29 07: 200 000 manifestants contre le nucléaire à Tokyo

Janick Magne à  Tokyo rapporte une extraordinaire ambiance ce soir à la manifestation antinucléaire qui a rassemblé 200 000 personnes selon les organisateurs (et 10 à 20 000 selon la police! (^!°) et s’est terminée par un rassemblement monstre devant le Parlement.

TV5 Monde
http://www.tv5.org/cms/chaine-francophone/info/p-1911-Japon-les-anti-nucleaires-cernent-symboliquement-le-Parlement.htm?&rub=20&xml=newsmlmmd.58017ed0e59cbeb3874bbb1bcfcbaccd.541.xml

Reportage du journaliste indépendant IWAKAMI Yasumi (en japonais). Vidéo visible ici :

http://ex-skf.blogspot.jp/2012/07/live-netcast-july-29-surround-national.html?showComment=1343576187367

Une (petite) partie du défilé de cet après-midi à Tokyo sur YOUTUBE

http://www.youtube.com/watch?v=RUOLMFuNPEw

FUKUSHIMA : 200 000 manifestants selon les organisateurs, 10 000 selon la police, où est l’erreur?

30 Juillet 2012 Par Uncas

La grande manifestation antinucléaire du 29 juillet 2012 a été un succès. Entre 10 000 (selon la police) et 200 000 personnes (selon les organisateurs) se sont rassemblées pour encercler le parlement à Tokyo afin de réclamer l’arrêt définitif du nucléaire.

Les manifestants sont venus de tout le pays pour faire comprendre au gouvernement que leur volonté est inébranlable. Les forces de police présentes autour du parlement ont vite été débordées par la foule.

Le mouvement ne cesse de croître de semaine en semaine. Un bras de fer pacifiste est désormais engagé entre le peuple et le gouvernement Noda qui persiste à vouloir redémarrer les centrales nucléaires.

Un grand MERCI à Pierre FETET pour son inlassable veille, tout l’article:

http://fukushima.over-blog.fr/article-revolution-des-hortensias-les-japonais-ne-lachent-rien-108633193.html

Au Japon, la rue viendra-t-elle à bout du nucléaire ?

Les Japonais mènent leur « révolution des hortensias ». Un slogan de saison pour un tout jeune combat au pays du soleil levant : celui des citoyens contre l’énergie nucléaire et, par extension, contre le Premier ministre qui défend la réouverture de certains des 54 réacteurs que compte le pays, cinq cents jours après la catastrophe de Fukushima.

Dimanche 29 juillet, les manifestants comptent déployer une chaîne humaine autour du Parlement, symbole de leur détermination à peser sur la politique énergétique – à reconstruire – de l’archipel. FTVi revient sur une revendication qui fédère. FTV info Publié le 29/07/2012

• Une mobilisation sans précédent

Seize mois après la catastrophe nucléaire la plus grave de l’histoire du Japon, le traumatisme s’affiche encore sur les panneaux des manifestants qui envahissent régulièrement les rues : « No Nukes » (non au nucléaire), »No more Fukushima » (plus jamais de Fukushima). En avril 2011, ils étaient 300 à Tokyo, 300 aussi à Nagoya. Le 16 juillet 2012 : 170 000, rien que dans la capitale nippone. Entre-temps, le Premier ministre, Yoshihiko Noda, a donné son feu vert à la remise en marche en juillet de deux réacteurs de la centrale de Ohi, sur l’île d’Honshu. En mai, pourtant, protocoles de sécurité, stress test et autres inspections de maintenance avaient mis au point mort toutes les installations nucléaires du pays, lesquelles fournissaient jadis 30% des besoins énergétiques de l’archipel.

A l’annonce de leur progressive remise en marche, en juin, afin de faire face au pic de consommation estival selon l’opérateur Tepco, 70% des Japonais ne croyaient pas les assurances du gouvernement en matière de sécurité, et 55 % étaient opposés à cette mesure, selon Le Figaro.

Pour Kaoru, père de famille originaire de Fukushima, interrogé par Arte, « si on continue à faire confiance à cet état irresponsable, ils vont nous tuer. Je suis en colère contre Tepco et les autorités qui depuis le début nous mentent, poursuit-il. Mais le bon côté, c’est qu’aujourd’hui une solidarité très forte est née entre nous. » « La mobilisation augmente mais il faudrait aller plus loin, confirme Mayumi, étudiant de l’université du Tohoku à Sendai (nord-est du Japon), cité par France 24. Pourquoi pas un mouvement social avec des grèves ? »

• Un enjeu politique pour les dirigeants nippons

« La vie humaine doit être notre priorité absolue, et nos régions doivent être réaménagées pour mieux résister aux catastrophes naturelles, a prôné fin juin un éditorialiste du journal de centre gauche Tokyo Shimbun, relayé par Courrier International. Pour ce faire, chacun de nous était prêt à changer de mode de vie », assure-t-il. Une pétition assurant « Nous pouvons survivre cet été en économisant notre énergie et en transférant l’électricité entre les régions » a ainsi recueilli 7,5 millions de signatures. Parmi eux, des membre de la formation politique de Noda, le Parti démocrate (PDJ – centre gauche).

Décrié, le Premier ministre craint que la question de l’énergie ne pollue l’élection du gouverneur de la préfecture de Yamaguchi, un bastion conservateur dans l’ouest du Japon, prévue dimanche. Un des candidats en lice, Tetsunari Iida, a d’ailleurs axé sa campagne sur le développement des énergies renouvelables et sur une sortie complète du nucléaire d’ici 2020. L’élection d’un écologiste aurait d’importantes conséquences sur la politique du gouvernement qui doit bientôt trancher sur son « bouquet énergétique » parmi trois scénarios : sortir purement et simplement du nucléaire dès que possible, réduire la part de l’atome à 15% de la production d’électricité d’ici 2030, ou la réduire à 20-25% dans le même délai.

• Des révélations qui exaspèrent la population

Des révélations récentes ont accentué la défiance d’une partie des Japonais à l’égard de cette énergie. D’abord, la publication du rapport de la commission d’enquête parlementaire japonaise sur l’accident de Fukushima (Naiic), début juillet, a mis en lumière la responsabilité de l’Etat et de l’opérateur Tepco dans la catastrophe. Bien que déclenchée par les éléments, cette dernière « fut un désastre profondément causé par l’homme – qui aurait pu et aurait dû être prévu et prévenu. Et ses effets auraient pu être atténués par une réponse humaine plus efficace », assène le pavé assassin, résumé par le site Médiapart. Un second rapport, publié lundi par une commission saisie par le gouvernement, pointe un « aveuglement » de l’opérateur Tepco et des régulateurs face à la perspective d’une catastrophe.

En trois mois, le Japon a par ailleurs découvert que trois de ses centrales nucléaires étaient construites sur une faille sismique. Mercredi 18 juillet, le gouvernement japonais a annoncé dans l’urgence sa décision de revoir de fond en comble toutes les données sismologiques utilisées au moment de choisir l’emplacement d’un site nucléaire, relate RFI. Objectif de la mission : vérifier si ces failles sont actives ou non. « Le gouvernement a procédé à des tests de résistance de ces centrales aux séismes et aux tsunamis après l’accident de Fukushima, explique la radio. Mais il a évité de vérifier si ces sites nucléaires sont situés ou non sur des failles sismiques. » Pour Mitsuhisa Watanabe, professeur de l’université de Tokyo, « cet oubli est volontaire, car il est interdit au Japon de construire des centrales sur des failles actives ».

• Fukushima toujours mis en cause

Enfin, l’Asahi Shimbun a révélé cette semaine un nouveau scandale. Cette fois, il ne vise pas l’Etat mais l’entreprise Build-Up, le sous-traitant de Tepco qui travaille sur le site accidenté de Fukushima. D’après l’article, traduit par Courrier International, un responsable de la société a demandé en décembre à une dizaine d’ouvriers de recouvrir de plomb les dosimètres qu’ils portaient pour évaluer le cumul de radiations auxquelles ils étaient exposés lorsqu’ils intervenaient dans les zones les plus radioactives de la centrale nucléaire. L’objectif ? Sous-déclarer leur exposition afin que la société puisse continuer à travailler sur le site, indique le journal, sous peine d’être renvoyé.

La ministre du Travail japonaise, Yoko Komiyama, a annoncé mardi l’ouverture d’une enquête. « Si c’était vrai, c’est l’ensemble du système de contrôle de l’exposition des travailleurs aux radiations qui serait remis en cause », a-t-elle souligné, donnant du grain à moudre aux antinucléaires.

Marie-Adélaïde Scigacz

Magnifique manifestation ce vendredi soir soir à Tokyo

Janick Magne nous informe. Magnifique manifestation ce soir à Tokyo. La résidence du 1er ministre étant inatteignable, nous sommes allés devant le Parlement. On m’a demandé de dire qq mots au micro, du coup, nous nous sommes retrouvés aux côtés du journaliste Yasumi Iwakami, fondateur d’IWJ (Independent Web Journal) qui filme les manifs en direct sur USTREAM. On entendait tous les témoiganges spontanés au micro, super ambiance ! On est sur cette vidéo, et à partir de 33:22, il y a le très touchant témoignage d’un jeune de 16 ans qui m’a fait pleurer…..L’ex-premier ministre HATOYAMA est venu parler aux gens, mais on ne l’a pas vu d’où nous étions.
LEs chaînes de télé en parlent enfin ! La persévérance a du bon !!!!!

 

Tokyo: Au coeur de la gigantesque manifestation antinucléaire

Ce lundi 16 juillet, à l’appel de la coordination « Saronaya (au revoir) l’énergie nucléaire », la classe moyenne japonaise est sortie en masse, sous un soleil de plomb. Dans le parc Yoyogi, près du quartier branché Shibuya, jeunes et vieux sont venus de tout le Japon, seuls, en couple ou en famille.

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Seize mois après l’accident de Fukushima, et alors qu’un seul réacteur sur cinquante est en fonction, ils n’ont qu’un message : non au redémarrage des centrales atomiques. Le gouvernement les entendra-t-ils ? Jusqu’où ce mouvement populaire ira-t-il ?

Naoki a 28 ans. Il est assistant dentaire à Fukuyi au bord de la mer du Japon. « C’est la première fois que je participe à une manif, dit-il. Le Premier ministre nous a menti. Quand il est arrivé au pouvoir, après l’accident de Fukushima, il a dit qu’il était hostile au redémarrage des centrales. Mais le 5 juillet, il a fait repartir celle de Oi, tout près de chez moi. Pourtant les spécialistes indépendants nous disent qu’elle est aussi peu sûre que celle de Fukushima. J’ai peur. »

Niroko aussi est très inquiète. Elle est venue du Nord par le train de nuit. « J’habite près d’un grand centre de retraitement des déchets [construit en collaboration avec Aréva],raconte-t-elle. Depuis l’accident de Fukushima, je me suis renseignée, surtout par internet. Je sais que cette activité est dangereuse, qu’à la Hague, elle entraine des leucémies chez les enfants. Pour l’instant, l’usine est arrêtée. Mais le Premier ministre va peut-être décider de la faire repartir. Pourquoi prendre un tel risque ? » Niroko montre le foulard qu’elle porte autour du cou. Pour rafraichir la nuque, il contient du gel qui conserve le froid. « Nous pouvons faire sans la climatisation, non ? »

Pour Hikono également, c’est la première manifestation. A 35 ans, elle est institutrice dans la banlieue de Tokyo. « Jusqu’à l’accident de Fushima, raconte-t-elle, j’étais plutôt favorable à l’énergie nucléaire. En fait, je ne me posais pas la question, c’était comme ça. Et puis, petit à petit, après le désastre, je me suis rendu compte que le gouvernement nous a menti sans arrêt et qu’il n’a pas organisé correctement les évacuations des zones irradiées. On ne peut plus leur faire confiance. »

Hitoshi, lui, s’inquiète surtout pour son fils de huit ans qu’il a emmené avec lui. « En mars, après l’explosion de l’unité deux de Fukushima, je l’ai envoyé à Kyoto dans la famille de ma femme, dit cet employé dans une maison d’édition. J’ai eu très peur. Jusque-là je pensais que le nucléaire était sûr. Mais j’ai compris que le gouvernement travaille pour le lobby nucléaire, pas pour le peuple. »


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                 Le prix Nobel de littérature Kenzaburo Oe s’adresse à la foule

Le mensonge et la collusion, voilà finalement les raisons profondes de la colère.Koji est retraité du bâtiment, il est né au début de la seconde guerre mondiale. « Le nucléaire me paraissait faire partie de notre vie comme une évidence, le gouvernement répétait que c’était absolument sûr et je le croyais évidemment, dit-il. Et puis, après le 11 mars [jour l’accident de Fukushima], j’ai voulu savoir vers où se dirigeait le nuage radioactif. Le gouvernement ne nous disait rien. Il fallait regarder les sites américains. Les ministres ne voulaient pas que nous sachions. Ils servent les intérêts du lobby nucléaire, ils sont achetés. Il faut qu’ils partent. »

Les vieux militants antinucléaires sont aux anges. « Je ne croyais pas voir cela de mon vivant, dit Kuniko Horigushi qui est de toutes les manifs depuis Tchernobyl. Depuis vingt ans, nous prêchions dans le désert. Depuis Fukushima, nous voilà au centre du débat. Tout a vraiment commencé avec une grande manif de septembre dernier. Nous étions 60 000. Après, le mouvement n’a fait que grandir.»


Leur porte-voix est le prix Nobel de littérature, Kenzaburo Oe, 77 ans. A la tribune, il dit : « Depuis le début de l’année, nous avons récolté plus de sept millions de signatures contre la reprise des centrales. Fin juin, je suis allé la porter au cabinet du Premier ministre. Pourtant,  dès le lendemain, il a décidé le redémarrage de Oi. Il n’écoute pas le peuple. Il l’insulte. »

 

Le 18 juillet, un deuxième réacteur va être relancé. Et fin août le gouvernement va annoncer ses choix en matière énergétique. Il réfléchit à trois scénarii : 25% de nucléaire, c’est-à-dire redémarrer presque toutes les centrales, 10% ou 0%. Cette dernière solution, celle qu’exigent les manifestants, ne sera probablement retenue. Que se passera-t-il alors ? La colère et la peur conduiront-elles à un soulèvement populaire ? Certains parlent d’une révolution des Hortensias, dont la saison a commencé. « J’espère que nous assisterons à une révolte non violente comme en Tunisie, à un renversement pacifique du gouvernement », dit un vieux militant antinucléaire. Mais il n’a pas l’air d’y croire vraiment.

Tokyo: 170 000 personnes à la manifestation du 16 juillet,  »Au revoir le nucléaire », dans le parc Yoyogi

Plusieurs dizaines de milliers de personnes se sont rassemblées lundi en milieu de journée à Tokyo pour exiger l’arrêt de l’exploitation nucléaire au Japon, 16 mois après la catastrophe de Fukushima !

Les organisateurs ont affirmé que 170.000 personnes avaient convergé à proximité du parc de Yoyogi (sud-ouest du centre de Tokyo), bien au-delà des 100.000 participants qu’ils espéraient rassembler. La police n’avait pas encore fourni d’estimation vers 07H00 GMT. Pas besoin d’énergie nucléaire ! Rendez-nous la région de Fukushima !, hurlaient les manifestants, munis de drapeaux colorés indiquant leur ville d’origine et leur revendication: Région du Tohoku (nord-est) où se trouve Fukushima, mais aussi île de Kyushu (sud), de Shikoku (sud-est), de Hokkaido (nord) ou région du Kansai (centre-ouest de l’île principale de Honshu), les protestataires sont venus de toutes les contrées du Japon. Je veux rendre un Japon propre à mes enfants et à mes petits-enfants, a expliqué à l’AFP Akiko Ichikawa, une retraitée venue de la préfecture de Shiga (centre).

Stands régionaux, chants, prises de paroles simultanées en plusieurs points de l’esplanade accueillant le rassemblement, les organisateurs ont voulu donner un caractère résolument festif à leur action alors que les manifestations antinucléaires organisées depuis des mois semblent prendre de l’ampleur.
Un seul des 50 réacteurs du Japon est actuellement en service mais les compagnies d’électricité du pays voudraient en relancer davantage, malgré l’inquiétude des populations riveraines.
AFP

Dans ce parc, contrairement a la residence du Premier ministre, la police n’a pas reussi a diviser la foule…

Enorme concert anti-nucléaire à Tokyo

Des milliers de personnes ont répondu présent ce week-end à l’appel du compositeur japonais Ryuichi Sakamoto en faveur de l’abandon de l’énergie atomique au pays du Soleil levant. Militants écologistes et amateurs de musique sont venus soutenir et applaudir le concert de soutien « No Nukes » organisé en proche banlieue de Tokyo. Mediapart 08 Juillet 2012 Par Ivan Villa

Militants écologistes et amateurs de musique sont venus soutenir et applaudir le concert de soutien « No Nukes » organisé en proche banlieue de Tokyo
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Ci-dessus, des manifestants ont été empêchés de sortir de la station de métro KOKKAIGIJIDOMAE par la police alors qu’ils voulaient se joindre à la manifestation prévue ce vendredi soir.

Une pétition contre l’emploi de l’énergie atomique a déjà réuni plus de 7,5 millions de signatures au Japon, et des manifestations rassemblent tous les vendredis, devant la résidence tokyoïte du Premier ministre des dizaines de milliers d’opposants à la présence de réacteurs nucléaires sur le territoire japonais

Témoignage de Kokoro Fujinami, 15 ans et chanteuse japonaise

Discours prononcé par Mlle Kokoro Fujinami lors d’un rassemblement anti-nuke au parc Yoyogi à Tokyo le 11 Février 2012, où environ 12.000 personnes ont participé.

Kokoro Fujinami, 15 ans, est une chanteuse japonaise, personnalité de la télévision et auteur, qui a joué un rôle actif dans le mouvement anti-nucléaire depuis le 11.03. Pour en savoir plus, voir : http://youtu.be/IRra9bqolO8

Information publiée le 3 mars 2012 par kna60

A. Gundersen, échantillons de sol de Tokyo = déchets nucléaires aux États Unis 25.03.2012

En attendant la suite du Japon, regardez cette courte vidéo d’Arnie Gundersen, sous-titrée en français par Kna, qui nous montre l’état radioactif très grave à Tokyo. Ce qui se trouve à Tokyo serait considéré comme déchets radioactifs aux US et devrait être envoyé pour élimination dans un centre spécialisé.

Lors d’un voyage au Japon en Février 2012 (voir http://dai.ly/zmXX4B), Arnie Gundersen de Fairewinds a pris des échantillons de sol dans des parcs publics, terrains de jeux de Tokyo et un jardin sur un toit. Tous les échantillons seraient considérés comme des déchets nucléaires aux États-Unis. Ce niveau de contamination est en cours de découverte à travers le Japon.
Lors de la Conférence d’Information sur la Régulation de la NRC à Washington D.C. du 13 au 15 Mars, le président de la NRC, le Dr. Gregory Jaczko a souligné sa préoccupation du fait que la NRC et l’industrie nucléaire actuellement ne considèrent pas les coûts des évacuations massives dues à la contamination radioactive dans leur analyse coût-bénéfice utilisées pour autoriser les centrales nucléaires.
En outre, Fairewinds estime que les coûts d’évacuation près d’une centrale nucléaire des États-Unis pourrait facilement dépasser un milliard de dollars et que la terre contaminée serait inhabitable pendant des générations.

Vidéo, descriptif, & tanscript sources : http://fairewinds.com/content/tokyo-soil-samples-would-be-considered-nuclear-…
Traduction & sous-titrage par Kna

Fukushima : il se bat pour ne pas laisser mourir ses vaches irradiées

« A cause de cet accident nucléaire, nous avons tout perdu. J’habite moi-même dans un logement provisoire à Nihonmatsu, à 45 km de la centrale, et je me fais irradier quotidiennement.

Les éleveurs du périmètre interdit ont été confrontés à un choix terrible, à savoir choisir entre leur propre vie et celle de leurs bêtes. Moi je n’ai pas de famille et j’ai décidé de ne pas laisser mourir mes animaux ».

Blog Rue 89 Alissa Descotes-Toyosaki journaliste Publié le 31/01/2012 
Photo: Masami Yonezawa à Tokyo (Alissa Descotes-Toyosaki)

(De Tokyo) En ce vendredi 27 janvier, une fanfare joue devant latente antinucléaire de Kasumigaseki. Il y a deux jours, un ordre d’expulsion a été envoyé par le ministère de l’Economie, mais personne n’y croit vraiment.

Alors que l’heure de pointe approche et que les fonctionnaires du ministère investissent le carrefour en même temps que 600 activistes antinucléaires, on entend une voix qui crie à s’en arracher les poumons :

« Ce combat contre le nucléaire, il faut le mener de front ! Je ne tolèrerai pas qu’on règle le problème en tuant mes vaches ! »

On aperçoit un petit van noir couvert de banderoles avec un haut-parleur qui tourne autour du rond-point. L’homme est tellement en colère qu’il surpasse en décibel tous les autres. C’est un éleveur de la région de Fukushima, et ses 330 vaches sont irradiées.

« On a tous évacué de la ville de Namie, à 14 km de la centrale, tout de suite après la première explosion, les éleveurs ont dû jeter tout le lait et fuir leur ferme en abandonnant leurs bêtes. Elles n’avaient plus aucune valeur économique mais était-ce une raison pour les laisser mourir de faim ? »

« J’ai décidé de ne pas laisser mourir mes animaux »

Masami Yoshizawa reprend sont souffle. Il a le regard d’un homme qui a vécu l’enfer :

« Je suis né à Chiba, près de Tokyo, mais cela fait ouze ans que j’ai un élevage de vaches à Namie. Le 18 mars, une semaine après l’accident nucléaire, j’ai décidé de retourner à ma ferme en emmenant de la paille de soja pour nourrir mes bêtes. »

En mai 2011, l’administration Kan a signé l’ordre de se débarrasser de tous les animaux restés dans la zone d’exclusion des 20 km. Un ordre approuvé par les éleveurs, sauf une poignée de réfractaires comme M. Yoshizawa :

« A cause de cet accident nucléaire, nous avons tout perdu. J’habite moi-même dans un logement provisoire à Nihonmatsu, à 45 km de la centrale, et je me fais irradier quotidiennement.

Les éleveurs du périmètre interdit ont été confrontés à un choix terrible, à savoir choisir entre leur propre vie et celle de leurs bêtes. Moi je n’ai pas de famille et j’ai décidé de ne pas laisser mourir mes animaux.

A présent, cela fait dix mois et mes 330 vaches paissent tranquillement dans les prés. Je demande au gouvernement de trouver une solution pour ces animaux. Pas de mort par abandon ni par euthanasie, mais une troisième solution. »

La Ferme de l’espoir

M. Yoshizawa a présenté une requête au ministère de l’Agriculture pour demander qu’on laisse en vie les animaux du périmètre d’exclusion et a crée un projet, la Ferme de l’espoir, qui recueille les animaux irradiés et les nourrit.

« J’ai demandé à ce qu’on fasse venir des chercheurs, des professeurs d’université pour trouver une solution. Nous voulons avoir une étude sur la décontamination du sol, la quantité de césium, et trouver un moyen d’utiliser nos vaches à des fins utiles, pour étudier la radioactivité. »

Armé de sa camionnette immatriculée Fukushima et de l’énergie du désespoir, M. Yoshizawa a pu réunir d’importantes donations pour acheter le pâturage nécessaire.

« Cela fait plus de dix fois que je viens à Tokyo. Je me poste devant le carrefour de Shibuya aux heures d’affluence avec ma camionnette. Il y a beaucoup de gens qui pleurent. »

« Plutôt mourir que laisser mourir »

Aujourd’hui, Mr Yoshizawa est venu encourager le sitting des tentes de Kasumigaseki :

« Notre région est devenue un véritable Tchernobyl. Si on ne fait pas quelque chose contre le redémarrage de la centrale de Hamaoka, c’est Tokyo qui va devenir un “no man’s land” ! »

La capitale nippone est située à peu près à 200 km de la centrale de Fukushima au nord et celle de Hamaoka au sud. Une situation rendue encore plus alarmante par l’activité sismique de ces derniers mois.

« Le 17 mars, après la triple explosion des réacteurs, je suis retourné à Namie en me disant que c’était la dernière fois que je revoyais ma ferme. J’ai bombé le mur avec un spray noir avant d’aller au siège de Tepco. L’inscription y est toujours et ma volonté aussi : “Plutôt mourir que laisser mourir.” »

De l’autre côté du carrefour, on entend les slogans des antinucléaires monter dans la nuit. Il n’y aura pas d’expulsion aujourd’hui mais tant que les questions de l’évacuation de Fukushima et de l’arrêt complet des réacteurs ne sont pas réglée, il n’y aura pas de paix dans l’archipel.

Tokyo: Eviction imminente des Anti-Nucléaires qui occupent une tente pour protester en faveur de leurs enfants?!

Le camp  de protestation anti-nucléaire « Occuper Kasumigaseki »  face au  Ministère de l’Economie, du Commerce et de l’Industrie est menacé d’expulsion par  par Yukio Edano. Des mères occupent ce lieu depuis 137 jours pour demander que l’on évacue Fukushima , les radiations et la contamination menaçant la vie des enfants.

Le point de la situation à Tokyo:

http://blogs.mediapart.fr/blog/uncas/270112/evacuate-fukushima-cherchez-l-erreur

http://www.citizenside.com/fr/photos/politique/2012-01-26/48623/japon-les-antinucleaires-bientot-renvoyes-dans-leurs-foyers.html

Au dernières nouvelles ( 27/01 19h) l’expulsion a pu être évitée grâce aux nombreuses pétitions. Raison de plus pour amplifier le mouvement. Evolution à suivre.

Signons la pétition AVAAZ à l’attention du Premier Ministre Japonais afin qu’il n’évacue pas les mères qui manifestent depuis 137 jours

http://www.avaaz.org/en/stand_with_fukushima_mothers/?cl=1529572677&v=12236