CRILAN: L’ “ avenir radieux ” de l’EPR américain plus que compromis.

COMMUNIQUÉ du 3 novembre 2012: L’EPR vient de se faire “recaler” aux USA. Cette décision met fin non seulement au projet de Calvert Cliffs mais met aussi en péril les autres projets aux USA.

Le 30 août dernier, une instance de la NRC (Autorité de sûreté nucléaires des USA) chargée d’accorder les licences d’exploitation, refusait la licence demandée par EDF pour construire un réacteur EPR à Calvert Cliffs (Maryland) . L’argument principal retenu par la NRC est qu’ EDF n’avait pas réussi à trouver de partenaire américain pour co-exploiter ses réacteurs nucléaires, comme l’exige la   loi fédérale.

La NRC avait toutefois donné un sursis de 60 jours à EDF  pour trouver un nouveau partenaire américain.

Nous venons d’apprendre qu’EDF/Unistar et son puissant cabinet d’avocats Winston and Strawn,,après avoir saisi la commission de la NRC, afin d’ obtenir un sursis supplémentaire, vient de se faire “recaler” par cette dernière mettant fin non seulement au projet de Calvert Cliffs mais aussi en péril les autres projets aux USA

 Nous félicitons les associations américaines qui ont mené un combat juridique contre ce projet pendant 5 ans et notamment nos amis américains de Beyond Nuclear.

 La vente à l’étranger de l’EPR d’AREVA  qui a fait l’objet de nombreux effets d’annonce gouvernementaux en France aussi bien par Arnaud Montebourg que par Nicolas Sarkosy est aujourd’hui, plus que jamais , en difficulté : sa vitrine commerciale à Flamanville s’est transformée en son contraire : malfaçons, doublement au moins de son coût annoncé, retards d’au moins 4 ans 

Partout dans le Monde, la catastrophe de Fukushima a renforcé l’opposition populaire au nucléaire.

Partout dans le Monde, la production d’électricité par le nucléaire reste plus marginale que jamais, malgré quelques soubresauts, notamment dans des pays où la démocratie est bafouée (Chine, Inde et Russie). Aujourd’hui, le nucléaire ne produit plus que 10% de l’électricité mondiale contre 17% en 2005. Il est urgent de ramener cette part à 0% avant que de nouvelles catastrophes ne se produisent.

CRILAN   http://www.s323409623.onlinehome.fr/crilan/

OBSERVATOIRE DU NUCLÉAIRE http://observ.nucleaire.free.fr 

Informations aux USA : 

BEYOND NUCLEAR 6930 Carroll Avenue, Suite 400, Takoma Park, MD 20912. www.beyondnuclear.org

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CRILAN: L’ “ avenir radieux ” de l’EPR américain plus que compromis.

COMMUNIQUÉ du 3 novembre 2012: L’EPR vient de se faire “recaler” aux USA. Cette décision met fin non seulement au projet de Calvert Cliffs mais met aussi en péril les autres projets aux USA.

Le 30 août dernier, une instance de la NRC (Autorité de sûreté nucléaires des USA) chargée d’accorder les licences d’exploitation, refusait la licence demandée par EDF pour construire un réacteur EPR à Calvert Cliffs (Maryland) . L’argument principal retenu par la NRC est qu’ EDF n’avait pas réussi à trouver de partenaire américain pour co-exploiter ses réacteurs nucléaires, comme l’exige la   loi fédérale.

La NRC avait toutefois donné un sursis de 60 jours à EDF  pour trouver un nouveau partenaire américain.

Nous venons d’apprendre qu’EDF/Unistar et son puissant cabinet d’avocats Winston and Strawn,,après avoir saisi la commission de la NRC, afin d’ obtenir un sursis supplémentaire, vient de se faire “recaler” par cette dernière mettant fin non seulement au projet de Calvert Cliffs mais aussi en péril les autres projets aux USA

 Nous félicitons les associations américaines qui ont mené un combat juridique contre ce projet pendant 5 ans et notamment nos amis américains de Beyond Nuclear.

 La vente à l’étranger de l’EPR d’AREVA  qui a fait l’objet de nombreux effets d’annonce gouvernementaux en France aussi bien par Arnaud Montebourg que par Nicolas Sarkosy est aujourd’hui, plus que jamais , en difficulté : sa vitrine commerciale à Flamanville s’est transformée en son contraire : malfaçons, doublement au moins de son coût annoncé, retards d’au moins 4 ans 

Partout dans le Monde, la catastrophe de Fukushima a renforcé l’opposition populaire au nucléaire.

Partout dans le Monde, la production d’électricité par le nucléaire reste plus marginale que jamais, malgré quelques soubresauts, notamment dans des pays où la démocratie est bafouée (Chine, Inde et Russie). Aujourd’hui, le nucléaire ne produit plus que 10% de l’électricité mondiale contre 17% en 2005. Il est urgent de ramener cette part à 0% avant que de nouvelles catastrophes ne se produisent.

CRILAN   http://www.s323409623.onlinehome.fr/crilan/

OBSERVATOIRE DU NUCLÉAIRE http://observ.nucleaire.free.fr 

Informations aux USA : 

BEYOND NUCLEAR 6930 Carroll Avenue, Suite 400, Takoma Park, MD 20912. www.beyondnuclear.org

Que s’est-il passé à Three Mile Island le 20 septembre 2012 ?

Deux incidents de refroidissement à Three MiIe Island en moins d’un mois. Le 23 août 2012, le réacteur n°. 1 du site de Three Mile Island était placé en arrêt à froid afin de réparer une fuite au niveau du circuit RCS (Reactor Coolant System, système de refroidissement du réacteur). Il semble, d’après le bulletin NRC concerné, que l’incident se soit produit au niveau de la partie supérieure du pressuriseur (ensemble réchauffeur supérieur).Gen 4- 24 septembre 2012

http://gen4.fr/2012/09/scramthree-mile-island-20-septembre-2012.html

Le nucléaire : une énergie « nécessaire » et « d’avenir », mais seulement en France !

La nouvelle est tombée ce jeudi 30 août : l’autorité de sûreté nucléaire des États-Unis, l’ASLB (atomic safety licensing Board) a refusé à EDF l’autorisation de construire un réacteur EPR à Calvert Cliffs, dans le Maryland. Pour Yves Paccalet, philosophe écologiste, c’est un début de victoire, même si la route est encore longue. Nouvel Obs LE PLUS. Par  philosophe écologiste Édité par Gaëlle-Marie Zimmermann.  Auteur parrainé par Guillaume Malaurie.  01-09-2012 

Coup de massue pour EDF, coup de Jarnac pour le gouvernement français. Volée de bois vert pour Delphine Batho, qui qualifie le nucléaire d’énergie « nécessaire ». Coup de pied aux fesses pour Arnaud Montebourg, qui la juge « d’avenir ». Cinglant démenti pour Manuel Valls, qui soutient le précédent. Grosse fatigue pour leur patron, François Hollande, qui rechigne à arrêter Fessenheim après avoir (en campagne électorale) promis qu’il le ferait très vite.

 La France n’a pas réussi à convaincre de la « nécessité » du nucléaire

 Le nucléaire est une énergie « d’avenir » et « nécessaire », mais seulement en France. Le coup vient d’être assené, aux États-Unis, par l’Atomic Safety and Licensing Board (ASLB). Cet organisme de la NRC (l’autorité de sûreté américaine) est chargé d’accorder les licences d’exploitation des réacteurs dans tout le pays. Or, ce jeudi 30 août 2012, l’ASLB vient de refuser de délivrer à EDF la licence que celle-ci demandait pour un réacteur EPR à Calvert Cliff, dans le Maryland.

 Une déconvenue de plus pour le nucléaire français. Que dis-je ? Une catastrophe ! Les associations écologistes étatsuniennes (NIRS, Public Citizen, Beyond Nuclear, Southern Maryland CARES), nonobstant des moyens financiers dérisoires comparés à ceux d’EDF (qui s’était attaché les services d’un des principaux cabinets d’avocats américains, Winston and Strawn), ont bataillé durant cinq ans. Et remporté la victoire.

Le principal argument retenu par l’ASLB contre le projet d’EDF est que cette dernière n’a pas réussi à trouver, aux États-Unis, un seul partenaire crédible pour la rejoindre. Or, il s’agit d’une condition sine qua non, dictée par la loi fédérale. Cette décision des autorités américaines ne ruine pas seulement le projet d’EDF à Calvert Cliffs, dans le Maryland, mais tous ceux dont elle rêvait aux USA.

Le nucléaire : une énergie du passé

EDF n’a trouvé aucun partenaire aux États-Unis : les mauvaises langues dans mon genre y voient la preuve qu’outre-Atlantique, le nucléaire apparaît comme une énergie du passé, plutôt que « d’avenir » ; et facultative, plutôt que « nécessaire »… C’est triste à dire pour les brillants ingénieurs de la constellation atomique française : mais les Américains ne font pas exception.

Personne, dans le monde, ne semble aimer l’EPR. Ces dernières années, Nicolas Sarkozy a multiplié les effets d’annonce et les bombements de torse (cela pourrait continuer sous Hollande). EDF ou Areva devaient bâtir des EPR en Italie, en Libye (sous Kadhafi, judicieux partenariat…), dans les Émirats arabes unis, au Brésil, en Inde, aux États-Unis, en Grande-Bretagne, en Chine, que sais-je ? Sur la Lune ou la planète Mars…

Ces projets mirifiques n’ont été que châteaux de nulle part. Radioactifs… Les contrats n’ont pas été signés, ou ont été dénoncés en cours de route. En Chine, il s’agissait, pour Areva, de se constituer un catalogue et une réputation. La firme n’a vendu qu’une partie de deux réacteurs, et encore : à perte. 3,66 milliards d’euros les deux, ça va-t-y, ma p’tite dame ?

Il ne reste guère aujourd’hui, à travers le monde, que le projet de l’Inde, rejeté massivement par la population et qui bat de l’aile ; et celui de la Grande-Bretagne, où EDF avait, au préalable, astucieusement (pensait-elle) racheté British Energy pour pouvoir se passer commande à elle-même du matériel et du savoir-faire. Même au pays de Margaret Thatcher, aucun réacteur de ce genre ne saurait être édifié sans de lourdes aides publiques. La Chambre des Communes n’y sera pas favorable ; pas plus que la Commission de Bruxelles…

Les chantiers EPR : peu nombreux et en difficulté

Restent deux seuls chantiers EPR réellement en cours : celui de la Finlande, dans l’île d’Olkiluoto, piloté par Areva ; et celui de la France, à Flamanville, conduit par EDF. Tout citoyen en âge de compter sur ses dix doigts comprend que ces exemples n’entraîneront aucun enthousiasme international. Les deux projets accumulent les retards abyssaux (de 4 à 5 ans), les surcoûts faramineux (ils devaient revenir à 3 milliards d’euros pièce, on en est à 6 ou 7) et les malfaçons (entre autres, à Flamanville, des trous dans le béton, signés Bouygues et dénoncés voici quelques mois par « Le Canard enchaîné »).

Le nucléaire a un bel « avenir » devant lui : celui du démantèlement des centrales existantes. Et c’est une énergie « nécessaire », mais seulement au lobby qui en vit. Dans le monde, les réacteurs atomiques ne fournissent plus que 10 pour 100 de l’électricité produite, contre 17 pour 100 en 2005. Ce qui équivaut à presque rien au regard des besoins totaux en énergie…

Têtus comme des mules de Tchernobyl ou de Fukushima, les écolos réclament que la part de cette filière passe à 0 pour 100 en vingt ans. Compte tenu du flop international de l’EPR et plus généralement de la filière, si ce pouvait être avant, ce serait d’autant mieux. Surtout pour la santé et les finances de la France et des Français.

Après Fukushima, le nucléaire ne serait plus rentable

Nous le savions déjà et certain dirons pour plaisanter que  ce qui devait arriver AREVA !  Les chantiers des EPR explosent tous les budgets initiaux 1/09/2012

Voir aussi une sélection d’articles complémentaires à  ce billet 

– EPR américain : 2007 = US$ 4 Milliards ; 2011 = US$ 10 Milliards de dollards 

– EPR Français : 2005 = 3 Milliards d’Euros, 2011 = 7 Milliards d’Euros

– EPR Finlandais : 2005 = 3 Milliards d’Euros, 2012 = 6,5 Milliards d’Euros

Ces budgets colossaux d ‘investissement de départ , qui n’incluent pas les traitements et stockage des déchets à long terme,  font que les énergies vertes sont plus rentable que le nucléaire.

Les difficultés d’ EDF aux Etats-Unis et la décision du principal opérateur nucléaire américain de retirer sa demande de permis de construire pour un prochain réacteur (parce que pas rentable) ne sont pas relatées dans les grands médias français .

Le projet de 3ème réacteur à Calvert Cliffs, déposé en 2007, avait été le premier nouveau projet de production d’électricité nucléaire aux Etats-Unis depuis 30 ans. Pour Michael Mariotte, l’épisode est un coup sérieux porté à la crédibilité d’une renaissance du nucléaire.

Il y a quelques jours, l’électricien américain Exelon, le plus important électricien nucléaire du pays avec 17 réacteurs, avait annoncé sa décision de retirer sa demande de permis de construction d’un nouveau réacteur nucléaire au Texas expliquant que l’électricité nucléaire n’était plus compétitive pour le moment et ne le serait pas pour le futur prévisible.

Il faut savoir que les USA développent des éoliennes de nouvelle génération qui attirent les investisseurs car l’ alternateur est remplacé par un compresseur d’air , cet air comprimé est stocké puis réutilisé à la demande pour produire de l’ électricité dans un turbo – alternateur. Cet solution  élimine les problèmes de production d’énergie intermittente liés à l’éolien et permet de fournir de l’électricité renouvelable aux clients en fonction de la  demande. En 2011 cette société a obtenue 54,5 millions de dollars en financement.

De son coté l’ Allemagne  qui a décidé de sortir du nucléaire , à cette année battu le record mondial de production d’énergie solaire : 22 gigawatts d’électricité, soit l’équivalent de 20 réacteurs nucléaires.

Source: http://fukushima-informations.fr/?p=3002

Voir ci dessous

Mycle Schneider: l’industrie nucléaire n’est plus compétitive

Le patron de GE trouve le nucléaire “difficile à justifier”

Mycle Schneider: «L’énergie nucléaire n’a plus de perspective»

l’industrie nucléaire en déclin

Scoop-Nucléaire : le réacteur français EPR rejeté par l’Autorité de sûreté des USA !

Info non relayée par les grands médias français car bloquée aux frontières: Nouvelle déconvenue majeure pour l’industrie nucléaire française et son « avenir ». L’Atomic Safety and Licensing Board (ASLB), instance de la NRC (autorité de sûreté nucléaires des USA) chargée d’accorder les licences d’exploitation, vient d’atomiser les espoirs de l’industrie nucléaire française en refusant jeudi 30 août la licence demandée par EDF pour construire un réacteur EPR à Calvert Cliffs (Maryland) (*).  31 août 2012 Blog Mediapart Par Patrig K Source Observatoire du nucléaire. Seul un Simpson pouvait illustrer cet article.

Le combat juridique contre ce projet a été mené pendant 5 ans par les associations NIRS, Public Citizen, Beyond Nuclear and Southern Maryland CARES, aux moyens pourtant dérisoires face à EDF qui a eu recours à l’un des plus puissants cabinets d’avocats aux USA, Winston and Strawn.

L’argument principal retenu par la NRC est que EDF n’a pas pu trouver aux USA de partenaire crédible pour co-exploiter des réacteurs nucléaires, condition incontournable imposée par les lois fédérales, ce qui illustre d’ailleurs parfaitement le fait que le nucléaire est considéré aux USA comme une énergie sans avenir.

Cette décision n’obère donc pas seulement les projets d’EDF à Calvert Cliffs mais dans tous les USA. Une fois de plus, il est démontré que le réacteur français EPR est rejeté de toutes parts.

La construction de réacteurs EPR a fait l’objet ces dernières années de nombreux effets d’annonce par EDF, Areva, mais aussi souvent par M. Sarkozy lors de ses nombreux déplacements à l’étranger. Il a ainsi été question de l’Italie, de la Lybie, des Emirats arabes unis, du Brésil, de l’Inde, des USA, de la Grande-Bretagne, etc

Toutes ces annonces se sont évanouies. Il ne reste guère que le projet d’EPR en Inde, qui est massivement rejeté par la population et qui sera probablement abandonné sous peu, et le projet d’EPR de Grande-Bretagne, où EDF a carrément racheté British energy pour pourvoir commander elle même des EPR. Mais aucun réacteur ne sera construit sans des aides publiques massives ou de lourds prélèvements sur les factures d’électricité des citoyens, deux options qui n’ont aucune chance d’être acceptées par la Commission de Bruxelles.

A ce jour, les deux chantiers EPR de Finlande (Areva) et de Flamanville (EDF) continuent d’accumuler les retards (4 à 5 ans), les surcoûts (6 à 7 milliards au lieu de 3) et les malfaçons. Quant aux deux EPR en chantier en Chine, il faut se rappeler que seuls les deux ilots nucléaires ont été vendus par Areva, qui plus est à pertes (3,66 milliards LES DEUX !)

Malgré les déclarations de matamores de divers ministres du gouvernement PS-EELV, l’avenir du nucléaire français est aussi sombre que celui du reste de l’industrie nucléaire mondiale dont le déclin avait d’ailleurs commencé avant la catastrophe de Fukushima. Aujourd’hui, le nucléaire de produit plus que 10% de l’électricité mondiale contre 17% en 2005. Il est urgent de ramener cette part à 0% avant que de nouvelles catastrophes se produisent.

(*) Décision consultable ici :http://www.nirs.org/nukerelapse/calvert/contention1decision.pdf

Voir aussi : Flash USA : le rêve d’EPR américain EDF/AREVA disloqué par la NRC

http://gen4.fr/2012/08/nrc-retoque-epr-us.html

USA : la sécheresse extrême stoppe un réacteur refroidi par l’eau de mer

Un réacteur stoppé dans le Connecticut suite à une source froide qui ne l’est plus vraiment
L’actualité rattrape notre débat sur la fragilité des sites de production électronucléaires : le réacteur n°. 2 de la centrale de Millstone a dû être arrêté dimanche suite à l’élévation importante et continue de la température de son eau de refroidissement prélevée dans le détroit de Long Island (Nord-Est des États-Unis).

Un incident prévisible mais non anticipé
Le réacteur à eau pressurisée en question a été construit par Combustion Engineering au début des années 1970 et fournit au réseau une puissance nette de 870 MWe depuis 1975. L’eau de mer prélevée dans la baie de Niantic (Long Island Sound) pour son refroidissement ne doit pas, selon les règles définies pour l’exploitation, dépasser une température instantanée de 75° F (environ 24°C) ; la température relevée dimanche après-midi atteignant 77° F (25°C), l’opérateur Dominion s’est vu dans l’obligation de réduire la puissance de l’unité n°. 2 à 65% (1) et de déclarer l’incident auprès de l’agence de régulation nucléaire Américaine (NRC).

Le Yo-Yo électronucléaire
Si l’incident (source froide >75°F) se poursuit durant plus de 6 heures, l’opérateur est tenu de placer l’unité en « arrêt à chaud » (2) même si la température redescend entretemps sous la limite maximale. Cette manœuvre (hot shutdown) s’est achevée dimanche après-midi.

Il faut dire que la température avait redescendu dans la nuit et que l’opérateur avait dans l’intervalle annulé le premier incident ; peine perdue, le lendemain, les températures exceptionnellement élevées dans l’Est des USA (maxima de 31°C sur New-York, 200 km au Sud) avaient provoqué un nouveau franchissement à la hausse du seuil de 75°F et l’ouverture d’un deuxième incident similaire.

31° C à New-York, notez par ailleurs les 46°C en Arizona !

La règle des 6 heures s’étant appliquée dimanche matin, l’opérateur s’est vu dans l’obligation de placer l’unité hors-production.

Une « bidouille » de l’opérateur parfaitement inefficace
Dominion avait entretemps demandé et obtenu de la NRC l’autorisation de relever la température entrante en 3 points différents au lieu d’un point unique et de calculer une moyenne mais cette pirouette s’est révélée totalement inefficace.

Un incident rarissime… mais le pire est peut-être à venir ?
Il s’agit du premier incident de ce type aux USA répertorié dans un réacteur alimenté par de l’eau de mer dont la température tend à être généralement plus stable que celles des fleuves et rivières (ou réservoirs artificiels) utilisés par 80% des unités de production électronucléaire aux États-Unis.

Il faut enfin noter que la température maximale des eaux du détroit de Long Island est généralement atteinte à la fin du mois d’août ce qui pourrait laisser craindre une quinzaine difficile pour ce site de production ainsi que pour nombre d’autres aux USA affectés par les températures caniculaires et la sécheresse que le pays connaît depuis le début du mois de juillet 2012.

Les centrales nucléaires avalent goulument à elles seules environ la moitié de l’eau douce consommée dans les pays fortement nucléarisés
C’est un chiffre incroyable qui est cité dans le blog « éco » du monde le 7 juin 2012 : aux États-Unis et en Europe, 40 à 50% de l’eau consommée le serait par les réacteurs nucléaires afin d’assouvir cette méthode de production d’électricité très peu efficace (rendement de 30% environ).

Le simple passage à des technologies de centrales « flamme » plus performantes comme la co-génération (2) serait, sans même évoquer les solutions renouvelables, suffisante pour doubler au minimum le rendement des unités de production et diminuer d’autant les « prises » d’une source froide qui risque de l’être de moins en moins.

Quand cette technologie électronucléaire dangereuse, idiote et ce gâchis écologique seront-t-ils mis définitivement au rebut ?

(1) L’eau rejetée dans la baie de Niantic par l’unité devient ainsi moins chaude et la température globale du bras de mer tend alors à redescendre

(2) Arrêt à chaud : la puissance de l’unité de production passe pour une durée définie à 0% (état sous-critique) par l’insertion des barres de contrôle ; le réacteur reste toutefois disponible pour un redémarrage rapide car il reste sous pression et température élevées

(3) Co-génération ou double valorisation : association d’une production électrique avec une technologie de récupération des excédents de chaleur non utilisés par la turbine

Sources :

theday.com, 13/8

green.blog.nytimes, 13/8

National Geographic, 13/8

Lire également :

« Les centrales sous la menace du changement climatique », lemonde, 7/6/12

Gen4

USA: opposition massive à la reprise des réacteurs nucléaires de San Onofre

Cette semaine, le Los Angeles Times a publié un sondage qui demandait aux lecteurs leurs opinions de la station de San Onofre nucléaire et la possibilité de redémarrer les tranches 2 et 3 après avoir été arrêté en raison de la dégradation imprévue de l’équipement de sécurité essentiel. Los Angeles Times, 14JUIN2012

Le sondage a demandé: «Que doit-on faire  des centrales nucléaires à San Onofre ? », a offert aux lecteurs quatre options principales, les garder fermées, de façon permanente, les rouvrir que si Mitsubishi paie pour les réparations nécessaires, les rouvrir quel que soit le coût , mais les fermer en 2022, les rouvrir et de chercher une nouvelle licence pour les maintenir en fonctionnement jusqu’en 2042.

Plus de 85% des électeurs ont répondu qu’ils préféreraient voir les réacteurs déclassés de façon permanente, et pas d’autre option a été en mesure d’attirer 10% de l’opinion des électeurs.

Source: Los Angeles Times

 

Une Video d’Arnold gundersen sur San Onofre

http://www.fairewinds.com/content/san-onofre-bad-vibrations