(AFP)

A Fukushima, état d’urgence pour le réacteur 4

Un arrêt du refroidissement des barres de combustible stockées dans la piscine provoquerait un accident majeur. Le Monde 8 juin 2012 Tokyo Correspondance Philippe Mesmer

Malgré la volonté du gouvernement japonais et celle de la Compagnie d’électricité de Tokyo (Tepco) de la minimiser, la gravité de la situation à la centrale nucléaire de Fukushima continue de menacer l’environnement et la population. Les bâtiments des réacteurs numéros 1, 2 et 3 restent difficilement accessibles, l’état du combustible dans les réacteurs demeure incertain et les dégagements radioactifs se poursuivent.

A court terme, ce n’est pourtant pas ce qui inquiète le plus les experts. Pour eux, l’urgence se situe au niveau de la piscine du réacteur 4, remplie de 1 535 barres de combustible usagé ou non.

Perchée à une trentaine de mètres de hauteur, elle repose aujourd’hui sur une structure gravement endommagée et fragilisée par une explosion d’hydrogène survenue le 15 mars 2011, quatre jours après le séisme et le tsunami qui ont ravagé le site. Les murs et le toit ayant été soufflés, elle est visible de l’extérieur, recouverte d’une simple bâche. Beaucoup redoutent l’effondrement de ce qui reste du bâtiment en cas de nouveau puissant séisme, ou une interruption du refroidissement du combustible. Le 6 juin, Tepco a annoncé un problème au niveau d’une des deux pompes de son système de refroidissement. Résolu, l’incident a cependant rappelé la fragilité de la situation et la gravité du risque.

Une exposition à l’air de ces barres pourrait être catastrophique. Pour Robert Alvarez, ancien haut responsable du département américain de l’énergie, elle provoquerait une réaction  » impliquant une quantité de césium 137 dix fois supérieure à celle de Tchernobyl « . La difficulté d’arrêter ce processus ferait que  » toutes les substances radioactives se répandraient dans l’atmosphère « , ajoute Arnie Gundersen, de la société de consultants en énergie Fairewinds Associates.

Dans un scénario du pire établi par le gouvernement japonais, une telle catastrophe pourrait se traduire par une évacuation de la métropole de Tokyo. En visite au Japon en février et conscient du danger, Bernard Bigot, administrateur général du Commissariat à l’énergie atomique (CEA), qualifiait déjà de  » sujet majeur «  la nécessité de  » libérer la piscine du réacteur 4 « . Et ce, le plus vite possible. Tepco, de son côté, se veut rassurante. La compagnie insiste sur le fait que  » la piscine a une profondeur de 11 m. Il y a 7 m d’eau au-dessus des barres de combustible qui mesurent 4 m. En cas d’interruption du refroidissement, il faudrait trois semaines pour que 5 m d’eau s’évaporent « .

L’entreprise estime également que les travaux de renforcement de la structure lui permettent de résister à un séisme d’intensité 6 + sur l’échelle japonaise graduée de 0 à 7. Or, le tremblement de terre de mars 2011 a provoqué des secousses de niveau 7 à la centrale. Et le 25 mai, les instances de régulation du nucléaire lui ont demandé de revoir la solidité de la paroi ouest du bâtiment, qui présente une importante déformation.

Le 26 mai, le ministre chargé du suivi de la catastrophe nucléaire, Goshi Hosono, s’est rendu au réacteur 4.  » Je ne pense pas que la situation soit instable « , a-t-il déclaré à l’issue de sa visite, tout en appelant à  » agir le plus vite possible «  pour retirer le combustible.

Vider la piscine s’annonce difficile. Tepco déblaye le site du réacteur 4 tout en installant une structure devant recouvrir le bâtiment. Puis les techniciens achemineront le matériel nécessaire – notamment une grue spéciale en cours de mise au point – pour retirer les barres de combustible. Cette procédure commencera au plus tôt en décembre 2013.  » Ensuite, nous ne savons pas combien de temps l’opération durera « , précise-t-on chez Tepco.

Avec une question : que faire des barres de combustible ? Les sites de stockage du Japon sont presque pleins et la centrale de retraitement de Rokkasho (département d’Aomori) ne fonctionne pas encore malgré dix-neuf ans de travaux et un investissement de 20 milliards de dollars (16 milliards d’euros), trois fois plus que prévu.

Dans l’attente, le combustible du réacteur 4 devrait être transféré dans la piscine commune de la centrale de Fukushima, où de la place aura été faite en retirant une partie des 6 400 barres qu’elle contient. Celles-ci devraient être placées dans des fûts à sec et entreposées dans le site de stockage de Mutsu (département d’Aomori).

Tout cela prendra beaucoup de temps, ce qui fait dire à Mitsuhei Murata, ancien diplomate et actuel dirigeant de la Société japonaise pour une éthique globale, que le problème devrait être considéré comme  » une question de sécurité nationale «  et ne devrait pas être laissé aux seules mains d’une entreprise privée dont les moyens sont forcément limités. Il y a urgence, estime-t-il, car  » les séismes n’attendent pas « .

Philippe Mesmer

Nouveau danger découvert au réacteur 4 de Fukushima

Extrait du programme « Hodo Station » de TV Asahi du 25 Mai 2012. Devant les inquiétudes grandissantes suscitées par la piscine de combustibles usagés de l’unité 4 de Fukushima Daiichi, le bâtiment très endommagé, et l’impossibilité d’obtenir des données fiables et complètes de TEPCO, la chaîne a décidé de mener sa propre enquête auprès d’experts, ingénieurs et travailleurs de Fukushima, et de faire réaliser ses propres expériences sur les barres de combustible. Publiée le  2 juin 2012 par 

Il a ainsi été révélé que les barres de combustible peuvent subir de graves dommages au delà de 700 °C ou en cas de choc thermique, donc bien avant d’en arriver à leur fusion à 1800 °C.
S’il n’y a plus d’eau dans la piscine de stockage, le refroidissement par convexion naturelle dans l’air limiterait l’échauffement des barres à une plage entre 150 et 300 °C. Mais les radiations émises seraient mortelles sur tout le site.
Sans refroidissement par l’air, la destruction des barres par échauffement et la libération des matières radioactives signerait probablement le début de la fin pour le Japon, et peut-être pour le monde.

Voir les deux vidéos:

Vidéo originale postée par Irwin Miller : http://youtu.be/jOEkyTPLWzA
Traduction Anglaise par Goldieluvmj : http://youtu.be/zuxFQewzPjk
Merci à eux.
Traduction et sous-titrage Fr par les soins de Kna 60
Version en une seule partie : http://dai.ly/KoYyBP

Voir les commentaires et compléments de Fukushima informations

http://fukushima.over-blog.fr/article-fukushima-et-l-avenir-du-monde-106326840.html

40 millions de japonais en extrême danger par empoisonnement aux radiations, évacuations de masse probables

Un texte de NaturalNews du 17 mai, dont une partie du contenu sera à confirmer par d’autres articles, qui engage une action de pétition auprès des Nations-Unies concernant le réacteur 4 (traduction de NaturalNews par Chantalouette et Helios22)

Des officiels japonais sont actuellement engagés dans des pourparlers avec des diplomates russes sur la possible délocalisation de dizaines de millions de japonais dans le cas très probable d’un effondrement total de l’unité 4 de Fukushima Daiichi. Selon un rapport récent de EUTimes,net, les autorités japonaises ont indiqué qu’au moins 40 millions de japonais sont en  »extrême danger » d’empoisonnement radioactif, et que de nombreuses villes de l’est, y compris Tokyo, peuvent devoir être évacuées dans les prochaines semaines ou mois pour éviter un empoisonnement à des radiations extrêmes.

Comme nous continuons de le rapporter, la situation à Fukushima est désespérée, c’est peu de le dire. Le réacteur 4 est sur le point de s’effondrer complètement, ce qui enverrait dans l’atmosphère du combustible provenant de milliers de barres. Ces barres, après tout, sont déjà exposées à l’air libre, mais la libération de leur combustible causerait non seulement une catastrophe régionale, mais aussi un holocauste mondial.

Le Mainichi Daily a récemment rapporté :  »Un rapport publié en février par la commission indépendante d’investigation sur l’accident a déclaré que la piscine de stockage du réacteur 4 était le maillon faible dans les crises de réaction en chaîne de la catastrophe nucléaire ».

 »Le scénario du pire établi par le gouvernement inclut non seulement l’effondrement de la piscine du réacteur 4, mais aussi la désintégration des barres de combustible de tous les autres réacteurs de la centrale. Si ceci devait arriver, les habitants de la zone métropolitaine de Tokyo seraient obligés d’évacuer. »

Pour mettre en place des solutions pour les japonais les plus proches du danger, les autorités envisagent de reloger des dizaines de millions de japonais dans les îles Kouriles, situées dans la région de Sakhaline, ou même en Chine, où des centaines d’habitations de villes fantômes non utilisées pourraient abriter au moins 64 millions de réfugiés. Si cette délocalisation devait se produire, le Japon deviendrait en grande partie une friche stérile.

Une  »vague » de déchets hautement radioactifs se dirigerait vers la côte ouest des US 

Pour les japonais, la catastrophe de Fukushima représente une disparition complète de leur nation, alors que pratiquement rien n’est fait pour contenir les milliers de barres de combustible exposées qui pourraient exploser avec la chute du réacteur 4. Mais les conséquences de tout ceci ne sont pas limitées seulement au Japon, car le reste du monde, y compris les US, supporteront le poids de cette bombe nucléaire aussi. Nous souffrons déjà, en fait, des conséquences de cette guerre nucléaire qui n’est pas une guerre.

À la fin de l’année dernière, par exemple, il a été rapporté que des officiels américains ont ordonné à TEPCO de relâcher 10 millions de litres de déchets radioactifs dans l’océan Pacifique. Aujourd’hui, selon The Intel Hub, ces déchets arriveront bientôt sur les grèves de la côte ouest, à l’insu de millions d’américains vivant dans cette région, qui y seront exposés.

Cette nouvelle  »vague » de radiations est, bien sûr, en supplément de vagues plus anciennes qui ont déjà tué des milliers de gens, beaucoup d’entre eux étant des enfants, et provoqué une augmentation considérable de cas de cancers. Et avec le temps de plus en plus de gens vivant en Amérique vont commencer à développer des maladies chroniques en résultat d’un empoisonnement perpétuel par Fukushima et beaucoup mourront, alors que les médias de masse restent volontairement silencieux sur le problème.

Et le gouvernement fédéral a toujours su que la catastrophe devenait la plus mondialement sévère de l’histoire, comme il l’a été prouvé par la récente demande d’une loi sur la liberté de l’information. Non seulement les autorités fédérales sont conscientes des extrêmes dangers venant de Fukushima depuis les premiers jours, mais elles ont aussi orchestré des campagnes de désinformation pour garder les américains et le reste du monde dans l’obscurité au sujet de la vérité.

Comme ni les US ni les gouvernements japonais semblent vouloir vraiment gérer Fukushima, et en particulier la condition du réacteur 4, NaturalNews en appelle aux Nations-Unies pour mener une action rapide. Une nouvelle pétition presse les NU d’organiser un sommet sur la sécurité nucléaire pour s’occuper du problème du réacteur 4, et établir aussi une équipe indépendante d’évaluation pour le stabiliser et empêcher son combustible de détruire potentiellement toute vie sur terre.