Centrale nucléaire de Penly: 10 séismes en 7 jours, que se passe-t-il ?

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Des équipes de pompiers ont été dépêchées sur un réacteur suite à une évasion de fumée, mais la société d’énergie EDF affirme que le site est sécurisé. La France obtient 75% de son électricité à partir d’énergie nucléaire et l’avenir de l’industrie est devenu un enjeu politique.

Nouveau séisme à 21 km de la centrale nucléaire de Paluel et à 20 km de la centrale de Penly (Magnitude 3,2 source EMSC)
Ce qui fait un total de 10 séismes en quelques jours dans ce secteur!
2012-11-13 13:45:35.0 UTC 50.10 N ; 0.89 E

http://www.emsc-csem.org/Earthquake/earthquake.php?id=292426

Source de la carte

So that’s 7 EQ in last 5 days !!

2012-11-11 15:48:44.128min ago 50.02 N 1.15 E 2 2.9 FRANCE

2012-11-11 12:09:59.64hr 06min ago 50.14 N 1.05 E 10 3.0 FRANCE

2012-11-11 10:23:03.55hr 53min ago 50.02 N 1.20 E 2 2.9 FRANCE

2012-11-11 07:43:34.58hr 33min ago 50.08 N 1.15 E 2 3.0 FRANCE

2012-11-10 12:22:37.1 50.16 N 1.19 E 2 2.8 FRANCE

2012-11-09 11:11:21.0 50.09 N 1.08 E 5 2.7 FRANCE

2012-11-06 15:09:49.0 50.07 N 1.07 E 5 2.9 FRANCE [link to http://www.emsc-csem.org] Last Edited by Rain-Man on 11/11/2012 11:53 AM

 Marc Bildermann pour WikiStrike

http://www.wikistrike.com/article-centrale-nucleaire-de-penly-9-seismes-en-cinq-jours-que-se-passe-t-il-112341070.html

Séisme inhabituel à 30km du site nucléaire de Cadarache en France

Il faut fermer immédiatement et sans condition les sites nucléaires (Bouches-du-Rhône) implanté sur la faille sismique de la moyenne Durance. Plusieurs secousses sismiques ont été ressenties le 19 septembre, peu avant 21h, dans la région de Manosque (Alpes de Haute Provence) et dans une grande partie sud-ouest du département comme à Forcalquier et Villeneuve qui serait le centre du séisme. Il s’agit d’un séisme de magnitude 3,5 sur l’échelle de Richter. ALTER INFo Jeudi 20 Septembre 2012

Plusieurs secousses ont été ressenties mercredi 19 septembre au soir un peu partout à Manosque. Il était exactement 20h56 quand ce séisme a eu lieu. Mais apparemment, la ville de Manosque n’a pas été la seule à être touchée par ces tremblements de terre qui ont duré quelques secondes, puisque les secousses ont été ressenties également sur Villeneuve, Volx, Lurs, Oraison, Forcalquier, Les Mées ou encore Vinon. Il s’agit d’un séisme de magnitude 3,5 sur l’échelle de Richter. 
Séisme à 30km du site nucléaire de Cadarache en France

“Cela a bien secoué !”, “c’est hyper impressionnant !”, “On a eu l’impression que le toit allait nous tomber sur la tête !”, ont affirmé les premiers témoignages recueillis sur la page Facebook d’Haute-Provence Info. L’épicentre de ce séisme a été localisé sur la commune de Villeneuve. Ce séisme n’est pas le premier de l’année sur le département des Alpes-de-Haute-Provence, puisque trois autres séismes ont eu lieu sur la région de Barcelonnette depuis le début de l’année 2012 (26 février, 2 mars et 7 mars, avec respectivement des magnitudes de 4,5 – 4,1 et 3,6 sur l’échelle de Richter).
Pour ce qui concerne la région de Manosque et de Forcalquier, le dernier séisme remonte au 8 juillet 2010, avec à l’époque une magnitude de 2,9 sur l’échelle de Richter. Le bureau central sismologique français est formel : l’épicentre du séisme survenu le mercredi 19 septembre à 20h56 dans le sud des Alpes-de-Haute-Provence est situé “à 10km au au sud-est de Forcalquier”. Soit précisément à hauteur de la commune de Villeneuve. Les secousses, ressenties par beaucoup dans les villes environnantes (Manosque, Volx, Forcalquier, Lurs…), sont considérées par les spécialistes comme “modérées” !!. Rappelons qu des répliques de faible intensité ont été ressenties dans le sud du département peu après 22h et jusqu’en Vaucluse comme dans le village Le Thor. 
Séisme à 30km du site nucléaire de Cadarache en France
C’est la faille sismique de la Moyenne-Durance qui a représenté la ligne sismique, faille sur laquelle les nucléocrates ont implanté 19 installations nucléaires civiles et militaires sur le site du CEA à Cadarache, lieu également retenu pour l’implantation du projet démentiel et démoniaque ITER. Sur ces 19 INB seules 3 sont aux normes anti-sismique de l’aveu même de l’ASN (Autorité de Sureté Nucléaire) Il y a un mois, des citoyen-nes entamaient une “marche pour la vie” à partir de Cadarache pour exiger la fermeture immédiate des sites nucléaires du triangle de la mort Cadarache (Bouches-du-Rhône) Marcoule (Gard) Tricastin (Vaucluse et Drôme) qui représentent une atteinte quotidienne à la santé (rejets quotidien de radioactivité) et une menace permanente du fait de la zone sismique. Le séisme de ce 19 septembre leur donne raison. De nombreuses habitant-e-s ont réagit sur les réseaux sociaux, à peine les secousses ressenties. Cindy : “Hallucinant sur Volx ! On a eu très peur“, Sarah : “SurVilleneuve c’était impressionnant !“, Frédéric : “A Lurs aussi, j’ai ressenti comme l’effet du souffle d’une grosse explosion ou d’un mur du son tout près…”, Yolande : “Vraiment impressionnant ! Heureusement très court“, Nathalie : “C’est hyper impressionnant, on a l’impression que le toit va nous tomber sur la tête… angoisse garantie“, Sophie : “Ca fait très peur… je suis d’Oraison, tous les murs ont tremblé lors du 1er… j’ai eu beaucoup de mal à calmer mes petits de 3 et 6 ans qui pleuraient et tremblaient…“, Monique : “Je suis au Mont d’Or et ça a bien tremblé !“, Isabelle : “Impressionnant sur Dauphin aussi !“, Lawrence : “Comme une bombe nous avons senti la toute première secousse – assez forte dans le quartier du Trėcol et Villeneuve. Suivie une heure plus tard par deux secousses supplémentaires à deux minutes d’intervalle. En sautant de la baignoire précipitamment mon fils de 10 ans s’est fait mal. Dégâts et fissures apparentes dans nos façades et celles de nos voisins“, Zelda : “J’habite à Manosque vers la gare SNCF, et nous l’avons nettement ressenti… entre les vitres qui vibraient ainsi que la vaisselle, le lustre qui balançait et le fauteuil où j’étais assise qui allait de gauche à droite, et le vrombissement de la terre… Cétait inquiétant…”, Maud : “J’ai peur qu’un jour on se retrouve comme en 1909..” Simulacres de simulation de séisme et de secours Ce ne sont pas les simulacres de mise en place de secours comme ceux effectués le 17 janvier 2012 avec force mobilisation de… médias autour du centre nucléaire de Cadarache qui pourront et peuvent empêcher la menace. Menace dont le directeur du centre atomique estimait ce jour-là : “ les conséquences radiologiques peuvent dépasser les limites du centre. D’autant que le bâtiment dédié à la radioprotection serait lui aussi touché…. Toutes les personnes situées dans un rayon de 5 kilomètres, dans les communes de Saint-Paul-lez-Durance, Beaumont-de-Pertuis, Corbières, Vinon-sur-Verdon, Ginasservis, Rians et Jouque seraient menacées.” 

A l’époque, dans un mouvement de lucidité, la presse relevait au terme de cette simulation de séisme que “En fin de journée, au moment où le préfet de région décidait de lever l’alerte et de mettre un terme à l’exercice, le bilan provisoire faisait état de neuf blessés au sein du CEA, 22 personnes contaminées (en cours de décontamination) et aucune irradiée. Quant au nuage radioactif, il n’avait pas bougé et le peu de matière rejetée par Pégase restait cantonné à proximité de l’installation. Hier, en effet, si tous les éléments avaient été imaginés, c’est en revanche la vraie météo, celle du jour, qui a été prise en compte : glaciale mais avec un vent nul. Des conditions climatiques favorables en termes de radioprotection. Nettement moins en revanche en termes de protection civile… car à l’extérieur du CEA, les dégâts sont énormes et le bilan très lourd. On parle déjà de 75 morts et de plus de 7 500 personnes sans-abri. Les routes, coupées au nord de Cadarache, obligent d’ailleurs le centre à organiser le rapatriement de 2000 de ses salariés vers des gymnases des Bouches-du-Rhône.” mais par quels moyens si les routes sont inaccessibles? mystère. 

La seule solution rationnelle pour éviter les conséquences dramatiques d’un séisme dans une telle région est de fermer immédiatement et sans aucune condition les sites et installations nucléaires. 

Mutisme du CEA et incident nucléaire 5 jours plus tôt 

A cette heure, jeudi 20 septembre 2012 12h50, alors que le séisme s’est produit depuis 15 heures, aucune information n’émane du CEA de Cadarache, aucune communication officielle sur le sire internet du CEA, pourtant si prompte le mois dernier à tenter de minimiser les raisons de la Marche antinucléaire du CAN84 (collectif antinucléaire de Vaucluse). 

Un mutisme d’autant plus inquiétant qu’il y a cinq jours, le 14 septembre 2012 le centre nucléaire a été contraint de déclarer à l’Autorité de Sûreté Nucléaire une anomalie concernant l’un des assemblages combustibles du coeur du réacteur de recherche CABRI qui fait l’objet d’une rénovation depuis l’année 2004. Le coeur du réacteur, c’est-à-dire le combustible nucléaire avec son gainage et ses structures en vue de leur manipulation, est entreposé dans une piscine. C’est lors de contrôles visuels par caméra immergée de l’état des assemblages combustibles avant rechargement du réacteur,qu’a été constaté la présence de tâches d’origine inconnue localisées sur une vingtaine de gaines d’éléments combustibles ainsi que sur d’autres structures métalliques. Les opérations de rechargement ont du être arrêtées en attendant des investigations approfondies. 

Triste ironie des incidents et accidents nucléaires : le réacteur Cabri permet d’étudier le comportement des combustibles nucléaires en cas d’accident. Monstrueux! 

http://www.mondialisation.ca/seisme-a-30km-du-site-nucleaire-de-cadarache-en-france/ http://www.mondialisation.ca/seisme-a-30km-du-site-nucleaire-de-cadarache-en-france/ 

Un séisme de magnitude de 3,2 à 3,5 dans les Alpes de Haute-Provence
Il s’agit du huitième tremblement de terre dont la magnitude dépasse 3 depuis le début de l’année dans le département. « C’est tout à fait inhabituel: dans le grand quart sud-est de la France, il y a statistiquement trois séismes dont la magnitude dépasse 3 par an », a noté François Thouvenot, responsable du Réseau sismologique des Alpes.

A 60 km du centre Atomique De Marcoule

Fukushima mai 2012: le point avec Arnie Gundersen

Dans le cadre d’une présentation dans le Kansai au Japon le 12 mai 2012, Maggie et Arnie Gundersen de Fairewinds Energy Education ont répondu aux questions spécifiques posées par les organisateurs du colloque sur l’état de la piscine de combustible usé de l’unité 4 de Fukushima Daiichi.
Fairewinds analyse l’explosion à l’unité 3 de Fukushima Daiichi.
En outre, Arnie discute de quel peut être l’avenir du Japon s’il choisit une voie sans énergie nucléaire.

Vidéo et transcripts originaux en Anglais : http://fairewinds.com/content/fukushima-daiichi-truth-and-future
Traduction & sous-titrage Fr par Kna, avec l’autorisation de Fairewinds Energy Education.

Un an après Fukushima, le Japon manifeste contre le nucléaire

Les hommages se succèdent par ailleurs à la mémoire des victimes du séisme et de la vague géante qui avaient fait plus de 19.000 morts et disparus. Le Nouvel Observateur avec AFP 11-03-2012Manifestation anti-nucléaire dans le district de Fukushima. (TORU YAMANAKA / AFP)

Manifestation anti-nucléaire dans le district de Fukushima. (TORU YAMANAKA / AFP)
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Des dizaines de milliers de personnes ont manifesté dimanche 11 mars dans la préfecture deFukushima (nord-est du Japon) pour réclamer l’abandon de l’énergie nucléaire, au moment où l’archipel marquait le premier anniversaire du tsunami à l’origine de la plus grave catastrophe nucléaire dans le monde depuis 25 ans.

Environ 16.000 participants, dont des résidents locaux, des réfugiés, des militants, ainsi que des enfants et des étrangers, se sont rassemblés dans un stade de base-ball de Koriyama, ville située à une soixantaine de kilomètres du complexe atomique.

Les manifestants ont appelé à l’abandon de l’énergie nucléaire et réclamé l’indemnisation totale des victimes par l’opérateur de la centrale, Tokyo Electric Power (Tepco). « Notre ville est devenue un autre Tchernobyl », a crié dans un mégaphone Masami Yoshizawa, qui dirigeait une ferme d’élevage à Namie, à 10 kilomètres seulement de la centrale.

Fukushima est un peu plus oublié chaque jour

« Nous sommes aujourd’hui au désespoir, mais je reviendrai dans ma ville même si ça doit prendre le reste de ma vie », a-t-il promis, juché sur le toit d’un véhicule sur lequel étaient affichées des photos de ses vaches gisant dans leur enclos.

Un groupe de moines vêtus de robes brunes et blanches psalmodiaient des soutras bouddhistes au côté de militants brandissant des pancartes sur lesquelles était écrit : « Nous n’oublierons jamais le Grand séisme du 11 mars. Nous ne pardonnerons jamais l’accident nucléaire. »

« Fukushima est un peu plus oublié chaque jour », a regretté Yumiko Ono, une graphiste de 34 ans venue de Tokyo. « Si nous n’élevons pas nos voix en ce moment, un autre accident pourrait se produire. Nous voulons dire au monde que la crise et les difficultés se poursuivent toujours, » a-t-elle ajouté.

Les centrales pourraient être réouvertes

La population japonaise ne décolère pas depuis l’accident de Fukushima et éprouve une méfiance croissante à l’égard des 54 réacteurs installés au Japon, dont deux seulement sont encore en activité. Mais les experts mettent en garde contre l’abandon total de l’énergie nucléaire et le coût élevé que représenterait l’importation d’énergies fossiles pour un Japon dépourvu de ressources et dépendant de l’extérieur.

Shinichiro Takiguchi, de l’Institut de recherche du Japon, estime que la fermeture des centrales nucléaires nippones n’est pas tenable longtemps. « Le consensus général à long terme est de réduire l’usage de l’énergie nucléaire », mais pas de l’abandonner, a-t-il dit. « Il est plus raisonnable d’augmenter le recours aux autres sources d’énergie et de réduire graduellement la part nucléaire tout en imposant des mesures de sûreté supplémentaires. »

De nouvelles excuses de Tepco

Le PDG de Tepco, Toshio Nishizawa, s’est pour sa part rendu sur le site atomique ravagé Fukushima Daiichi, participant à la minute de silence aux côtés des travailleurs et demandant pardon pour cet accident. « Nous nous excusons auprès des habitants de la région et auprès de la société pour les troubles et inquiétudes causés », a-t-il déclaré. « Nous avons reçu de sévères critiques et nous allons corriger ce qui doit l’être ».

Lors d’une conférence de presse un peu plus tard dans la journée, un autre haut dirigeant de Tepco a promis tous les efforts pour indemniser les victimes du désastre.

Accusée de chercher à limiter au minimum les dédommagements versés, la direction de Tepco a assuré dimanche ne pas fuir pas ses responsabilités.

Une zone de 20 kilomètres autour de la centrale Fukushima Daiichi a été décrétée interdite à cause des rejets radioactifs provoqués par la fusion du combustible dans trois réacteurs sur six, privés de refroidissement hydraulique à la suite du passage du tsunami.

Il faudra environ 40 ans pour démanteler le complexe atomique situé à 220 kilomètres au nord de Tokyo.

 

Plus tôt, les Japonais ont observé une minute de silence à la mémoire des victimes du séisme et du tsunami qui ont dévasté la côte nord-est de l’archipel il y a un an. Une catastrophe qui avait fait plus de 19.000 morts et disparus.

A 14h46 heure locale (5h46 GMT), heure précise à laquelle est survenu le violent tremblement de terre le 11 mars 2011, la vie s’est figée dans les villes de l’archipel. Une prière collective en hommage aux personnes emportées ou sinistrées par la catastrophe naturelle doublée d’un grave accident nucléaire à la centrale de Fukushima.

A Tokyo, immédiatement après la minute de silence, le Premier ministre, Yoshihiko Noda, a prononcé un discours lors d’une cérémonie au Théâtre national de Tokyo, en présence de l’empereur Akihito et de très nombreuses personnalités. Le chef du gouvernement a promis de tout faire pour reconstruire la région ravagée et transmettre la mémoire de cette tragédie aux générations suivantes.

Douleur nationale

L’empereur Akihito, à peine remis d’un pontage coronarien, s’est ensuite levé, accompagné de l’impératrice Michiko, pour prier à son tour devant un immense monument floral. « Un an s’est écoulé depuis le ‘Grand tremblement de terre de l’est’, je rends profondément hommage à tous ceux qui y ont perdu la vie », a déclaré le souverain, symbole du peuple, lors d’une brève allocution.

Outre les 19.000 morts, Akihito a évoqué la douleur les dizaines de milliers de personnes forcées de quitter leur domicile à cause de l’accident nucléaire provoqué par le tsunami à la centrale Fukushima Daiichi. Il a ensuite déploré que la reconstruction rencontre de nombreuses difficultés dans les provinces dévastées et en partie contaminées par la radioactivité.

Une journée de recueillement

Ailleurs dans le pays, notamment dans les villes de la côte nord-est, de nombreux résidents ont prié en direction de l’océan Pacifique, accompagnés de membres de leurs familles revenus spécialement sur leurs terres natales en cette journée de recueillement. Dans les régions dévastées, les survivants ont allumé des milliers de bougies à la mémoire des victimes.

Dans le port d’Ishinomaki, qui a terriblement souffert du tsunami, une « marche de reconstruction » à travers les rues principales a commencé à 10 heures, en l’honneur de ceux qui sont morts. Des bénévoles avaient distribué des fleurs aux familles des victimes pour qu’elles les déposent sur la tombe de leur proches.

Des milliers de corps toujours introuvables

Plus de 340.000 personnes vivent depuis un an hors de chez elles, parfois dans des conditions très précaires. Le traitement des quelque 22 millions de tonnes de déchets accumulés en une seule journée dans les trois préfectures les plus dévastées (Miyagi, Iwate, Fukushima) n’avance pas, moins de 10% ayant un an après été pris en charge, en raison du manque de lieux d’incinération et de la hantise de la radioactivité.

Mais pour les familles des quelque 3.200 personnes encore portées disparues, le plus urgent est de retrouver les corps afin qu’ils reposent en paix. Dans la préfecture d’Iwate, où l’on reste depuis un an sans nouvelles de plus d’un millier d’individus, 300 policiers et 80 gardes-côtes sont mobilisés pour une nouvelle campagne d’inspection de trois jours le long de la côte.

Dans la préfecture voisine de Fukushima, des centaines de policiers et de bénévoles ont pendant deux jours mené des recherches pour tenter de retrouver les corps de plus de 200 personnes.

Le Nouvel Observateur avec AFP

Par Le Nouvel Observateur avec AFP

Un an après le Japon-bouleversé

Marie Linton et le photographe Guillaume Bression, envoyés spéciaux de Sciences et Avenir au Japon, ont parcouru le pays, de Tokyo à Ogatsu. Chaque étape est l’occasion de rencontres avec des déplacés, des sinistrés qui racontent leur quotidien et les bouleversements qu’ils ont connu un après le séisme et le tsunami meurtriers du 11 mars 2011.

http://www.sciencesetavenir.fr/nature-environnement/20120229.OBS2562/docu-un-an-apres-le-japon-bouleverse.html

En vidéo, en photo, ou en infographie, leurs témoignages permettent de découvrir les nouvelles problématiques auxquelles ils sont confrontés. Au cœur de ce Japon meurtri, la zone interdite constitue un périmètre de mille mètres carré autour de la centrale de Fukushima. Nos reporters ont également sillonné ceno man’s land que plus de 100 000 personnes ont dû quitter, ces villes désertes et fantomatiques n’ont pas changé depuis un an. Mais certains gardent encore l’espoir de les reconquérir, du moins en partie…

Depuis le séisme, les 35 millions de tokyoïtes vivent aussi dans l’inquiétude du Big One, un séisme majeur et dévastateur qui 70% de chance de se produire dans les 30 ans selon les spécialistes.  Chacun s’y prépare comme il peut, tout en assumant le risque de vivre dans la capitale la plus sismique du monde !

Marie Linton et Guillaume Bression ont été récompensés en 2011 par la fondation Alexandre Varenne et l’AJSPI (Association des journalistes scientifiques de la presse d’information). Leur reportage sur « Les réfugiés du nucléaire », publié dans Sciences et Avenir en juin 2011, a remporté le Grand Prix Varenne pour l’information scientifique. Dans le numéro daté mars 2012, en vente actuellement, ils livrent une nouvelle enquête sur la difficile décontamination du site de Fukushima.

Sismologie et sensibilité du Cotentin aux tsunamis: l’EPR de Flamanville disqualifié

Comme par hasard l’EPR en construction se situe dans une zone potentiellement sensible aux tsunamis.

Le Figaro du 6 avril 2011 indique que « les premières recherches n’ont commencé sur le territoire français qu’après le tsunami de Sumatra en décembre 2004. La grosse vague meurtrière du Japon, le 11 mars dernier, va les relancer encore. Un projet de recherche baptisé Maremoti est en cours concernant cette problématique. L’Autorité de sûreté nucléaire (ASN) a, en effet, décidé de réévaluer les risques d’inondations auxquelles pourraient être soumises les cinq centrales EDF situées sur les côtes: Blayais (Gironde), Flamanville (Manche), Paluel et Penly (Seine-Maritime), Gravelines (Nord). » Ainsi, plusieurs (petites) vagues ont été enregistrées entre 1725 et 1850 dans le port de Cherbourg, dont l’origine reste encore inexpliquée.

Le Figaro cite Jean Roger, de l’École normale supérieure, qui explore l’origine d’un mystérieux tsunami qui, le 6 avril 1580, a submergé une partie des côtes de la Manche. «Il ne figure pas dans notre catalogue», relève Jérôme Lambert (BRGM).

Une carte récente du BRGM donne une représentation concrète. Même s’il n’y a pas eu de vagues meurtrières, la présence des centrales nucléaires sur le littoral pose question. 


Sismologie du Cotentin : l’EPR disqualifié

Le 14 juillet 2011, 8 h 59 en mer, un séisme de magnitude 3,9 sur l’échelle ouverte de Richter est survenu au milieu de la Manche, à une profondeur de 10 km ; il a été localisé au sud de Portsmouth (Sud de l’Angleterre), selon le Bristish Geological Survey (BGS).

Il s’agit de la secousse la plus importante dans la région depuis le séisme de 1734 d’une magnitude de 4,5 degrés. Trois départements normands ont été affectés : Calvados, Manche et Seine-Maritime. Les témoins évoquent principalement « un grondement souterrain faible et lointain accompagné d’une faible vibration ou oscillation d’objets ». Chargé d’étudier les phénomènes sismologiques enregistrés en France, le BCSF confirme que la Manche et la Normandie ne sont pas considérés comme des zones de « forte sismicité ».  » Mais cela ne veut pas dire qu’il n’y a aucun risque de voir un séisme se produire. Cependant, il ne peut pas se produire dans la Manche ce qui s’est passé cette année au Japon au large de Fukushima ».

Or, là où le séisme a eu lieu le 14 juillet 2011,  il y a eu un précédent le 6 avril 1580. Ce séisme de magnitude 8 a provoqué un grand nombre de dégats dans le Nord-Est de la France, détruisant beaucoup de maisons et de nombreuses églises, notamment à Calais, mais aussi dans la vallée de la Seine et le Sud-Est de l’Angleterre.

 D’après l’ouvrage de l’Abbé Maurice Jacques GRAINDOR[1], le 17 Décembre 1850 à 12h30, un raz de marée d’origine sismique balaye Cherbourg et fait baisser le niveau de la mer de plus de un mètre, peut-être un 1,30 m, laissant l’avant-port de Cherbourg à sec .

L’abbé Graindor cite également le séisme du 01 Avril 1853 à 22h45 qui ébranle la Normandie , la Bretagne , les Iles Anglo-Normandes et l’Angleterre. Il provoque des dégâts un peu partout , à Coutances , à Granville , à Avranches où une grande frayeur s’est manifestée aussi bien chez les hommes que chez les animaux . Le séisme fut ressenti à Saint-Malo , Rennes , Nantes , à Laval , à Alençon , à Sèvres , à Saint-Brieuc et à Portrieux , à Caen , à Falaise où deux faibles secousses ont réveillé les dormeurs. Vers l’Ouest le séisme s’est manifesté à Jersey et à Guernesey ; il fut ressenti à Plymouth, Southampton, Portsmouth, Brighton et dans les comtés de Dorset et Hampshire et à Weymouth ; selon un journal anglais , l’espace ébranlé était de 20 000 milles carrés .

http://www.cossmannia.fr/cossmann_cotentin1/tertiaire_cotentin/seisme/sismique.htm

Mr Graindor cite enfin un séisme d’intensité 6 à 6,5 sur la côte Ouest du Cotentin et qui est largement ressenti le 17 Février 1927.

Mr Graindor conclut en estimant qu’il est peu probable que nous soyons prochainement témoins de bouleversements considérables de la face de la Terre, en Normandie, mais qu’il serait fort téméraire d’affirmer que les conditions actuelles ne changeront pas ou ne se modifieront que lentement ».

La sismologie du Cotentin et la présence d’une centrale nucléaire (avec 3 réacteurs dont un EPR) dans une zone potentiellement sensible aux tsunamis doivent nous interroger. En effet, l’EPR serait conçu pour  un séisme maximal de  5.7.

Dans son édition du 26 aout , Le Monde rapporte que La centrale de Flamanville n’est pas complètement protégée en cas de séisme et que l’ASN garde une « impression mitigée » concernant la conformité au risque sismique du site. Tous les endroits qui le nécessitent sont « dimensionnés » pour un séisme de 5,7 sur l’échelle de Richter sauf le « bloc de sécurité » en référence au  plus grave séisme survenu dans la région de mémoire d’homme (à Jersey en 1926, avec 5,2).

Compte tenu de l’information rapportée par l’Abbe Graindor, on observe une imprécision sur le séisme du 30 Juillet 1926 par Le Monde. Ce seisme concernait les Iles Anglo-Normandes et plus particulièrement Saint-Hélier et le Cotentin, ce séisme  de large extension était d’intensité 7 mais seulement 5 sur la côte Ouest du Cotentin.

La prudence exige de reconsidérer l’aptitude sismique des réacteurs de Flamanville au regard du séisme du 17 février 1927 (6 à 6.5) qui les disqualifie au regard de leur seuil de 5.7.

Voir en pièce jointe la reprise de ce sujet par le CRILAN: 


Une attention particulière devrait animer les responsables politiques au regard de la sismologie des sites industriels et notamment nucléaires. Le nombre de tremblements de terre d’une magnitude de 6 ou plus est en forte croissance depuis 1966 et plus particulièrement depuis le début des années 2000, les récents de 2010-2011 étant à eux seuls des plus significatifs 

Voir aussi:

http://www.fruitarisme.lautre.net/eprflamanville.html


1- Chronique de la sismicité de la Normandie, 1973, Etudes des socles Européens, Travaux effectués au Laboratoire de Géologie du Collège de France

2- Deux nouvelles secousses sismiques ont eu lieu le 22 septembre 2011 en manche a quelques km du calvados, la plus forte  a été située à 3 sur l’échelle de Richter, profondeur: 15km.